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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




L’échec du MoDem et de FB aux élections européennes pourraient laisser croire qu’ils n’ont pas de perspective politique, pas d’existence réelle. Or, c’est cet échec même qui est la preuve de l’existence d’un électorat. Le résultat de la liste Cohn-Bendit n’est pas celle des Verts.

“Les Verts” est un parti dont les responsables sont un mélange de gauchistes, soixantehuitards mal finis, libéraux-libertaires, etc… mais aussi d’écolo-démocrates, de personnes sérieuses pour qui l’avenir se base sur une politique écologique audacieuse, une gestion saine des finances du pays, une dynamique de l’économie privée, et la compréhension de la nécessité européenne.

Ces derniers sont les mêmes que ceux qui vôtent MoDem. C’est le même électorat qui fluctue du centre-droit au centre-gauche, dominé par les mêmes valeurs.
il existe donc bien un électorat de classes moyennes très majoritairement, et quelques catégories populaires et cadres supérieurs, minoritaires. Ces catégories, cet électorat, nous en parlons très souvent sur ce blog. C’est un électorat pour lequel politique écologique audacieuse (je me répète), le désendetement de la France, la mise en place dune politique économique de l’offre et industrielle offre des emplois (techniciens, ingénieurs, cadres, employés, etc…) sont les mamelles de l’avenir. Pour eux, le présent exige l’affirmation de la régulation : le retour de l’Etat, mais un Etat partenaire et non boulet de l’activité économique (ce qui explique le nombre croissant d’électeurs de la fonction publique). Cet électorat est déterminé à se doter d’un Etat démocrate, garant de l’impartialité, d’une gestion saine des ressources, mais aussi prévenant du tissu associatif, de la solidarité entre citoyens, et du droit à chaque personne de vivre selon ses choix.

Bref, l’on retrouve cette trinité des Démocrates : “sociale économie” (progressivement je parlerai “d’économie partenariale”), Europe, écologie.

Et cet électorat fluctue selon l’offre des politiques : quand le MoDem oublie l’Europe et l’écologie, c’est un DCB qui a le monopole de cette expression et la récupère. Encore une fois, si les Verts avaient été sans DCB, l’aspect européen aurait été trop ambigüe pour cet électorat, le “gauchisme” l’aurait rebuté, et l’instrumentalisation d’une écologie “radicale” l’aurait éloigné.

Cet électorat est urbain et “rurbain”, plus important chez les - de 50 ans, éduqué, dont les CSP sont, encore et toujours depuis 10 ans et de façon plus pregnante : cadres moyens et cadres sup, employés, professions intermédiaires, professions intellectuelles, un peu moins professions libérales, ouvriers et professions agricoles.
Géographiquement on le retrouve en Ile-de-France, Nord, Ouest, Est, Sud-Ouest.
C’est la carte sociologique des élections depuis 2002… Cet électorat démocrate-écologiste est là, il représente un gros 30 % : il suffit de lui parler et de le servir, ce qui est le devoir premier des politiques…

C’est ainsi que, depuis 15 ans, et cela s’accèlère, se détachent vieille gauche et modernes. Le journal “Le Monde” (notamment le site) en parle clairement aujourd’hui dans plusieurs articles, et je trouve ces articles audacieux et rafraichissants.
Surtout, il est dit franchement que : “avec son puissant réseau d’élus, le PS n’est pas mort mais il est usé, replié sur les égos de ses dirigeants et incarne une façon dépassée, voire archaïque, de faire de la politique”. Ailleurs, les journalistes affirment que “les classes moyennes ont déserté le PS”, dont l’électorat repose sur des catégories de plus en plus âgées et liées à la fonction publique. Le PS n’est plus crédible parce qu’il est devenu incapable d’incarner les Français, de parler et de résoudre les enjeux qui touchent ceux qui sont confrontés à la crise, à la dérégulation, aux “patrons-voyous”, à la réalité du marché privé, de la création, de la concurrence, des résultats…
On ne peut parler et incarner les Français quand on est protégé de ce qu’ils subissent, eux…

Le Mouvement Démocrate porte en lui la conscience des enjeux contemporains. Il en est né. Porté par la force de François Bayrou, il répondra à cette “économie partenariale”, à l’Europe et à l’écologie par la diversité de ses membres : Corine Lepage, Jean-Luc Benhamias, Yann Wehrling, Jean-François Kahn, Marielle de Sarnez, Jean Peyrelevade, etc…
Ces personnalités incarnent chacun l’élément écologique, l’élément européen, l’élément économique, et la vitalité démocrate.

Ensemble, ils sont la réponse à cet électorat écolo-démocrate. Le MoDem aura une postérité s’ils en sont l’expression.

Je recommande la lecture du dernier livre de Jean-Claude GUILLEBAUD, « Le commencement d’un monde ». L’ouvrage est trop dense pour pouvoir le résumer en un billet, le livre suit un cheminement chronologique.

L’auteur démonte d’abord la fumeuse théorie du choc des civilisations et indique pourquoi l’impérialisme occidental a généré un rejet parfois brutal qui explique certains conflits. Il entame ensuite une analyse critique de nos sociétés, critique car elle donne une image au reste du monde en décalage avec les principes des lumières et au sein desquelles l’individu, en notre ère de communication, est souvent seul.

Il revient sur le besoin d’identité que manifeste les populations, identité avec leurs racines et identité avec leur environnement, tel que leurs représentants élus, parfois au détriment des idées. Il termine par une analyse sur l’émergence de nouveaux géants telles la Chine et l’Inde qui relègue l’occident en un rôle de simple acteur et non plus de premier plan.

Deux conséquences, entre autre, s’imposent, d’abord, en ce temps d’élection, la construction européenne est déterminante pour permettre à l’Europe, à son modèle, à ses peuples, de continuer à prendre en main leur destin, s’ils ne veulent pas que ce basculement les dépossède de leur indépendance.

Un autre point me semble déterminant ; dans leur lutte contre le terrorisme et l’insécurité, les démocraties occidentales court le risque d’être détruites de deux façons, de l’extérieur par excès de tolérance, de l’intérieur si, pour se défendre, elles renient leurs principes démocratiques pour adopter un comportement d’état répressif.

Il revient à nos sociétés et aux formations démocrates d’être vigilantes.

Cela faisait  20 ans, voire davantage qu’Isabelle Adjani avait disparu du cinéma français . Depuis “Camille Claudel” qui avait été couronné par la critique et par les cinéphiles, elle était absente . Vivante mais absente malgré quelques incursions furtives et peu marquantes (notamment un remake des Diaboliques avec Sharon Stone) . Sorte de Gréta Garbo française elle était devenue un nom, un souvenir, une impression. Et puis , la star de tous les festivals de cinéma des années 70 et 80, l’icône de François Truffaut (l’histoire d’Adèle H) ou d’André Téchiné (Barocco)  resurgit un soir à la télévision sur Arte alors que plus personne ne l’attendait . Dans la Journée de la Jupe de Jean-Paul Lienenfeld, les Français la rédécouvre plus épaisse et changée mais toujours aussi magique dans son regard, dans sa voix , dans son front qui se plisse, dans sa colère , dans ses larmes. L’émouvante adolescente de la Gifle est devenue une inquiétante passionaria de la laicité et de la cause des femmes . L’audimat de la chaîne franco-allemande atteint un pic inédit, les blogs s’enflamment à nouveau pour elle et l’image forcée d’une banlieue anxiogène s’efface derrière un texte percutant et une mise en scène audacieuse et théâtrale (Merci à Denys Podalydès, contrepoint romanesque malgré ses improbables habits de chef du GIGN..) .

Ces 20 ans n’auront finalement été qu’une parenthèse . Avec Adjani c’est le temps retrouvé.

J’ai eu la chance d’être invité récemment au siège du Mouvement Démocrate à participer à une des réunions de préparation du volet « développement durable » du programme pour les élections européennes, à l’initiative du député européen Jean-Luc Benhamias et de l’excellent Julien Rivals. La réunion portait sur un sujet qui me semble particulièrement d’actualité : la responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Je vous livre ici les réflexions que m’a inspirées cette réunion.

Il y a toujours eu un débat sur le rôle des entreprises dans la société. Une entreprise sert-t-elle uniquement à générer du profit pour ses actionnaires (ceux-ci et l’Etat se chargeant d’en maximiser l’utilité pour la société) ? L’entreprise a-t-elle au contraire une utilité sociétale plus large à laquelle elle doit également veiller (employer des gens dans des conditions acceptables, contribuer au développement territorial, veiller à ne pas dégrader l’environnement) ?

Si ce débat n’est pas nouveau, il faut constater que ses termes en avaient déjà radicalement changé sous l’effet de la mondialisation. La possibilité ouverte aux entreprises de conduire leurs activités dans des zones très dépourvues de régulation sociale ou environnementale avait déjà largement mis en difficulté les tenants de la conception dite actionnariale des entreprises, honnêtement défendable seulement si une régulation suffisamment protectrice des droits et attentes des parties prenantes est en vigueur, ce qui n’est évidemment pas le cas au niveau mondial.

C’est à cette époque (début des années 2000) que les institutions internationales, Nations Unies en tête, se sont mises à appeler à l’exercice par les multinationales de leur « responsabilité sociale » d’entreprise, Koffi Annan reconnaissant à l’époque du lancement du Pacte Mondial de l’ONU « les Etats ne peuvent pas tout faire ». C’est aussi à cette époque que les entreprises elles-mêmes se sont lancées dans des démarches de développement durable ou de responsabilité sociale, plus ou moins crédibles, plus ou moins stratégiques suivant les cas. C’est encore à ce moment que certains investisseurs se sont mis à intégrer des considérations environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG) dans leurs décisions d’investissement, donnant lieu à un mouvement dénommé Investissement socialement responsable (ISR), en forte croissance mais à l’impact encore marginal. Ici ou là, certaines réglementations nationales se sont développées pour inciter ou stimuler ces mouvements comme la loi NRE en 2001 qui demande en France à toutes les entreprises cotées de rendre compte de leurs principaux impacts sociaux et environnementaux. Une obligation dont le niveau d’application est encore fort variable, en l’absence de sanctions associées à cette loi. Au fond, seule l’Union Européenne n’a pas su prendre ce tournant. Seule une communication de la Commission fait référence à la Responsabilité sociale d’entreprise, considérant celle-ci comme une voie intéressante mais d’application purement volontaire.

Peut-t-on encore avoir ce point de vue après la crise ? Tout ceci serait-t-il arrivé si les institutions financières avaient considéré que leur responsabilité pouvait être autre que celle de maximiser le profit à court terme, sans se préoccuper des risques pour autrui ? Les constructeurs américains et français seraient-t-ils en meilleure posture s’ils avaient anticipé (comme d’autres) la nécessité de fabriquer des voitures plus respectueuses de l’environnement et donc moins gourmandes en énergie ? L’heure est venue de sortir du volontariat en la matière, de contraindre les acteurs économiques à exposer la façon dont ils prennent en compte les attentes légitimes de leurs parties prenantes sur un plan social, environnemental ou sociétal. C’est précisément ce que l’Union Européenne peut faire, par exemple en obligeant les entreprises cotées à communiquer ces éléments à leurs assemblées générales d’actionnaires, en définissant au préalable les éléments d’information requis pour chaque secteur de l’économie (la responsabilité sociale ne se traduit pas de la même façon pour une entreprise pharmaceutique ou pour une entreprise de travaux publics par exemple). Il restera ensuite à définir la façon de vérifier la crédibilité de ces informations « extra-financières » - comme il faut du reste se repencher sur la question de la fiabilité des données financières.

Qui d’autre mieux que le Mouvement démocrate, ou le Parti Démocrate Européen peut porter cette idée dans la campagne européenne ? N’ais-je pas lu que le PDE était pour une « économie de l’initiative mais régulée ». Voici je crois une façon concrète de traduire cette orientation sympathique mais trop théorique, une façon de réitérer notre confiance dans le potentiel de croissance des entreprises tout en orientant cette croissance vers un mode plus durable et respectueux des intérêts de chacun.

Savez-vous que les avocats français, oeuvrant dans des cabinets étrangers, profitent de la Sécurité Sociale française sans côtiser comme tous les Français ?
Un projet à l’Assemblée nationale a faillit mettre fin à cette situation scandaleuse pour établir l’égalité de côtisation. Imaginez-vous ces avocats, pouvant toucher jusqu’au million d’euros annuel (et parfois bien plus), profiter du système de notre Sécurité Sociale sans y participer !
Sauf que cela ne s’est pas fait : si ceux-ci vont à présent côtiser, ce sera toujours de façon particulièrement moindre que les Français qui, eux, ne peuvent s’y soustraire.
Pourquoi ?

Parce que les députés UMP, avocats d’affaires, s’y sont opposés ! Ces élus de la “représentation nationale” considèrent qu’ils n’ont pas à contribuer au financement de la Sécurité Sociale, Sécurité Sociale dont ils savent par contre dénoncer les déficits… auxquels ils contribuent eux-mêmes ! mais en profitant des prestations.

Encore cette citation de de Gaulle : “Je n’aime pas les communistes parce qu’ils le sont. Je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne le sont pas. Quand aux miens, ils ne pensent qu’à s’enrichir !”…

Ah, j’oubliais, le Président du Groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copée, est avocat d’affaires…

Vive l’égalité devant la loi !
Vive l’exemplarité des élus dont se vante ce J-F Copée…

Pourvu que ça change…

Il y a un peu plus d’un an, le Nouveau Centre est né sur les ruines de l’UDF. Ce nouveau parti se voulait indépendant et dans la majorité présidentielle. Mais son existence, et donc son utilité, était difficile à démontrer en raison de la présence d’une majorité absolue UMP à l’Assemblée Nationale. Lors de la discussion sur la loi TEPA (dite paquet fiscal), Charles de COURSON a déposé des amendements intéressants. Ils ont immédiatement été balayé par l’UMP, Jean-François COPE ayant brutalement rejeté toute discussion par une intervention qui pouvait s’apparenter à « vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires ».

Le Nouveau Centre, en recherche de financement a tenté de faire modifier la loi électorale sur le financement politique. Il a finalement été lâché en rase campagne par son allié. Périodiquement, François SAUVADET, président de groupe, se plaint de l’attitude dédaigneuse de ses partenaires, propos auxquels Jean-François COPE a récemment répondu, de manière quelque peu méprisante par « Monsieur SAUVADET, je le trouve gentil ». Et voilà qu’arrive le débat dans lequel le Nouveau Centre pouvait espérer compter : le débat sur la réforme de la constitution.

Le Nouveau Centre pouvait compter car c’est le seul débat dans lequel l’Assemblée Nationale et le Sénat sont sur un pied d’égalité et la difficulté de réunir la majorité des trois cinquième rendait la trentaine de parlementaires NC difficilement contournable. Mais voilà, la servilité ayant inhibée ces derniers, ils sont apparus inexistants. Le président du parti s’est simplement fendu d’un communiqué lénifiant et stérile expliquant que la réforme des institutions, c’était ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, et que le Président de la République a dit, le Président de la République a fait, le Président de la République a décidé et que le Nouveau Centre allait s’exécuter.

Les idéaux ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas, ceux du Nouveau Centre sont déjà obsolètes.

La réponse est simple sans doute personne en France mis à part peut être Jean-Michel Baylet qui lui même reste un illustre inconnu malgré des décennies à la tête du parti Radical de Gauche (PRG)… Pourtant Jean-François Hory vient d’être nommé par le Président de la République en Conseil des Ministres , le 28 juin dernier, Conseiller d’Etat en service extraordinaire ! Qu’a t’il fait d’extraordinaire qui mérite qu’il soit ainsi bombardé au sein de cette prestigieuse juridiction ? Rien , si ce n’est d’avoir présidé entre deux mandats de Baylet le Parti radical de Gauche , alors baptisé Radical pendant l’édifiante parenthèse Bernard Tapie.

Pourquoi donc le ressortir de la naphtaline ? Simplement par ce que le PRG a une demi-douzaine de parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale et que ceux-ci pourront opportunément apporter les quelques voix décisives à Sarkozy pour voter la réforme des institutions qu’il soumet au vote des 3/5ème du Congrès.

Plutôt que d’accepter de céder aux demandes d’amendement du PS ou du Modem , Sarkozy a préféré s’entêter avec son texte qui va renforcer son pouvoir et la bipolarisation sans faire la nécessaire modernisation du pouvoir parlementaire.

Mais il est à la manoeuvre pour séduire et flatter les récalcitrants au Centre gauche ou à l’UMP .

C’est la grandeur de la France…

En proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !

Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .

C’est la meilleure nouvelle de la semaine, l’élection de Jean-Loup Dabadie à l’Académie française. Avec lui la chanson française et le scénario de film notamment font leur entrée dans ce temple un peu vieillot mais respectable de la culture. Dabadie c’est la sensibilité pure avec des mots simples.
Dans son sillage sous la coupole, il y aura donc Romy Shneider, Yves Montand et Sami Frey , le trio de Cesar et Rosalie, Romy et Piccoli dans les Choses de la Vie de Claude Sautet toujours, Reggiani l’acteur et le chanteur, Bedos , Polnareff et sa “Maison vide” enfin et surtout ‘”L”assassin assassiné”, sublime chanson composée avec Julien Clerc contre la peine de mort tout comme “Ma préférence” . mais le plus beau texte de Dabadie c’est bien sûr “Femmes je vous aime” pour Julien Clerc toujours.
Quel homme n’aurait pas aimé écrire ce texte ?

Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces…

Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Je n’en connais pas de faciles
Je n’en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui…difficiles

Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d’épaule
Oh oui…Si drôles
Regard qui frôle…

Quelquefois
Si seules
Parfois ell’s le veulent
Oui mais…Si seules
Oui mais si seules…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Vous êt’s ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C’est que je n’ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O…Femmes…

Il ne faut pas donner plus d’importance que celà aux réclamations insistantes de Jean Arthuis ou de Thierry Cornillet afin de restaurer dans toute sa plénitude juridique et politique l’UDF. Ceux qui tiennent ce discours au sens littéral “réactionnaire” n’ont à l’évidence tenu aucun compte de l’histoire politique des deux dernières années à laquelle pourtant on pensait qu’ils avaient participé : le congrès de Lyon de l’UDF marqué par l’avènement du “parti libre”, la campagne et le projet présidentiels de François Bayrou , la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate au lendemain du deuxième tour et la création formelle du Parti au congrès de Villepinte fin 2007.
Ils feignent aussi d’ignorer que le maintien de l’UDF à Villepinte n’a été faite que pour préserver les intérêts juridiques, financiers de la “marque” UDF et éviter qu’un hold up ne soit fait sur celle-ci par je ne sais quel Hervé de Charette ou autre notabilité para UMP.

Que ceux qui plus anciens ont connu les affres de l’UDF avant l’arrivée de Bayrou à sa tête, se rappellent l’ absence totale de vie démocratique, les querelles de chapelles (appelées alors “composantes”) sans fin entre “libéraux”, “radicaux”,”centristes”,”PSD” et “adhérents directs”, la composition de toutes les instances nationales ou locales avec une clé de répartition entre ces différentes composantes
Est ce le retour à ce genre de fonctionnement que veulent ces donneurs de leçon ? Enfin ce genre de réaction de repli sur soi, fait fi de la richesse - même complexe et revendicative - militante venue lors de la création du MoDem . Il traduit aussi une peur bleue d’assumer enfin l’indépendance vis à vis de la droite , ce qui pourtant s’impose peut être plus encore sous Sarkozy que sous Chirac ou Balladur . Bien sûr l’UDf avait davantage d’élus que le Modem aujourd’hui et notamment au niveau parlementaire mais que sont devenus sur la scène politique les Douste Blazy, Madelin, Rossinot , Charette, Robien, Mehaignerie etc.. ont ils encore une “part de voix “?
Ce débat est surréaliste …
En revanche il y a urgence pour le MoDem à rassembler toutes les compétences et les diversités qui existent en son sein, à chercher aussi a faire revenir ceux qui se sont déjà impatientés ou se sont découragés, chez les jeunes notamment, devant l’immensité de la tâche. Ceux qui ont le sentiment de n’avoir pas été entendus alors même que le Modem traverse une crise de croissance, accentuée par des carences au niveau des structures, de l’animation et il faut être réaliste du fait aussi d’un financement interne très, très insuffisant pour une formation dite moderne.
Ceux qui ont un peu d’expérience politique, savaient que la période post présidentielle serait difficile, que les débauchages avérés ou inavoués se multiplieraient, que Bayrou serait porté au pilori pour refuser de revenir à la raison ou à la maison de centre droit , que son entourage serait dénigré, que chaque parlementaire ou chaque responsable local parti serait interprété et médiatisé comme une prise de guerre, un nouvel affaiblissement du MoDem et de son leader présidentiable .
Il est sain que Bayrou refuse tout retour en arrière mais il serait urgent que tous ceux qui aiment ce parti, ont des convictions fortes, se rassemblent pour le soutenir enfin avec loyauté, indulgence parfois et passion toujours.


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