Dominique Strauss Kahn est l’objet d’une enquête au sein du FMI pour “abus de pouvoir” . Initiée par le représentant égyptien, soutenue par d’autres pays arabes et la Russie cette enquête devra déterminer si une économiste du FMI qui aurait entretenue une relation avec DSK a bénéficié d’une prime de départ excessive . Nous espérons et pensons que DSK sortira blanchi de cette affaire scabreuse non par ce qu’elle entend révéler mais par ce qu’elle sous tend : tenter d’abattre un homme dont les compétences professionnelles sont évidentes et exiger une vie privée 100 % morale pour tout responsable politique ou gouvernant.
DSK a déjà surmonté les attaques dont il a été victime dans le passé . Il a perdu son ministère de Bercy, a du renoncer à briguer la Mairie de Paris et a souffert lors de l’élection interne au PS pour la présidentielle d’une réputation de dilettante velléitaire.
Cette affaire de corne-cul  va t’elle encore lui jouer un mauvais tour ?
Alors que son courant au sein du PS s’écharpe avant le congrès de Reims, il n’avait pas besoin de cela .
En ce qui nous concerne, on aurait nous, plutôt tendance à lui manifester notre sympathie et notre impatience à ce qu’il sorte sans nouveau dégât de cette polémique.
“Licence to kill” pour la Russie en Géorgie : qui peut l’empêcher ?
11 Commentaires Publié by JP août 10th, 2008 in Europe, Identité démocrate, évènementsLa Russie profite des Jeux Olympiques en Chine pour faire la guerre en Géorgie, dans son Caucase, le Balkan de la région. Les yeux des médias sont détournés par les jeux.
Il s’agit là tout simplement de la poursuite de la géopolitique russe dans la région, après la Russie tsariste et la soviètique.
Rien ne change : la Russie veut dominer son Sud, l’accès aux matières premières du Caucase, le contrôle du pourtour de la Mer Noire, sa frontière avec la Turquie, vers le Moyen-Orient.
La Russie veut retrouver son rôle de pays dominant de la région, et “pacifier” ainsi toute cette zone.
Qui peut l’en empêcher ?
L’ONU prouve encore qu’elle n’est qu’un symbole. Le secrétaire général gesticule mais le symbole ne parle pas. Elle n’est pas une réalité dans le rapport de forces géopolitique.
Les Etats-Unis n’ont plus vraiment les moyens d’hausser le ton, occupés dans de nombreux théâtres d’opérations, surtout en Irak, et principalement préoccupés (ce qui est logique) par l’Iran.
Que la Russie domine le Caucase participe du fait accomplie. Les Américains se sont déjà positionnés entre Russie et Mongolie, avec force de bases pour le pétrole de la région…
Et l’Europe ?
Elle se perd dans des référendum, des nations-Etats dont les dirigeants restent plus préoccupés par la détention du pouvoir que par l’établissement de l’unification de la civilisation européenne. Le poujadisme du “pré-carré” a envahie des esprits simples.
Civilisation européenne ? démocratie pluraliste, économie sociale de marché, protection environnementale, culture et éducation pour tous, etc. ? Cela fait penser au MoDem en France…
Sauf qu’à l’exemple de cette France, l’Europe se laisse absorber par la vision d’un “capitalisme total”, façon anglo-saxon, et abandonne le modèle rhénan. Les classes moyennes, catégorie vertébrale de cette démocratie, sont les victimes principales, et risquent de disparaître, tels les dinosaures des temps modernes. Pouvoir, argent, médias font ménage à trois en un, nouvelle fusion pour nouvelle ploutocratie.
La politique de Défense y est perçue comme inutile, les marchands du temple laissent la garde de leur marché au veau d’or américain.
La France, qui restait moteur dans l’idée d’une Europe politique donc pourvue d’une Défense indépendante, s’est choisie un président atlantiste, la fusionnant dans l’OTAN, prolongement armé de la perspicace et altruiste politique extérieure américaine…
L’Europe, ses dirigeants, désespèrent les Européens.
Bush va laisser la place et ne servira plus de repoussoir…
Alors pourquoi empêcher la Russie de faire le gendarme du Caucase ? Avons-nous mieux à proposer ? Serions-nous capable de nous proposer en modèle, d’apporter la paix dans le Caucase et la stabilité, serions nous un modèle ?
Le désert n’ayant pas proposer de concurrent au sable, grande est la paix de l’océan…
Soljenitsyne, le grain de sable de l’esprit libre
3 Commentaires Publié by JP août 4th, 2008 in Identité démocrate, Notes de lecture, évènementsSoljenitsyne nous a quitté. Petits mots pour faire hommage à la mémoire de l’écrivain “héros” de la liberté et de la force de l’homme.
Héros parce qu’au risque de perdre la vie, il dénonçait, de l’intérieur de l’empire soviétique liberticide, l’horreur des camps de concentration, souvent camps de la mort, qu’il avait lui-même connu, malgré ceux qui prétendaient que cela n’existait pas, que c’était de la manipulation américaine fasciste, que le bonheur était (est toujours pour ces autistes) communiste, Staline le père des peuples, que les camps c’est nécessaire, pas si grave…
Héros de la liberté parce qu’il n’a jamais cessé de militer pour la liberté de penser et d’écrire, où qu’il soit, malgré ceux qui tentèrent de l’avilir, voulant le faire passer pour un proche de la gestapo un jour, un autre agent d’Israël mais aussi antisémite, ou encore de la CIA, ou enfin un pernicieux maçon mais aussi anti-démocrate…
Et ce par des écrits d’une grande qualité, d’une profondeur de pensée enrichissante (1), de l’homme permanent.
La force de l’homme, enfin, qui comme le grain de sable dans la machine, à lui tout seul, tel David devant Goliath, ébranle le pouvoir qui se veut absolu, qui s’absout de tout, que nos intellectuels collaborateurs du parti communiste veulent toujours absoudre.
Enfin, cet homme qui voulut penser et écrire librement, dont les idées politiques sont souvent étrangères aux miennes, “croyant” façon tsariste, est le symbole de l’ambiguïté de l’Homme : exemplaire dans son combat pour la liberté face à l’horreur corruptrice rouge, il restait fils d’une Russie archaïque, ne se dépassant pas…
(1) : “Le pavillon des cancéreux”, “l’Archipel du Goulag”, “Le déclin du courage”, “Le grain tombé entre les meules”



