Jean Arthuis veut renotabiliser le Centre
31 Commentaires Publié by Juste milieu juin 29th, 2008 in Identité démocrate, mouvement democrateEn proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !
Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .
“Ressusciter l’UDF”, la pire des solutions; rassembler les compétences démocrates, une nécessité
10 Commentaires Publié by Juste milieu avril 8th, 2008 in Idées fortes, Identité démocrate, MoDemIl ne faut pas donner plus d’importance que celà aux réclamations insistantes de Jean Arthuis ou de Thierry Cornillet afin de restaurer dans toute sa plénitude juridique et politique l’UDF. Ceux qui tiennent ce discours au sens littéral “réactionnaire” n’ont à l’évidence tenu aucun compte de l’histoire politique des deux dernières années à laquelle pourtant on pensait qu’ils avaient participé : le congrès de Lyon de l’UDF marqué par l’avènement du “parti libre”, la campagne et le projet présidentiels de François Bayrou , la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate au lendemain du deuxième tour et la création formelle du Parti au congrès de Villepinte fin 2007.
Ils feignent aussi d’ignorer que le maintien de l’UDF à Villepinte n’a été faite que pour préserver les intérêts juridiques, financiers de la “marque” UDF et éviter qu’un hold up ne soit fait sur celle-ci par je ne sais quel Hervé de Charette ou autre notabilité para UMP.
Que ceux qui plus anciens ont connu les affres de l’UDF avant l’arrivée de Bayrou à sa tête, se rappellent l’ absence totale de vie démocratique, les querelles de chapelles (appelées alors “composantes”) sans fin entre “libéraux”, “radicaux”,”centristes”,”PSD” et “adhérents directs”, la composition de toutes les instances nationales ou locales avec une clé de répartition entre ces différentes composantes
Est ce le retour à ce genre de fonctionnement que veulent ces donneurs de leçon ? Enfin ce genre de réaction de repli sur soi, fait fi de la richesse - même complexe et revendicative - militante venue lors de la création du MoDem . Il traduit aussi une peur bleue d’assumer enfin l’indépendance vis à vis de la droite , ce qui pourtant s’impose peut être plus encore sous Sarkozy que sous Chirac ou Balladur . Bien sûr l’UDf avait davantage d’élus que le Modem aujourd’hui et notamment au niveau parlementaire mais que sont devenus sur la scène politique les Douste Blazy, Madelin, Rossinot , Charette, Robien, Mehaignerie etc.. ont ils encore une “part de voix “?
Ce débat est surréaliste …
En revanche il y a urgence pour le MoDem à rassembler toutes les compétences et les diversités qui existent en son sein, à chercher aussi a faire revenir ceux qui se sont déjà impatientés ou se sont découragés, chez les jeunes notamment, devant l’immensité de la tâche. Ceux qui ont le sentiment de n’avoir pas été entendus alors même que le Modem traverse une crise de croissance, accentuée par des carences au niveau des structures, de l’animation et il faut être réaliste du fait aussi d’un financement interne très, très insuffisant pour une formation dite moderne.
Ceux qui ont un peu d’expérience politique, savaient que la période post présidentielle serait difficile, que les débauchages avérés ou inavoués se multiplieraient, que Bayrou serait porté au pilori pour refuser de revenir à la raison ou à la maison de centre droit , que son entourage serait dénigré, que chaque parlementaire ou chaque responsable local parti serait interprété et médiatisé comme une prise de guerre, un nouvel affaiblissement du MoDem et de son leader présidentiable .
Il est sain que Bayrou refuse tout retour en arrière mais il serait urgent que tous ceux qui aiment ce parti, ont des convictions fortes, se rassemblent pour le soutenir enfin avec loyauté, indulgence parfois et passion toujours.
Arthuis quitte le Modem, so what ?
6 Commentaires Publié by Juste milieu avril 5th, 2008 in Identité démocrate, MoDemCi dessous dépêche de presse.
Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, annonce dans un entretien publié dans le “JDD” qu’il “quitte le MoDem”, et que ses relations avec François Bayrou sont “au point mort”.
“Je n’y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi”, affirme-t-il, en reprochant à François Bayrou une “gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l’impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd’hui”.
“J’ai plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n’est pas le Temple solaire”, assure-t-il.
Pour Jean Arthuis, “un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns ou des autres. Où alors, c’est la tempête qui gouverne l’océan”.
Les propos de Jean Arthuis sont caricaturaux. Pour lui une “ligne claire ” c’est une ligne de soutien de la droite sans état d’âmes et le maintien de ses mandats indéfiniment reconduits par des alliances avec l’UMP. Le sénateur de la Mayenne qui dénonce une “secte” s’est il seulement un jour penché sur son propre comportement dans l’UDf puis le Modem : jamais un salut ou un signe amical pour le militant de base, une haute idée jamais remise en question de sa propre personne et de ses obsessions à imposer des idées rejetées par la majorité du parti (la TVA sociale par exemple..) , le culte de la notabilité. Je suis beaucoup plus touché par le départ d’un nouveau militant que l’on aura pas su retenir, entourer ou faire rêver que par le départ de cette personne qui n’a rien apporté à la communauté politique qu’il était censé servir et non se servir, comme l’atteste encore cette interview venimeuse.



