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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




L’intégration de Michel Mercier au gouvernement est-elle la preuve d’une normalisation du MoDem ?

Ce parti s’étend donc du centre-gauche au centre-droit. Et puisqu’il est le mouvement en France qui représente le courant Démocrate, un peu à la façon du Parti Démocrate d’Obama et du New-Labour britannique, il est logique que des personnalités, du fait de la pluralité de ses personnalités et de ses membres au sein du MoDem, prennent des responsabilités dans ce gouvernement.

Toutefois, on observera que le poste est bien moindre que prévu (ministère de l’agriculture) : M. Mercier paie et démontre ainsi sa loyauté à F. Bayrou. Sa “mise en congé” du MoDem prouve qu’il souhaite en rester membre d’un côté, et de la part du MoDem de l’autre, on a compris qu’il serait incompréhensible d’exclure un “vrai” MoDem. Cela apportera de surcroît une expérience gouvernementale à ce mouvement, et des “infractructures”…

Surtout, cette nomination et son impact “faible” au sein du MoDem démontre que ce mouvement n’est pas un parti “antisarkozyste” mais l’alternative démocrate pour les électeurs à une offre socialiste archaïque : pour établir une politique sociale-libérale, écologique et européenne, s’opposant ainsi au “néolibéralisme” et “néoconservatisme”.
Enfin, cette nomination est une aventure personnelle de M. Mercier, elle ouvre le MoDem plutôt qu’elle ne l’oblige à un soutien au gouvernement. Cela illustre ce que disait F. Bayrou : juger le gouvernement sur les actes et non s’enfermer dans un antisarkozysme stérile et lassant façon socialiste.

Ainsi, le Mouvement Démocrate peut démontrer la richesse des personnalités qui le représentent. Il répond à son électorat qui a pu être inquiet dernièrement dans le cantonnement à l’antisarkozysme que laissaient à penser les médias.
Cet électorat qui va du centre-gauche au centre-droit, reste fébrile car l’offre politique doit être affermie : l’antisarkozysme ne les intéresse pas, il correspond à la surdite PS/UMP. Il ne veut plus être enfermé à gauche ou à droite, et ainsi tout accepter d’un côté et tout refuser de l’autre. Cet électorat est trop intelligent et “revenu de tout” pour se laisser instrumentalisé dans une posture stérile.

L’électorat démocrate attend une politique économique alternative au néolibéralisme et au socialisme : politique de l’offre, de la création industrielle, de l’investissement, de la recherche, du partenariat Etat & entreprises privées. Une politique qui prépare l’avenir, crée des emplois et instaure une dynamique positive, donc lutte contre les déficits qui appauvrissent les revenus des salariés.
Une politique écologique audacieuse, pourvoyeuse de champs industrielles et de la recherche extraordinaires.
Une politique européenne réaliste : les Etats-nation européens sont dans l’incapacité d’être une réponse aux puissances américaine, chinoise, indienne, russe ou encore brésilienne. Ces Etats sont plus forts car ils n’ont qu’un centre de décision pour leur diplomatie, leur Défense, et leur politique économique. Il s’agit d’efficacité et de défense de notre modèle de civilisation.
Enfin, l’électorat démocrate exige une Démocratie exemplaire pour l’égalité des chances (éducation, santé, solidarité, etc.) : soutien aux tissus sociaux, au monde associatif, du respect des identités et des personnes, d’un Etat impartial, et ainsi respect de ses personnels.

Ces différents axes politiques sont portés par des personnalités aux compétences éminentes et reconnues : Y. Wehrling, C. Lepage, J-L Benhamias, J. Peyrelvade, R. Rochefort, M. Mercier, M. de Sarnez, J-F Kahn, R. Thomas, et tant d’autres, incarnent une politique économique la plus nécessaire et responsable, le réalisme écologique, une politique de la ville et de la sécurité modernes, le sens d’un Etat démocratique.

Cette nomination l’illustre.

J’en ai marre de toutes ces pétitions qui circulent pour la rénovation , la refondation du Mouvement Démocrate dès qu’un grain de sable entre dans les souliers vernis de leurs certitudes . Marre de ceux qui sous couvert de promouvoir l’idéal démocrate s’attachent en premier lieu à faire leur auto-promotion . Marre de ceux qui utilisent  le moindre titre de “cadre”  (je suis membre du Bureau du Conseil de ceci  etc…) pour balancer une dépêche à l’AFP (et sans doute à tous les medias)  bien saignante pour affaiblir François Bayrou qui est dans une passe difficile. Le résultat en a été immédiat de Libération à Canteloup.  Marre de ceux qui sous le  prétexte légitime d’améliorer la “gouvernance” du Modem veulent de nouveaux titres , de nouveaux  postes , des chapeaux à plume . Marre de ceux qui sont candidats à tout . Marre de  ceux  qui encensent Bayrou avec flagornerie après un meeting parisien à quelques jours des européennes (alors que FB a manqué ce meeting y faisant un ou deux sérieux faux pas de communication) pour demander quelques jours plus tard un sursaut .

J’aime ceux qui résistent à la facilité du dénigrement post échec électoral . J’aime ceux qui, le soir des européennes au siège, ne sont pas précipités sur les micros avant que FB Bayrou ne fasse sa déclaration,  pour donner leur avis définitif.   J’aime ceux qui bossent sur les projets comme des bêtes avec un désintéressement sans limite, ceux qui animent toutes ces réunions ou les “yaka , faukon” sont les idées les plus communément répandues .  J’aime cette femme blessée après cette élection européenne qui est toujours fidèle à son combat de 20 ans  pour créer une force centrale et  ne se laisse pas abattre par la défaite sur les plateaux de TV. J’aime ce député européen francilien battu mais debout qui dèja prépare l’échéance suivante,  qui garde ses mots pour lui et ses proches . Quelle classe ! J’aime cette jeune femme qui a coordonné les groupes Europe le jour , la nuit et n’est candidate qu’a voir triompher ses idées . J’aime cette jeune femme “engagée” qui a vu partir son amie avec tristesse mais n’a pas baissé les bras . Pour eux je reste, pour lui aussi que je connais depuis si longtemps avec qui j’en ai vu d’autres . Je connais sa force. Je crois que son combat contre une droite qui n’a jamais été aussi dure doit être poursuivi avec nous. Je crois que la Gauche nous attend aussi .
Si je n’étais pas hostile aux pétitions de tous ordres, je ferais une pétition des démocrates optimistes …

Si la déception est forte dans les rangs démocrates à l’issue des élections européennes, cette impression devrait de mon point de vue être largement modérée.  Au fond, ces élections ont prouvé qu’il est possible de mobiliser environ 25% d’électeurs en dehors du bipôle traditionnel autour d’idées centristes, européennes et favorables à un développement durable. C’est ce seuil qu’il faudra atteindre à François Bayrou pour passer le prochain premier tour de la présidentielle.

Le problème c’est que si cet électorat existe, le Mouvement démocrate n’a pas su le mobiliser pour lui. J’avais déjà signalé dans une précédente contribution « Pourrais-je avoir un peu d’Europe dans mon antisarkozysme » que la stratégie du patron béarnais, essentiellement axée sur la dénonciation des abus sarkosystes ne suffirait pas à cristalliser cet électorat. Avec cette stratégie, nous avons en quelque sorte préparé le terrain, mais dans un contexte de volatilité extrême des électorats, où les décisions se prennent dans les deux derniers jours, cela ne suffisait pas pour capter et fidéliser l’électeur. En gros nous avions une bonne marque, mais pas le bon produit. De plus, avec cette stratégie, le Modem est pour une part responsable du bon score de l’UMP, car cela a appelé en retour un mouvement de soutien à Sarkozy de la part de l’électorat plus conservateur. Le manque de propositions concrètes était déjà l’élément manquant dans la présidentielle de 2007 pour gagner le gros lot, mais là c’est bien moins compréhensible car pour cette élection, avec l’Europe, le Modem jouait à domicile. Après le Non au référendum, François Bayrou a-t-il pensé un seul instant qu’il convenait de ne pas trop s’exposer en s’affichant pro-européen ? Je ne le pense pas, sincèrement.

Alors rassurons-nous ! Les Verts de Cohn Bendit n’ont aucunement gagné cet électorat de manière pérenne. Je ne crois absolument pas pour ma part à une conversion massive à l’écologie des français. J’ai constaté avec de nombreux exemples que les électeurs de DCB sont des socialistes déçus, qui auraient pu voter Modem, mais ont en définitive préféré le Vert, pour sanctionner le PS. Disons simplement qu’une part des français, à force de sensibilisation, a compris que l’environnement est un problème sérieux et ne considère plus l’écologie comme un idéalisme ou un repoussoir. De plus les Verts se heurteront rapidement à leur incapacité à structurer un mouvement. Enfin, le réflexe de vote utile n’a pas joué pour cette élection, mais pourrait revenir en partie dès qu’il s’agira d’une élection considérée par les français comme à enjeu.

A la limite, ce qui m’a le plus déçu dans cette fin de campagne, ce sont les militants du Modem. Quel manque de fidélité ! Quelle capacité à se retourner contre Bayrou de la part de ceux-là même qui le considéraient comme un gourou ! Bien sûr qu’il a fauté, mais est-ce bien le rôle du militant que de le lyncher pour ça ? La plupart de ceux là n’ont qu’un seul point commun : un antisarkozysme primaire – comment peuvent-t-ils critiquer, eux, cette stratégie de campagne ? (parmi ceux là d’ailleurs JF Kahn, il n’a aucune crédibilité sur ce sujet – il ne s’est fait une place qu’en prononçant le nom de Sarkozy dans chaque phrase depuis 3 ans ! Et dans Marianne en plus il dit qu’il pensait de son côté dans l’Est renverser la tendance…on croit rêver : c’est ça aussi les candidats société civile). En quelques jours j’ai tout entendu et tout vu : des assesseurs qui désertent leur place dans les bureaux parce qu’ils ont visionné une vidéo pourrie des Verts mettant en cause Bayrou avec Bongo ; des militants déclarant avoir voté blanc après le débat avec Cohn Bendit ; un candidat qui se demandait si Bayrou avait prémédité l’attaque de Cohn Bendit pour jouer sur « le conservatisme et le populisme»… ; et enfin comme on pouvait s’y attendre, repris évidemment en boucle sur les radios, les déclarations hostiles de militants le soir de l’élection comme par exemple « à la limite le problème du Modem c’est Bayrou ». Sur ce plan aussi il y a du travail à faire pour reconstituer un réseau de cadres matures, qui ne se liquéfient pas à la première difficulté venue. Savent-t-ils tout le chemin parcouru par Bayrou pour en arriver là ? Car, rappel pour les nouveaux, avant les 18% de 2007, il y en a eu des bas aussi. Et donc après celui-ci, il y aura des hauts.

Alors que se profile un nouveau remaniement ministériel et que l’ouverture est toujours à l’ordre du jour , le Parti du Président essaye au plus haut niveau de poursuivre la chasse au gibier centriste . Les petites volailles de 2007 ne sont plus de mises, se contentant d’un modeste secrétariat d’état, leur valeur marchande est aujourd’hui faible. Bayrou est à terre, par sa faute sans doute.  Mais toute chasse à cour fatigue les grands cerfs . Qui plus est son parti est toujours là et ses eurodéputés malgré quelques légitimes critiques ont confirmé leur solidarité envers leur président et leur volonté d’aller de l’avant. On ne sait si le sénateur Mercier fera partie de la prochaine battue mais son absence de notoriété est un point faible.

C’est pourquoi le plus proche collaborateur politique de Nicolas Sarkozy a tenté cette semaine de jeter son filet au plus près du très gros gibier . Brice Hortefeux en personne s’est répandu en compliments sur Marielle de Sarnez, ce qui a du faire s’étouffer les Hervé Morin et autres Dominique Paillé (ce qui nous amuse). Revenons un instant sur cette suprenante posture du “mamelouk” de Sarko. D’abord cela va en surprendre certains mais Hortefeux est sincère : il a cotoyé Marielle de Sarnez au début des  années 90 au sein de l’opposition puis au Parlement européen à partir de  1999, il la connait bien, l’estime et ne se permet donc pas une flatterie. Ensuite il doit penser que Marielle de Sarnez peut avoir envie d’aller au Gouvernement pour agir, au sein d’un ministère à sa mesure . Le ralliement de Sarnez serait donc aussi une exfiltration spectaculaire du village gaulois centriste qui résiste depuis 2002 date de la création de l’UMP.

Son erreur d’interprétation est cependant de sous estimer la force de conviction de Sarnez et ceux qui ont créé le Modem en 2007 . “Je ne suis pas ralliable” a t’elle déclaré simplement et fermement à l’issue de cette semaine pénible. Nous non plus, nous ne sommes pas ralliables.

L’échec du MoDem et de FB aux élections européennes pourraient laisser croire qu’ils n’ont pas de perspective politique, pas d’existence réelle. Or, c’est cet échec même qui est la preuve de l’existence d’un électorat. Le résultat de la liste Cohn-Bendit n’est pas celle des Verts.

“Les Verts” est un parti dont les responsables sont un mélange de gauchistes, soixantehuitards mal finis, libéraux-libertaires, etc… mais aussi d’écolo-démocrates, de personnes sérieuses pour qui l’avenir se base sur une politique écologique audacieuse, une gestion saine des finances du pays, une dynamique de l’économie privée, et la compréhension de la nécessité européenne.

Ces derniers sont les mêmes que ceux qui vôtent MoDem. C’est le même électorat qui fluctue du centre-droit au centre-gauche, dominé par les mêmes valeurs.
il existe donc bien un électorat de classes moyennes très majoritairement, et quelques catégories populaires et cadres supérieurs, minoritaires. Ces catégories, cet électorat, nous en parlons très souvent sur ce blog. C’est un électorat pour lequel politique écologique audacieuse (je me répète), le désendetement de la France, la mise en place dune politique économique de l’offre et industrielle offre des emplois (techniciens, ingénieurs, cadres, employés, etc…) sont les mamelles de l’avenir. Pour eux, le présent exige l’affirmation de la régulation : le retour de l’Etat, mais un Etat partenaire et non boulet de l’activité économique (ce qui explique le nombre croissant d’électeurs de la fonction publique). Cet électorat est déterminé à se doter d’un Etat démocrate, garant de l’impartialité, d’une gestion saine des ressources, mais aussi prévenant du tissu associatif, de la solidarité entre citoyens, et du droit à chaque personne de vivre selon ses choix.

Bref, l’on retrouve cette trinité des Démocrates : “sociale économie” (progressivement je parlerai “d’économie partenariale”), Europe, écologie.

Et cet électorat fluctue selon l’offre des politiques : quand le MoDem oublie l’Europe et l’écologie, c’est un DCB qui a le monopole de cette expression et la récupère. Encore une fois, si les Verts avaient été sans DCB, l’aspect européen aurait été trop ambigüe pour cet électorat, le “gauchisme” l’aurait rebuté, et l’instrumentalisation d’une écologie “radicale” l’aurait éloigné.

Cet électorat est urbain et “rurbain”, plus important chez les - de 50 ans, éduqué, dont les CSP sont, encore et toujours depuis 10 ans et de façon plus pregnante : cadres moyens et cadres sup, employés, professions intermédiaires, professions intellectuelles, un peu moins professions libérales, ouvriers et professions agricoles.
Géographiquement on le retrouve en Ile-de-France, Nord, Ouest, Est, Sud-Ouest.
C’est la carte sociologique des élections depuis 2002… Cet électorat démocrate-écologiste est là, il représente un gros 30 % : il suffit de lui parler et de le servir, ce qui est le devoir premier des politiques…

C’est ainsi que, depuis 15 ans, et cela s’accèlère, se détachent vieille gauche et modernes. Le journal “Le Monde” (notamment le site) en parle clairement aujourd’hui dans plusieurs articles, et je trouve ces articles audacieux et rafraichissants.
Surtout, il est dit franchement que : “avec son puissant réseau d’élus, le PS n’est pas mort mais il est usé, replié sur les égos de ses dirigeants et incarne une façon dépassée, voire archaïque, de faire de la politique”. Ailleurs, les journalistes affirment que “les classes moyennes ont déserté le PS”, dont l’électorat repose sur des catégories de plus en plus âgées et liées à la fonction publique. Le PS n’est plus crédible parce qu’il est devenu incapable d’incarner les Français, de parler et de résoudre les enjeux qui touchent ceux qui sont confrontés à la crise, à la dérégulation, aux “patrons-voyous”, à la réalité du marché privé, de la création, de la concurrence, des résultats…
On ne peut parler et incarner les Français quand on est protégé de ce qu’ils subissent, eux…

Le Mouvement Démocrate porte en lui la conscience des enjeux contemporains. Il en est né. Porté par la force de François Bayrou, il répondra à cette “économie partenariale”, à l’Europe et à l’écologie par la diversité de ses membres : Corine Lepage, Jean-Luc Benhamias, Yann Wehrling, Jean-François Kahn, Marielle de Sarnez, Jean Peyrelevade, etc…
Ces personnalités incarnent chacun l’élément écologique, l’élément européen, l’élément économique, et la vitalité démocrate.

Ensemble, ils sont la réponse à cet électorat écolo-démocrate. Le MoDem aura une postérité s’ils en sont l’expression.

Voici à chaud quelques éléments de réflexion sur les résultats de ces élections européennes. Ces réflexions seront suivies, dès qu’elles existeront, d’une analyse des statistiques sur les votes. Il faudra notamment connaître l’évolution sociologique des électeurs de Bayrou 2008 et MoDem des européennes, la sociologie des électeurs de DCB, et celle de l’abstention (60 % des Français, chiffre proche de Européens). Nous pourrons tous ainsi confronter nos analyses, ce qui nous permettra de mieux comprendre et donner des pistes d’évolutions. J’entends depuis le soir des élections des militants MoDem dépités, normal après un échec, et vindicatif sur la stratégie du MoDem, « l’omniprésence » de François Bayrou et sa surexposition médiatique. Les jeunes se montraient notamment très durs et je crois qu’il est nécessaire de prendre de la distance afin de mieux comprendre la situation pour en tirer les enseignements.

Le Contexte
Il y a d’après moi deux facteurs importants, latents, dans le contexte général de ces élections :
- Européens en général, et Français en particuliers, subissent une crise économique et sociale sans précédent depuis celle de l’entre deux guerres mondiales… Explosion du chômage, retour important de la délinquance, remise en cause de la dérégulation de nos économies et de nos Etats, désindustrialisation et pertes de savoirs, pertes de repères des anciens critères politiques
- Ecologique : les pollutions croissent fortement, réchauffement planétaire, disparitions d’animaux donc affaiblissement de la biodiversité, baisse des ressources énergétiques fossiles et augmentation corrélée de leurs coûts, augmentation des maladies liées aux pollutions (cancers, allergies, etc.), impacts non maîtrisés de la nourriture industrielle, pollution et réduction des ressources du fait d’une économie agricole productiviste

La stratégie de F. Bayrou et du Modem
Je lie les 2 parce qu’ils sont radicalement liés. C’est aussi l’un des problèmes des Démocrates. En effet, l’expression du MoDem est vampirisée par celle de FB. C.à.d. qu’il y a un manque de diversité de la parole MoDem et une surexposition de FB. La stratégie est aisée à comprendre : être la 3è formation, devenir l’alternative démocrate à la réponse socialiste de la gauche.
Il y avait deux axes dans la stratégie des Démocrates :
- combattre la droite néolibérale de l’UMP et de N. Sarkozy avec FB
- mener les valeurs démocrates par les candidats des listes MoDem

A entendre chacun, la forte responsabilité du mauvais score du MoDem appartient à FB. Sans doute, à court terme, comme pour vider les ressentiments, il pourrait y avoir comme une curée anti FB. C’est habituel dans ce genre de situation, cela peut faire du bien pour apprendre et élargir l’expression du MoDem, cela peut être dangereux voire suicidaire de rester sur l’échec et faire payer excessivement et inutilement à celui qui a permis la création d’un parti démocrate.

 

Je vais sans doute vous surprendre, mais la stratégie était pour moi la bonne.
Mais elle a été mal employée, je m’explique :

1. La crise que tout le monde vie est due aux errements de politiques de droite ayant versée dans le courant néolibérale : dérégulation, désétatisation, politique fiscale protégeant les hauts revenus, etc.
Il fallait donc lier critique de cette politique néolibérale, incarnée, qu’on le veuille ou non, par N. Sarkozy (baisse de la fiscalité pour les transferts de patrimoine, baisse des impôts pour les plus gros revenus, disparition de règles pour la distribution, dépénalisation de la délinquance financière, désindustrialisation de l’économie pour une économie financière, etc.) et enjeux européens.
Or, la critique de FB ne s’est pas portée sur ces aspects mais sur l’affaissement de la démocratie par N. Sarkozy, il ne s’est occupé que de l’aspect néoconservateur et non du néolibéralisme. Son axe était “l’humanisme”…
Ce qui explique ce raté c’est que le vécu des Français de la crise c’est la conscience des conséquences sociales et non démocratiques. L’affaiblissement de la démocratie n’est pas un enjeu, pour l’instant, pour eux.
N. Sarkozy l’avait, lui, compris. Ce qui explique que sa stratégie a été de baser la campagne de l’UMP sur sa conduite de la présidence européenne : sa conduite de l’Europe pendant la crise !
Il faut comprendre que l’humanisme, c’est une philosophie… et ça ne nourrit pas les Français !
Les socialistes sont en très fortes régression, continuant d’ailleurs sur la pente de l’affaissement, du fait de leur inutilité liée à l’imposture du ministère de la parole. Cela non plus ne nourrit pas les Français mais décrédibilise les socialistes. Ce n’est pas le chemin que doivent suivre FB et le MoDem.

Voilà pourquoi, comme l’expliquait S. Pierre-Brossolette dans Le Point, « il a tué la campagne des européennes » afin que les enjeux européens ne soient pas abordés, la responsabilité de la politique néolibérale mise en cause, et les divisions de l’UMP sur ces questions et ambitions des uns et des autres exposées.
C’est à cette stratégie qu’il fallait répondre, FB en avait pris la direction, mais il est resté parallèle au chemin emprunté par N. Sarkozy et l’UMP…

 2. Nous n’avons pas entendu le MoDem (j’entends par là FB et souvent les candidats) mettre en avant les valeurs politiques des Démocrates : sociale économie, Europe, écologie. Nous eussions ainsi répondu aux préoccupations des Français, mieux été identifiés et alors représentés une alternative crédible et intéressante.
La sociale économie parle de régulation, de l’Etat, de la réindustrialisation, de l’accroissement des savoirs, du désendettement. Je regrette que l’on n’ait plus entendu J. Peyrelevade alors que la politique économique est un des enjeux majeurs écartés par l’UMP, et ignoré par le PS.
L’Europe est une valeur fondatrice aussi des Démocrate : mise en place d’une politique économique européenne, cohésion fiscale, cadre social, audace environnementale. « Nous l’Europe » était un excellent titre de campagne, je regrette que le fond et le discours l’aient si peu incarné. Je le regrette d’autant plus que la qualité des candidats MoDem était supérieure aux autres : un beau gâchis… Permettant aux encasernés du Nouveau Centre de pavoiser alors que tous les journalistes, à présent, classent leur existence et résultat dans « la droite ». C’est cela, le « nouveau centre » ???
L’écologie est la troisième valeur fondatrice des Démocrates. Le Mouvement Démocrate portait d’ailleurs des écologistes reconnus et respectés. Or, le MoDem ne les a pas mis en avant sur ce plan : grave erreur tactique. D’autant plus que c’est faire oublier ce qui constitue l’identité du MoDem ! DCB aurait connu un champ particulièrement restreint si les candidats MoDem s’étaient emparés de ce sujet. Ne pas le faire est une faute…
Je suis persuadé que, lorsque nous aurons les statistiques de l’électorat DCB, nous y verrons une très forte similarité avec celle du MoDem.
A force de se cantonner à une précampagne des présidentielles, nous nous limitons à une personnalisation asphyxiante du MoDem avec FB, et empêchons de montrer le courant politique que nous sommes, les Démocrates, et qu’alors seulement FB incarne et doit jouer son rôle…

3. La stratégie de communication a été mauvaise, l’échec lui est grandement lié. La TV représente essentiellement le message perçu par les électeurs. Les tractage, boîtages, réunions publiques, ont un impact toujours décroissant. C’est ainsi, et j’en suis désolé en pensant au dévouement des militants. Mais que ceux-ci sachent aussi que sans eux, c’est la dissémination de la parole Démocrate, telles les abeilles répandant le pollen, source de vie, qui disparaîtrait…
La surexposition médiatique de FB a permis à un DCB de parler « d’omni président » et « d’omni opposant ». Je le regrette pour FB qui a vu ainsi son message caricaturée et simplifiée, devenue ainsi simpliste. Mais cette surexposition a asphyxié l’expression du MoDem, rendu le message européen inintelligible pour les Français.
L’addition de l’émission politique sur France 2 jeudi soir ratée + la soirée écologique du vendredi (Arthus Bertrand affirmant son choix électoral Verts) ont fait perdre 4 points au MoDem.
Pourquoi ? Parce que son électorat est nouveau et n’a pas été arrimé par la mise en avant des valeurs fondatrices du MoDem (sociale économie, Europe, écologie). Cet électorat fluctue donc avec d’autres expressions « modernes » de la gauche, telle celle qu’a pu représenter DCB.
Cette addition TV + l’absence de message Démocrate pour le combat humaniste de FB ont fait trébucher le MoDem.

 

Conséquences

Nous allons connaître en interne au MoDem une critique vive contre FB. Il serait préférable que cela soit de court terme car ce serait oublier qu’il incarne le MoDem en tant qu’homme politique national reconnu et peut lui permettre d’être au 2d tour des présidentielles, sachant qu’il reste le seul capable de battre un N. Sarkozy.
Un reflux de militants, de sympathisants, est à prévoir Le danger est la perte d’audience dans les médias, déjà faible, et surtout la perte de crédibilité du MoDem et de FB, façon socialiste.
De plus, Barroso est tranquille, les conservateurs sont partout (ou presque), victorieux en Europe. L’on verra la droite suivre son courant néolibérale ou changer de direction : suivre son penchant ou trouver une nouvelle donne, à voir…
Surtout, DCB a fait exploser les voix des Verts. Or, cette augmentation est stérile : DCB repart à Bruxelles et ne s’intéresse pas à la vie de ce parti qu’il n’apprécie pas. On oublie que les Verts français restent opaques entre gauchisme et évolution démocrate : c’est à cause de cela que des C. Lepage, J-L Benhamias et Y. Wehrling les ont quittés pour le MoDem.
Après le hold-up électoral de DCB, les Verts se retrouvent avec leur audience habituelle : tenter d’atteindre les 5 %… Les électeurs de DCB se retrouvent ainsi avec un score qui ne servira à rien… Car en réalité, ce score est celui de DCB et non celui des Verts !
Enfin, le score extraordinaire de l’abstention (60 %) nécessite de comprendre sa sociologie : qui ne veut pas voter ? Car si l’analyse de la sociologie électorale des abstentionnistes, électeurs MoDem et de DCB n’apportent pas de réponses politiques en tant que telles, elle permet par contre de comprendre les questions de ces électorats.

 

Les réponses possibles

1. La gauche ancienne, archaïque, s’effondre : PS et PC sont, d’après moi, durablement décrédibilisés. Son langage de « reconstruction », « rénovation », est celui des communistes pour trouver les mots habillant leur convoi funéraire.
Les modernes
(écologistes et démocrates) ont progressé mais ils sont ballotés entre plusieurs expressions politiques : DCB, MoDem. Celle qui sera la plus claire et la plus charpentée a le plus d’avenir.

2. Le MoDem deviendra crédible en se basant et en parlant de ses valeurs le constituant, afin de mieux l’identifier : sociale économie, Europe, écologie. Le fonds est là, les personnes sont là : il est temps de les mettre en avant… La personnalisation doit laisser la place à l’expression du courant Démocrate pour valider une alternative Démocrate aux socialistes à gauche.
Il s’agit donc moins à présent d’une personne mais d’une expression politique. C’est cela qui doit appeler à une réflexion forte FB et le MoDem ! Si l’expression de la pluralité de personnalités ne transparaît pas, alors l’expression seule d’un FB sera insatisfaisante pour les Français, comme N. Sarkozy sait faire parler d’autres personnalités (Borloo, Bertrand, Fillon, Morin, etc…) pour ajouter à son poids.
Or, ces personnalités existent au MoDem : Corinne Lepage, Jean-François Kahn, J-L Benhamias, Rodolphe Thomas, Yann Wehrling, Marielle de Sarnez, etc…

3. La communication du MoDem doit se crédibiliser. Il faut accepter le poids de la télévision, la force des médias liés à N. Sarkozy. Il est d’après moi vital que le MoDem se dote d’un canal d’expression pour créer un autre son auprès des Français. Il faut donc « professionnaliser » le MoDem pour son expression, ses analyses sociologiques et sa pluralité.

4. Enfin, la création d’une organisation faisant le lien avec les branches professionnelles est indispensable. Elle permettrait une écoute permanente du MoDem sur les enjeux économiques et sociaux et la diffusion de la pensée démocrate.

Il y a donc beaucoup de travail à faire pour le MoDem et François Bayrou. Si l’on peut imaginer qu’il y a un socle minimal de 8 % pour ce mouvement, il serait impensable de s’en satisfaire pour tutoyer les sommets présidentiels. Affermir le Mouvement Démocrate est incontournable.
Observons les mesures à venir…

Jusqu’à présent, je trouvais le journal Le Monde plutôt équilibré, surtout depuis le départ d’A. Minc. Mais je ressens un certains malaise à le lire ces derniers jours.

Par exemple, si vous allez sur le site de ce journal, vous trouverez ce titre : “Bayrou fait basculer la campagne dans la polémique”…

Cet article est très “étrange”.
D’un côté, enfin, le journal reconnaît qu’il n’y a pas un mais trois sondages faits en même temps, l’un donne en effet DCB-Bové et les Verts légèrement devant les listes MoDem (13,5 % contre 11 %), mais dans un autre c’est le MoDem qui est très légèrement devant les Verts et DCB-Bové (12,5 % contre 12 %), et enfin un troisième où les liste MoDem sont franchement devant les Verts (14 % contre 11 %).

Bref, des tous derniers sondages, 2/3 sont à l’avantage du MoDem…

Comment se fait-il alors que la presse mette en avant celui qui désavantage le MoDem ? Le Monde préfère ne pas aborder la question.
Pourquoi F. Bayrou a ainsi répliqué à DCB ? Le Monde évite le sujet.
Pourquoi ne pas nous expliquer de quoi retourne ce livre où DCB aurait théorisé une forme de pédophilie ? silence gêné du Monde.
Pourquoi rapprocher la colère de FB sur la manipulation des sondages, (Le Monde reconnaissant dans cet article que 2/3 sont favorables au MoDem), en le liant à Marine Le Pen ? étrange raccourci du Monde…
Pourquoi faire donner leurs avis aux concurrents de F. Bayrou et du MoDem pour juger la situation ? Pourquoi ne pas avoir apporter les explications de F. Bayrou ? Pourquoi ne pas avoir demandé au MoDem de commenter les duels tout aussi “rugueux” d’Aubry et Bertrand ? N’est-ce pas là un manque flagrant d’impartialité du Monde ?
Pourquoi apporter un commentaire d’H. Morin ? Pourquoi alors ne pas demander l’avis du MoDem sur le casernement d’H. Morin et de son Nouveau Centre au sein de l’UMP ? Parce que l’on découvrirait qu’avoir 3 élus, c’est un échec cuisant pour ceux qui ont quitté le groupe Démocrate du Parlement européen ? Pourquoi encore une fois cette partialité du Monde ?

Pourquoi est-ce que les 4 articles liés à celui-ci sont strictement hostiles à Bayrou et au MoDem ? :
1 “les faits : les Verts devant le MoDem”
2 “en Alsace, FB muet sur sarko redécouvre l’Europe” (!)
3 “FB accuse le pouvoir de manipulation”
4 de nouveau “les faits, les Verts devant le MoDem”

Forte impression de partialité, surprenant de la part du journal Le Monde : étrange ambiguïté…
Est-ce parce que Le Monde a commandité avec les médias de l’Etat ce sondage en décalage avec les 2 autres qui indique un MoDem en avance sur les Verts et DCB-Bové ???

Concernant le journal Le Point, c’est au contraire S. Pierre-Brossolette qui confirme que N. Sarkozy a tenté de “tuer la campagne des européennes” :
- pour ne pas faire monter FB
- pour éviter de mettre en public les divisions de l’UMP
- et validation du fait que la campagne UMP s’est axée sur la présidence de Sarkozy : où sont les enjeux européens de l’UMP, UMP-NC et X. Bertrand- H. Morin répétant que FB et le MoDem ne parle pas d’Europe…
- d’une certaine façon, pour faire oublier sa vision politique néolibérale qui se verrait hisser au Parlement européen

Etrange accès de vérité pour une journaliste venant du Figaro, proche de N. Sarkozy, remplaçant C. Pégard devenue conseillère de N. Sarkozy…
Etrange aussi quand on lit l’édito de C. Humbert. Cela me “gratte la couenne” d’avoir à le dire, car j’aime lire cet éditorialiste qui a une si belle écriture et se montre habituellement indépendant, dans la ligne “barriste”. C. Humbert critique FB qui détournerait la campagne des européennes pour les présidentielles. Or, il ignore, consciemment ou non, 2 éléments :
- il n’avait pas cette critique pour la droite quand celle-ci noyait les élections européennes et leurs enjeux par les intérêts nationaux sous les gouvernements de gauche : bravo pour l’impartialité et l’honnêteté intellectuelle !
- encore une fois, on évite de voir dans la montée au créneau de FB la critique de la vision néolibérale de N. Sarkozy, dont les listes UMP-NC aux européennes, sont l’incarnation. Montée au créneau qui est en cohérence avec les listes MoDem et le modèle Démocrate qu’elles incarnent, elles…

Je regrette que ce journaliste, que j’estime fortement, fasse l’impasse sur l’ouvrage de F. Bayrou, “Abus de pouvoir”, que je vous recommande chaudement…

Par contre, l’article de S. Pierre-Brossolette : comment comprendre cet article-vérité ? Je n’ose croire que la plume se soit laisser-aller par un excès d’orgueil, de sûreté du pouvoir sarkozien qui libère des inhibitions de l’impartialité : conséquence d’”Abus de pouvoir” ?

Voici une preuve éclatante, provocante et inquiètante de la manipulation non seulement des sondages mais aussi des médias publics par le monde sarkozien :

- l’émission de France 2 ce jeudi est dans la presse avant même sa fin télévisuelle
- Arlette Chabot, proche de l’UMP et notamment du président du groupe à l’Assemblée nationale, clôt les débats en informant les télespectateurs de sondages favorables aux intérêts de l’UMP et de N. Sarkozy, aux Verts (le 3è homme préféré de N. Sarkozy car sans danger), et défavorable… au MoDem, telle une victoire… pour influencer les télespectateurs juste avant le scrutin
- ces sondages ont été commandé par les médias du service public (France Télévision et France Inter), dont les dirigeants sont nommés par… N. Sarkozy !
- ces sondages sont comme par hasard révélés… sur la chaîne TV publique ! mais sans vouloir dire qui en sont les commanditaires…

Bref, des sondages ont été commandités par les médias du service public, contrôlés par N. Sarkozy, sous les conseils de Patrick Buisson ( journaliste venant de l’extrême droite), afin d’être publiés juste avant le scrutin, sur les supports médiatiques… du service public !

La boucle est bouclée ! Belle manipulation !

Espérons que les Français réagiront fortement à cette manipulation, à cette tentative grossière d’orienter leurs choix politiques.
Notre Démocratie est bien malade…

Et j’espère que les journalistes de France Télévision et France Inter vont se rebeller contre leur instrumentalisation, il en va de leur crédibilité !

Il est amusant de voir la répétition de manipulation des sondages, comme ce fut le cas pour les dernières présidentielles, telle que c’est aujourd’hui.

Souvenez-vous : en février 2008, F. Bayrou talonnait S. Royal. puis d’un coup, la baisse, quotidienne.

La technique
D’abord, surgonfler les résultats de F. Bayrou ou du MoDem. Cela permet en un second temps de faire paraître des chiffres moindres, pour créer la sensation d’une spirale à la baisse. Ensuite, limiter au maximum les articles favorables mais par contre :

- faire surgir un autre possible 3è homme ou 3è expression politique (hier Le Pen aux présidentielles, aujourd’hui avec Cohn-Bendit)
- faire paraître des articles et des séquences TV et radio systématiquement défavorales au MoDem et Bayrou, pour créer un “échos” négatif
- par contre alimenter les médias sur des sujets plus agréables au PS et UMP

Les arguments ?
- Bayrou ne fait que de l’antisarkozysme, l’Europe n’est plus un enjeu pour lui et le MoDem. Or, l’UMP limite sa campagne à la présidence européenne de N. Sarkozy et veut en faire la défense de son bilan. La campagne d’Aubry et du PS, comme vous pouvez le voir dans leur pub à la tv, consiste en la défense des fonctionnaires, de la poste, de la SNCF… Où est l’Europe dans tout cela, où parle t-on des Français ? De plus, seuls les candidats MoDem parlent de l’importance de l’enjeu des Européennes et apportent des réponses crédibles, notamment sur la présidence de l’Europe… Donc, ne pas en parler dans les médias !
- Bayrou ne pense qu’à la présidentielle. Si le PS est en crise grave, n’est-ce pas du fait des guerres intestines de ses dirigants pour être le ou la candidate aux présidentielles : Royal, Hollande, DSK, Fabius, Aubry, Hamon, Collomb… Sarkozy pensait-il à autre chose que sa présidentielle avant ? Et pourquoi ses luttes violentes avec Copé, Villepin ? Les préparations de Bertrand, NKM, et autres ?
- Bayrou, le MoDem, sont des libéraux, des conservateurs, des bobos, sont en fait à droite, sont en fait à gauche… R. Dati disait dernièrement que “Bayrou est le meilleur des socialistes”, pour le Nouveau Centre “le MoDem est clairement à gauche”, pour le PS “le MoDem est en fait un parti conservateur et libéral”, Aubry dénonçait “l’alliance du MoDem et des ultralibéraux au Parlement européen”… C’est oublier que 9 fois sur 10, PS et UMP votent ensemble au Parlement européen, et ensemble rendent l’Europe responsable de tous les maux… Quel amour de l’Europe… Quelle honnêteté…
L’alliance avec des ultra libéraux ? Les Libéraux démocrates britanniques ou FDP allemands sont aussi “ultralibéraux” que des socialistes français tels que Delanoë, DSK, Védrine, etc… Simplement, il n’y a pas de libéraux, il n’y a que des ultralibéraux, c’est tellement plus commode la démagogie quand on a aucun arguement, tellement socialiste aussi… Et puis, ça fait oublier les néolibéraux de l’UMP.
Autant d’hostilité de l’UMP et du PS doit au contraire rassurer les Français sur la réalité de l’alternative Démocrate du MoDem au socialisme du PS et au néolibéralisme de l’UMP.

Pourquoi ?
Parce que le MoDem et Bayrou sont les seuls politique et mouvement dangereux pour la pérennité du système des 2 partis, UMP-PS. Le PS est l’adversaire préféré de l’UMP et de N. Sarkozy car sans danger, incapable de représenter une alternative crédible pour les Français.
Faire monter les Verts et Cohn-Bendit, c’est s’assurer un possible 3è concurrent sans issue, façon FN-Le Pen. Comme hier on ne mettait pas en cause l’ineptie du programme frontiste mais on mettait en valeur son côté “border line” pouvant séduire une minorité importante (comme on monte en épingle un Dieudonné), aucun journaliste ne parle de l’incohérence des candidats de Cohn-Bendit et l’absence d’un programme quelque peu crédible : unir des Bové anti tout, une Eva Joly qui se fout des partis mais veut seulement être élue et qui n’a aucun lien politique avec l’antilibéralisme de Bové et ses pratiques illégales (amusant pour une ancienne juge), ou encore un Cohn-Bendit qui se définit comme “libéral-libertaire” et sans a priori sur le nucléaire…
L’instrumentalisation des Verts devrait alarmer les Français sur l’état de notre démocratie, l’indépendance des médias, et la réalité des enjeux européens.

Mettre en tête UMP et PS, c’est faire perdurer au niveau européen l’alliance des néolibéraux - responsables de la crise économique et sociale internationale qui ajoute chaque mois plus de 50 000 chômeurs en France - et des socialistes - dont le nom même est un archaïsme, une ineptie, l’expression de l’irresponsabilité de la vieille gauche européenne.
D’ailleurs, au sein même de la gauche européenne, socialistes vieille mouture façon française et modernistes façon britannique, espagnole ou encore italienne (Démocrates), la division est grande. Même, il ne s’agit plus de division mais de fossé, où l’on voit les socialistes français maudire les travaillistes anglais, refuser l’évolution Démocrate de la gauche italienne réformiste, craindre le choix de modernité et du sens des responsabilités des sociaux-démocrates espagnols (mais ceci, nos médias ne veulent en parler).

Les enjeux européens sont trop importants pour les laisser aux mains du PS ou de l’UMP, et les Verts incarnent une alternative stérile et immature.

Le Mouvement Democrate est le seul mouvement qui apporte une réponse sérieuse, responsable et efficace, digne de notre Démocratie. La qualité et l’engagement européen de ses candidats en sont une preuve. Comme la volonté sourde de l’UMPS de l’éliminer est la preuve de la force et de la qualité des Démocrates.

Talleyrand avait écrit “Je reconnais la qualité d’un homme au nombre de ses ennemis”.

Pas de doute, la qualité est au MoDem.

Marielle de Sarnez, tête de liste du Mouvement Démocrate pour les élections européennes en Ile de France était le 28 mars en meeting à Enghien les Bains dans le Val d’Oise avec Yann Werlhing ancien secrétaire national des Verts. Avec Bernard Lehideux, elle a eu cette idée géniale  de rencontres croisées entre candidats de différentes grandes régions. On s’invite et on se rend l’invitation . Cela permet d’éviter que les meetings de campagne, dans une même circonscription, soient des copié-collé ennuyeux mais surtout aux sympahisants, militants et électeurs de découvrir la richesse humaine de ce nouveau Parti.  Enfin cela accrédite chez les Français l’idée d’une équipe nationale unie et compétente .  C’est ainsi que l’on a pu découvrir en Ile de France, chaque fois dans un département différent,  la jubilation oratoire et anticonformiste de Jean-François Kahn ;  le passion européenne de  Philippe Morillon (un des seuls députées européens français  sortants, non candidat à son renouvellement  mais en campagne, c’est ça aussi faire de la politique autrement) , l’extrême compétence de Sylvie Goulard , la maîtrise des dossiers économiques et sociaux de Robert Rochefort ou la fraîcheur simple, modeste et communicative de Yann Werlhing . A chaque fois Marielle de Sarnez a su mettre en valeur ces « guest stars » , s’effacer derrière elles  . Toujours un mot, un temps de parole,  pour les candidats a priori non éligibles . Toujours aussi, la mise en avant de Fadila Mehal , numéro trois qu’elle aimerait voir siéger et qui s’impose comme une candidate très populaire et éloquente  dans ces meetings.  Marielle fait aussi son job de tête de liste sans difficulté .  Elle répond  avec aisance et conviction  à des questions bigrement complexes sur la politique d’aide au développement en Afrique , les détails de la  politique agricole commune, les lois anti-trusts dans les medias , mais aussi le statut des expatriés , la Directive services et  ses incidences dans le bâtiment en Ile de France , la politique aéroportuaire européenne, les réfugiés climatiques j’en passe et des meilleures !

A Enghien , hier soir une question différente , plus personnelle, plus directe aussi,  lui a été posée par un électeur : « je voudrais savoir qui vous êtes, quelle est votre formation et votre parcours politique , car finalement on vous connaît mal » . Celle qui se confie assez peu en public  (à l’exception notable  de son livre « Féminin singulier » paru en 2008), a fait cette réponse que je paraphrase de mémoire (ce n’est donc pas un verbatim) «  Ma formation , c’est le bac . Je n’ai pas fait l’Ena . Comme tout le monde j’ai du bosser , j’ai élevé deux enfants (elle en parle peu mais a l’air assez fière de sa progéniture) . J’ai toujours aimé la politique, mon père était gaulliste, il y avait le portrait du Général à la maison, donc ça veut dire quelque chose pour moi  les convictions. En 1974, j’ai rencontré et intégré  l’équipe politique de Giscard . Ce fut une période heureuse. J’ai travaillé et milité pour Giscard, Raymond Barre, Simone Veil  . Dans les années 19 77-  78 , j’ai rencontré François Bayrou qui était dans l’équipe du Président de l’UDF, alors ,  Jean Lecanuet. Notre convergence politique n’a jamais cessé depuis. Ce que nous proposons,  nous voulions déjà le faire avec Giscard, rassembler deux français sur trois et dépasser le bipartisme dans lequel les Français ne se reconnaissent pas .  Ensemble avec François Bayrou, avec vous tous,  nous proposons et construisons une voie nouvelle, c’est finalement très simple.

Ces propos  en forme de  confession,  parenthèse personnelle dans une campagne menée tambour battant, valaient à eux seuls le déplacement à Enghien . Ils confortent  ceux  qui sont convaincus d’avoir fait le « bon choix » en participant à cette aventure du Mouvement Démocrate.

 

 


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le journal Le Monde : une étrange ambiguïté / Le Point, une étrange vérité


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