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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




Le titre correspond à une affiche pour une campagne électorale européenne de l’UDF ou, peut être, étions-nous déjà devenus Force Démocrate. Je ne me souviens plus…
Ce qui est amusant, c’est que ce slogan est récupéré par le Parti Socialiste aujourd’hui… quel sens de la créativité ! Bien à l’image de ce parti qui se limite à voler chez les autres quelqu’alibi pour exister.
« Fais-moi l’Europe ! », cela signifie que c’est par l’action que l’Europe se fait, comme l’avion reste dans les airs par la poussée de ses réacteurs. Mais cela signifie aussi qu’il faut être à plusieurs pour que l’Europe se fasse.
Action et partenariat sont les moteurs de l’Europe. Sans eux, pas de poussée, pas d’action féconde.

Imaginons la France sans l’Union européenne : des taxes pour tous les produits importés, donc une augmentation du coût de la vie, des difficultés systématiques pour nos exportations, donc une baisse de nos exportations et ainsi nombre d’entreprises qui disparaîtraient et ainsi d’emplois. Baisse des échanges, difficultés pour circuler, limitation de la circulation des savoirs, isolement de la France dans le monde, devenue seule pour défendre ses intérêts… Est-ce cette régression pétainiste que nous voulons ?
Est-ce que nous ne sommes plus capables de « faire l’Europe « ? Serions-nous ces vieux pays européens dont s’amusait l’Amérique de Bush, trop fatigués pour « faire », devenus stériles ? Est-ce cela que nous devons dire à nos jeunesses, être vieilles avant que d’être ?

En fait, ne manquons-nous pas d’Europe ?
Les entreprises qui délocalisent, la perte de nos industries, notre dépendance à l’égard des manufactures asiatiques, nos retards technologiques : n’est-ce pas un manque de politique économique européenne (et ainsi de recherche européenne, soit d’une « Intelligence Economique européenne) ?
L’histoire ridicule du plombier Polonais, la concurrence entre coûts salariaux, la crainte d’amoindrissement voire de disparition de droits sociaux : ne s’agit-il pas d’absence de droits sociaux européens ?
La mise en concurrence des Etats européens par les entreprises hors européenne : n’est-ce pas la traduction d’absence d’une cohésion fiscale européenne ?
Le poids de l’Amérique au Proche-Orient, le terrorisme, la dépendance énergétique à l’égard de pays arabes ou de la Russie : n’est-ce pas la conséquence de l’égoïsme et égocentrisme des Etats européens, donc l’absence d’une diplomatie, d’une géopolitique européenne ?
L’OTAN, en être ou pas, suivre les décisions américaines, « dépendre » : cela n’exprime t-il pas l’absence d’une Défense européenne, donc d’une réelle armée européenne et ainsi d’une industrie militaire cohérente européenne ?
La peurs des immigrés, la course vers les « identités nationales », le regret de l’affaiblissement de nos puissances et ainsi la nostalgie d’arrière garde des velléitaires : n’est-ce pas la conséquence de l’absence d’une « politique européenne » ?

Bref, croyez-vous que ce soit à cause de l’Union européenne que nos « chers vieux pays » régressent, ou à l’inverse, l’égocentrisme de gouvernants des Etats européens qui empêchent l’Europe d’avancer, et en plus ont la lâcheté de rendre ce qu’ils affaiblissent responsable de l’affaiblissement ? Quel cynisme…

Vous avez les représentants de ces cyniques en France : UMP et PS.
L’UMP ne propose aucune amélioration de l’Europe : limiter l’Europe au maintient d’un marché européen façon « néolibéral », c’est tout… Ils se retrouvent au Parlement européen avec les conservateurs des autres Etats pour protéger leurs rentes. Voyez-leurs candidats, exfiltrés du gouvernement façon R. Dati, d’autres payés pour leurs bons services par un siège à Bruxelles (où ils n’iront pas)… Avec eux, pas de doutes, l’Europe avancera et les Français y seront bien représentés !

Et les socialistes… leurs guerres internes, l’absence permanente d’une politique cohérente et responsable, leur posture du ministère de la parole, leurs hésitations entre leur envie d’extrême-gauche d’adolescents mal finis et l’utilisation du MoDem vassalisé ! Amusant de voir ces inutiles s’imaginer avoir le pouvoir sur les électeurs du MoDem, leur intimant l’ordre de les suivre, de s’assujettir, leur interdisant d’avoir des leaders indépendants pouvant menacer leurs propres ambitions électorales… Mais bien sûr, seul François Bayrou en a : S. Royal, DSK, F. Hollande, L. Fabius, B. Hamon, etc, etc, etc… n’ont aucune ambition politique et apportent beaucoup à nos concitoyens…
L’extrême gauche, c’est le viagra des dirigeants socialistes, le MoDem, le miroir dans lequel ils voient le reflet de leur sénilité… Voilà pourquoi il leur faut casser le miroir !
9/10 PS et UMP votent pareillement au Parlement européen : cela vous donne t-il confiance en eux ?
Ce que n’ont pas compris les dirigeants socialistes, c’est combien ils sont devenus inutiles pour les Français : ils sont incapables d’incarner leurs vies, eux qui pensent d’abord à protéger l’intérêt de quelques catégories protégées de ce que les Français subissent, eux, chaque jour… Le PS est incapable de proposer une politique sûre et responsable, parce qu’ils sont éloignés des enjeux de la vie réelle. Leur choix de l’imposture du mot les a décrédibilisé.
L’instrumentalisation par les socialistes du référendum sur la Constitution européenne, qui apportait justement socle sociale pour les travailleurs européens et cohésion politique européenne : l’échec de ce référendum à cause de leurs intérêts internes d’ambitions politicardes (en plus stériles) a définitivement décridibilisé les socialistes sur la question européenne.
Car en fait, voilà ce qui explique la nécessaire régression du Parti Socialiste : les leaders socialistes ne sont plus crédibles !

Mettre en place une politique économique, industrielle, européenne, l’harmonisation fiscale, fonder un socle de droits sociaux, construire une Défense européenne et une diplomatie avec des moyens propres : voilà ce dont ont besoin les peuples européens ! Emplois, amélioration des revenus, élévation des savoirs, protection de notre environnement, enrichissement de nos cultures : voici le sens de la  vitalité.
La régression nationale façon pétainiste, voilà le chemin pour une vieille Europe se destinant à l’asile…

Pour mettre en place cette politique européenne, incarner le modèle Démocrate de la civilisation européenne : seuls les Démocrates en sont capables !
Quand vous irez voter, pensez à choisir les originaux…

Parmi les 4 eurodéputés élus sur la liste UDF en 2004 ralliés à l’UMP depuis leur élection, un seul a été reconduit sur les listes du parti présidentiel  : Jean-Marie Cavada. On ne reviendra pas sur la faible estime que l’on porte à celui qui en plus de sa trahison peu reluisante a réussi l’exploit de la plus belle gamelle de son  nouveau camp lors des municipales à Paris XIIème.

On sera en revanche plus surpris, voire un peu navré ,  de la non reconduction de Thierry Cornillet, Claire Gibaut et Janelly Fourtou , qui au demeurant n’avaient pas démérité au Parlement européen .   Comme quoi le lâchage en rase campagne de François Bayrou au national et de Marielle de Sarnez à Strasbourg (seul objectif de l’opération),   ne leur a été d’aucun bénéfice.

Centristes kleenex que l’on jette après leur avoir sans doute promis quelque compensation, ils rejoignent le cimetière des ex UDF abandonnés à leur sort tels Gilles de Robien ou  Philippe Douste Blazy .  Il est probable qu’il en sera de même à la fin du quinquennat,  d’ Hervé Morin ou André Santini , voire de Michel Mercier si celui-ci commet l’erreur de participer à cette ouverture en peau de chagrin chère à notre Président . La seule interrogation concerne Jean-Louis Borloo qu’on entend plus depuis qu’il est Vice Président de l’UMP , ceci traduisant un peu plus la « normalisation » du Parti radical . Combien de temps va-t-il tenir ainsi malgré son grand ministère d’Etat

Ce matin, j’ai vécu une belle conférence nationale du Mouvement Démocrate mais avec quand même quelques inquiétudes. J’entendais certains qui prédisaient un score de 20 % alors que les sondages en accordent 14 %.
En fait, je crois que cela dépendra du taux de participation et de la capacité du Mouvement Démocrate à dépasser son assise électorale habituelle.
Lors des élections européennes de 1999, la liste UDF a obtenue environ deux millions de voix (1638680). A l’occasion des élections présidentielles de 2002, François BAYROU a réunit environ deux millions de voix sur son nom (1 949 170). En 2004, dans le cadre des élections européennes, les listes de l’UDF ont obtenus environ deux millions de voix (2 053 446). Aux élections législatives de 2007, l’UDF-MoDem a obtenue environ deux millions de voix (1 981 107).
Le poins commun entre toutes ces élections est le faible taux de participation (46,76 % en 1999, 71,60 % en 2002, 42,76 % en 2004 et 57,93 % en 2007). Ainsi, l’UDF et aujourd’hui le Mouvement Démocrate dispose d’un « matelas électoral » d’environ deux millions de voix que cette formation retrouve lors des élections dans le cadre desquelles la participation est faible. Lorsque la participation redevient importante comme à l’occasion des élections régionales de 2004 ou des élections présidentielles de 2007, la formation centriste déborde de ses frontières et développe le nombre de ses électeurs.

C’est l’un des défis que nous allons devoir relever dans les prochains mois.

Le président du groupuscule dénommé « Avenir démocrate » est c’est officiel « chef de file du Nouveau Centre pour les élections européennes en Ile de France »

Donc, « On ne change pas une équipe qui perd » si l’on en juge par la piteuse prestation de l’ex élu UDF puis Modem puis UMP  lors des élections municipales à Paris où il était censé reconquérir au profit de la majorité le 12ème arrondissement . Malgré le soutien de la Ministre de l’Economie et des Finances,  il n’ a  en effet pas réussi à dépasser les 25%.au premier tour et 35 % au deuxième…

Drôle de liste qui se préfigure à l’UMP en Ile de France : En numéro 1, un ministre savoyard qui, ce n’est un secret pour personne, vise la Présidence de la Commission européenne ou à défaut la Vice Présidence (et donc risque fort de démissionner une fois élu)  , en numéro 2, une favorite déchue exfiltrée du Gouvernement et qui vit cela comme un  exil à Bruxelles, et donc peut être en numéro 3  , un néo  centriste, ex- futur ministre,  dont la seule  mission sera selon toute vraisemblance d’affaiblir le Modem dans la Région capitale.

Le Parlement européen compte peu dans ce schéma et d’ailleurs,  sauf sursaut de lucidité UMP, cela se fera aux frais de Jacques Toubon, toujours candidat,  qui s’est révélé, de l’avis des observateurs bruxellois,  être le meilleur député européen de l’UMP au cours de la dernière mandature

J’ai adhéré à FORCE DEMOCRATE, en janvier 1996. J’ai suivi le cheminement de beaucoup, FD, l’UDF et aujourd’hui le Mouvement Démocrate. J’ai eu l’occasion de participer à la vie de ces mouvements, parfois avec quelques responsabilités. Je me suis investi, comme d’autres, pour des idées, pour un projet.

Les élections municipales de 2001 sont arrivées et j’ai appris avec stupéfaction que la formation à laquelle j’appartenais envisageait de soutenir Philippe SEGUIN. Le principal pilier de mon engagement était et reste celui de la construction européenne, convaincu que c’était une grande chance pour les peuples européens. Je m’étais engagé en partie pour défendre cette belle idée et pas pour aller voir des électeurs et leur dire « votez Philippe SEGUIN, c’est bien ».

Mais voilà, les sondages donnant ce dernier le mieux placé face à Bertrand DELANOE, les élus sortant de notre mouvement ont défendu (imposés ?) le choix du ralliement. Le président de la fondation Robert SCHUMANN et candidat dans le sixième arrondissement de Paris, censé être un grand européen, est venue expliquer que c’était un choix qui s’imposait. Et il y a eu une grande messe, dans le cadre de la préparation de ces élections, à JAPPY.

Certains, à cette occasion, ont manifesté leur désapprobation, comme mon ami Hervé et moi-même mais personne n’est monté à la tribune pour dire : « je ne suis pas d’accord ». Ce choix de se courber au lieu d’être indépendant sur nos idées nous a sans doute pénalisés et les personnes de ma génération qui n’ont pas eu l’occasion ou pas souhaité être candidat n’ont pas eu, pour la plupart, de séance de rattrapage.

En effet, en l’absence d’élections cantonales à Paris, les listes pour les élections régionales étant quelque peu verrouillées au profit des sortants, la seule opportunité étaient les élections municipales de 2007.

Entre temps, au nom de la parité, de l’accueil des nouveaux venus du Mouvement Démocrate et de CAP 21, du renouvellement des générations, les vieux de l’UDF, comme moi, devaient se pousser pour faire de la place.

Je me suis retrouvé sur les listes mais à une place à laquelle je n’avais que peu de chance d’être élu.

Et aujourd’hui, après treize ans de militantisme fidèle et dévoué, il faut le dire, je ne suis qu’un militant sans mandat. Je pense à toutes ces années et je vois ce que sont devenus politiquement tous mes amis. Que sont devenus Alain, Jean-Philippe, Hervé, Eugénie (ils se reconnaîtront) à part être de simples militants ?

Je crois que je peux le dire, ma génération a été sacrifiée et elle est morte à JAPPY.

Le succès indéniable de l’université de rentrée du Mouvement démocrate et l’écho retentissant donné par la Presse à son discours de clôture remettent en perspective le travail accompli par le fondateur du Modem depuis l’élection présidentielle . Le fait que l’ensemble de la classe politique ait cru bon de réagir de façon politicienne par rapport à sa vision de la république humaniste montre aussi qu’il est non seulement au Centre de l’offre politique mais qu’il incarne une offre politique à partir de laquelle chacun va devoir se positionner.

Revenons en arrière , un score sans précédent aux présidentielles pour un candidat issu du centrisme indépendant mais le refus d’une compensation douillette et prestigieuse (Matignon, Ministre d’Etat ?) qu’aurait permis un ralliement d’entre deux tours. Un abandon par sa base parlementaire, le lâchage de son équipe de campagne présidentielle (hormis il est vrai les « résistantes » , Marielle de Sarnez et Jacqueline Gourault et quelques valeureux cadres ou collaborateurs moins connus ) . Le pillage par l’Elysée ou les satellites néo UMP de ce qu’il restait de notables dans la famille à l’approche des municipales (Au fait c’est quand que Cavada il rejoint le Gouvernement ?) . L’échec de Pau avec ces commentaires acerbes entendus : Comment peut on imaginer que celui qui ne sait pas conquérir Pau puisse conquérir la France ?

Une stratégie municipale donc mal comprise malgré un premier enracinement de candidats prometteurs.

Et pourtant non seulement Bayrou est toujours là mais il s’est renforcé . . Il est devenu un parlementaire redoutable, assidu et travailleur . Il est une voix qui porte dans l’opinion , un « repère » (Edvige, RSA, Affaire Tapie, dérive monarchique ..) . Sa stature internationale s’étoffe.. Son parti est bien identifié quoique encore fragile mais bien vivant et audacieux. Bref une traversée du désert qui est sur le plan humain  une véritable “vie de chien” , n’étaient le réconfort apporté par son retour régulier à ses sources familiales et pyrénéennes et la complicité et la confrontation des idées avec les  militants exigeants du nouveau Parti Sa popularité dans la France réelle ne faiblit pas comme peuvent en témoigner les manifestations de sympathie spontanée observées par ceux qui l’accompagnent ou le croisent dans ses déplacements. Accessible et impressionnant à la fois pour la plupart des Français. Imprécateur ou visionnaire ? Gaullien ou Mendesiste, ou les 2 ? Toujours est il que l’incroyable courage politique de F. Bayrou a redonné tout son sens et son urgence à ce « projet d’espoir » qu’il avait présenté aux Français pendant la campagne présidentielle.

Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire militante de l’UDF et du Modem* , le slogan « Ni gourde, ni gourdin , Bayrou sinon rien » est né début avril 2007, dans un restaurant de l’est parisien. Ce soir là, de joyeux militants UDF et néo-UDF se retrouvaient à l’issue d’un « café citoyen » qui avait fait salle pleine autour du thème de la sociale-économie animé par le brillant Frédéric Lefebvre-Naré de l’équipe présidentielle de Bayrou.

Peu importe la paternité de ce brillant slogan de fin de banquet lancé à la cantonade. . Même si les témoins de cette soirée mémorable ont leur idée sur celle-ci … Ce qui compte c’est le cri du cœur lâché collectivement par des hommes (et quelques femmes …) de conviction qui appréhendaient ou qui ne voulaient pas choisir entre les 2 favoris de l’élection présidentielle. Pour eux c’était clair, Bayrou sinon rien ! Bayrou allait gagner et devait gagner car en dehors de son projet d’espoir nulle perspective viable pour notre pays.

Le soir du premier tour, ces militants se retrouvèrent devant le siège de l’UDF, rue de l’Université avec des milliers d’autres , en orange pour la plupart…Malgré leur déception face à la troisième place de FB et son score moins élevé que ce dont ils auraient rêvé, ils reprirent leur bonne humeur et s’armant de courage scandèrent à l’envie dans la rue leur slogan…

La presse qui avait besoin de sons, d’images et d’ambiance immortalisa ce moment et « Le Monde » le reprit même en une de son site Internet et sur son portfolio…

Pour le deuxième tour certains respectèrent à la lettre la devise et glissèrent à nouveau un bulletin Bayrou…

La petite bande s’est depuis, pour partie dispersée du fait des évolutions dans la vie de chacun ou par ce que certains ont perdu l’enthousiasme qui les animait alors.. L’amitié est restée évidemment, et un dîner de reconstitution de ligue dissoute a même eu lieu début juin..

Pourtant qui peut dire aujourd’hui que ce slogan n’ était pas visionnaire de ce qui allait se passer ? Côté candidat UMP élu : la dureté de la politique sociale et économique, le contrôle des medias et en particulier de l’audiovisuel public, une politique de défense des droits de l’homme en France sur la scène internationale bien différente des propos de campagne, la désinvolture vis-à-vis des déficits publics . Et côté candidate PS, défaite , l’impossibilité de se hisser à la hauteur de chef de l’opposition d’un grand pays démocratique.

Ni gourde, ni gourdin is back !

* La référence à NGNG a été faite récemment sur ce blog à l’occasion d’un échange de commentaires entre jp et Sébastien

Ce billet suit un premier ayant eu le même titre, mais sans « s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?… ».
Parce que je continue à penser qu’il n’y a pas de valeurs, de thèmes qui nous séparent ou nous distinguent. Je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique. Et je pense aussi la même chose concernant bien des membres du PS, Verts et PRG. Je les vois venir au MoDem, ceux qui n’en peuvent plus de ces partis de gauche refusant d’évoluer.
Et je trouve délirant, irresponsable, infantile même, de nous éparpiller, « ventiler », en différentes formations. Cette réflexion, je la retrouve dans nombre de membres du MoDem, Parti Radical Valoisien, NC ou paumés au sein de l’UMP. Je me refuse à tendre le poing contre des personnes avec qui je partage valeurs et vision politique de la France et de l’Europe.

Je demanderais juste, pendant quelques instants, à nos lecteurs, de baisser la garde du militant, du partisan, pour réfléchir à cela en toute honnêteté intellectuelle, voire même morale.

Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si je ressens comme absurde notre « ventilation », il est trois bémols sur lesquels j’insiste :
- je ne veux pas la reconstitution de l’UDF. J’en ai fait partie. Je me suis suffisamment cogner contre les murs de nos limites. L’UDF n’était devenue qu’un assemblage d’écuries dont les membres refusaient de voir que rien ne les séparaient, excepter des appétits électoraux. Ces appétits électoraux m’écœuraient d’autant plus que nous laissions le RPR nous réduire depuis 1981, sachant que ce parti était (en partie… mais décisive la partie !) responsable de la défaite de VGE, alors que celui-ci fut un grand président, avec un excellent premier ministre (qui eurent à affronter 2 chocs pétroliers, l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques, la « révolution » islamiste en Iran, l’instabilité européenne et surtout concernant l’aspect monétaire, etc.). RPR qui nous obligeait à des candidatures uniques dans lesquelles nous perdions notre identité auprès des Français, pendant que ce soi-disant partenaire cachait ses tares avec nous comme alibi. Affairiste, non libéral, archaïque, non européen, le RPR s’est sauvé de ses affaires malsaines en créant l’UMP, décidant d’ un coup la soumission de l’alibi, non plus partenaires, mais servile membre. L’UDF a été un échec, parce que ce parti a été incapable de faire évoluer la droite française vers un parti de centre-droit, façon CDU, en craignant le rapport de force avec le RPR qui, lui, a plongé la droite française dans un parti conservateur, mêlant droite américaine (atlantisme, dettes, communautarisme, retour du religieux, méfiance, voire même hostilité envers l’Etat et ses représentants) et anglaise (euroscepticisme, dérégulation économique, conservatisme social, déstructuration de l’Etat), plus la touche sarkozienne d’un allant berlusconien dans l’égo exubérant, de la paillette et du contrôle des médias.
- je n’ai pas d’estime pour ceux qui sont allés à la soupe de l’UMP pour des maroquins et autres rentes. Si les Français sont souvent écœurés de la politique, c’est parce que nombre de ses acteurs y sont des rentiers et n’ont aucun sens de l’intérêt général, de la République. Ces médiocres polluent la politique. Je ne croie pas plus dans la perfection du politique que de l’Homme, mais je suis de ceux qui pensent que chacun peut se parfaire, s’élever. S’engager en politique, c’est aussi se vouloir exemplaire, c’est être courageux, accepter la défaite comme être humble de la victoire
- si je pouvais suivre une UDF faisant évoluer la droite vers le centre droit et par là même assujettir le RPR, je ne peux suivre une droite “libérale”-conservatrice. Et c’est sur ce point que je vais tenter d’être plus exhaustif.

S’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
Je vous propose que nous fassions un rapide bilan de la gestion sarkozienne de notre pays :
- Economie : pas de politique économique énoncée, visible, pas de politique de l’offre, d’insdutrialisation.
- Social : travailler plus pour gagner plus ? les heures sup ne font pas manger. La fin des 35h ? Je la souhaite. Mais n’oublions pas que cette maligne réforme de Madame Aubry nous coûte des milliards d’euros : le fonds de financement qui devait être créé ne l’a jamais été, et l’Etat a donné des milliards aux entreprises pour qu’elles appliquent cette réforme. De même, dans le privé, combien étions-nous, et sommes nous, à dépasser allègrement les 35H pour se rapprocher des 50 voire 60 heures ? Les 35h ont de plus « flingué » les revenus des catégories populaires, les obligeant toujours plus à une productivité devenant folle. Supprimer les 35h : oui. Mais revenons aux accords en entreprises, et pourquoi ne pas les remplacer par une semaine de congés payés supplémentaires ? enfin, la suffisance sarkozienne a encore fait déraper : l’attitude belliqueuse à l’égard des syndicats est parfaitement inutile et ne s’inscrit pas dans une politique adulte de concertation. Voilà encore une régression du fait d’une immaturité du dirigeant. Et n’oublions pas les non remboursements par la sécurité sociale pour des malades en graves situations.
- Fiscalité et désendettement : les réformes fiscales avec ce pouvoir sont particulières… elles ne s’adressent en faite qu’à une partie aisée de la population. Réformes qui sont à l’encontre du désendettement de l’Etat, et accentuent l’effet d’une cassure de la « classe moyenne », qui n’est encore une fois pas concernée mais plus intéressée par les conséquences de désendettement pour leurs salaires. Je n’oublie pas que N. Sarkozy fut le ministre du budget qui eut la création d’endettement la plus forte de notre histoire… Or, l’endettement est surtout nocif pour les salaires…
- Pouvoir d’achat : l’explosion des prix de l’immobilier + l’alimentation + le pétrole sont catastrophiques pour le pouvoir d’achat des Français. Je ne vois rien dans la politique actuelle traduisant une volonté sarkozienne d’aller le chercher « avec les dents ».
- Politique étrangère : l’alignement atlantiste n’est pas conforme avec une volonté européenne, le soi-disant « réalisme » ne fait pas honneur, et ne rapporte rien…
- Défense : pour maintenir l’état de nos armées, contribuant à l’influence de la France dans le monde, le budget doit en moyenne représenter 3 % du budget total. Le choix OTAN de N. Sarkozy, le Livre Blanc de la Défense, nous font passer en-deçà de 2 %… Je regrette que Jacques Marseille (*) n’ait pas été suffisamment lu dans ce domaine.
- Justice : hormis la beauté de la ministre et son aspect vestimentaire clinquant, la réforme de la carte judiciaire a surtout montré le peu d’impartialité de l’Etat sarkozien. Mais surtout, le plus emblématique de l’UMP, est cette volonté de « dépénaliser la délinquance financière »… cela confirme cet adage : « en France, la gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts ».
- Education et Recherche : pratique strictement comptable de la baisse des effectifs. Enseignement et Recherche sont les deux mamelles d’un pays forts. Sur ce point, nous sommes bien faibles.
- Environnement : tout dans l’apparat, affligeant…
- Démocratie : la réforme constitutionnelle ne verra pas l’introduction de la proportionnelle, permettant une vraie représentation nationale et indépendance des démocrates, de vous tous. Je me souviens d’H. Morin disant que ce serait un cas de « casus belli » pour le NC si cette évolution devait être refusée… Mais le plus inquiétant pour la démocratie est la mainmise sur les médias : nomination en direct du patron de France Télévision, éjection de journalistes non serviles (Paris Match, TF1), etc.
- Sécurité : le bilan est déplorable. On n’entendra plus parler de baisse de la délinquance… Après avoir mis fin à la police de proximité, on ne sait aller dans les banlieues qu’en mission commando ! c’est l’économie parallèle qui est contente… Quant à la fusion de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur, il s’agit pour moi d’une grave erreur car en sens contraire du besoin d’une arme de pacification dans les zones grises
- Europe : chacun ressent que nous glissons, imperceptiblement, sur la pente d’une Europe façon britannique : un marché commun, poussant à une dérégulation toujours plus forte, et sans cadre social ni direction politique. L’Union Européenne est de plus en plus perçue comme une structure d’administrateurs dérégulant nos économies, ne protégeant pas notre modèle social, n’ayant pas de vision, d’ambition commune. En ce sens, c’est bien l’opposition entre un « capitalisme total » et le « modèle rhénan » à laquelle nous assistons.

Exceptés quelques points positifs : service minimum, fin des 35h, mais souvent mal conçus (les maires se retrouvent avec le bébé du service minimum dans les écoles, les 35h ne sont pas compensées) et surtout à sens unique, ce premier bilan, rapide et partiel, me fait vous dire, amis Radicaux, Libéraux et Démocrates-Chrétiens, que je vous sais ne pas être « heureux » à l’ombre de la domination de l’UMP.

En tant que Libéral, comment se satisfaire d’une politique plus favorable aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes ? Ces grandes entreprises ne contribuent qu’à 7 % du PIB français ! Comment peut-on accepter l’exubérance d’un exécutif menaçant la séparation des pouvoirs ? Comment supporter la poursuite de l’endettement, le fait qu’il n’y ait pas de politique industrielle ? La dépénalisation de la délinquance financière ?
En tant que Radical, comment admettre le contrôle des médias, l’intrusion du religieux, les atteintes aux acteurs de l’Etat, à l’Etat lui-même, à la création d’un ministère de « l’identité nationale » ?
En tant que Démocrate-chrétien, ou simplement Démocrate, comment suivre une politique fiscale tournée vers les catégories aisées, si peu favorable aux catégories populaires et moyennes ? Comment admettre une politique si peu européenne, si proche de la Grande-Bretagne et si éloignée de l’Allemagne ? L’évolution vers un capitalisme « total », à l’anglo-saxonne, et l’abandon du modèle « rhénan », d’économie sociale de marché ? Le refus de l’introduction de la proportionnelle est encore une preuve de la domination sourde de l’UMP.

Je ne vois rien, dans le soi-disant cumul des réformes, qui puisse expliquer une quelconque soumission envers N. Sarkozy et l’UMP. Je sais que pour nombre de nos amis Radicaux, Libéraux, Démocrates, beaucoup de reproches sont émis à l’encontre de F. Bayrou. Je reconnais aussi qu’il y ait pu avoir erreur ou précipitation lors du 2d tour des présidentielles et des législatives.

Mais il faut reconnaître que le MoDem a suscité un réel engouement, estime des Français. Lors des élections, et mêmes locales, ce parti naissant a fait en moyenne près de 15 % des voix (moyenne des candidatures MoDem). Un parti Démocrate se crée réellement, avec une assise sociologique, se basant sur ses valeurs sociales-libérales, environnementales et européennes. Le Mouvement Démocrate montre que l’indépendance des Démocrates est possible, nécessaire et attendue par les Français. C’est le courage politique de l’indépendance, attirant nombre d’anciens électeurs de gauche lassés par l’irresponsabilité, la démagogie et surtout les bagarres des thénardiers du PS, et nombre d’électeurs de « centre-droit » étrangers à l’UMP, un parti conservateur peu soucieux d’impartialité et si peu de tradition européenne. Ces Français ne croient plus, ou n’ont plus confiance dans la gauche et la droite d’aujourd’hui. Leurs valeurs démocrates, sociales, environnementales ne se retrouvent pas dans l’UMP. La réalité sociale et économique, le sens de l’Etat, des responsabilités, ne se retrouvent pas non plus avec les PS-PC-Verts.

Pourquoi ne pas être courageux ensemble ?

(*) Jacques Marseille, « Le Grand Gaspillage », chez Plon.

En proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !

Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .

L’Elysée a lancé une nouvelle réforme de la constitution. Tout le monde y va de sa propre modification. Le Président de la République, sans doute émerveillé par le discours du Président américain devant le congrès, veut pouvoir faire de même. Plusieurs parlementaires UMP y sont opposés. Le Parti Socialiste veut une réforme du système électoral du Sénat.

Le Nouveau Centre et le Mouvement Démocrate souhaitent l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives (point auquel s’opposent les parlementaires UMP). Tout ça parce que le parti majoritaire ne dispose pas des trois cinquièmes nécessaires au congrès et que la perspective d’un référendum n’existe pas pour l’exécutif.

Au delà du fait qu’après la ratification du traité de Lisbonne, on veut, une nouvelle fois, modifier nos institutions sans consulter le peuple français, personne ne se pose la véritable question, celles-ci sont-elles viables. Elles ont effectivement permis une stabilité gouvernementale mais l’absence de participation chronique aux élections devrait inviter nos gouvernants à réfléchir sur la pertinence de la constitution actuelle.

Durant la campagne pour l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait défendu le texte de la cinquième république. Les quatre vingt cinq pour cent de participation à l’occasion de ces élections ont semblé lui donner raison. Mais voilà, cette belle participation s’est littéralement effondrée lors des élections législatives et n’a connu aucun redressement lors des élections municipales. De surcroît, à chaque élection d’un nouveau président, les français ont le sentiment (toujours fondé) d’avoir été trompé sur les promesses faites. Souvenons nous des vraies élections législatives que nous avons connus en 1993 et 1997 pour constater que le sentiment de trahisons des promesses et d’inutilité du mandat législatif n’existait pas.
Souhaitons qu’après les mensonges de Mitterrand, l’inertie de Chirac et l’instabilité de Sarkozy, un président aura le vrai courage de changer en profondeur notre constitution.


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le journal Le Monde : une étrange ambiguïté / Le Point, une étrange vérité


TV5 Gregory Perrin

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