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La Tunisie approuve sa réforme constitutionnelle avec une participation minimale au référendum

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La Tunisie a approuvé ce lundi le projet de réforme constitutionnelle du président, Kaïs Saied, mais avec une participation minimale au référendum. seulement le 27,54 % des plus de neuf millions d’électeurs tunisiens se sont rendus aux urnes. L’opposition, composée de la majorité politique, avait appelé au boycott.

Selon les sondages, 92,3% des votes sont favorables au projet de constitution qui remplacera l’actuelle Magna Carta de 2014, et qui donnera presque tout le pouvoir au président.

La plus faible participation depuis 2011

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à partir de 06h00. Plus de 9,2 millions (348 876 à l’étranger) de Tunisiens ont été appelés dans les plus de 11 000 centres habilités jusqu’à 22h00. lors d’une journée festive à la campagne.

Environ 84 000 agents ont supervisé les centres de vote du pays et des milliers d’observateurs nationaux et internationaux ont assuré la légalité du processus.

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Avant le vote, les experts avaient déjà prévenu que les données de participation seraient décisives pour la légitimité du processus. Celui enregistré ce lundi est le plus bas de toutes les élections nationales depuis 2011lorsque le printemps arabe a déclenché une vague de protestations et de mouvements pro-démocratie.

De plus, le parlement que Saied a dissous en mars dernier a obtenu en 2019, il y a tout juste trois ans, 41% de la part.

Un projet constitutionnel adapté au président

Le projet constitutionnel a suscité beaucoup de polémiques et de critiques de la part des juristes pour avoir introduit un système « ultra-présidentiel », sans garanties pour la séparation des pouvoirs, et pour le processus de rédaction, depuis rédigé à huis clos en moins d’un mois.

De plus, le pays a voté l’état d’urgence et avec un parlement dissous, alors que cela fait un an ce lundi que Saied a été fait avec les pleins pouvoirs.

L’accumulation des pouvoirs depuis lui a fait perdre des points dans les sondages de popularité, mais une partie de la population continue de soutenir la feuille de route du président comme une rupture avec laquelle il qualifie « décennie noire » et une opportunité de « rendre » la souveraineté au peuple.

La population, plus soucieuse de sa survie au quotidien en pleine crise économique, est restée indifférente à ce scrutin qui se tient après une campagne électorale en demi-teinte.

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