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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




Il y a un peu plus d’un an, le Nouveau Centre est né sur les ruines de l’UDF. Ce nouveau parti se voulait indépendant et dans la majorité présidentielle. Mais son existence, et donc son utilité, était difficile à démontrer en raison de la présence d’une majorité absolue UMP à l’Assemblée Nationale. Lors de la discussion sur la loi TEPA (dite paquet fiscal), Charles de COURSON a déposé des amendements intéressants. Ils ont immédiatement été balayé par l’UMP, Jean-François COPE ayant brutalement rejeté toute discussion par une intervention qui pouvait s’apparenter à « vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires ».

Le Nouveau Centre, en recherche de financement a tenté de faire modifier la loi électorale sur le financement politique. Il a finalement été lâché en rase campagne par son allié. Périodiquement, François SAUVADET, président de groupe, se plaint de l’attitude dédaigneuse de ses partenaires, propos auxquels Jean-François COPE a récemment répondu, de manière quelque peu méprisante par « Monsieur SAUVADET, je le trouve gentil ». Et voilà qu’arrive le débat dans lequel le Nouveau Centre pouvait espérer compter : le débat sur la réforme de la constitution.

Le Nouveau Centre pouvait compter car c’est le seul débat dans lequel l’Assemblée Nationale et le Sénat sont sur un pied d’égalité et la difficulté de réunir la majorité des trois cinquième rendait la trentaine de parlementaires NC difficilement contournable. Mais voilà, la servilité ayant inhibée ces derniers, ils sont apparus inexistants. Le président du parti s’est simplement fendu d’un communiqué lénifiant et stérile expliquant que la réforme des institutions, c’était ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, et que le Président de la République a dit, le Président de la République a fait, le Président de la République a décidé et que le Nouveau Centre allait s’exécuter.

Les idéaux ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas, ceux du Nouveau Centre sont déjà obsolètes.

Hervé de Charette est un giscardien historique, il a rallié l’UMP lors de sa création en 2002, lachant, sans hésitation, François Bayrou en début de campagne présidentielle . Ancien Ministre des Affaires étrangères sous Chirac , il a aujourd’hui quasiment disparu du paysage politique français actif. Cette semaine cependant, il a fait une déclaration violente contre l’UMP estimant que c’était un “parti autoritaire “au seul service de Sarkozy avec un direction “brejnevienne” exercée par Patrick Devedjian. Celui-ci lui a répondu tout aussi brutalement, et non sans humour, qu’il connaissait le prix des états d’âme de Charette :600.000 € (Nota : le montant du renouvellement de la subvention à son groupuscule , refusée par Devedjian).

Cet épisode assez cocasse, bien sûr montre la vassalisation implacable des ralliés de l’ex UDF à l’UMP et l’impossibilité d’exister -si ce n’est avec indépendance - du moins avec une certaine autonomie. Il est aussi implicitement un forme de remords sur une stratégie vouée à l’impasse.. On se souviendra aussi que Nicolas Perruchot a récemment déclaré après sa sévère défaite municipale à Blois que ses électeurs ne lui avaient pas pardonné son changement de parti et de camp en 2007 après la présidentielle. Au Nouveau Centre on veut encore y croire, on gonfle le torse en annonçant que l’on va présenter des listes aux européennes ou aux régionales, on annonce 7000 militants (ce qui veut dire sans doute moins de la moitié) pour 2000 élus ce qui montre bien l’échec du recrutement opéré en un an, et on s’accroche aux bonnes idées du projet présidentiel de Bayrou pour résister à la pensée unique sarkozyste….Seul Borloo à la tête de son petit mais toujours là - malgré sa dérive droitière - Parti radical tient à peu près le coup grâce à sa personnalité atypique. A qui le tour ?
Pendant ce temps là , la traversée du désert de FB se poursuit en agrégeant une nouvelle génération de militants politiques, en construisant un vrai parti neuf, en capitalisant auprès des Français, et en fourbissant les armes d’une flamboyance prête à resurgir.

Je voulais signaler à nos amis lecteurs la présence dans la liste des signataires de l’appel à la vigilance républicaine de l’hebdomadaire Marianne de Maurice Leroy et de Jean-Christophe Lagarde. Un an après être allés à la soupe, ils ont l’air de bien peu goûter celle qui leur a été servie. Mais dans ce cas j’attendrais d’eux qu’ils se fassent discrets. En se manifestant ainsi, ils se ridiculisent.

Allez les gars encore un effort et vous avouerez que vous vous êtes complètement fourvoyés. Peut être même reviendrez vous au bercail ? Ne vous attendez tout de même pas au tapis rouge en rentrant….

Dans le même registre, en campagne avec les gars orange du Modem Paris ce samedi nous avons d’ailleurs croisé le sénateur Pozzo Di Borgo dans le métro. Après lui avoir précisé que le wagon orange ne représentait que les militants du “nord du onzième”, j’ai aperçu dans son regard une certaine amertume. Il faut dire qu’il aurait pu y ranger tous les militants du Nouveau Centre Paris, plus les amis, chauffeurs et domestiques du pseudo-ministre de la Défense, qui aurait pu lui aussi signer l’appel en anticipant son éjection post-municipales.

Incroyable mais vrai ! Cette dépêche de presse.

PAPEETE - La démarche serait “légale”, selon Philip Schyle, le président du Fetia Api, petit parti polynésien coincé entre les formations de Gaston Flosse et d’Oscar Temaru, qui a signé cette semaine une convention avec le Nouveau centre

En fait, les textes du financement public des partis politiques permettent aux formations d’outre-mer de recevoir une aide dès qu’elles ont présenté un candidat aux législatives. En métropole, des candidats dans 50 circonscriptions sont requis au minimum pour qu’un parti bénéficie ensuite des 45.000 euros annuels durant la mandature pour chaque député élu.

Le Fetia Api n’a récolté qu’un peu plus de 1.000 voix au total dans les deux circonscriptions polynésiennes (1,11% des suffrages exprimés) en juin dernier. Mais selon Philip Schyle, il suffit que les 21 députés du Nouveau Centre “signalent leur rattachement au Fetia Api auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques” pour que plus de 900.000 euros tombent annuellement dans les caisses de son parti à Tahiti.

Une somme qui sera aussitôt reversée au Nouveau Centre en vertu de la convention signée mercredi à Papeete par Philip Schyle, moins les 30.000 euros annuels conservés par le Fetia Api, selon les termes de l’accord.

“Nous donnons un coup de main au Nouveau Centre”, admet l’élu polynésien qui, jusqu’en mai dernier, bénéficiait d’un accord avec l’UDF et soutenait François Bayrou, fondateur du MoDem. Et de poursuivre, “nous n’avons rien demandé, c’est le Nouveau Centre qui a établi la convention”. Un partenariat qui prévoit tout de même un volet politique. AP

* Comme nous sommes sur un blog honnête, j’avoue modestement avoir emprunté ce titre excellent au journal Libération qui a levé ce lièvre polynésien…

Le Nouveau Centre s’est planté aux élections législatives. Pour ce syndicat de sortants, eunuques de l’ump, alibi centriste sarkozien, l’objectif était de s’inventer une légitimité politique. Pour cela, il fallait respecter la loi en présentant au moins 50 candidats dans 50 circonscriptions aux législatives, et produire un seuil minimal de 1 % au niveau national, pour profiter des subsides de l’Etat.
1 %, c’est malgré tout très peu.
Et pourtant il aura fallu, à ces “courageux centristes”, racler les fonds de tiroirs car personne ne se bousculait pour porter leur infâme trahison : chauffeurs, domestiques, épouses (belle marque de respect), etc…
Mais bon, tous les moyens sont bons quand il s’agit des maroquins de la République : les places sont chère, aux Français de payer !

Malgré l’emploi de tous les moyens … “légaux”, rien n’y fait, le nc ne parvient pas à s’inventer une histoire politique, de parti. L’argent ne vient pas…

Oups, désolé : et si l’on utilisait les vieilles recettes politicardes ?

Sans gêne, les eunuques ont imploré le président Sarkoy afin d’emettre une loi spéciale “illégitimes”. Pas fou, l’Omniprésent a donné son accord.
Résultat, cette loi est préparée pour abaisser le quota à 15 députés, sans autres formes de procès, et surtout sans aucun besoin de cette légitimité, expression de la démocratie !
Belle porte ouverte pour de prochains groupuscules bidons, et pourquoi pas d’ailleurs des sectes, que l’on voit tenter de s’immiscer à chaque élection…

Mais surtout, si cette loi est votée, encore une belle occasion de dégoûter les Français des politiques, ajoutant à l’irrespect d’une assemblée pas représentative.

Pourquoi ces députés en manque de légitimité démocratique ne proposent-ils pas le scrutin à la proportionnelle ? Parce que cela ne changerait rien à leur inexistence ?

Et si cette loi est votée, celle-ci imposera un fait anticonstitutionnel : la non rétroactivité des lois !
Pourquoi une loi est elle anticonstitutionnelle du fait de sa rétroactivité quand il s’agit des emprunts des Français pour l’achat de leur maison, mais constitutionnelle quand il s’agit, pour un quarteron de centristes à la retraite, de vivre aux frais des Français ?

A défaut pour la gauche de passer à l’ère postindustrielle, le MoDem passe l’arme à gauche, ce qui n’en fait pas un parti au point mort mais en gestation. Ceci n’est pas une polémique mais une explication, je ne veux rien, je ne vends rien, je ne veux faire l’éloge de personne, je n’appelle à voter pour personne (sauf pour moi) et ce n’est pas une mise en garde, pas même un conseil, c’est un constat neutre, je dirais presque centriste.

Rentrons dans le gras :

Une chose est sûre, L’Udf et Bayrou pour ces présidentielles avaient une alternative, s’ils ne passaient pas au second tour pour gagner, il fallait au moins passer au second tour pour perdre tout en étant sûr de gagner vu qu’il est impossible au centre de perdre au second tour.

A la guerre comme à la guerre, il y a peu de choix entre vivre et vivre. Et dans notre désir de victoire, dans notre assurance, nous avions décidé (et ça avant le 1er tour) de créer un mouvement démocrate pour rassembler les gagnants, pour créer une dynamique et pour gouverner différemment. Excellent mais le problème ce que nous ne sommes pas allé au second tour alors on n’a juste gardé l’idée. J’avoue qu’on aurait eu l’air fin de dire « finalement, puisqu’on a perdu on fait rien, tout le monde rentre chez soi ».

C’est là qu’entrent les mathématiques. Sarkozy gagnant les présidentielles a aspiré les gens plutôt de droite, le ps s’écrasant comme un soufflet raté a laissé les petits gens de gauche en apesanteur, et le Modem qui veux dans son giron un peu tout le monde attire un peu tout le monde sauf des gens de droite (il est anti-sarko c’est son président qui le dit) et sauf du très gauche (il est pro-européen), il attire donc ce qui reste de gauche c’est à dire du « un peu » à gauche. Arithmétiquement l’Udf « à droite mais pas trop » est passée au « à gauche mais pas autant qu’eux ».

Prochain chapitre pour la famille centriste, les municipales qu’elles soient révélatrices ou atomisatrices. Dans la politique tout est possible même le MoDem, si mathématiquement le Modem est centre-gauche au lendemain de ces élections tout aura peut-être encore changé.

Je suis rentré à l’Udf malgré le “droit” du centre droit, je peux donc continuer au Modem malgré le “gauche” du centre gauche. Aristote dirait en ce cas que le clivage gauche-droite est en acte, mais que le centre reste en puissance, ça le mérite d’être clair et c’est un bon débat.

Mes combats ne changeront donc pas car après avoir milité pour que des gens de droite puissent travailler avec des gens de gauche, demain je militerai pour que les gens de centre-gauche (nous) puissent travailler avec des gens de centre-droite (Nouveau centre). Cela ressemble aux shadocks qui toujours pompèrent et cela peut faire sourire mais au centre on a le sens de l’humour alors tout va bien.

Même si on peut sentir un scepticisme dans mes mots, la création d’un centre gauche fort là où il y avait un centre droit fort équilibre les choses. Ainsi on avance, même si c’est en funambules. Il ne faut donc surtout pas aller trop vite, pour ne pas chuter. Concentrés et l’oeil fixé sur l’horizon, on aura notre grand soir, camarades.

Note supplémentaire :

Pour ce qui en est du ni droite ni gauche, il s’agit en réalité de dénoncer un déterminisme binaire qui tente de cliver toute pensée politique afin de définir qui est bon et qui ne l’est pas. Les clivages permettent de définir des lignes qui nous mettent du côté de ceux qui sont justes et ont raison face aux méchants et aux fautifs.

La réalité est autre, les tors partagés, personne n’est tout à fait bon ni tout à fait mauvais, nous les premiers. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre le ni droite ni gauche. Il faut réfléchir à chaque chose avant d’en parler et utiliser son bon sens plus que les arguments historiques tout faits de Jaurès, De Gaulle ou … de Bayrou.


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