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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




A l’ouverture du Congrès socialiste de Reims et alors même que l’on ignore qui sera couronné (e), une chose est cependant certaine :  François Bayrou y  sera sacré ennemi intime ou amant possible.

Que les choses soient claires , le Modem et son président n’y sont pour rien et ce n’est que pour mieux saboter la courte victoire de la motion de  Ségolène Royal que les autres prétendants ont fait de l’alliance possible avec le Modem le point dur de leur « synthèse », comme on dit chez les socialistes.

Frisant le grotesque, Jean-Luc Mélanchon s’est même servi de ce prétexte pour quitter avant Reims,  le navire et créer en toute simplicité le « Parti de Gauche … » . Avec tout le respect que je lui dois, le sénateur Mélanchon n’ est quand même pas tout à fait au  niveau de l’Allemand Oskar Lafontaine qui a crée avec un certain succès le Parti  « Die Linke » …Succès cependant théorique car  on se rappellera qu’il est à l’origine de la chute  de Schröder et du SPD  aux dernières législatives et de l’arrivée d’Angela Merckel à la tête d’une coalition SPD/CDU/CSU.

Les socialistes sont décidément bien maladroits . Sincèrement (Hamon, Emmanuelli, Fabius ? )  ou tactiquement (Delanoë qui a fait a Paris,  des risettes au Modem pendant toute la campagne municipale pour le récuser au moment de passer à l’acte, Aubry qui a des adjoints Modem à Lille..) , ils ont mis le Modem au cœur du congrès de Reims, lui donnant un bruit médiatique et au-delà un rôle stratégique qui ne pourra que lui profiter . Mutatis mutandis c’est comme lorsque le Président  Sarkozy demande à la justice réparation (et interdiction)  pour « la poupée Vaudou » à son effigie : ça ne sert à rien , ça donne une image négative du plaignant mais une publicité d’enfer à « l’objet du délit » que tout le monde s’arrache.

Le clivage socialiste  autour du Modem est donc artificiel . Il n’en est pas moins  extrêmement intéressant pour l’avenir . Le Modem fera avec ce qui sortira du congrès de Reims : Il positivera si la ligne dure l’emporte donnant ainsi toute sa valeur à la prémonition de FB d’une explosion interne possible  et surtout d’un détournement de son électorat social démocrate d’ici 2012 . Mais il positivera aussi si la ligne ouverte l’emporte car cela permettra enfin de travailler, sans complexe,  à ces majorités d’idées dont la France a besoin.

P.S : a lire absolument dans le Monde daté de ce jour l’édito de Fottorino sur le congrès du PS “changez” et celui de Patrick Jarreau “le rénovateur du PS”(Bayrou…)

Le camouflet que vient de subir le maire de Paris s’agissant du vote de la motion qu’il avait présentée est éloquent . Celui que l’on disait favori, incontournable, en phase avec les attentes des militants, tellement moderne, s’est fait complètement tenaillé par ségolène Royal et Martine Aubry, sa part de marché socialiste ne représentant que 25 % !

Malgré ou à cause du soutien de François Hollande il s’est fait jospinisé : loué par tous mais soutenu par peu…

Le revers du maire de Paris marque aussi le constat d’échec , de sa posture interne, de sa stratégie d’étouffement centriste affirmée pendant et depuis les municipales parisiennes.On ne reviendra pas sur le triomphe qui aurait pu être le sien en mars dernier  avec une alliance avec le Modem à Paris ni sur la façon cavalière  dont il a traité Marielle de Sarnez.  D’un seul coup, ces 25 % le scotchent  et mettent un frein à la dynamique tant annoncée par la presse.  En quelques mois il semble passé de mode et  ses amis même à Paris montrent qu’ils pèsent peu . Evidemment “l’alchimie” de la synthèse du Congrès de Reims lui permettra peut être de sauver la face mais elle ne permettra pas d’effacer le souvenir de cette cuisante défaite alors que la victoire était claironnée …

Avec mes amis du MoDem de ma localité, j’ai organisé dernièrement une réunion publique sur le thème de la baisse du pouvoir d’achat. J’avais invité comme « expert » indépendant le représentant local d’UFC – Que choisir. Chiffres à l’appui, celui-ci a confirmé la hausse des prix et par là même, la baisse du pouvoir d’achat.
Cette hausse des prix s’observe surtout dans l’alimentation et l’énergie. Je suppose que je ne surprends personne. Ce qui était intéressant, c’était qu’il présentait ses chiffres à partir d’une étude sur toutes les grandes surfaces, contredisant les chiffres officiels qui minorent la situation. Et intéressant à double titre parce qu’il apportait une explication : l’augmentation concerne notoirement les produits des marques des distributeurs, et surtout soulignait qu’il n’existe pas, en fait, de concurrence entre ces distributeurs.
En effet, ceux-ci s’imposent sur des territoires et ainsi ne se concurrencent pas. Et les rares endroits où existe une concurrence entre ceux-ci, comme par hasard, les prix sont bien inférieurs à la moyenne nationale. Donc pour le représentant d’UFC Que choisir : manque de concurrence entre distributeurs pour le consommateur, et manque de règles s’imposant aux distributeurs.
Comme l’avait déjà souligné « Juste Milieu », la LME n’a pas fait baisser les prix, ce fut une loi d’intérêt pour Leclerc…

Mais j’ai posé une autre question au représentant d’UFC : l’augmentation des prix, il y en a toujours eu, certaines en effet plus importantes que d’autres. Nous avons même connu une inflation à deux chiffres dans les années 70’s. Or, celle-ci touche fortement les Français : des travailleurs se nourrissent aux « restos du cœur », des mères célibataires doivent occuper deux travail pour nourrir leur progéniture, catégories populaires, « classes moyennes » consomment moins et pour moins cher… En fait, au-delà de la hausse des prix, le pouvoir d’achat des Français baisse parce que leurs revenus au mieux stagnent, au pire régressent. Pourquoi ?
Du fait des innombrables charges et des salaires n’augmentant pas. Mais là encore, nous sommes dans le constat. Comment se fait-il que les salaires n’augmentent plus, pourquoi les charges innombrables s’alourdissent ?

C’est en fait sur ce point que je vous propose ce billet : il s’agit pour moi, depuis près de 30 ans, d’erreurs dramatiques des différents gouvernements en matière de politique économique, si tout du moins il y en eut. J’avais déjà abordé le sujet durant les élections présidentielles avec un billet portant le titre
« Pour une politique économique ».
Et j’y reviens.
J’y reviens parce que, dans le contexte d’une grave crise financière, gouvernement et PS demeurent stériles, en décalage d’avec l’économique, tout en faisant montre d’un soit disant corpus sur le sujet…

Economie de gauche ?
A partir de 1981, nous avons connu une « économie de gauche ». Nationalisations, création forte de postes dans la fonction publique, retraites notamment des personnels de la fonction publique et de sociétés publiques, 35h, CMU, etc…
Ces différentes initiatives ont eu pour effet principal l’explosion de la dette - dette qui n’existait pas avant 1981 – et ainsi l’explosion des charges sur les ménages, et surtout sur les entreprises.
Ainsi le coût du travail devient préoccupant pour l’entrepreneur, parfois pour certains prohibitif, les salaires se voient amputer de plus en plus du fait des charges, et les ménages paient toujours plus fortement différents taxes et impôts.
Concernant l’Etat, cette dette l’alourdit, l’empêche de se tourner vers des investissements structurant nos territoires, et se prive progressivement de toute capacité d’initiative économique
.

Economie de droite ?
A partir des années 1980’s, la droite française s’est rapprochée du modèle libéral anglo-saxon : baisse des impôts, dérèglementation. Nous avons vu apparaître un
« capitalisme financier » sans limites, créant des produits toujours plus déconnectés de la réalité économique, au sens industrielle, productive. Leur objectif est de toujours maximiser les bénéfices financiers, des entreprises mêmes, pour des actionnaires moins préoccupés par l’entreprise que leurs dividendes, au mieux, les bénefs par jeu d’actions, au pire (et le plus fréquemment). Ce sont d’ailleurs ces individus, peu soumis à de quelconques règles, qui ont provoqué la crise financière que nous connaissons. Et ces mêmes individus qui jouent à présent à la baisse, attendant que des institutions financières s’écroulent.
On pouvait d’ailleurs imaginer que cette crise permettrait d’assainir le marché (ce sont, la plupart du temps, des banques ou autres institutions financières ou encore entrepreneuriales, qui ont joué sur le marché anglo-saxon avec des produits « pourris » pour accroître leurs bénefs, qui sont les plus atteintes) : mais point du tout ! Aucune règle ou restriction n’est invoquée pour ces « traders », et les Etats pensent plus à se substituer aux bailleurs de fonds : si les bénéfices ont bien été privés, les déficits, pertes, sont nationalisées ! Et ainsi, les « traders » ne sont aucunement touchés par la situation qu’ils ont provoquée ! Ils se sont gavés, ont provoqué une crise dont ils font payer la note aux crétins de contribuables que nous sommes.

Résultat de cette économie “néolibérale” : augmentation des déficits (apogée sous un N. Sarkozy ministre du budget…), donc de la dette, donc des charges, chômage, etc. Mais avec son propre apport : la dérèglementation a provoqué la création d’un salariat pauvre, de contrats dits « précaires”, et surtout de nombreuses délocalisations. Ces délocalisations ne créent pas seulement du chomage, elles sont aussi une perte de savoir et de capacité industrielle.

Conséquences de ces deux politiques économiques : baisses du pouvoir d’achat, chomage structurel fort, désindustrialisation. Ainsi les Français, appauvris, se retrouvent obligés d’emprunter, et de consommer des produits à bas coûts, fabriqués pour la plupart en Asie… accroissant ainsi la pression à la délocalisation…

N. Sarkozy et l’UMP prétendent vouloir à présent plus de règles en matière financière. Or, leurs décisions fiscales se révèlent à contre courant. Encore une fois la maxime reste bonne : « En France, la gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts ».
Le PS accepte de remiser le grand soir, et d’intégrer « l’économie sociale de marché ». Mais, soit dit en passant, cette “économie sociale de marché”, elle était en place avant 1981, elle permettait la création de richesses pour tous, des salaires augmentant en moyenne de 3,5 % par an (0,5 depuis 1981), une France sans dette, 1ère exportatrice européenne ! Que cette même gauche dénonçait et a mise à terre…
Dernièrement, les 35h ou CMU furent de leur fait, F. Hollande souhaitant d’ailleurs la
« généralisation des 35h à toute l’économie française »… Les incohérences du PS concernant l’Europe, son archaïsme à chercher une alliance avec les communistes et trotskystes, l’horreur éprouvée par les éléphants du PS à l’endroit des Démocrates (MoDem) qui doivent d’abord se soumettre à leur « gôche », la démagogie persistante de la plupart de ses leaders sur les réalités sociales et économiques, expliquent la défiance des Français à leur endroit.
Bien sûr, l’on peut me rétorquer que le PS a gagné les élections locales dernières (régionales puis municipales). Mais les élections nationales ont bien démontré que cette gauche n’inspire pas confiance.

Quant à la droite, sa défiance à l’endroit de l’Etat et des fonctionnaires, sa politique fiscale, son goût pour l’endettement, l’absence de politique industrielle, démontrent bien qu’elle ne défend pas ce capitalisme dit du « modèle rhénan » mais celui du “capitalisme total » (1) à l’anglo-saxonne.

Intelligence Economique !
Je crois qu’il faut rentrer dans un nouveau modèle économique. Je vais me répéter donc, d’avec mon ancien article « Pour une politique économique ». Et je retrouve un écho avec Jean Peyrelevade (2) : promotion d’une politique industrielle, permettre l’accroissement des investissements des entreprises, valoriser très fortement l’éducation et la recherche, etc… Il s’agit de ce que l’on appelle une politique de l’offre.
Cela ne correspond pas à la démagogique politique de la « croissance par la demande » : car celle-ci ne permet qu’à court terme, de façon illusoire, l’accroissement des revenus des Français. Cet accroissement ne suscite pas l’achat de biens industrialisés européens mais contribue à l’accroissement des importations et provoque notoirement de la dette. Surtout, il ne faut plus voir Etat et entrepreneurs comme des ennemis, l’un pour la gauche, l’autre pour la droite. Il faut au contraire les rendre complémentaires !
C’est ce que l’on appelle « Intelligence Economique » : l’Etat doit se positionner comme partenaire des entreprises pour favoriser leur environnement juridique, promouvoir des activités économiques stratégiques (« économie verte », nouvelles énergies, industries écolonomique, comme le fait par exemple… l’Etat de Californie), mettre en place une culture commune de l’information notamment dans les organisations, permettre la mutualisation entre PME-PMI (brevets, complémentarité, « due »), soutenir les implantations à l’étranger pour accroître leurs parts de marchés extérieures, créer des règles protégeant l’appareil productif européen, etc.

Enfin, pour illustrer cette autre politique économique, je reprends ces propos de
J. Peyrelevade dans le Journal « Le Monde » :

Pourquoi, selon vous, Sarkozy échoue-t-il à être le président du pouvoir d’achat comme il l’avait promis ?
Jean Peyrelevade : Parce que comme il ne fait pas grand-chose qui permette à l’appareil productif d’être plus compétitif, notre taux de croissance va continuer à diminuer, et que le pouvoir d’achat évolue très exactement au rythme de la production. Si on produit moins, on a moins de pouvoir d’achat.
(…) Dans une économie développée, pour être compétitif, il faut innover, concevoir de nouveaux produits, développer la recherche, acheter des machines, mettre des automatismes partout. En un mot, il faut investir. Contrairement à ce que disent la plupart des hommes politiques, nous n’avons pas besoin de moins de capital, mais de plus de capital. Pour investir, il faut que les entreprises en aient les moyens. C’est-à-dire, affirmation très impopulaire en France, qu’elles aient les marges suffisantes. Or avez-vous déjà entendu un homme politique vous dire, ce qui est pourtant vrai, que les marges des entreprises françaises sont les plus faibles de toute l’Europe, donc nous perdons peu à peu ce qui nous reste de compétitivité, faute d’investissements.
(…) Je serais ravi de discuter économie avec les spécialistes du PS. Mais il faudrait me donner leur adresse.

La question de la politique économique va devenir, très vite, le curseur de différenciation avec le PS et l’UMP. Il s’agit à présent de modèle politique pour l’avenir des Français. Aujourd’hui, presqu’historiquement, ce sont aux Démocrates de s’imposer sur la scène politique pour que la France, et forcément l’Europe, retrouvent une vraie croissance, un enrichissement… partagé !

(1) Jean Peyrelevade, « Le capitalisme total », éd Seuil
(2) Jean Peyrelevade, « Sarkozy, l’erreur historique », éd Plon

Je voudrais revenir sur une information de la semaine dernière  passée un peu inaperçue du fait de la crise financière et pour certains de la préparation des élections internes du MoDem.

Je veux parler du Congrès des HLM qui s’est tenu du 23 au 25 septembre à… Cannes.

Sans faire de démagogie facile, on peut quand même se demander ce qui est passé par la tête des organisateurs (le mouvement HLM est présidé par l’ancien ministre Michel Delebarre )  pour se retrouver là-bas 3 jours  pour parler de logement social ! Et où ont-ils logé tous ces congressistes, au Carlton, au Majestic ou au Martinez ? Quel est le coût de l’évènement ?  Certes Cannes est un ville magnifique avec c’est vrai,  un savoir-faire en matière d’organisation de Congrès mais quand même sans aller jusque Saint Denis qui n’a peut être pas les capacités hôtelières ad hoc  (Saint Denis dans le 93, pas à  la Réunion) ils auraient pu choisir Dijon , Brest …ou  Dunkerque !

Comme l’excellent Frédéric LN , s’est lâché sur son blog pour dire tout le bien qu’il pense de Mamma Mia , j’avoue que moi aussi j’ai adoré ce film musical . Décors grandioses, rythme digne des grandes comédies musicales US, anti-conformisme de bon aloi et l’entêtante musique d’ABBA pour couronner le tout. Evidemment ABBA ce n’est pas VERDI mais quel bonheur communicatif en ces temps moroses !

Enfin j’ai craqué une fois encore pour Meryl Streep , celle qui a tant ému depuis Holocauste, Kramer contre Kramer, le Choix de Sophie et surtout son plus beau film « La route de Madison » … Ce qui m’a le plus frappé, c’est qu’elle soit aussi sexy et séduisante après cette longue carrière,   que la classe qu’elle avait en Karen Blixen  dans Out of Africa  ou en middle class housewife dans Madison  soit intacte.

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Durant la campagne pour les élections présidentielles de 2007, François BAYROU avait fustigé le comportement de la classe politique française qui, à chaque changement de majorité, défaisait systématiquement ce qu’avait fait la majorité précédente.
La prochaine échéance nationale est encore loin mais, dans l’hypothèse d’une alternance, faudra-t-il défaire ce qu’à établie l’actuelle majorité ?
Certaines lois honteuses votés par l’UMP et ses alliés du Nouveau Centre devront-elles être maintenues, telle que la loi sur les rétentions de sûreté, les peines planchers pour les récidivistes, les tests ADN pour le regroupement familial, existera-t-il encore le ministère de l’identité national, le fichier EDVIGE, la fin du temps légal de travail, les cadeaux fiscaux pour les très riches, etc . . .
Faudra-t-il se complaire dans des plans catastrophiques pour l’aménagement du territoire, en supprimant, dans les villes moyennes, les Juridictions, les Régiments, les Hôpitaux, les Bureaux de poste, les dessertes SNCF.
Faudra-t-il conserver la réforme de la constitution telle qu’elle a été adopté le 21 juillet dernier.
Je suis partagé entre l’adhésion à la démarche de François BAYROU que j’approuve et l’idée que ces mesures qui ne devraient pas survivre à un changement de majorité.
Il me semble cependant que toutes ces mesures auront suffisamment défiguré la FRANCE pour ne pas les conserver en l’état.

Le succès indéniable de l’université de rentrée du Mouvement démocrate et l’écho retentissant donné par la Presse à son discours de clôture remettent en perspective le travail accompli par le fondateur du Modem depuis l’élection présidentielle . Le fait que l’ensemble de la classe politique ait cru bon de réagir de façon politicienne par rapport à sa vision de la république humaniste montre aussi qu’il est non seulement au Centre de l’offre politique mais qu’il incarne une offre politique à partir de laquelle chacun va devoir se positionner.

Revenons en arrière , un score sans précédent aux présidentielles pour un candidat issu du centrisme indépendant mais le refus d’une compensation douillette et prestigieuse (Matignon, Ministre d’Etat ?) qu’aurait permis un ralliement d’entre deux tours. Un abandon par sa base parlementaire, le lâchage de son équipe de campagne présidentielle (hormis il est vrai les « résistantes » , Marielle de Sarnez et Jacqueline Gourault et quelques valeureux cadres ou collaborateurs moins connus ) . Le pillage par l’Elysée ou les satellites néo UMP de ce qu’il restait de notables dans la famille à l’approche des municipales (Au fait c’est quand que Cavada il rejoint le Gouvernement ?) . L’échec de Pau avec ces commentaires acerbes entendus : Comment peut on imaginer que celui qui ne sait pas conquérir Pau puisse conquérir la France ?

Une stratégie municipale donc mal comprise malgré un premier enracinement de candidats prometteurs.

Et pourtant non seulement Bayrou est toujours là mais il s’est renforcé . . Il est devenu un parlementaire redoutable, assidu et travailleur . Il est une voix qui porte dans l’opinion , un « repère » (Edvige, RSA, Affaire Tapie, dérive monarchique ..) . Sa stature internationale s’étoffe.. Son parti est bien identifié quoique encore fragile mais bien vivant et audacieux. Bref une traversée du désert qui est sur le plan humain  une véritable “vie de chien” , n’étaient le réconfort apporté par son retour régulier à ses sources familiales et pyrénéennes et la complicité et la confrontation des idées avec les  militants exigeants du nouveau Parti Sa popularité dans la France réelle ne faiblit pas comme peuvent en témoigner les manifestations de sympathie spontanée observées par ceux qui l’accompagnent ou le croisent dans ses déplacements. Accessible et impressionnant à la fois pour la plupart des Français. Imprécateur ou visionnaire ? Gaullien ou Mendesiste, ou les 2 ? Toujours est il que l’incroyable courage politique de F. Bayrou a redonné tout son sens et son urgence à ce « projet d’espoir » qu’il avait présenté aux Français pendant la campagne présidentielle.

Il y a un peu plus d’un an, le Nouveau Centre est né sur les ruines de l’UDF. Ce nouveau parti se voulait indépendant et dans la majorité présidentielle. Mais son existence, et donc son utilité, était difficile à démontrer en raison de la présence d’une majorité absolue UMP à l’Assemblée Nationale. Lors de la discussion sur la loi TEPA (dite paquet fiscal), Charles de COURSON a déposé des amendements intéressants. Ils ont immédiatement été balayé par l’UMP, Jean-François COPE ayant brutalement rejeté toute discussion par une intervention qui pouvait s’apparenter à « vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires ».

Le Nouveau Centre, en recherche de financement a tenté de faire modifier la loi électorale sur le financement politique. Il a finalement été lâché en rase campagne par son allié. Périodiquement, François SAUVADET, président de groupe, se plaint de l’attitude dédaigneuse de ses partenaires, propos auxquels Jean-François COPE a récemment répondu, de manière quelque peu méprisante par « Monsieur SAUVADET, je le trouve gentil ». Et voilà qu’arrive le débat dans lequel le Nouveau Centre pouvait espérer compter : le débat sur la réforme de la constitution.

Le Nouveau Centre pouvait compter car c’est le seul débat dans lequel l’Assemblée Nationale et le Sénat sont sur un pied d’égalité et la difficulté de réunir la majorité des trois cinquième rendait la trentaine de parlementaires NC difficilement contournable. Mais voilà, la servilité ayant inhibée ces derniers, ils sont apparus inexistants. Le président du parti s’est simplement fendu d’un communiqué lénifiant et stérile expliquant que la réforme des institutions, c’était ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, et que le Président de la République a dit, le Président de la République a fait, le Président de la République a décidé et que le Nouveau Centre allait s’exécuter.

Les idéaux ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas, ceux du Nouveau Centre sont déjà obsolètes.

La réponse est simple sans doute personne en France mis à part peut être Jean-Michel Baylet qui lui même reste un illustre inconnu malgré des décennies à la tête du parti Radical de Gauche (PRG)… Pourtant Jean-François Hory vient d’être nommé par le Président de la République en Conseil des Ministres , le 28 juin dernier, Conseiller d’Etat en service extraordinaire ! Qu’a t’il fait d’extraordinaire qui mérite qu’il soit ainsi bombardé au sein de cette prestigieuse juridiction ? Rien , si ce n’est d’avoir présidé entre deux mandats de Baylet le Parti radical de Gauche , alors baptisé Radical pendant l’édifiante parenthèse Bernard Tapie.

Pourquoi donc le ressortir de la naphtaline ? Simplement par ce que le PRG a une demi-douzaine de parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale et que ceux-ci pourront opportunément apporter les quelques voix décisives à Sarkozy pour voter la réforme des institutions qu’il soumet au vote des 3/5ème du Congrès.

Plutôt que d’accepter de céder aux demandes d’amendement du PS ou du Modem , Sarkozy a préféré s’entêter avec son texte qui va renforcer son pouvoir et la bipolarisation sans faire la nécessaire modernisation du pouvoir parlementaire.

Mais il est à la manoeuvre pour séduire et flatter les récalcitrants au Centre gauche ou à l’UMP .

C’est la grandeur de la France…

Plongé dans mes lectures henryennes[1] et trottant sur le blog du démocrate où je voyais flotter l’ombre de la haine des 35 heures, j’eus le besoin soudain de faire quelques gargarismes intellectuels sur la réalité de la réduction du temps de travail et de la pensée de Karl Marx sur le travail par notre feu Michel Henry.

L’invocation de ce regretté philosophe se justifie par sa vision de Marx détachée de tout marxisme qui est l’ensemble des gloses faites sur les quelques écrits politiques de ce dernier. Depuis l’avènement du Marxisme-léninisme, puis des Marxistes Français, la pensée du philosophe s’est enfermée dans de nombreuses contradictions protégées de l’exégèse profane (non-gauchiste) par de grands prêtres de l’idéologie socialiste. L’influence a baissé en même temps que la voix du philosophe et se trouve aujourd’hui confinée étrangement à la LCR d’essence pourtant anarchiste, comme quoi il faut qu’ils lisent la critique de leur Dieu/Marx à propos de l’anarchiste Max Stirner (St Max dans l’idéologie Allemande).

En tant qu’il produit des valeurs d’usage, qu’il est utile, le travail indépendamment de toute forme de société, est la condition indispensable de l’existence de l’homme, une nécessité naturelle” Voilà du Marx. Henry conclue des nombreuses citations de Marx sur le travail, qu’il le comprend comme un processus inhérent à l’homme, source de réalisation de son humanité et de vitalité absolue.

L’aliénation est effective dans la mesure où l’on détourne la vitalité originaire du travail de sa nature accomplissant par la division du travail limitant la force créatrice de l’homme.

Il n’est donc pas fait explicitement référence au temps de travail même s’il part d’une évolution indéniable visant à définir une durée maximale au-delà de laquelle l’être s’épuise et pire épuise sa force créatrice (qui l’humanise), sa plus-value au profit d’un tiers. On est loin des 35 heures. L’aliénation ne se règle pas par la réduction, sinon je dirais que pour régler la pollution il faudrait éradiquer la nature.

Là où l’homme n’a que le travail pour être, le mouvement général avancé par les 35 heures annonce le début de la dépréciation des actants. Je ne parlerais pas de chiffres ni de productivité mais seulement du fait qu’on a privilégié une solution idéologique (de conception malthusienne, ressources limitées) face au problème de l’emploi et de la qualité de travail, pour un résultat mathématique qui au bout de sa réalisation (quelques années) ne pouvait plus avoir d’effet sinon en rentrant dans la spirale de la réduction à 32 heures que n’hésitent pas à invoquer certains gauchistes (CGT, PC et autres choses). Quelque part le “travailler plus pour gagner plus” damais le pion à la gauche et lui faisait abandonner définitivement le terrain des travailleurs. On pourrait ajouter à cet abandon objectif le travail subventionné par l’état qui détourné de sa voie naturelle devient précaire par son conditionnement au budget de l’état.

Marx est l’homme qui comme la pensée démocrate chrétienne, mettra l’économique derrière l’humain mais sans morale religieuse, se concentrant sur la réhabilitation de l’Å“uvre et de son faire. Comme phénoménologie de la vie, il tentera de voir le travail par son affection. Il sera utilisé, se trompera lui-même dans des luttes temporelles comme Einstein créant la bombe atomique sans voir Hiroshima. Le philosophe du prima de la vie sur l’économie engendra un demi siècle après le prima de la bureaucratie sur l’individu, pour parler en termes polis.

Les 35 heures ne doivent pas pour autant être une marque d’infamie que l’on expose pour effrayer le socialiste persistant, un Carthage que l’on promet de détruire mais que l’on ne détruit jamais. Les personnalités de droite savent qu’elle sont un avantage vital pour ceux qui en profitent: pervers en amont, bénéfique en aval, néfaste pour la communauté et l’histoire, idéal pour l’individu, leur damnation est effective seulement au nom des valeurs de l’économie et du marché non au nom de l’homme. Voilà l’erreur, l’errance des politiques barbares.

Ainsi au nom du réel, du a+b, les socialistes, communistes, libéraux et conservateurs jouent à la calculatrice notre potentialité à créer et à être, se rassemblent en chapelles (ou en loges) pour épuiser nos chairs, les vider de leur foi, de leur charité et demain de leur espérance.

C’est à cela qu’il faut résister.

Pour vous peut-être, je serais de ceux qui auront résisté à tout, même à la politique…


[1] Du philosophe Michel henry (1922-2002)

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