Adresse à nos amis Radicaux, Libéraux et Démocrates (2), s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
22 Commentaires Publié by JP juillet 9th, 2008 in Identité démocrate, blog politique, mouvement democrateCe billet suit un premier ayant eu le même titre, mais sans « s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?… ».
Parce que je continue à penser qu’il n’y a pas de valeurs, de thèmes qui nous séparent ou nous distinguent. Je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique. Et je pense aussi la même chose concernant bien des membres du PS, Verts et PRG. Je les vois venir au MoDem, ceux qui n’en peuvent plus de ces partis de gauche refusant d’évoluer.
Et je trouve délirant, irresponsable, infantile même, de nous éparpiller, « ventiler », en différentes formations. Cette réflexion, je la retrouve dans nombre de membres du MoDem, Parti Radical Valoisien, NC ou paumés au sein de l’UMP. Je me refuse à tendre le poing contre des personnes avec qui je partage valeurs et vision politique de la France et de l’Europe.
Je demanderais juste, pendant quelques instants, à nos lecteurs, de baisser la garde du militant, du partisan, pour réfléchir à cela en toute honnêteté intellectuelle, voire même morale.
Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si je ressens comme absurde notre « ventilation », il est trois bémols sur lesquels j’insiste :
- je ne veux pas la reconstitution de l’UDF. J’en ai fait partie. Je me suis suffisamment cogner contre les murs de nos limites. L’UDF n’était devenue qu’un assemblage d’écuries dont les membres refusaient de voir que rien ne les séparaient, excepter des appétits électoraux. Ces appétits électoraux m’écœuraient d’autant plus que nous laissions le RPR nous réduire depuis 1981, sachant que ce parti était (en partie… mais décisive la partie !) responsable de la défaite de VGE, alors que celui-ci fut un grand président, avec un excellent premier ministre (qui eurent à affronter 2 chocs pétroliers, l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques, la « révolution » islamiste en Iran, l’instabilité européenne et surtout concernant l’aspect monétaire, etc.). RPR qui nous obligeait à des candidatures uniques dans lesquelles nous perdions notre identité auprès des Français, pendant que ce soi-disant partenaire cachait ses tares avec nous comme alibi. Affairiste, non libéral, archaïque, non européen, le RPR s’est sauvé de ses affaires malsaines en créant l’UMP, décidant d’ un coup la soumission de l’alibi, non plus partenaires, mais servile membre. L’UDF a été un échec, parce que ce parti a été incapable de faire évoluer la droite française vers un parti de centre-droit, façon CDU, en craignant le rapport de force avec le RPR qui, lui, a plongé la droite française dans un parti conservateur, mêlant droite américaine (atlantisme, dettes, communautarisme, retour du religieux, méfiance, voire même hostilité envers l’Etat et ses représentants) et anglaise (euroscepticisme, dérégulation économique, conservatisme social, déstructuration de l’Etat), plus la touche sarkozienne d’un allant berlusconien dans l’égo exubérant, de la paillette et du contrôle des médias.
- je n’ai pas d’estime pour ceux qui sont allés à la soupe de l’UMP pour des maroquins et autres rentes. Si les Français sont souvent écœurés de la politique, c’est parce que nombre de ses acteurs y sont des rentiers et n’ont aucun sens de l’intérêt général, de la République. Ces médiocres polluent la politique. Je ne croie pas plus dans la perfection du politique que de l’Homme, mais je suis de ceux qui pensent que chacun peut se parfaire, s’élever. S’engager en politique, c’est aussi se vouloir exemplaire, c’est être courageux, accepter la défaite comme être humble de la victoire
- si je pouvais suivre une UDF faisant évoluer la droite vers le centre droit et par là même assujettir le RPR, je ne peux suivre une droite “libérale”-conservatrice. Et c’est sur ce point que je vais tenter d’être plus exhaustif.
S’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
Je vous propose que nous fassions un rapide bilan de la gestion sarkozienne de notre pays :
- Economie : pas de politique économique énoncée, visible, pas de politique de l’offre, d’insdutrialisation.
- Social : travailler plus pour gagner plus ? les heures sup ne font pas manger. La fin des 35h ? Je la souhaite. Mais n’oublions pas que cette maligne réforme de Madame Aubry nous coûte des milliards d’euros : le fonds de financement qui devait être créé ne l’a jamais été, et l’Etat a donné des milliards aux entreprises pour qu’elles appliquent cette réforme. De même, dans le privé, combien étions-nous, et sommes nous, à dépasser allègrement les 35H pour se rapprocher des 50 voire 60 heures ? Les 35h ont de plus « flingué » les revenus des catégories populaires, les obligeant toujours plus à une productivité devenant folle. Supprimer les 35h : oui. Mais revenons aux accords en entreprises, et pourquoi ne pas les remplacer par une semaine de congés payés supplémentaires ? enfin, la suffisance sarkozienne a encore fait déraper : l’attitude belliqueuse à l’égard des syndicats est parfaitement inutile et ne s’inscrit pas dans une politique adulte de concertation. Voilà encore une régression du fait d’une immaturité du dirigeant. Et n’oublions pas les non remboursements par la sécurité sociale pour des malades en graves situations.
- Fiscalité et désendettement : les réformes fiscales avec ce pouvoir sont particulières… elles ne s’adressent en faite qu’à une partie aisée de la population. Réformes qui sont à l’encontre du désendettement de l’Etat, et accentuent l’effet d’une cassure de la « classe moyenne », qui n’est encore une fois pas concernée mais plus intéressée par les conséquences de désendettement pour leurs salaires. Je n’oublie pas que N. Sarkozy fut le ministre du budget qui eut la création d’endettement la plus forte de notre histoire… Or, l’endettement est surtout nocif pour les salaires…
- Pouvoir d’achat : l’explosion des prix de l’immobilier + l’alimentation + le pétrole sont catastrophiques pour le pouvoir d’achat des Français. Je ne vois rien dans la politique actuelle traduisant une volonté sarkozienne d’aller le chercher « avec les dents ».
- Politique étrangère : l’alignement atlantiste n’est pas conforme avec une volonté européenne, le soi-disant « réalisme » ne fait pas honneur, et ne rapporte rien…
- Défense : pour maintenir l’état de nos armées, contribuant à l’influence de la France dans le monde, le budget doit en moyenne représenter 3 % du budget total. Le choix OTAN de N. Sarkozy, le Livre Blanc de la Défense, nous font passer en-deçà de 2 %… Je regrette que Jacques Marseille (*) n’ait pas été suffisamment lu dans ce domaine.
- Justice : hormis la beauté de la ministre et son aspect vestimentaire clinquant, la réforme de la carte judiciaire a surtout montré le peu d’impartialité de l’Etat sarkozien. Mais surtout, le plus emblématique de l’UMP, est cette volonté de « dépénaliser la délinquance financière »… cela confirme cet adage : « en France, la gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts ».
- Education et Recherche : pratique strictement comptable de la baisse des effectifs. Enseignement et Recherche sont les deux mamelles d’un pays forts. Sur ce point, nous sommes bien faibles.
- Environnement : tout dans l’apparat, affligeant…
- Démocratie : la réforme constitutionnelle ne verra pas l’introduction de la proportionnelle, permettant une vraie représentation nationale et indépendance des démocrates, de vous tous. Je me souviens d’H. Morin disant que ce serait un cas de « casus belli » pour le NC si cette évolution devait être refusée… Mais le plus inquiétant pour la démocratie est la mainmise sur les médias : nomination en direct du patron de France Télévision, éjection de journalistes non serviles (Paris Match, TF1), etc.
- Sécurité : le bilan est déplorable. On n’entendra plus parler de baisse de la délinquance… Après avoir mis fin à la police de proximité, on ne sait aller dans les banlieues qu’en mission commando ! c’est l’économie parallèle qui est contente… Quant à la fusion de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur, il s’agit pour moi d’une grave erreur car en sens contraire du besoin d’une arme de pacification dans les zones grises
- Europe : chacun ressent que nous glissons, imperceptiblement, sur la pente d’une Europe façon britannique : un marché commun, poussant à une dérégulation toujours plus forte, et sans cadre social ni direction politique. L’Union Européenne est de plus en plus perçue comme une structure d’administrateurs dérégulant nos économies, ne protégeant pas notre modèle social, n’ayant pas de vision, d’ambition commune. En ce sens, c’est bien l’opposition entre un « capitalisme total » et le « modèle rhénan » à laquelle nous assistons.
Exceptés quelques points positifs : service minimum, fin des 35h, mais souvent mal conçus (les maires se retrouvent avec le bébé du service minimum dans les écoles, les 35h ne sont pas compensées) et surtout à sens unique, ce premier bilan, rapide et partiel, me fait vous dire, amis Radicaux, Libéraux et Démocrates-Chrétiens, que je vous sais ne pas être « heureux » à l’ombre de la domination de l’UMP.
En tant que Libéral, comment se satisfaire d’une politique plus favorable aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes ? Ces grandes entreprises ne contribuent qu’à 7 % du PIB français ! Comment peut-on accepter l’exubérance d’un exécutif menaçant la séparation des pouvoirs ? Comment supporter la poursuite de l’endettement, le fait qu’il n’y ait pas de politique industrielle ? La dépénalisation de la délinquance financière ?
En tant que Radical, comment admettre le contrôle des médias, l’intrusion du religieux, les atteintes aux acteurs de l’Etat, à l’Etat lui-même, à la création d’un ministère de « l’identité nationale » ?
En tant que Démocrate-chrétien, ou simplement Démocrate, comment suivre une politique fiscale tournée vers les catégories aisées, si peu favorable aux catégories populaires et moyennes ? Comment admettre une politique si peu européenne, si proche de la Grande-Bretagne et si éloignée de l’Allemagne ? L’évolution vers un capitalisme « total », à l’anglo-saxonne, et l’abandon du modèle « rhénan », d’économie sociale de marché ? Le refus de l’introduction de la proportionnelle est encore une preuve de la domination sourde de l’UMP.
Je ne vois rien, dans le soi-disant cumul des réformes, qui puisse expliquer une quelconque soumission envers N. Sarkozy et l’UMP. Je sais que pour nombre de nos amis Radicaux, Libéraux, Démocrates, beaucoup de reproches sont émis à l’encontre de F. Bayrou. Je reconnais aussi qu’il y ait pu avoir erreur ou précipitation lors du 2d tour des présidentielles et des législatives.
Mais il faut reconnaître que le MoDem a suscité un réel engouement, estime des Français. Lors des élections, et mêmes locales, ce parti naissant a fait en moyenne près de 15 % des voix (moyenne des candidatures MoDem). Un parti Démocrate se crée réellement, avec une assise sociologique, se basant sur ses valeurs sociales-libérales, environnementales et européennes. Le Mouvement Démocrate montre que l’indépendance des Démocrates est possible, nécessaire et attendue par les Français. C’est le courage politique de l’indépendance, attirant nombre d’anciens électeurs de gauche lassés par l’irresponsabilité, la démagogie et surtout les bagarres des thénardiers du PS, et nombre d’électeurs de « centre-droit » étrangers à l’UMP, un parti conservateur peu soucieux d’impartialité et si peu de tradition européenne. Ces Français ne croient plus, ou n’ont plus confiance dans la gauche et la droite d’aujourd’hui. Leurs valeurs démocrates, sociales, environnementales ne se retrouvent pas dans l’UMP. La réalité sociale et économique, le sens de l’Etat, des responsabilités, ne se retrouvent pas non plus avec les PS-PC-Verts.
Pourquoi ne pas être courageux ensemble ?
(*) Jacques Marseille, « Le Grand Gaspillage », chez Plon.
Jean Arthuis veut renotabiliser le Centre
31 Commentaires Publié by Juste milieu juin 29th, 2008 in Identité démocrate, mouvement democrateEn proposant de créer un nième “rassemblement des centristes”, Jean Arthuis s’inscrit dans la longue tradition des groupuscules d’inspiration élyséenne qui depuis des années fleurissent puis meurent dans la clandestinité . Après Robien, Cavada, Morin, Bockel le peu charismatique sénateur de la Mayenne qui ne sait pas ce qu’ est un militant politique tente son petit coup politique . Il veut aussi rassembler les orphelins de l’UDF et son appel a été en premier lieu reçu par la très réformiste Christine Boutin : quel signe d’attractivité !
Avec un tel tandem Bayrou peut dormir tranquille ! La renotabilisation du centre -droit est en marche : zéro militant et une multitude de chapelles qui vont s’auto détruire . Pendant ce temps là le Mouvement démocrate et son président creusent leur sillon auprès des Français. Alors que la dérive autoritaire de Nicolas Sarkozy est plus menaçante de jour en jour (l’épisode de France Télévisions est le révélateur du coup d’état permanent contre la démocratie ) … Alors que la rivalité interne au Parti Socialiste va se transformer en lutte assassine… L’alternative démocrate va s’imposer .
Merci pour vos 1000 commentaires
1 Commentaire Publié by Juste milieu juin 12th, 2008 in Identité démocrate, blog, medias, MoDemLe Blog du démocrate vient de passer le cap des 1000 commentaires .
Né il y a un peu plus de 2 ans ce “blog collectif d’inspiration centriste ” comme il s’est défini lui même à sa naissance a réussi son pari : Intéresser les internautes tout en diffusant les idées démocrates . Il a aussi tenu à préserver ce qui fait son originalité unique dans la blogosphère dite centriste : le caractère irrévocablement collectif et, corolaire facilité par l’usage de pseudos , le refus du narcissisme et de la mise en avant de nos petites personnes. Avec le collectif et notamment ses plumes les plus assidues, “Mesina”, “Soseki” et “jp”, nous avons voulu aussi vous faire partager nos réflexions sur la politique française, sur la politique internationale et ce qui se passe hors de nos frontières ou parfois sur la vie culturelle et sociale. Nous nous revendiquons d’un humanisme centriste, ouvert sur les autres.
Notre grande satisfaction a été l’annonce par François Bayrou peu avant la fin de sa campagne présidentielle de la création d’un “parti démocrate” dans lequel nombre d’entre nous, mais pas tous, se sont vite reconnus . Le “blog du démocrate” est logiquement devenu proche du “Mouvement démocrate” tout en gardant sa capacité critique vis à vis de ce dernier. Nous ne revendiquons pas les attributs de la marque “démocrate” ni n’ambitionnons d’utiliser ce blog à des fins de promotion autre que celle de nos idées.
Nous sommes décidés à poursuivre l’aventure avec vous. De nouvelles plumes devraient nous rejoindre d’ici peu avec le même esprit solidaire et amical qui prévaut au sein de notre groupe.
Nous aurons toujours plaisir à vous lire.
MoDem et Municipales
5 Commentaires Publié by JP mars 8th, 2008 in En campagne, Identité démocrate, MoDem, Municipales 2008J’entend souvent les Démocrates se plaindre du manque de stratégie, d’une parole politique univoque du MoDem, au moment des élections municipales. Les médias s’en font bien sûr l’échos, c’est leur boulot.
Je suis à la fois en accord et en désaccord avec ceci.
En accord parce que les dernières élections nationales ont montré une forte présence des Démocrates dans les grandes villes. Dans un ancien article (”MoDem, coït postmortem de l’UDF”), j’avais signalé l’évolution sociologique de notre électorat, et surtout, en fait, la constitution d’un électorat cohérent, “Démocrates”.
François Bayrou a raison de vouloir présenter des listes MoDem dans toutes les grandes villes de France : elles répondent à un besoin d’expression de notre électorat. Je regrette les atermoiements, les divisions, notamment à Lyon, ou encore à Caen.
A l’inverse de Lyon, Marielle de Sarnez à Paris montre le chemin à suivre.
Il est aisé de constater que dans les grandes villes à électorat centriste, comme Caen, Strasbourg ou Lyon, quand les ex-RPR s’emparent de ce type de ville, elles basculent directement à gauche…
De plus, la sociologie des habitants de ces villes a évolué, et ressemble étrangement à l’électorat Démocrate : européen, environnemental, non conservateur, favorable à une politique économique “sociale libérale”.
Par contre, dans les villes de taille moyenne ou petite, l’aspect local l’emporte, et je comprend que des MoDem s’entendent avec des PS “sociaux démocrates” ou des UMP “évolués”.
Mais notre capharnaüm démontre surtout une chose : notre parti démocrate doit vite désigner un ou une secrétaire générale qui “tienne la maison”. François Bayrou est notre expression, ce n’est pas à lui d’avoir à gérer les affaires internes de notre mouvement. La Vème République impose l’élection présidentielle comme centrale de notre vie politique. Toutefois, nous devons constituer un parti fort pour lui permettre de parler fort.
Il ne s’agit pas seulement de la conduite du MoDem, mais, ce qui est bien plus important, du besoin des Français de voir notre existence s’imposer.
Les Français ont compris que N. Sarkozy ne correspondait pas à leur vision du changement, de la réforme de notre pays. L’exigence d’équilibre de la réforme, d’un Président qui les “incarne”, explique leur désamour envers N. Sarkozy. D’ailleurs, le fait que F. Bayrou demeure, depuis les élections présidentielles, très haut dans les sondages, montre qu’ils attendent ses interventions.
Le fait aussi que F. Fillon soit lui aussi haut dans les sondages, indique que les Français, s’ils se détournent de N. Sarkozy, ne font pas confiance pour autant à la gauche. D’autant plus que le PS refuse d’évoluer, en se cachant derrière les élections locales.
Cela prouve, encore une fois, que c’est au MoDem de se montrer convainquant pour faire évoluer le PS, et pour permettre à F. Bayrou d’apporter aux Français un Homme D’Etat digne d’eux.
Hommage à Raymond Barre
8 Commentaires Publié by JP août 26th, 2007 in Idées fortes, Identité démocrate, Notes de lecture, blog politique, Témoignages, mouvement democrate
Que les cloches cessent de sonner, éteignez vos télévisions et vos radios, fermez vos portes et vos fenêtres, et dans ce triste silence, écoutez vos cÅ“urs battre tels les tambours de l’appel aux morts.
Raymond Barre est mort.
Centriste gaullien, c’est ainsi qu’il se définissait. Centriste car adversaire d’une Gauche idéologique, néfaste et surannée, et hostile à une Droite des intérêts, des siens contre les autres, souvent contre la France.
Gaullien, pour le service de soi pour la France et pour l’Etat.
Il est le Père des Démocrates, lui qui avait créé, après le ratage de 1988, la “Convention Libérale Européenne et Sociale”. Il est le premier “engagé politique” pour notre cause.
Parfois aussi excessivement Gaullien : son manque d’intérêt pour les partis qu’il confondait avec “les intérêts de parti”. Un orgueil souvent mal contenu, laissant libre court à des propose excessifs.
Je garderai pour ma part son caractère, son sens de l’honneur, de la vérité et son combat pour le courant de la démocratie française.
Ce blog lui rend hommage humblement… et totalement.
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petit rappel de lecture sur le personnage :
- Henri Amouroux, “Monsieur Barre”, chez Laffont (incroyable cette disparition du biographe en même que de celle de son noble sujet)
- Raymond Barre, “L’expérience du pouvoir”, Fayard, que l’on peut compléter dans sa réflexion politique par
- R. Barre, “mémoire vivante”, Flammation histoire
- R. Barre, “Un goût de liberté”, Lattès
-
de l’EMBELLIE Ã l’EMBOLIE ?
17 Commentaires Publié by JP mai 6th, 2007 in Identité démocrate, blog politique, mouvement democrateC’est fait, Nicolas Sarkozy vient d’être élu Président de la République par 53 % des Français.
Que l’on ne s’y trompe pas : les Français voulaient un changement, après 25 ans d’une gestion médiocre appauvrissant la France et les Français, par une génération de politiques dont l’égo a rendu médiocre le parcours, la démarche…
François Bayrou avait montré le chemin avec ses 6 E et notamment la question de l’endettement de la France.
J’ai rencontré, étrangement, énormément d’électeurs de Bayrou après le 1er tour, laissant l’impression soit qu’il aurait dû être élu dès ce 1er tour (mais nous ne sommes pas en Côte D’Ivoire), soit… bien des électeurs regrettent de ne pas avoir fait le bon choix. Beaucoup hésitaient pour leur vote du 2è tour. A nous de permettre un rattrapage.
Parlons d’avenir maintenant :
- Sarkozy a pour entourage la plupart des ministres de Chirac
- Sarkozy ne connaîtra pas d’autre possibilité d’équilibrage que celle des Démocrates, et nous devons faire évoluer la France
- Sarkozy laisse ses judas tenter de soudoyer les Démocrates, surtout leurs parlementaires
- Ségolène Royal n’a pas su, dès avant le 1er tour, avoir des gestes à notre endroit. Par la suite, la volonté de vouloir mélanger nos voix d’avec celles des communistes et trotskos démontrait une fausse, une artificielle évolution. Mais cela montrait par contre la voix de la nécessaire évolution du PS. Je n’oublierai pas, pour autant, son utile et démocratique débat d’avec François Bayrou. Je pense qu’il y a eu en elle une évolution malheureusement tardive.
- Royal a fait, au vu des résultats de 2d tour, une allocation résolument à gauche, pour la gauche, montrant encore que son discours de présidentiable ne se voulait que pour une partie des électeurs, ne se coulait que pour une partie partisane, ne se roulait que pour le parti de son hollande, faisant ainsi du ps le “parti bas”.
La question est de savoir maintenant ce que vont faire les sociaux-démocrates du PS, les DSK, Rocard, Kouchner, Migaud, Allègre, Bockel, et les écolos centristes de Cohn-Bendit :
vont ils continuer avec le parti socialiste des Fabius, Lang, Emmanuelli, Mélanchon et compagnie ? continuer avec les communistes et les trotskistes qui ne représentent plus grand chose, surtout pour les Français ?
Ce grand mouvement progressiste qu’ils souhaitaient, était-ce fadaise et entourloupette pour les élections ou volonté vraie pour la France ?
Nous savons tous qu’ils n’en peuvent plus de la vieille gauche, mais auront-ils le courage d’aller au bout de leurs propos ?
En tout cas, le parti Démocrate leur est ouvert, car il leur ressemble, parce qu’il nous rassemblent.
Pour éviter à la France un changement de marionnettistes et non de pratiques, pour permettre à la France d’évoluer vers la modernité démocratique et européenne, nous devons tous fortement nous investir dans la formation du parti Démocrate.
Nous devons aussi préparer le 3ème tour, par les élections législatives, et nous montrer les plus courageux et efficaces possible.
C’est notre devoir.
Nous n’avons pas le droit d’être les fossoyeurs de la volonté des Français d’une troisième force d’équilibre, de modernité et de progrès.
Nous devons être les pourvoyeurs du Nouveau Choix, et soutenir, résolument, François Bayrou.
Jeudi à la Mutualité à Paris, François Bayrou nous donne rdv pour lancer le parti Démocrate à 10h.
Après l’embellie du 1er tour, ne laissons pas les pleutres provoquer l’embolie des Démocrates.
Soyons nombreux à porter ce mouvement réunissant des sociaux -démocrates aux libéraux-démocrates, en passant par les écolos centristes et les démocrates-chrétiens, pour donner à la France une nouvelle chance, et aux Français le Nouveau Choix.
Faisons en sorte que l’embellie du 1er tour se transforme en une lumière de lucidité.
et petite pensée émue pour la santé de Raymond Barre…
Blogdudemocrate est un blog collectif d’inspiration centriste. Ses membres viennent d’horizon variés, qu’ils soient normands, parisiens ou expatriés, issus des partis de gauche, de l’UDF ou du parti radical, femmes et hommes. Notre démarche est assez bien résumée (commentaires compris) par l’une des premières notule “salut à toi, le démocrate !“, rédigée par JP. Suit donc une galerie de portraits qui va s’enrichir progressivement à mesure que nos patients amis m’enverront leur bio.
Marie
J’ai milité pendant 10 ans au sein au sein de la gauche française, dans les courants réformistes au sein de l’UNEF-ID, du MJS et du parti socialiste. La campagne sur le référendum a montré une évolution de l’adhésion au PS, On ne venait pour défendre un projet, voire une idéologie mais pour répondre à ces attentes particulières. Les primaires ont conforté cela. Et Ségolène l’a compris, plutôt que de proposer un projet politique, elle a répondu à des attentes de sondage, et en communicante sympathique. Mais la politique c’est savoir prendre des risques, aller parfois contre l’opinion pour répondre à l’intérêt général. Voilà pourquoi j’ai rejoint l’UDF.
Sa première contribution : “Du PS à l’UDF sans reniements”
Mesina
Passionné des questions d’environnement et de développement durable qu’il tient pour un des défis principaux pour notre société démocratique
Travaille dans le domaine de l’audit environnemental des grandes entreprises.
Egalement gestionnaire d’une Ecole de théâte renommée sur Paris.
Très attentif par ses attaches et ses déplacements au débat politique dans les pays du pourtour méditérannéen (Italie, Maroc, Liban…) et aux questions agricoles
Sa première contribution :“Les perspectives de la démocratie dans les pays du bassin méditerranéen (1/4) : L’Italie”
David
Très attentif aux questions européennes, j’ai mesuré par mes « tranches de vie » bulgare puis allemande, combien nous sommes gagnants lorsque nous unissons nos forces.
Aujourd’hui en France, mon activité professionnelle me confronte tous les jours à la législation européenne, et principalement aux questions liées aux pratiques de marchés financiers actuellement en phase d’uniformisation (enfin partiellement !).
En conséquence et tout naturellement, mon attention s’est donc portée sur le Politique le plus européaniste à mon sens du paysage politique français.
Sa première contribution : “Bayrou, Président ?”
Sébastien
Né à Angers en 1978, Chef monteur aux actualités télévisuelles, passioné de philosophie, de psychanalyse et d’art. Proche de nombreux milieux réputés à gauche (journalistes et artistes) et issu d’une famille modeste, j’ai subis de nombreuses influences qui me font détester les moules que l’on voudrait bien nous coller en politique. Pour moi la politique doit être démocrate : un espace de rencontre et de dialogue où chacun par ses différences apprend à voir l’autre et à dépasser ses positions pour se trouver sur une ligne d’entente. Ainsi les lignes bougent, les valeurs progressent sans mettre l’homme de côté.
Sa première contribution : “Introduction à l’idée démocrate”
Juste Milieu
Je suis tombé dans la marmite centriste quand j’étais petit. Plutôt tendance cassoulet radical que choucroute démocrate chrétienne . Mais cela est de la vieille histoire. Mes icônes furent Mendès France puis Jean-Jacques Servan Schreiber et maintenant FB. J’ai moi aussi “l’UDF dans les veines, la passion européenne ” et je suis élu local.
Comme je fais partie également des “vrais gens”, ceux qu’on voit maintenant en “prime” sur TF1, je suis dans la vie cadre d’entreprise (il m’arrive donc de me lever tôt) et j’ai des engagements associatifs. Je ne collectionne pas les timbres postes mais j’adore le cinéma français et l’histoire du cinéma. Je préfère le “juste milieu” à “l’ordre juste”.
J’aime la politique qui est une école de modestie et de tolérance, car si la mégalomanie existe (je l’ai rencontrée) elle n’est pas la règle. Je suis contre le communautarisme et pour l’égalité républicaine. Et une France vraiment démocrate.
Sa première contribution : “Messieurs les Censeurs merci !”
Soseki
Démocrate de sensibilité plutôt libérale, je navigue en eaux centristes depuis 10 ans maintenant. Européen convaincu mais critique à cet idéal, humaniste mais optimiste inquiet, mon engagement citoyen et politique ressemble à cette école de la modestie et de tolérance dont parle Juste Milieu.
Sensible aux rôles des nouvelles technologies (nano, info et biotech) qui imprègne notre société du risque, je revendique un risorgimento de l’économie-politique face aux défis de la mondialisation, un renouvelement du verbe et l’importance du vital du commentaire, de l’écrit face aux tentations spectaculaires. Je distribue tracts et mails aussi …
Victime consentante du tropisme extrême orientale, j’y puise force et énergie dans les moments de doute. En mode diurne je m’essaye à la Gouvernance IT.
Sa première contribution : “Une bipolarisation européenne au service de la démocratie ?”
OVO
Oui j’avoue, j’ai voté à gauche, à droite, et j’ai enfin trouvé ma voie : le centre!
Aujourd’hui je suis de ceux qui veulent voter François BAYROU.
Loin de Paris, je suis d’avantage un passionné de la FRANCE et me sent lié à son destin :”La France dessine notre présent, nous définissons son avenir”.
Un brin chauvin, franchement démocrate, je considère la FRANCE comme ma mère patrie. Ce dévouement pour autrui, donc pour la FRANCE, m’a conduit à travailler pour elle au sein d’associations ou de collectivités. Mon activité professionnelle se porte en particulier sur les collectivités locales, les politiques d’aménagement du territoire, et notamment les banlieues si riches de potentiels extraordinaires. Au fil du temps, une “expertise” s’est créée, que je mets à disposition de notre blog.
On peut me définir comme humaniste, tendance Adam Smith et pro-européen.
Et je crois que le peuple Français est également à cette image…
Sa première contribution : « Mais qui ce souci de nous ?, pas vous »
Okasan
« Le doute m’assaille ! ». C’est un peu ma devise, à la fois de l’ordre de la psychose et de la saine éducation. Je suis d’une culture classique, dans mes goûts et dans mes idées, mais je supporte difficilement la hiérarchie. Je crois à la nécessité des institutions autant qu’à celle de les remettre en cause constamment, à la tradition à condition qu’elle soit redécouverte. Je suis libéral, au sens politique du terme, ne crois en rien sinon à la bienveillance et en la nécessité absolue de se mesurer face à soi-même. Je n’aime pas les termes « révolution », « doctrine », « masse », « utopie » et je crois que l’équilibre et la perfection sont de belles aspirations, mais qu’elles ne peuvent et ne doivent s’appliquer qu’à l’individu, jamais à la société. Mes passions ne regardent que moi. Je suis démocrate par raison, pragmatique, et trouve suspecte la « passion républicaine » qui anime les jacobins de droite et de gauche. Je la trouve vieillotte et déraisonnable. Je trouve que la loi de 1905 est l’une des plus belles expressions de « l’esprit français », car elle est la culture des différences bien plus que l’esprit de tolérance. Elle se suffit à elle-même, et la loi sur le voile est une belle lâcheté.
Pour la raison, je suis économiste macro, monnaie finance internat.- et pour les sens, je me frotte jusqu’à l’étincelle aux arts de la scène. Mais il ne faut pas le dire car je me lève tôt, comme aime Sarkozy, et je me couche tard, comme fait Lang, de sorte que très passionné et très raisonnable, récalcitrant tranquille dans le système, je suis centriste. Et européen convaincu, par raison autant que pour le symbole. J’aime cette phrase de Hermann Hesse « On s’exerce au plaisir, jamais à la maîtrise » et ce vers de Shakespeare (Henri IV)« Si nous devons vivre, Messeigneurs, vivons pour marcher sur la tête des Rois ! ».
Sa première contribution : Okasan privilégie les commentaires, ses réponses valent bien un article
JP
:-) Je ne suis pas centriste… ça commence mal.
Je préfère me définir comme « démocrate », plus proche du New Labour britannique de Tony Blair ou du Parti Démocrate américain, ce qui explique ma difficulté de me noyer dans les gauche et droite françaises. L’opposition de la droite et de la gauche françaises se fonde sur la conception du changement : c’est à cause de cela que la France n’évolue pas…
J’attends la création du Parti Démocrate, qui remettra à leurs places les gauche et droite conservatrices. Et pour cela, difficile de se sentir éloigné de François Bayrou concernant sa démarche et ses objectifs.
J’ai rejoint l’action de Raymond Barre adolescent, en 1986, pour s’opposer notoirement à la cohabitation : car c’était la dualité à la tête de notre pays, et non l’addition des meilleurs.
Mes « icônes », comme dirait l’ami « Juste Milieu », et on l’aura compris par mes articles, sont les Raymond : Aron et Barre. Mais on peut y ajouter aussi Tocqueville, John-Stuart Mill (concepteur de la voie « sociale-libérale »), Etienne Borne et Jean-François Revel. J’ai toujours plaisir à lire Alain Finkielkraut, Claude Imbert, Alain Duhamel ou encore Denis Jembar.
Adhérent aussi au « parti des vrais gens », je suis de la section rugby et polars (je suis un fana de Ian Rankin) et j’ai un attachement particulier pour l’acacia. Enfin, j’aime le son des mots de l’iconoclaste Antoine Blondin.
Je travaille dans le conseil de la communication (interne/externe) et dans la gestion des risques et des crises.
Sa contribution l’illustrant :
Des Autruches, des Baudruches et des Cruches
Quelques citations pour illustrer ma démarche (et sans doute aussi celle de mes camarades du blog) :
« Si le centre était une moyenne et/ou une banalité, il faudrait être anti-centriste ! ».
Etienne Borne
« Le langage établie ne connaît que la droite et la gauche, et il situe à droite tout ce qui n’est pas à gauche. Tant de sciences politiques et ne pas savoir compter jusqu’à trois… »
Etienne Borne
« Il n’est pas d’intérêt qui ne se déguise en idée ou ne se justifie. Pas de passion qui ne se donne un but idéal ou historiquement nécessaire. ».
Raymond Aron
« Ici et là , on s’est demandé s’il fallait me situer dans la droite moderne ou ancienne. Je récuse ces catégories. […] Personnellement keynésien avec quelques regrets du libéralisme, […] je serai, selon que l’on se réfère à la politique économique, (ou autres sujets), classé à gauche ou à droite. ».
Raymond Aron
« J’ai vu s’éclairer l’histoire secrète des philosophies et la psychologie de leurs grands noms. Combien un esprit supporte-il de vérités ? »
Nietzsche
« La politique attire beaucoup de malades mentaux. »
Nietzsche
« L’habit d’un homme proclame ce qu’il fait. Sa démarche révèle ce qu’il est. ».
L’Ecclésiaste.
Arnold, gouverneur, centriste de Californie
4 Commentaires Publié by Soseki février 7th, 2007 in Présidentielles 2007, Idées fortes, En campagne, Profane et drôleUne petite brève juste pour la gaudriole, quoique … c’était dans le Monde daté du 5 février et l’on pouvait y lire qu’Arnold Schwarzenegger appelait de ses voeux une approche “transpartisane” de la politique, précisant aussi que “Centriste ne veut pas dire faible. Cela veut dire équilibré et les pieds sur terre.”
Puisque c’est le Gouvernator qui le dit.
Plus sérieusement et comme pour témoigner que le positionnement centriste n’est plus tourné en dérision, cette note assez bien tournée lue sur Koztoujours à propos de la candidature de François Bayrou. Sans parvenir à la même conclusion - il demeure bayrousceptique - je constate que la réforme des institutions et le dépassement du clivage droite-gauche pour sortir d’une crise de 30 ans reviennent comme des arguments forces. La candidature centriste incarne surtout à mes yeux, et c’est la raison d’être de ce blog, la réconciliation d’une famille politique démocrate jusqu’ici éclatée entre les deux blocs ; un parti autant centriste que démocrate donc. La grande question d’un gouvernement d’union nationale promet donc d’être ardemment débattue …



