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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire militante de l’UDF et du Modem* , le slogan « Ni gourde, ni gourdin , Bayrou sinon rien » est né début avril 2007, dans un restaurant de l’est parisien. Ce soir là, de joyeux militants UDF et néo-UDF se retrouvaient à l’issue d’un « café citoyen » qui avait fait salle pleine autour du thème de la sociale-économie animé par le brillant Frédéric Lefebvre-Naré de l’équipe présidentielle de Bayrou.

Peu importe la paternité de ce brillant slogan de fin de banquet lancé à la cantonade. . Même si les témoins de cette soirée mémorable ont leur idée sur celle-ci … Ce qui compte c’est le cri du cœur lâché collectivement par des hommes (et quelques femmes …) de conviction qui appréhendaient ou qui ne voulaient pas choisir entre les 2 favoris de l’élection présidentielle. Pour eux c’était clair, Bayrou sinon rien ! Bayrou allait gagner et devait gagner car en dehors de son projet d’espoir nulle perspective viable pour notre pays.

Le soir du premier tour, ces militants se retrouvèrent devant le siège de l’UDF, rue de l’Université avec des milliers d’autres , en orange pour la plupart…Malgré leur déception face à la troisième place de FB et son score moins élevé que ce dont ils auraient rêvé, ils reprirent leur bonne humeur et s’armant de courage scandèrent à l’envie dans la rue leur slogan…

La presse qui avait besoin de sons, d’images et d’ambiance immortalisa ce moment et « Le Monde » le reprit même en une de son site Internet et sur son portfolio…

Pour le deuxième tour certains respectèrent à la lettre la devise et glissèrent à nouveau un bulletin Bayrou…

La petite bande s’est depuis, pour partie dispersée du fait des évolutions dans la vie de chacun ou par ce que certains ont perdu l’enthousiasme qui les animait alors.. L’amitié est restée évidemment, et un dîner de reconstitution de ligue dissoute a même eu lieu début juin..

Pourtant qui peut dire aujourd’hui que ce slogan n’ était pas visionnaire de ce qui allait se passer ? Côté candidat UMP élu : la dureté de la politique sociale et économique, le contrôle des medias et en particulier de l’audiovisuel public, une politique de défense des droits de l’homme en France sur la scène internationale bien différente des propos de campagne, la désinvolture vis-à-vis des déficits publics . Et côté candidate PS, défaite , l’impossibilité de se hisser à la hauteur de chef de l’opposition d’un grand pays démocratique.

Ni gourde, ni gourdin is back !

* La référence à NGNG a été faite récemment sur ce blog à l’occasion d’un échange de commentaires entre jp et Sébastien

Ce billet suit un premier ayant eu le même titre, mais sans « s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?… ».
Parce que je continue à penser qu’il n’y a pas de valeurs, de thèmes qui nous séparent ou nous distinguent. Je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique. Et je pense aussi la même chose concernant bien des membres du PS, Verts et PRG. Je les vois venir au MoDem, ceux qui n’en peuvent plus de ces partis de gauche refusant d’évoluer.
Et je trouve délirant, irresponsable, infantile même, de nous éparpiller, « ventiler », en différentes formations. Cette réflexion, je la retrouve dans nombre de membres du MoDem, Parti Radical Valoisien, NC ou paumés au sein de l’UMP. Je me refuse à tendre le poing contre des personnes avec qui je partage valeurs et vision politique de la France et de l’Europe.

Je demanderais juste, pendant quelques instants, à nos lecteurs, de baisser la garde du militant, du partisan, pour réfléchir à cela en toute honnêteté intellectuelle, voire même morale.

Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si je ressens comme absurde notre « ventilation », il est trois bémols sur lesquels j’insiste :
- je ne veux pas la reconstitution de l’UDF. J’en ai fait partie. Je me suis suffisamment cogner contre les murs de nos limites. L’UDF n’était devenue qu’un assemblage d’écuries dont les membres refusaient de voir que rien ne les séparaient, excepter des appétits électoraux. Ces appétits électoraux m’écœuraient d’autant plus que nous laissions le RPR nous réduire depuis 1981, sachant que ce parti était (en partie… mais décisive la partie !) responsable de la défaite de VGE, alors que celui-ci fut un grand président, avec un excellent premier ministre (qui eurent à affronter 2 chocs pétroliers, l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques, la « révolution » islamiste en Iran, l’instabilité européenne et surtout concernant l’aspect monétaire, etc.). RPR qui nous obligeait à des candidatures uniques dans lesquelles nous perdions notre identité auprès des Français, pendant que ce soi-disant partenaire cachait ses tares avec nous comme alibi. Affairiste, non libéral, archaïque, non européen, le RPR s’est sauvé de ses affaires malsaines en créant l’UMP, décidant d’ un coup la soumission de l’alibi, non plus partenaires, mais servile membre. L’UDF a été un échec, parce que ce parti a été incapable de faire évoluer la droite française vers un parti de centre-droit, façon CDU, en craignant le rapport de force avec le RPR qui, lui, a plongé la droite française dans un parti conservateur, mêlant droite américaine (atlantisme, dettes, communautarisme, retour du religieux, méfiance, voire même hostilité envers l’Etat et ses représentants) et anglaise (euroscepticisme, dérégulation économique, conservatisme social, déstructuration de l’Etat), plus la touche sarkozienne d’un allant berlusconien dans l’égo exubérant, de la paillette et du contrôle des médias.
- je n’ai pas d’estime pour ceux qui sont allés à la soupe de l’UMP pour des maroquins et autres rentes. Si les Français sont souvent écœurés de la politique, c’est parce que nombre de ses acteurs y sont des rentiers et n’ont aucun sens de l’intérêt général, de la République. Ces médiocres polluent la politique. Je ne croie pas plus dans la perfection du politique que de l’Homme, mais je suis de ceux qui pensent que chacun peut se parfaire, s’élever. S’engager en politique, c’est aussi se vouloir exemplaire, c’est être courageux, accepter la défaite comme être humble de la victoire
- si je pouvais suivre une UDF faisant évoluer la droite vers le centre droit et par là même assujettir le RPR, je ne peux suivre une droite “libérale”-conservatrice. Et c’est sur ce point que je vais tenter d’être plus exhaustif.

S’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
Je vous propose que nous fassions un rapide bilan de la gestion sarkozienne de notre pays :
- Economie : pas de politique économique énoncée, visible, pas de politique de l’offre, d’insdutrialisation.
- Social : travailler plus pour gagner plus ? les heures sup ne font pas manger. La fin des 35h ? Je la souhaite. Mais n’oublions pas que cette maligne réforme de Madame Aubry nous coûte des milliards d’euros : le fonds de financement qui devait être créé ne l’a jamais été, et l’Etat a donné des milliards aux entreprises pour qu’elles appliquent cette réforme. De même, dans le privé, combien étions-nous, et sommes nous, à dépasser allègrement les 35H pour se rapprocher des 50 voire 60 heures ? Les 35h ont de plus « flingué » les revenus des catégories populaires, les obligeant toujours plus à une productivité devenant folle. Supprimer les 35h : oui. Mais revenons aux accords en entreprises, et pourquoi ne pas les remplacer par une semaine de congés payés supplémentaires ? enfin, la suffisance sarkozienne a encore fait déraper : l’attitude belliqueuse à l’égard des syndicats est parfaitement inutile et ne s’inscrit pas dans une politique adulte de concertation. Voilà encore une régression du fait d’une immaturité du dirigeant. Et n’oublions pas les non remboursements par la sécurité sociale pour des malades en graves situations.
- Fiscalité et désendettement : les réformes fiscales avec ce pouvoir sont particulières… elles ne s’adressent en faite qu’à une partie aisée de la population. Réformes qui sont à l’encontre du désendettement de l’Etat, et accentuent l’effet d’une cassure de la « classe moyenne », qui n’est encore une fois pas concernée mais plus intéressée par les conséquences de désendettement pour leurs salaires. Je n’oublie pas que N. Sarkozy fut le ministre du budget qui eut la création d’endettement la plus forte de notre histoire… Or, l’endettement est surtout nocif pour les salaires…
- Pouvoir d’achat : l’explosion des prix de l’immobilier + l’alimentation + le pétrole sont catastrophiques pour le pouvoir d’achat des Français. Je ne vois rien dans la politique actuelle traduisant une volonté sarkozienne d’aller le chercher « avec les dents ».
- Politique étrangère : l’alignement atlantiste n’est pas conforme avec une volonté européenne, le soi-disant « réalisme » ne fait pas honneur, et ne rapporte rien…
- Défense : pour maintenir l’état de nos armées, contribuant à l’influence de la France dans le monde, le budget doit en moyenne représenter 3 % du budget total. Le choix OTAN de N. Sarkozy, le Livre Blanc de la Défense, nous font passer en-deçà de 2 %… Je regrette que Jacques Marseille (*) n’ait pas été suffisamment lu dans ce domaine.
- Justice : hormis la beauté de la ministre et son aspect vestimentaire clinquant, la réforme de la carte judiciaire a surtout montré le peu d’impartialité de l’Etat sarkozien. Mais surtout, le plus emblématique de l’UMP, est cette volonté de « dépénaliser la délinquance financière »… cela confirme cet adage : « en France, la gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts ».
- Education et Recherche : pratique strictement comptable de la baisse des effectifs. Enseignement et Recherche sont les deux mamelles d’un pays forts. Sur ce point, nous sommes bien faibles.
- Environnement : tout dans l’apparat, affligeant…
- Démocratie : la réforme constitutionnelle ne verra pas l’introduction de la proportionnelle, permettant une vraie représentation nationale et indépendance des démocrates, de vous tous. Je me souviens d’H. Morin disant que ce serait un cas de « casus belli » pour le NC si cette évolution devait être refusée… Mais le plus inquiétant pour la démocratie est la mainmise sur les médias : nomination en direct du patron de France Télévision, éjection de journalistes non serviles (Paris Match, TF1), etc.
- Sécurité : le bilan est déplorable. On n’entendra plus parler de baisse de la délinquance… Après avoir mis fin à la police de proximité, on ne sait aller dans les banlieues qu’en mission commando ! c’est l’économie parallèle qui est contente… Quant à la fusion de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur, il s’agit pour moi d’une grave erreur car en sens contraire du besoin d’une arme de pacification dans les zones grises
- Europe : chacun ressent que nous glissons, imperceptiblement, sur la pente d’une Europe façon britannique : un marché commun, poussant à une dérégulation toujours plus forte, et sans cadre social ni direction politique. L’Union Européenne est de plus en plus perçue comme une structure d’administrateurs dérégulant nos économies, ne protégeant pas notre modèle social, n’ayant pas de vision, d’ambition commune. En ce sens, c’est bien l’opposition entre un « capitalisme total » et le « modèle rhénan » à laquelle nous assistons.

Exceptés quelques points positifs : service minimum, fin des 35h, mais souvent mal conçus (les maires se retrouvent avec le bébé du service minimum dans les écoles, les 35h ne sont pas compensées) et surtout à sens unique, ce premier bilan, rapide et partiel, me fait vous dire, amis Radicaux, Libéraux et Démocrates-Chrétiens, que je vous sais ne pas être « heureux » à l’ombre de la domination de l’UMP.

En tant que Libéral, comment se satisfaire d’une politique plus favorable aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes ? Ces grandes entreprises ne contribuent qu’à 7 % du PIB français ! Comment peut-on accepter l’exubérance d’un exécutif menaçant la séparation des pouvoirs ? Comment supporter la poursuite de l’endettement, le fait qu’il n’y ait pas de politique industrielle ? La dépénalisation de la délinquance financière ?
En tant que Radical, comment admettre le contrôle des médias, l’intrusion du religieux, les atteintes aux acteurs de l’Etat, à l’Etat lui-même, à la création d’un ministère de « l’identité nationale » ?
En tant que Démocrate-chrétien, ou simplement Démocrate, comment suivre une politique fiscale tournée vers les catégories aisées, si peu favorable aux catégories populaires et moyennes ? Comment admettre une politique si peu européenne, si proche de la Grande-Bretagne et si éloignée de l’Allemagne ? L’évolution vers un capitalisme « total », à l’anglo-saxonne, et l’abandon du modèle « rhénan », d’économie sociale de marché ? Le refus de l’introduction de la proportionnelle est encore une preuve de la domination sourde de l’UMP.

Je ne vois rien, dans le soi-disant cumul des réformes, qui puisse expliquer une quelconque soumission envers N. Sarkozy et l’UMP. Je sais que pour nombre de nos amis Radicaux, Libéraux, Démocrates, beaucoup de reproches sont émis à l’encontre de F. Bayrou. Je reconnais aussi qu’il y ait pu avoir erreur ou précipitation lors du 2d tour des présidentielles et des législatives.

Mais il faut reconnaître que le MoDem a suscité un réel engouement, estime des Français. Lors des élections, et mêmes locales, ce parti naissant a fait en moyenne près de 15 % des voix (moyenne des candidatures MoDem). Un parti Démocrate se crée réellement, avec une assise sociologique, se basant sur ses valeurs sociales-libérales, environnementales et européennes. Le Mouvement Démocrate montre que l’indépendance des Démocrates est possible, nécessaire et attendue par les Français. C’est le courage politique de l’indépendance, attirant nombre d’anciens électeurs de gauche lassés par l’irresponsabilité, la démagogie et surtout les bagarres des thénardiers du PS, et nombre d’électeurs de « centre-droit » étrangers à l’UMP, un parti conservateur peu soucieux d’impartialité et si peu de tradition européenne. Ces Français ne croient plus, ou n’ont plus confiance dans la gauche et la droite d’aujourd’hui. Leurs valeurs démocrates, sociales, environnementales ne se retrouvent pas dans l’UMP. La réalité sociale et économique, le sens de l’Etat, des responsabilités, ne se retrouvent pas non plus avec les PS-PC-Verts.

Pourquoi ne pas être courageux ensemble ?

(*) Jacques Marseille, « Le Grand Gaspillage », chez Plon.

En proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !

Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .

L’Elysée a lancé une nouvelle réforme de la constitution. Tout le monde y va de sa propre modification. Le Président de la République, sans doute émerveillé par le discours du Président américain devant le congrès, veut pouvoir faire de même. Plusieurs parlementaires UMP y sont opposés. Le Parti Socialiste veut une réforme du système électoral du Sénat.

Le Nouveau Centre et le Mouvement Démocrate souhaitent l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives (point auquel s’opposent les parlementaires UMP). Tout ça parce que le parti majoritaire ne dispose pas des trois cinquièmes nécessaires au congrès et que la perspective d’un référendum n’existe pas pour l’exécutif.

Au delà du fait qu’après la ratification du traité de Lisbonne, on veut, une nouvelle fois, modifier nos institutions sans consulter le peuple français, personne ne se pose la véritable question, celles-ci sont-elles viables. Elles ont effectivement permis une stabilité gouvernementale mais l’absence de participation chronique aux élections devrait inviter nos gouvernants à réfléchir sur la pertinence de la constitution actuelle.

Durant la campagne pour l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait défendu le texte de la cinquième république. Les quatre vingt cinq pour cent de participation à l’occasion de ces élections ont semblé lui donner raison. Mais voilà, cette belle participation s’est littéralement effondrée lors des élections législatives et n’a connu aucun redressement lors des élections municipales. De surcroît, à chaque élection d’un nouveau président, les français ont le sentiment (toujours fondé) d’avoir été trompé sur les promesses faites. Souvenons nous des vraies élections législatives que nous avons connus en 1993 et 1997 pour constater que le sentiment de trahisons des promesses et d’inutilité du mandat législatif n’existait pas.
Souhaitons qu’après les mensonges de Mitterrand, l’inertie de Chirac et l’instabilité de Sarkozy, un président aura le vrai courage de changer en profondeur notre constitution.

Hervé de Charette est un giscardien historique, il a rallié l’UMP lors de sa création en 2002, lachant, sans hésitation, François Bayrou en début de campagne présidentielle . Ancien Ministre des Affaires étrangères sous Chirac , il a aujourd’hui quasiment disparu du paysage politique français actif. Cette semaine cependant, il a fait une déclaration violente contre l’UMP estimant que c’était un “parti autoritaire “au seul service de Sarkozy avec un direction “brejnevienne” exercée par Patrick Devedjian. Celui-ci lui a répondu tout aussi brutalement, et non sans humour, qu’il connaissait le prix des états d’âme de Charette :600.000 € (Nota : le montant du renouvellement de la subvention à son groupuscule , refusée par Devedjian).

Cet épisode assez cocasse, bien sûr montre la vassalisation implacable des ralliés de l’ex UDF à l’UMP et l’impossibilité d’exister -si ce n’est avec indépendance - du moins avec une certaine autonomie. Il est aussi implicitement un forme de remords sur une stratégie vouée à l’impasse.. On se souviendra aussi que Nicolas Perruchot a récemment déclaré après sa sévère défaite municipale à Blois que ses électeurs ne lui avaient pas pardonné son changement de parti et de camp en 2007 après la présidentielle. Au Nouveau Centre on veut encore y croire, on gonfle le torse en annonçant que l’on va présenter des listes aux européennes ou aux régionales, on annonce 7000 militants (ce qui veut dire sans doute moins de la moitié) pour 2000 élus ce qui montre bien l’échec du recrutement opéré en un an, et on s’accroche aux bonnes idées du projet présidentiel de Bayrou pour résister à la pensée unique sarkozyste….Seul Borloo à la tête de son petit mais toujours là - malgré sa dérive droitière - Parti radical tient à peu près le coup grâce à sa personnalité atypique. A qui le tour ?
Pendant ce temps là , la traversée du désert de FB se poursuit en agrégeant une nouvelle génération de militants politiques, en construisant un vrai parti neuf, en capitalisant auprès des Français, et en fourbissant les armes d’une flamboyance prête à resurgir.

Il ne faut pas donner plus d’importance que celà aux réclamations insistantes de Jean Arthuis ou de Thierry Cornillet afin de restaurer dans toute sa plénitude juridique et politique l’UDF. Ceux qui tiennent ce discours au sens littéral “réactionnaire” n’ont à l’évidence tenu aucun compte de l’histoire politique des deux dernières années à laquelle pourtant on pensait qu’ils avaient participé : le congrès de Lyon de l’UDF marqué par l’avènement du “parti libre”, la campagne et le projet présidentiels de François Bayrou , la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate au lendemain du deuxième tour et la création formelle du Parti au congrès de Villepinte fin 2007.
Ils feignent aussi d’ignorer que le maintien de l’UDF à Villepinte n’a été faite que pour préserver les intérêts juridiques, financiers de la “marque” UDF et éviter qu’un hold up ne soit fait sur celle-ci par je ne sais quel Hervé de Charette ou autre notabilité para UMP.

Que ceux qui plus anciens ont connu les affres de l’UDF avant l’arrivée de Bayrou à sa tête, se rappellent l’ absence totale de vie démocratique, les querelles de chapelles (appelées alors “composantes”) sans fin entre “libéraux”, “radicaux”,”centristes”,”PSD” et “adhérents directs”, la composition de toutes les instances nationales ou locales avec une clé de répartition entre ces différentes composantes
Est ce le retour à ce genre de fonctionnement que veulent ces donneurs de leçon ? Enfin ce genre de réaction de repli sur soi, fait fi de la richesse - même complexe et revendicative - militante venue lors de la création du MoDem . Il traduit aussi une peur bleue d’assumer enfin l’indépendance vis à vis de la droite , ce qui pourtant s’impose peut être plus encore sous Sarkozy que sous Chirac ou Balladur . Bien sûr l’UDf avait davantage d’élus que le Modem aujourd’hui et notamment au niveau parlementaire mais que sont devenus sur la scène politique les Douste Blazy, Madelin, Rossinot , Charette, Robien, Mehaignerie etc.. ont ils encore une “part de voix “?
Ce débat est surréaliste …
En revanche il y a urgence pour le MoDem à rassembler toutes les compétences et les diversités qui existent en son sein, à chercher aussi a faire revenir ceux qui se sont déjà impatientés ou se sont découragés, chez les jeunes notamment, devant l’immensité de la tâche. Ceux qui ont le sentiment de n’avoir pas été entendus alors même que le Modem traverse une crise de croissance, accentuée par des carences au niveau des structures, de l’animation et il faut être réaliste du fait aussi d’un financement interne très, très insuffisant pour une formation dite moderne.
Ceux qui ont un peu d’expérience politique, savaient que la période post présidentielle serait difficile, que les débauchages avérés ou inavoués se multiplieraient, que Bayrou serait porté au pilori pour refuser de revenir à la raison ou à la maison de centre droit , que son entourage serait dénigré, que chaque parlementaire ou chaque responsable local parti serait interprété et médiatisé comme une prise de guerre, un nouvel affaiblissement du MoDem et de son leader présidentiable .
Il est sain que Bayrou refuse tout retour en arrière mais il serait urgent que tous ceux qui aiment ce parti, ont des convictions fortes, se rassemblent pour le soutenir enfin avec loyauté, indulgence parfois et passion toujours.

br>Soyons honnêtes quelques instants : qu’est ce qui fait que nous, démocrates, radicaux, libéraux, démocrates-chrétiens, soyons séparés ? Qu’est ce qui nous rapprocherait, qu’est ce qui nous sépare ?

Pensée politique
Concernant la société, la Démocratie, la République, je ne connais pas de thème qui nous sépare ou nous distingue : attachement à l’Etat républicain, décentralisation et autonomie régionale, éducation et santé pour tous, égalité des chances, égalité des droits, Europe, exigence environnementale, Humanisme (cf. article de Christophe), justice sociale, liberté de pensée et d’être, liberté économique et Etat régulateur, laïcité, valeurs républicaines, représentation démocratique, etc.
J’insiste, je ne connais pas de thèmes, de valeurs qui nous séparent.
Et franchement, je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique…

Partis politiques
Par contre, nous sommes éparpillés dans plusieurs formations. La question n’est pas pour moi de discuter des responsabilités des uns et des autres. Nous sommes au MoDem, au Parti Radical Valoisien, au Nouveau Centre, à l’UMP.
C’est le bordel…
Mais je vous pose la question : amis Radicaux, êtes-vous heureux d’être dépendants de l’UMP ? Acceptez-vous que N. Sarkozy vous interdisent votre indépendance ? Pour ceux qui sont directement dans l’UMP, acceptez vous que les ¾ des cadres de ce parti soient des anciens RPR ? N’êtes vous pas frustrés de voir toutes vos propositions remises aux « calendes grecques », n’avez-vous pas l’impression d’être instrumentalisés par les RPR de l’UMP ? Vous qui êtes liés à l’UMP : ne ressentez-vous pas être en « terre étrangère » avec ce parti ? Pour le MoDem, vous contentez vous de ne pratiquement plus avoir de représentants ? Etes-vous prêts au MoDem à une alliance avec le PS actuel, voire avec le PC ? L’existence des Démocrates se limite-elle à celle de François Bayrou ?

En fait, la question qui divise, c’est la « stratégie » d’existence : doit-on obligatoirement s’allier avec l’UMP ? Comment être indépendants avec la règle du scrutin majoritaire ? Doit-on avoir notre propre candidat(e) aux élections présidentielles ?

Autre vérité : la question des personnes… Les uns ne veulent absolument pas être dirigés par F. Bayrou, les autres voient en lui le seul capable d’incarner nos valeurs et indépendance. Mais la plupart des « personnalités » pensent d’abord à leur « carrière » politique…
Pourtant, j’ai autant d’estime pour F. Bayrou (et beaucoup, je dois le reconnaître) et J-L Borloo, J-C Lagarde et J-L Benhamias, C de Courson et M de Sarnez, C. Lepage et R. Donnedieu de Vabres, A. Begag et J-L Bourlanges, J. Peyrelevade et S. Lepeltier, L. Hénart et P. Méhaignerie, etc.
Et je plains les « ministres d’ouverture » qui portent le fardeau d’un autre…

Dernière vérité : il s’est créé un véritable électorat « démocrate », tournant autour de 15 % des voix ad minima. Sociologiquement, cet électorat est particulièrement cohérent : classes moyennes, actifs et jeunes. Cet électorat n’a pas ou plus confiance dans le PS actuel, jugé irresponsable concernant les questions nationales. Il se sent de même étranger à l’UMP, sa sociologie, son conservatisme.

Nous nous retrouvons donc séparés, avec des leaders ou personnalités au Parti Radical, de nombreux élus au NC, de grandes intelligences marginalisées à l’UMP, la masse militante et un grand leader (et de rares personnalités) au MoDem. Si vous réunissez des adhérents de ces différentes « formules » de démocrates, vous ne constaterez aucune différence. Si vous assemblez ces différentes personnalités, aucun parti ou adversaire ne peut les battre.

En restant séparés, nous alourdissons le bipartisme UMP/PS, rejeté par les Français. Nous laissons la France dans une voie sans issue où ces formations, dépendantes de corporations et clientèles, sont incapables de mettre en place une politique économique sérieuse, de réformer l’Etat, de s’engager pour l’Europe, d’engager la France dans une politique de l’avenir se fondant sur l’éducation, la recherche, la famille, l’Europe, l’environnement.

Sommes-nous condamnés à nous diviser sur le secondaire alors que notre identité politique, la question principale, nos valeurs, sujet essentielle, sont les mêmes ?

Ci dessous dépêche de presse.

Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, annonce dans un entretien publié dans le “JDD” qu’il “quitte le MoDem”, et que ses relations avec François Bayrou sont “au point mort”.

“Je n’y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi”, affirme-t-il, en reprochant à François Bayrou une “gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l’impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd’hui”.

“J’ai plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n’est pas le Temple solaire”, assure-t-il.

Pour Jean Arthuis, “un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns ou des autres. Où alors, c’est la tempête qui gouverne l’océan”.

Les propos de Jean Arthuis sont caricaturaux. Pour lui une “ligne claire ” c’est une ligne de soutien de la droite sans état d’âmes et le maintien de ses mandats indéfiniment reconduits par des alliances avec l’UMP. Le sénateur de la Mayenne qui dénonce une “secte” s’est il seulement un jour penché sur son propre comportement dans l’UDf puis le Modem : jamais un salut ou un signe amical pour le militant de base, une haute idée jamais remise en question de sa propre personne et de ses obsessions à imposer des idées rejetées par la majorité du parti (la TVA sociale par exemple..) , le culte de la notabilité. Je suis beaucoup plus touché par le départ d’un nouveau militant que l’on aura pas su retenir, entourer ou faire rêver que par le départ de cette personne qui n’a rien apporté à la communauté politique qu’il était censé servir et non se servir, comme l’atteste encore cette interview venimeuse.

François Bayrou a été battu aux élections municipales, et le résultat des candidats MoDem aura été médiocre. On peut réagir de trois façons :
- la stratégie de Bayrou n’est pas bonne, il faut revenir à l’alliance UMP
- ce n’est pas cette stratégie qui est une erreur, ce sont les électeurs qui se sont trompés, manipulés par l’alliance des boutiquiers de l’UMP et du PS, aidés par leurs presses
- la stratégie en fait n’a pas été claire, les tactiques, ou moyens utilisés pour sa réalisation, erronées

C’est la faute à Bayrou
Si nous pensons cela, il n’y a que deux choix possibles : soit on se remet dans l’alliance avec l’UMP, soit on se donne au PS et ses alliés communistes.
Il ne peut y avoir d’indépendance de la pensée, de la démarche, quand on s’engage a priori dans une alliance pour s’abriter, afin de toucher notre aumône, c.a.d quelques sièges (pour soi, de préférence).
Or, cette vision rencontre deux écueils :
- les électeurs n’auront pas besoin de voter pour nos candidats puisqu’ils auront déjà la proposition du dominant, le PS ou l’UMP
- une sociologie électorale s’est créée, impossible de l’ignorer. Que deviendront notamment ces 25-45 ans, ces « classes moyennes », qui n’auront pour choix que le PS ou l’UMP avec leurs affidés ?

Je crois que l’on aura compris que cette vision n’est pas la mienne.

C’est la faute des autres
Il n’y a qu’à Pau où l’alliance UMP-PS s’est réellement faite. Ailleurs, ce ne fut pas le cas. Je dirais plutôt qu’il y a eu alliance objective entre les PS et UMP partout en France, et subjective à Pau. Il est vrai que l’objectif d’éliminer un courant démocrate indépendant en général, et Bayrou en particulier, de la scène politique est un fait, personne ne peut le nier, mêmes les partisans de cette voie le revendique. Pourquoi ? Parce que nous menaçons les boutiquiers du PS et de l’UMP, le régime des 2 partis. Surtout, cette voie correspond à la vision de la politique des Français.
Ceux-ci ne croient plus en une « gauche historiquement nécessaire » ou une « droite miraculeuse ». Ils savent parfaitement que c’est une illusion réductrice, ils sont lassés par les intérêts des boutiques PS et UMP, intérêts qui passent avant ceux des Français, de la France.
Pour autant, nous, Démocrates, savons tout cela, mais les résultats aux élections ne suivent pas cette quête.
La situation politique est ainsi, les électeurs ont fait un choix, leur choix, lors de ces élections. Le PS et l’UMP défendent leurs intérêts… et après ? Qu’avons-nous fait pour qu’un autre son soit entendu ? Si nous ne voulons pas dépendre d’une alliance obligatoire, être les sujets du PS ou de l’UMP, pourquoi devrions-nous attendre notre salut de la tolérance ou charité de nos propres concurrents ? Si nous choisissons de jouer le rôle de la « victime » permanente, nous désintéresserons aussi les Français.

C’est de notre faute
Je pencherais plutôt pour ce versant. Deux citations pour la réflexion :
« Accuser les autres de son malheur, c’est le fait d’un ignorant. S’accuser soi-même, c’est le fait de l’homme qui commence à s’instruire. N’accuser ni un autre, ni soi-même, c’est le fait de l’homme instruit ». Epictète.
« Au dehors comme au-dedans, nos plus grands obstacles viennent moins de la difficulté que de ceux qui devaient [les] conduire avec nous ». A. de Tocqueville.

4 villes reflètent nos erreurs :
- Lyon : nous n’avons pas présenté de liste, nous n’avons pas offert à la population une expression électorale attendue
- Paris : nous présentons une liste mais nous comportons en supplétifs. Nous payons de notre naïveté les intérêts de boutiquier de Delanoë
- Caen : division de notre représentation, laissant les mauvais choix aux Caennais, permettant à Duron, fabiusien, de continuer la vieille union de la gauche, faussant ainsi la réalité électorale
- Aubagne : l’alliance avec les communistes trouble notre identité démocrate, et valide la stratégie du PS et de l’UMP consistant à nous définir comme « inconsistants »

Les cas de Caen et Lyon sont d’ailleurs symptomatiques de villes de tradition centriste, volées par le RPR-UMP, basculant par là même systématiquement à gauche… Autre constat : le PS n’est pas capable de s’ouvrir car il est enfermé dans ses querelles internes pour le poste de « 1er secrétaire » ( !). Fort heureusement car sinon ce parti serait obligé de se demander ce qui fait que les Français ne lui font pas confiance pour diriger la France… Quant à l’UMP, il se rapproche doucement mais sûrement de ce qu’était devenu le RPR, un parti de droite conservatrice, eurosceptique, socialement bancale. La crainte, donc l’interdiction, de voir les Radicaux, avec Borloo, devenir indépendants, prouve la volonté dominatrice de l’UMP qui instrumentalise ses modérés. Je plains mes amis Radicaux…

Réfléchissons sur nos erreurs pour y remédier :
- stratégie obscure : nous n’avons pas su indiquer et expliquer aux Français le sens de notre démarche. Ils sont prêts à entendre le fait que nous choisissions ici de soutenir un PS, ailleurs un UMP. Mais encore faut-il qu’il y ait des critères clairs et connus : soutien à des édiles ou candidats non alliés au PC ou ultra-droite, soutien à des pro-européens, émissions de critères sur un type de gestion des villes (démocratie de proximité, politique environnementale, fort soutien à l’éducation, développement économique lié à un partenariat public-privé, etc.). Nous aurions dû aussi expliquer que nous présentons des listes MoDem dans toutes les grandes villes, répondant ainsi à un désir de l’électorat d’une offre nouvelle et différente, de possibles alliances dans les villes de taille moyenne, et dans les petites localités, se baser sur les enjeux locaux simples. Personne ne peut nier qu’aucune lisibilité n’a été donnée à notre action. C’est cela qui a créer un décalage d’avec les Français.
- tactiques souvent impropres avec la réalité : quand on présente une liste, c’est parce que nos candidats, nos programmes, notre démarche, sont meilleurs que ceux de nos concurrents. Or, la plupart du temps, nous avons fait des campagnes « nounours », gentilles, où l’on ne cherche pas à convaincre que notre démarche et projets sont les meilleurs. Nous avons fait des campagnes de futurs alliés, de 2d couteaux. La réaction des Français est alors logique : autant voter pour ceux qui domineront une alliance que pour ceux qui attendent de savoir avec qui se fera la danse !
- indiscipline de parti : beaucoup de nos amis ont joué leur carte plutôt que celle du MoDem. A Lyon, Caen, et ailleurs, nous devions présenter nos propres listes. La division, l’éparpillement, ont été sanctionnés, et c’est tant mieux !

Les Démocrates doivent se reprendre car ils ont des obligations envers la population. Trop de Français se refusent à la dualité, au binaire abrutissant la République de l’UMP / PS. N’attendons pas des erreurs ou de la magnanimité de nos concurrents ce que nous devons assumer par nous-mêmes, quand l’on se veut indépendant, c’est-à-dire notre représentativité par le combat politique.
Il est temps que le MoDem investisse l’avenir, présente aux Français sa démarche, et son projet pour la France. C’est le travail de F. Bayrou. Quand j’observe tous ceux qui veulent le faire trébucher, l’empêcher de s’adresser aux Français, je me souviens de ces mots de Talleyrand : « Je reconnais la valeur d’un homme au nombre de ses ennemis »…
Ce parti doit être « pris en main », former sur le long terme ses représentants, aguerrir son organisation, influer la société, investir les strates de notre République. Il est nécessaire que le MoDem se choisisse au plus vite une personnalité forte pour « gérer » la maison, former ses candidats, affermir ses soutiens.
C’est un sillon profond qu’il faut creuser… Et il ne tient qu’à chacun d’entre nous de le faire.

Les élections sénatoriales, régionales et européennes seront d’autres batailles. Si chacun se sent investi de ses obligations envers nos concitoyens, alors ce parti Démocrate tant attendu prendra corps réellement. Mais encore faut-il laisser l’habit de l’opportuniste pour celui du bâtisseur…

J’entend souvent les Démocrates se plaindre du manque de stratégie, d’une parole politique univoque du MoDem, au moment des élections municipales. Les médias s’en font bien sûr l’échos, c’est leur boulot.

Je suis à la fois en accord et en désaccord avec ceci.
En accord parce que les dernières élections nationales ont montré une forte présence des Démocrates dans les grandes villes. Dans un ancien article (”MoDem, coït postmortem de l’UDF”), j’avais signalé l’évolution sociologique de notre électorat, et surtout, en fait, la constitution d’un électorat cohérent, “Démocrates”.
François Bayrou a raison de vouloir présenter des listes MoDem dans toutes les grandes villes de France : elles répondent à un besoin d’expression de notre électorat. Je regrette les atermoiements, les divisions, notamment à Lyon, ou encore à Caen.
A l’inverse de Lyon, Marielle de Sarnez à Paris montre le chemin à suivre.
Il est aisé de constater que dans les grandes villes à électorat centriste, comme Caen, Strasbourg ou Lyon, quand les ex-RPR s’emparent de ce type de ville, elles basculent directement à gauche…
De plus, la sociologie des habitants de ces villes a évolué, et ressemble étrangement à l’électorat Démocrate : européen, environnemental, non conservateur, favorable à une politique économique “sociale libérale”.

Par contre, dans les villes de taille moyenne ou petite, l’aspect local l’emporte, et je comprend que des MoDem s’entendent avec des PS “sociaux démocrates” ou des UMP “évolués”.

Mais notre capharnaüm démontre surtout une chose : notre parti démocrate doit vite désigner un ou une secrétaire générale qui “tienne la maison”. François Bayrou est notre expression, ce n’est pas à lui d’avoir à gérer les affaires internes de notre mouvement. La Vème République impose l’élection présidentielle comme centrale de notre vie politique. Toutefois, nous devons constituer un parti fort pour lui permettre de parler fort.
Il ne s’agit pas seulement de la conduite du MoDem, mais, ce qui est bien plus important, du besoin des Français de voir notre existence s’imposer.

Les Français ont compris que N. Sarkozy ne correspondait pas à leur vision du changement, de la réforme de notre pays. L’exigence d’équilibre de la réforme, d’un Président qui les “incarne”, explique leur désamour envers N. Sarkozy. D’ailleurs, le fait que F. Bayrou demeure, depuis les élections présidentielles, très haut dans les sondages, montre qu’ils attendent ses interventions.
Le fait aussi que F. Fillon soit lui aussi haut dans les sondages, indique que les Français, s’ils se détournent de N. Sarkozy, ne font pas confiance pour autant à la gauche. D’autant plus que le PS refuse d’évoluer, en se cachant derrière les élections locales.
Cela prouve, encore une fois, que c’est au MoDem de se montrer convainquant pour faire évoluer le PS, et pour permettre à F. Bayrou d’apporter aux Français un Homme D’Etat digne d’eux.


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