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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




Il y a un peu plus d’un an, le Nouveau Centre est né sur les ruines de l’UDF. Ce nouveau parti se voulait indépendant et dans la majorité présidentielle. Mais son existence, et donc son utilité, était difficile à démontrer en raison de la présence d’une majorité absolue UMP à l’Assemblée Nationale. Lors de la discussion sur la loi TEPA (dite paquet fiscal), Charles de COURSON a déposé des amendements intéressants. Ils ont immédiatement été balayé par l’UMP, Jean-François COPE ayant brutalement rejeté toute discussion par une intervention qui pouvait s’apparenter à « vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires ».

Le Nouveau Centre, en recherche de financement a tenté de faire modifier la loi électorale sur le financement politique. Il a finalement été lâché en rase campagne par son allié. Périodiquement, François SAUVADET, président de groupe, se plaint de l’attitude dédaigneuse de ses partenaires, propos auxquels Jean-François COPE a récemment répondu, de manière quelque peu méprisante par « Monsieur SAUVADET, je le trouve gentil ». Et voilà qu’arrive le débat dans lequel le Nouveau Centre pouvait espérer compter : le débat sur la réforme de la constitution.

Le Nouveau Centre pouvait compter car c’est le seul débat dans lequel l’Assemblée Nationale et le Sénat sont sur un pied d’égalité et la difficulté de réunir la majorité des trois cinquième rendait la trentaine de parlementaires NC difficilement contournable. Mais voilà, la servilité ayant inhibée ces derniers, ils sont apparus inexistants. Le président du parti s’est simplement fendu d’un communiqué lénifiant et stérile expliquant que la réforme des institutions, c’était ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, et que le Président de la République a dit, le Président de la République a fait, le Président de la République a décidé et que le Nouveau Centre allait s’exécuter.

Les idéaux ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas, ceux du Nouveau Centre sont déjà obsolètes.

La réponse est simple sans doute personne en France mis à part peut être Jean-Michel Baylet qui lui même reste un illustre inconnu malgré des décennies à la tête du parti Radical de Gauche (PRG)… Pourtant Jean-François Hory vient d’être nommé par le Président de la République en Conseil des Ministres , le 28 juin dernier, Conseiller d’Etat en service extraordinaire ! Qu’a t’il fait d’extraordinaire qui mérite qu’il soit ainsi bombardé au sein de cette prestigieuse juridiction ? Rien , si ce n’est d’avoir présidé entre deux mandats de Baylet le Parti radical de Gauche , alors baptisé Radical pendant l’édifiante parenthèse Bernard Tapie.

Pourquoi donc le ressortir de la naphtaline ? Simplement par ce que le PRG a une demi-douzaine de parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale et que ceux-ci pourront opportunément apporter les quelques voix décisives à Sarkozy pour voter la réforme des institutions qu’il soumet au vote des 3/5ème du Congrès.

Plutôt que d’accepter de céder aux demandes d’amendement du PS ou du Modem , Sarkozy a préféré s’entêter avec son texte qui va renforcer son pouvoir et la bipolarisation sans faire la nécessaire modernisation du pouvoir parlementaire.

Mais il est à la manoeuvre pour séduire et flatter les récalcitrants au Centre gauche ou à l’UMP .

C’est la grandeur de la France…

En proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !

Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .

C’est la meilleure nouvelle de la semaine, l’élection de Jean-Loup Dabadie à l’Académie française. Avec lui la chanson française et le scénario de film notamment font leur entrée dans ce temple un peu vieillot mais respectable de la culture. Dabadie c’est la sensibilité pure avec des mots simples.
Dans son sillage sous la coupole, il y aura donc Romy Shneider, Yves Montand et Sami Frey , le trio de Cesar et Rosalie, Romy et Piccoli dans les Choses de la Vie de Claude Sautet toujours, Reggiani l’acteur et le chanteur, Bedos , Polnareff et sa “Maison vide” enfin et surtout ‘”L”assassin assassiné”, sublime chanson composée avec Julien Clerc contre la peine de mort tout comme “Ma préférence” . mais le plus beau texte de Dabadie c’est bien sûr “Femmes je vous aime” pour Julien Clerc toujours.
Quel homme n’aurait pas aimé écrire ce texte ?

Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces…

Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Je n’en connais pas de faciles
Je n’en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui…difficiles

Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d’épaule
Oh oui…Si drôles
Regard qui frôle…

Quelquefois
Si seules
Parfois ell’s le veulent
Oui mais…Si seules
Oui mais si seules…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Vous êt’s ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C’est que je n’ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O…Femmes…

Il ne faut pas donner plus d’importance que celà aux réclamations insistantes de Jean Arthuis ou de Thierry Cornillet afin de restaurer dans toute sa plénitude juridique et politique l’UDF. Ceux qui tiennent ce discours au sens littéral “réactionnaire” n’ont à l’évidence tenu aucun compte de l’histoire politique des deux dernières années à laquelle pourtant on pensait qu’ils avaient participé : le congrès de Lyon de l’UDF marqué par l’avènement du “parti libre”, la campagne et le projet présidentiels de François Bayrou , la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate au lendemain du deuxième tour et la création formelle du Parti au congrès de Villepinte fin 2007.
Ils feignent aussi d’ignorer que le maintien de l’UDF à Villepinte n’a été faite que pour préserver les intérêts juridiques, financiers de la “marque” UDF et éviter qu’un hold up ne soit fait sur celle-ci par je ne sais quel Hervé de Charette ou autre notabilité para UMP.

Que ceux qui plus anciens ont connu les affres de l’UDF avant l’arrivée de Bayrou à sa tête, se rappellent l’ absence totale de vie démocratique, les querelles de chapelles (appelées alors “composantes”) sans fin entre “libéraux”, “radicaux”,”centristes”,”PSD” et “adhérents directs”, la composition de toutes les instances nationales ou locales avec une clé de répartition entre ces différentes composantes
Est ce le retour à ce genre de fonctionnement que veulent ces donneurs de leçon ? Enfin ce genre de réaction de repli sur soi, fait fi de la richesse - même complexe et revendicative - militante venue lors de la création du MoDem . Il traduit aussi une peur bleue d’assumer enfin l’indépendance vis à vis de la droite , ce qui pourtant s’impose peut être plus encore sous Sarkozy que sous Chirac ou Balladur . Bien sûr l’UDf avait davantage d’élus que le Modem aujourd’hui et notamment au niveau parlementaire mais que sont devenus sur la scène politique les Douste Blazy, Madelin, Rossinot , Charette, Robien, Mehaignerie etc.. ont ils encore une “part de voix “?
Ce débat est surréaliste …
En revanche il y a urgence pour le MoDem à rassembler toutes les compétences et les diversités qui existent en son sein, à chercher aussi a faire revenir ceux qui se sont déjà impatientés ou se sont découragés, chez les jeunes notamment, devant l’immensité de la tâche. Ceux qui ont le sentiment de n’avoir pas été entendus alors même que le Modem traverse une crise de croissance, accentuée par des carences au niveau des structures, de l’animation et il faut être réaliste du fait aussi d’un financement interne très, très insuffisant pour une formation dite moderne.
Ceux qui ont un peu d’expérience politique, savaient que la période post présidentielle serait difficile, que les débauchages avérés ou inavoués se multiplieraient, que Bayrou serait porté au pilori pour refuser de revenir à la raison ou à la maison de centre droit , que son entourage serait dénigré, que chaque parlementaire ou chaque responsable local parti serait interprété et médiatisé comme une prise de guerre, un nouvel affaiblissement du MoDem et de son leader présidentiable .
Il est sain que Bayrou refuse tout retour en arrière mais il serait urgent que tous ceux qui aiment ce parti, ont des convictions fortes, se rassemblent pour le soutenir enfin avec loyauté, indulgence parfois et passion toujours.

Ci dessous dépêche de presse.

Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, annonce dans un entretien publié dans le “JDD” qu’il “quitte le MoDem”, et que ses relations avec François Bayrou sont “au point mort”.

“Je n’y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi”, affirme-t-il, en reprochant à François Bayrou une “gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l’impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd’hui”.

“J’ai plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n’est pas le Temple solaire”, assure-t-il.

Pour Jean Arthuis, “un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns ou des autres. Où alors, c’est la tempête qui gouverne l’océan”.

Les propos de Jean Arthuis sont caricaturaux. Pour lui une “ligne claire ” c’est une ligne de soutien de la droite sans état d’âmes et le maintien de ses mandats indéfiniment reconduits par des alliances avec l’UMP. Le sénateur de la Mayenne qui dénonce une “secte” s’est il seulement un jour penché sur son propre comportement dans l’UDf puis le Modem : jamais un salut ou un signe amical pour le militant de base, une haute idée jamais remise en question de sa propre personne et de ses obsessions à imposer des idées rejetées par la majorité du parti (la TVA sociale par exemple..) , le culte de la notabilité. Je suis beaucoup plus touché par le départ d’un nouveau militant que l’on aura pas su retenir, entourer ou faire rêver que par le départ de cette personne qui n’a rien apporté à la communauté politique qu’il était censé servir et non se servir, comme l’atteste encore cette interview venimeuse.

Les échéances des élection municipales et cantonales arrivent et cela se ressent sur notre blog. Les articles et commentaires sont moins fréquents, beaucoup d’entre nous ajoutant à leurs activités professionnelles leur engagement dans ces élections locales.
En même temps, ces élections me permettent de constater sur le terrain ce que je ressentais, ce que nombre de Français ressentaient, concernant le Parti Socialiste : à quoi sert-il ? En effet, tant au niveau national que local, le comportement de beaucoup de leurs candidats, cadres, militants, nous paraissent caricaturaux, figés depuis 20 ans : l’involution par excellence.

A QUOI SERT LE PS porteur d’une alliance avec la Parti Communiste ? Comment faire admettre aux Français de voter pour des candidats de ce parti qui continue à privilégier son PC, alors que le mot même de communiste est une insulte pour la démocratie ? Comment faire confiance à des alliés d’un parti qui continue à vouloir porter le nom malsain de « communiste » ? Comment croire en leur souci de pratique démocratique quand on se vautre avec sa négation, avec ce qui a soutenu les pires exactions, avec ce qui représente une horreur pour nos frères européens enfin sorti du système totalitaire communiste ?
Le PS continue à vivre comme si rien n’avait changé, comme si personne ne savait l’épouvante vécu pendant des décennies à nos portes, comme si personne ne savait le rôle de saboteur (terrorisme) du PCF (souvenez vous des sabotages de leur cellule des « sportifs » dans les débuts de la Guerre Froide, causant des centaines de morts et blessés graves, comme le sabotage meurtrier du train “Paris-Tourcoing” le 03 décembre 1947), comme si personne ne se souvient de ce parti systématiquement suppôt de Moscou, allié des nazis après la signature du pacte Germano-Soviètique, s’inventant par la suite un passé de “parti des fusillés”, et validant toutes les exactions commises en Europe de l’Est !
Pour moi, l’existence de ce parti, continuant à se nommer fièrement « communiste », est une honte pour notre démocratie.
Le PS ne s’est jamais remis d’une lecture archaïque du bolchevisme (1), croyant, espérant y voir la continuation de la Révolution française. Octobre rouge reste perçu comme une révolution pure, « allant au bout » : en fait, coup d’Etat pour une révolution permanente, terreur d’un parti unique se substituant à l’Etat.
Comment faire confiance à un parti dont l’ex-1ère dame se glorifie de son attachement pour des Castro et Guevara ?
Le PCF a toujours été solidaire de cette meurtrière déviance. Je n’en dirai pas plus sur le sujet, le livre de F. Furet suffit amplement.
Et cela fait plus de 20 ans que ses électeurs le quittent, aboutissant à un 2 % aux dernières élections présidentielles. Seule le scrutin majoritaire à 2 tours, cher aux PS et UMP, donnent l’illusion de son existence.

A QUOI SERT LE PS, qui a vu son électorat populaire, comme le PCF, partir au FN, parce que dessaoulé de la griserie idéologique ? Que dit-il à cet électorat manipulé à présent par la mythologie de l’ordre absolu, l’hostilité à l’étranger, du “c’était mieux avant”, lui qui l’a si longtemps manipulé avec le “grand soir” ?

A QUOI SERT LE PS qui continue à vouloir chercher l’onction de l’extrême gauche ? Cette extrême gauche française qui reste le symbole de l’immaturité, du nihilisme du « vivre ensemble » ? Dont la pratique politique, soi-disant « politiquement incorrecte », vit parfaitement de la communication politique d’aujourd’hui, s’insinuant dans les travers de notre société ? Les mensonges, amalgames et manipulations du postier ne choque pas un PS en mal d’image « jeuniste » et libertaire…

A QUOI SERT LE PS, quand sur les sujets fondamentaux comme l’Europe, il se montre incohérent, ridicule ? Jack Lang lui-même a fait part de son incompréhension devant les divisions des socialistes sur le traité de Lisbonne. “Comment comprendre que le bureau national ait invité les socialistes à ratifier le traité européen et que le président du groupe PS (Jean-Marc Ayrault) veuille boycotter la révision de la Constitution, condition préalable à l’acceptation du texte? Trop de petits calculs tuent notre crédit”.
Et sur la réforme de la Constitution, le PS se comporte de façon absolument cynique. J. Lang en fait part encore : « “La raison d’un vote négatif” des socialistes sur ce texte “viendrait du refus des dirigeants du PS face à l’éventuelle venue du président devant l’Assemblée. On croit rêver! J’ai retrouvé des déclarations anciennes de l’actuel premier secrétaire préconisant la même idée.

A QUOI SERT LE PS quand il nous donne le spectacle permanent d’une lutte pour le pouvoir, pour la place de « 1er secrétaire » (le terme même est une preuve d’archaïsme). Ce parti est le réceptacle d’écuries d’ambitions.

A QUOI SERT LE PS, quand les différents leaders sont incapables d’un quelconque dessein mais capables de toutes les tartufferies ? L’un veut la refondation du PS sur ces “fondamentaux de gauche”, l’autre est fier de se dire “socialiste”, une autre veut une alliance de l’extrême gauche au Mouvement Démocrate… L’exemple italien de l’échec d’une alliance des communistes aux Démocrates pour conduire un pays devrait faire réfléchir le PS. Les “socialistes” devront choisir, car les Français l’ont déjà fait, leurs électeurs l’ont déjà démontré aux présidentielles : soit devenir minoritaires car inutiles avec leurs communistes, soit « évoluer », grandir, se dépasser avec les Démocrates ! Tony Blair lui-même, traité comme un pestiféré par le PS, « pure parti de gauche », confiait à la presse française lors de sa venue : « Moi, je suis un politicien de centre gauche. Aux Etats-Unis, je serais démocrate, au Royaume Uni, je suis travailliste, en France je serais … probablement au gouvernement ». Certains ont voulu penser qu’il voulait dire par là qu’il participerait au gouvernement de N. Sarkozy, je pense plutôt qu’il voulait provoquer le PS en lui faisant comprendre que lui gagnerait les élections en France car, lui, a évolué…

A QUOI SERT LE PS, enfin, quand il n’a pour raison d’être, qu’être « la gauche », l’autre, pendant adverse mais tellement semblable à l’UMP : puisque, otage d’une idéologie aujourd’hui massivement rejetée par les Français, il n’est plus motivé que par des intérêts !

Les derniers mots seront de François Bayrou, dans une interview accordée à l’Express (2) : « La crise du PS est dans son nom même. Imaginez-vous un responsable du PS venir à la télé et déclarer que « l’avenir de la France, c’est le socialisme » ? ».

Le PS n’a toujours pas compris ou accepté l’évolution des Français et de leurs – anciens – électeurs : ils ne veulent plus de la vieille gauche qui a prouvé ses limites, ses incompétences, son incohérence. Par contre ces derniers montrent, comme lors des dernières élections présidentielles, une impatience pour la constitution d’un pôle démocrate, alliant force économique et équité sociale, progrès et souci de l’environnement. Si certains ont pu être séduits par le « bougisme » d’un N. Sarkozy, la « baudruche » se dégonfle, l’illusion s’estompe. La volonté de vérité, de réalité et d’équilibre émergent à mesure de la baisse dans les sondages du 1er People. Il y a comme un appel sourd de la France, comme si le 1er tour des présidentielles n’avait pas tout dit…

(1) François Furet, « Le passé d’une illusion »
(2) L’Express, n° 2950

On apprend que Mme Autain ne sera finalement pas candidate à Paris car une “incertitude” pèse à Paris , en l’occurence l’éventuelle alliance du PS avec le Modem !! Alors que je pensais que Delanoë avait récemment (imprudemment d’ailleurs) fermé la porte à une telle éventualité, Mme Autain utilise ce prétexte pour réorienter sa carrière politique au delà du périphérique..Le journal “Le Monde” croit notamment savoir qu’elle va se présenter derrière le Maire du Parti Communiste, Jean-Pierre Brard à qui elle succéderait à mi-mandat…On aurait aimé davantage d’honnêteté intellectuelle de la part de cette jeune femme qui entend incarner une véritable rénovation ou alternative politique. Et qu’elle dise simplement : Qu’à Paris elle était dans une impasse politique comme pendant les présidentielles, incapable d’aboutir à la candidature alter-libérale tant annoncée . Que le PS y est dominant et que le PC ne représente presque plus rien… Qu’en revanche à Montreuil on pouvait faire un bon coup : sauver Jean-Pierre Brard face à un PS conquérant (cf la préparation des dernières législatives) puis récupérer la Mairie et se créer un fief impossible à Paris. Les électeurs de gauche du 17ème arrt apprécieront. Quand au Modem , ca le fait bien rire d’être utilisé par Mme Autain ainsi comme un “repoussoir” pour légitimer une manoeuvre bassement politicienne.


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