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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




En proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !

Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .

Il ne faut pas donner plus d’importance que celà aux réclamations insistantes de Jean Arthuis ou de Thierry Cornillet afin de restaurer dans toute sa plénitude juridique et politique l’UDF. Ceux qui tiennent ce discours au sens littéral “réactionnaire” n’ont à l’évidence tenu aucun compte de l’histoire politique des deux dernières années à laquelle pourtant on pensait qu’ils avaient participé : le congrès de Lyon de l’UDF marqué par l’avènement du “parti libre”, la campagne et le projet présidentiels de François Bayrou , la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate au lendemain du deuxième tour et la création formelle du Parti au congrès de Villepinte fin 2007.
Ils feignent aussi d’ignorer que le maintien de l’UDF à Villepinte n’a été faite que pour préserver les intérêts juridiques, financiers de la “marque” UDF et éviter qu’un hold up ne soit fait sur celle-ci par je ne sais quel Hervé de Charette ou autre notabilité para UMP.

Que ceux qui plus anciens ont connu les affres de l’UDF avant l’arrivée de Bayrou à sa tête, se rappellent l’ absence totale de vie démocratique, les querelles de chapelles (appelées alors “composantes”) sans fin entre “libéraux”, “radicaux”,”centristes”,”PSD” et “adhérents directs”, la composition de toutes les instances nationales ou locales avec une clé de répartition entre ces différentes composantes
Est ce le retour à ce genre de fonctionnement que veulent ces donneurs de leçon ? Enfin ce genre de réaction de repli sur soi, fait fi de la richesse - même complexe et revendicative - militante venue lors de la création du MoDem . Il traduit aussi une peur bleue d’assumer enfin l’indépendance vis à vis de la droite , ce qui pourtant s’impose peut être plus encore sous Sarkozy que sous Chirac ou Balladur . Bien sûr l’UDf avait davantage d’élus que le Modem aujourd’hui et notamment au niveau parlementaire mais que sont devenus sur la scène politique les Douste Blazy, Madelin, Rossinot , Charette, Robien, Mehaignerie etc.. ont ils encore une “part de voix “?
Ce débat est surréaliste …
En revanche il y a urgence pour le MoDem à rassembler toutes les compétences et les diversités qui existent en son sein, à chercher aussi a faire revenir ceux qui se sont déjà impatientés ou se sont découragés, chez les jeunes notamment, devant l’immensité de la tâche. Ceux qui ont le sentiment de n’avoir pas été entendus alors même que le Modem traverse une crise de croissance, accentuée par des carences au niveau des structures, de l’animation et il faut être réaliste du fait aussi d’un financement interne très, très insuffisant pour une formation dite moderne.
Ceux qui ont un peu d’expérience politique, savaient que la période post présidentielle serait difficile, que les débauchages avérés ou inavoués se multiplieraient, que Bayrou serait porté au pilori pour refuser de revenir à la raison ou à la maison de centre droit , que son entourage serait dénigré, que chaque parlementaire ou chaque responsable local parti serait interprété et médiatisé comme une prise de guerre, un nouvel affaiblissement du MoDem et de son leader présidentiable .
Il est sain que Bayrou refuse tout retour en arrière mais il serait urgent que tous ceux qui aiment ce parti, ont des convictions fortes, se rassemblent pour le soutenir enfin avec loyauté, indulgence parfois et passion toujours.

Mes petits amis, je sais que depuis quelques jours les médias nous bassinent avec une nouvelle espèce : l’UDF-Sarkozyste. Quelle bêtise, les seuls de cette espèce s’appellent Robien et Santini. On les reconnaît à l’odeur des insultes qu’ils profèrent contre Bayrou. c’est là qu’il faut réfléchir un peu, et regarder les motivations des autres députés UDF qui usent de leur liberté d’élu non pas contre Bayrou mais contre Royal. Il ne s’agit pas de gauche, ni de droite, mais d’une écrasante majorité qui trouve miss Poitou profondément nulle. Alors de grâce arrêtons les insultes et créons ce parti rassemblant des sensibilités de droite, de gauche et du centre qui comptera aussi avec ces députés. Et puis pour faire un centre, il ne faut pas tuer la droite qui le compose mais promouvoir la gauche et l’extrême-centre pour l’équilibrer. En attendant les candidats de centre-gauche pour les législatives voici un petit extrait du blog d’Albertini, un soi-disant affreux Sarkozyste …

dimanche 29 avril 2007

Par Pierre Albertini:

Après une petite pause en Creuse, je constate que ma prise de position pour le second tour a inspiré un grand nombre de commentaires.

Lorsqu’elles sont sincères, toutes les opinions sont respectables. Et je les respecte. La passion qui anime certains blogeurs est sans doute à mettre au compte de l’importance de l’élection à venir.

Sur la forme, j’ai été parmi les premiers à dire pour qui je voterai, le 6 mai prochain. La venue de Nicolas Sarkozy à Rouen, le 24 avril, m’a conduit à annoncer plus tôt ce que j’aurais annoncé quelques jours plus tard. Je l’ai fait en sachant que les élus auraient toute liberté pour indiquer leur choix. Pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Aujourd’hui, les 3/4 des députés UDF ont fait le même choix que moi. Ce n’est certes pas une excuse mais c’est un signe.

Sur le fond, bien plus important, les différences entre le projet de François Bayrou et celui de Ségolène Royal portent sur des aspects essentiels à mes yeux : économie, emploi, fiscalité, retraites, carte scolaire. Cela ne me fait pas épouser pour autant tous les points du programme de Nicolas Sarkozy. Mais il me paraît plus apte à redresser la situation économique et sociale du pays.

Je continue à soutenir la démarche visant à créer un parti autonome qui ne soit inféodé ni à l’UMP ni au PS. J’ai proposé de l’appeler “Le Centre”, tout simplement. Cela lui donnerait d’emblée un positionnement clair sur l’échiquier politique. Réponse dans quelques jours…

Après un insoutenable suspense, le Ministre de l’Education nationale vient de décider de donner une voix de plus- la sienne - à Nicolas Sarkozy. So What ?

Alors qu’il y a 2 semaines (lorsque Bayrou était à 24 % dans les sondages) Robien disait qu’il accueillait avec sympathie la candidature du Président de l’UDF, il se range courageusement aujourd’hui, 2 jours après sa réelection de Maire d’Amiens grâce aux élus UMP ,dans le camp du favori. Peu importe que Sarkozy lui ait marché dessus pendant toute la campagne en demandant l’abrogation de la carte scolaire ou ait dénoncé la “faillite” du système éducatif …Il refuse le “flou” dit il …Quelle déclaration inspirée !

On pourra s’interroger sur la présomptueuse signification de ce geste : Que représente M. de Robien dans la vie politique d’aujourd’hui ? Quelle est sa “valeur marchande” dans le camp de l’UMP alors qu’il n’a pas eu la courage d’affronter les suffrages au sein de l’UDF après avoir annoncé le faire (cétait en janvier 2005 au moment du congrès de Lyon) . Enfin ne s’agit il pas plutôt d’une bonne nouvelle pour Bayrou étant donné l’impopularité record de Robien dans le monde enseignant ?

C’est une triste fin pour le fringant giscardien des années 70, le libéral des années 80 qui avait été assez combatif au moment des tentations d’alliance en région avec le FN dans les années 90. Puis un bon directeur de campagne, aussi quoique un peu mou, de Bayrou en 2002 et le ministre agissant du grand - et beau - chantier Chirac de la baisse de la mortalité routière.

La campagne des présidentielles est l’occasion d’instaurer un débat sur les sujets de fond de notre société.

Elle marque les engagements de ceux susceptibles de gérer notre pays. Ces candidats devraient « conduire la France et les Français vers un avenir meilleur »…

Je souhaite pour ma part que ces débats apportent à nos concitoyens une image précise de la situation, des enjeux à venir, des objectifs et du scénario proposé pour y parvenir.
A la lumière des échanges actuels qu’en est-il alors, par exemple, de nos banlieues ?

Si on calcul le temps passé sur le sujet, on pourrait considérer que les banlieues ne sont ni un enjeu de société, ni un enjeu électoral…
Et pourtant fort de 2 millions d’habitants, nos banlieues (Zone Urbaine Sensible dans le jargon de la politique de ville) sont autant un enjeu de société qu’un enjeu électoral.
Un enjeu de société, identifié depuis les années 70, premiers constats d’échec des villes nouvelles, et premières mesures correctrices décidées par les pouvoirs publics. Depuis, la « Politique de la Ville » se « renouvelle » constamment, pour tenter de freiner la spirale infernale qui enferme de façon de plus en plus définitive ces habitants dans leurs ghettos. Alors, on imagine fort bien comment une étincelle peut déclencher des actes révolutionnaires et nihilistes, « suicidaires », en entraînant 2 millions de personnes dans une voie sans issue.

La cohésion de notre pays dépend de la volonté de l’Etat de s’investir résolument dans la question. Les évènements de l’hiver dernier démontrent combien le danger est grand et paraît maîtrisable, mais surtout rappellent l’importance de la détresse et des besoins.

Le terme de Cohésion est emprunté à JL Borloo, qui est à l’origine de la loi de « cohésion sociale ». Loi qui dispose de moyens supplémentaires pour le traitement des problèmes sociaux (éducation, cultures, emplois, sécurité…) des quartiers sensibles. Le travail de son ministère aura été exemplaire sur ce thème. Il répond à un besoin de mobilisation massif de crédits publics, d’une simplification des procédures, mais surtout d’une prise de conscience publique que ces difficultés ne peuvent être enrayées qu’avec une sorte de « Plan Marshall ».

Ce thème comme je l’indiquai n’est pas aujourd’hui soulevé dans le cadre de la campagne. La mise en réserve provisoire de JL Borloo en est certainement la raison. Il devrait entrer en campagne courant mai, alors, les banlieues seront, je l’espère, au cœur de la campagne des présidentielles.

Les victoires de la droite et du centre lors des dernières municipales sonnant la fin du monopole communiste et socialiste sur cet électorat conduira les présidentiables Bayrou, Sarkozy et Le Pen à le privilégier. Faire campagne à gauche et s’appeler Marie-Ségolène n’est pas crédible, aussi ce sont les extrêmes de gauche, du centre et de la droite qui en tireront profit.
En parlant de l’extrême centre, j’éprouve beaucoup de regrets face à un gâchis politique, et humain.

Rappelez-vous, lors des dernières présidentielles, Bayrou, était candidat, Borloo son fidèle compagnon, Robien son directeur de campagne. J’imagine, aujourd’hui, cette équipe de nouveau réunie avec dans l’ordre le « ministre de gauche », Borloo, le « pure centriste », Bayrou, et le noble de Bretagne, Robien : on l’appellerait certainement la « Dream Team » ! En tout les cas, ce serait la mienne.

Etaient-ils cinq ans trop tôt ? L’UDF fait-elle des erreurs de casting ?

Ce cocktail aurait certainement réussi à faire « exploser » les énergies positives des banlieues pour les élections mais surtout dans le cadre la mise en œuvre réelle et efficace d’un plan d’actions.


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