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Début du procès de l’attentat au camion de Nice en 2016 en France, 8 personnes seront jugées

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L’attaque a été la deuxième atrocité la plus meurtrière de l’après-guerre sur le sol français. (Dossier)

Paris :

Huit suspects seront jugés lundi pour l’attentat de juillet 2016 dans la ville méditerranéenne de , où un islamiste radical a tué 86 personnes en fonçant avec un camion sur des milliers d’habitants et de touristes qui célébraient la fête nationale française.

L’assaillant Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, a été abattu par la police après le saccage de plus de quatre minutes où il a descendu en zigzaguant la digue de la Promenade des Anglais, détruisant des vies dans son sillage.

Les sept hommes et la femme qui seront jugés à Paris sont accusés de crimes allant de la connaissance de ses intentions à la fourniture d’un soutien logistique et d’armes.

Seul un suspect, Ramzi Kevin Arefa, risque la peine maximale de la prison à vie s’il est reconnu coupable en tant que récidiviste. Les autres risquent entre 5 et 20 ans de prison.

Le procès, qui doit durer jusqu’à la mi-décembre, est le dernier processus judiciaire en date concernant les attentats islamistes qui ont frappé la France depuis 2015.

Le 29 juin, un tribunal de Paris a condamné les 20 suspects du procès sur les attentats de novembre 2015 dans la capitale française, qui ont fait 130 morts.

Le groupe extrémiste État islamique (EI) a rapidement revendiqué l’attaque de Nice, bien que les enquêteurs français n’aient pas trouvé de liens entre l’attaquant et l’organisation djihadiste qui contrôlait à l’époque des pans entiers de l’Irak et de la Syrie.

Frustration

Si Lahouaiej-Bouhlel ne peut maintenant être traduit en justice, le procès — comme dans l’affaire de novembre 2015 — marque un moment extrêmement important pour les survivants et les proches des victimes.

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« Il est préférable de ne pas en attendre beaucoup pour ne pas être déçu. On veut avant tout un bon procès, pour tout le monde », a déclaré Bruno Razafitrimo, qui a perdu sa femme Mino dans la tragédie et élève désormais seul leurs deux jeunes fils.

Parmi les accusés, trois suspects sont accusés d’association de malfaiteurs dans une conspiration terroriste et les cinq autres d’association de malfaiteurs dans une conspiration criminelle et de violation des lois sur les armes.

L’attaque est la deuxième atrocité la plus meurtrière de l’après-guerre sur le sol français après les attentats de Paris de novembre 2015.

Six ans après l’attaque, « le fait que l’unique auteur ne soit pas là va créer une frustration. Il y aura beaucoup de questions auxquelles personne ne pourra répondre », a déclaré Eric Morain, avocat d’une association de victimes qui participe au procès.

« Nous essayons de les préparer au fait que les peines ne seront peut-être pas à la hauteur de leur souffrance », a déclaré Antoine Casubolo-Ferro, un autre avocat des victimes.

Lors du procès des attentats de novembre 2015, un seul membre de l’équipe d’assaut, Salah Abdeslam, n’a pas été tué pendant ou à la suite des frappes.

Il s’est débarrassé de sa ceinture suicide le soir des attaques et a affirmé avoir changé d’avis sur le fait d’attaquer. Mais il a été condamné à la prison à vie avec seulement une infime chance de libération conditionnelle après 30 ans, la peine la plus sévère possible selon la loi française.

La blessure ne guérira jamais

Parmi les accusés, sept comparaîtront devant le tribunal. L’un d’entre eux, Brahim Tritrou, sera jugé par contumace, après avoir fui le contrôle judiciaire en Tunisie où il serait actuellement en état d’arrestation.

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Seuls trois des accusés sont actuellement en état d’arrestation, l’autre étant détenu dans le cadre d’une autre affaire. Les accusés sont un mélange de Tunisiens, de Franco-tunisiens et d’Albanais.

Le procès se déroulera dans le Palais de justice historique du centre de Paris, dans le même bâtiment construit à cet effet qui a accueilli les audiences des attentats de novembre 2015.

Quelque 30 000 personnes se sont rassemblées sur le front de mer pour assister à un feu d’artifice célébrant la fête nationale annuelle du 14 juillet en France, lorsque Lahouaiej-Bouhlel a commencé son saccage meurtrier.

L’attaque a laissé des cicatrices permanentes dans la ville de Nice, synonyme de glamour urbain en bord de mer sur la Côte d’Azur, mais qui, comme les villes méditerranéennes voisines de Toulon et Marseille, a connu une augmentation de l’immigration et des tensions sociales.

Nice a de nouveau été frappée en octobre 2020 lorsqu’un radical islamiste tunisien a poignardé à mort trois personnes dans une église.

Le maire de droite de Nice, Christian Estrosi, a déclaré : « Cette blessure ne se refermera jamais, quelle que soit l’issue du procès. Cette blessure est trop profonde ».

Selon la presse française et tunisienne, le corps de Lahouaiej-Bouhlel a été en 2017 rapatrié en Tunisie et enterré dans sa ville natale de M’saken, au sud de Tunis. Cela n’a jamais été confirmé par les autorités tunisiennes.

(À l’exception du titre, cette histoire n’a pas été éditée par le personnel de blogdudemocrate.org et est publiée à partir d’un flux syndiqué).

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