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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info




Alors que se profile un nouveau remaniement ministériel et que l’ouverture est toujours à l’ordre du jour , le Parti du Président essaye au plus haut niveau de poursuivre la chasse au gibier centriste . Les petites volailles de 2007 ne sont plus de mises, se contentant d’un modeste secrétariat d’état, leur valeur marchande est aujourd’hui faible. Bayrou est à terre, par sa faute sans doute.  Mais toute chasse à cour fatigue les grands cerfs . Qui plus est son parti est toujours là et ses eurodéputés malgré quelques légitimes critiques ont confirmé leur solidarité envers leur président et leur volonté d’aller de l’avant. On ne sait si le sénateur Mercier fera partie de la prochaine battue mais son absence de notoriété est un point faible.

C’est pourquoi le plus proche collaborateur politique de Nicolas Sarkozy a tenté cette semaine de jeter son filet au plus près du très gros gibier . Brice Hortefeux en personne s’est répandu en compliments sur Marielle de Sarnez, ce qui a du faire s’étouffer les Hervé Morin et autres Dominique Paillé (ce qui nous amuse). Revenons un instant sur cette suprenante posture du “mamelouk” de Sarko. D’abord cela va en surprendre certains mais Hortefeux est sincère : il a cotoyé Marielle de Sarnez au début des  années 90 au sein de l’opposition puis au Parlement européen à partir de  1999, il la connait bien, l’estime et ne se permet donc pas une flatterie. Ensuite il doit penser que Marielle de Sarnez peut avoir envie d’aller au Gouvernement pour agir, au sein d’un ministère à sa mesure . Le ralliement de Sarnez serait donc aussi une exfiltration spectaculaire du village gaulois centriste qui résiste depuis 2002 date de la création de l’UMP.

Son erreur d’interprétation est cependant de sous estimer la force de conviction de Sarnez et ceux qui ont créé le Modem en 2007 . “Je ne suis pas ralliable” a t’elle déclaré simplement et fermement à l’issue de cette semaine pénible. Nous non plus, nous ne sommes pas ralliables.

Le nom pour les partis politiques, cela peut être un sacré poids…

En fait, la question est simple pour le Parti socialiste français :

  • soit il est socialiste et veut appliquer le socialisme : alors l’immense majorité des Français le rejette. Pour ceux qui se demanderaient pourquoi, c’est peut être au regard de l’échec systématique des politiques socialistes…
  • soit ses dirigeants ne veulent pas appliquer le socialisme : alors c’est un parti hypocrite qui “se tape des mots” et trompe ses militants…

Depuis quelques années, les Français écartent le Parti Socialiste des responsabilités du fait de l’hypocrisie de ce nom, de l’archaïsme de sa politique et de sa façon de pratiquer la politique.
Le problème pour le PS, ce sont ses victoires aux élections régionales. Les Français voulaient “punir” l’UMP et son expression néolibérale de début de mandat (époque fortement “bling-bling”). Le vote socialiste était un vote par défaut, ajoutant à l’ambigüité de ce parti.
Faute aussi d’une offre politique crédible à l’époque.
Au bout de leur mandat, la plupart des équipes régionales socialistes partent sur un bilan non mitigé mais absent. Incroyable dans le contexte d’une crise économique sans précédent, sachant que l’échellon des régions est celui des politiques économiques… Mais il est vrai, comme le disait Jean Peyrelevade, qu’il n’existe pas d’experts économiques au PS. Vous y trouverez des experts de l’enseignement, de la pédagogie, des politiques sociales, des “communautés”, des “mouvements sociaux”, de la communication, mais des experts économiques, des enjeux territoriaux… ce serait parler une autre langue pour ce parti que la sienne…

Les “Verts” : quand on parle de couleur, c’est que l’on s’inscrit dans le partisan, pas dans le rassemblement. C’est ce qui bloque la pensée écologique en France, et en Europe. Le succès de DCB ne se retrouve pas ailleurs en Europe (comme l’échec du MoDem et de FB par rapport à son groupe européen qui est bien plus important que celui des Verts européens) parce qu’il ne s’inscrit pas dans l’expression très à gauche des Verts traditionnels. Les Verts inquiètent les électeurs pour qui l’écologie est “politique de vie” et non une radicalité mortuaire pour l’humain.
Voilà pourquoi l’offre “Verte” ne correspond pas aux aspirations écologiques des Français et habituellement reste en-deçà de 5 % des voix.

Mouvement Démocrate : à l’inverse des socialistes et Verts, ce qui peut poser problème à ce parti c’est qu’il ne semble pas incarner suffisament le courant “démocrate”. Ce courant a de l’écho dans les populations (démocrates américains avec Obama, lien entre modernité et réforme). La difficulté réside dans son manque d’expression, de lisibilité, de structuration, d’affirmation de sa différence politique (économie partenariale, Europe, écologie).

UMP : des initiales pour ne rien dire, permettant de fluctuer selon le dirigeant en place. Une façade actuelle pour un mélange de néoconservateurs, néolibéraux, républicains, libéraux, radicaux valoisiens, centristes pas du centre, etc… “Ying et Yang” à lui tout seul, ce parti navigue selon le timonier. Ce sont les rapports de force qui y font le sens, c’est pour cela que les affrontements internes seront toujours nombreux et nécessitent Le chef pour les cacher.
Enfin, ce parti reste autour d’un quart des électeurs : décevant pour ce qui devait rassembler la moitié des électeurs… Tant que l’abstention dominera, que l’offre écolo-démocrate restera faible, ce quart fera le tout.

Bel échiquier politique  que celui dont les noms de partis sont si ambigües.

Jusqu’à présent, je trouvais le journal Le Monde plutôt équilibré, surtout depuis le départ d’A. Minc. Mais je ressens un certains malaise à le lire ces derniers jours.

Par exemple, si vous allez sur le site de ce journal, vous trouverez ce titre : “Bayrou fait basculer la campagne dans la polémique”…

Cet article est très “étrange”.
D’un côté, enfin, le journal reconnaît qu’il n’y a pas un mais trois sondages faits en même temps, l’un donne en effet DCB-Bové et les Verts légèrement devant les listes MoDem (13,5 % contre 11 %), mais dans un autre c’est le MoDem qui est très légèrement devant les Verts et DCB-Bové (12,5 % contre 12 %), et enfin un troisième où les liste MoDem sont franchement devant les Verts (14 % contre 11 %).

Bref, des tous derniers sondages, 2/3 sont à l’avantage du MoDem…

Comment se fait-il alors que la presse mette en avant celui qui désavantage le MoDem ? Le Monde préfère ne pas aborder la question.
Pourquoi F. Bayrou a ainsi répliqué à DCB ? Le Monde évite le sujet.
Pourquoi ne pas nous expliquer de quoi retourne ce livre où DCB aurait théorisé une forme de pédophilie ? silence gêné du Monde.
Pourquoi rapprocher la colère de FB sur la manipulation des sondages, (Le Monde reconnaissant dans cet article que 2/3 sont favorables au MoDem), en le liant à Marine Le Pen ? étrange raccourci du Monde…
Pourquoi faire donner leurs avis aux concurrents de F. Bayrou et du MoDem pour juger la situation ? Pourquoi ne pas avoir apporter les explications de F. Bayrou ? Pourquoi ne pas avoir demandé au MoDem de commenter les duels tout aussi “rugueux” d’Aubry et Bertrand ? N’est-ce pas là un manque flagrant d’impartialité du Monde ?
Pourquoi apporter un commentaire d’H. Morin ? Pourquoi alors ne pas demander l’avis du MoDem sur le casernement d’H. Morin et de son Nouveau Centre au sein de l’UMP ? Parce que l’on découvrirait qu’avoir 3 élus, c’est un échec cuisant pour ceux qui ont quitté le groupe Démocrate du Parlement européen ? Pourquoi encore une fois cette partialité du Monde ?

Pourquoi est-ce que les 4 articles liés à celui-ci sont strictement hostiles à Bayrou et au MoDem ? :
1 “les faits : les Verts devant le MoDem”
2 “en Alsace, FB muet sur sarko redécouvre l’Europe” (!)
3 “FB accuse le pouvoir de manipulation”
4 de nouveau “les faits, les Verts devant le MoDem”

Forte impression de partialité, surprenant de la part du journal Le Monde : étrange ambiguïté…
Est-ce parce que Le Monde a commandité avec les médias de l’Etat ce sondage en décalage avec les 2 autres qui indique un MoDem en avance sur les Verts et DCB-Bové ???

Concernant le journal Le Point, c’est au contraire S. Pierre-Brossolette qui confirme que N. Sarkozy a tenté de “tuer la campagne des européennes” :
- pour ne pas faire monter FB
- pour éviter de mettre en public les divisions de l’UMP
- et validation du fait que la campagne UMP s’est axée sur la présidence de Sarkozy : où sont les enjeux européens de l’UMP, UMP-NC et X. Bertrand- H. Morin répétant que FB et le MoDem ne parle pas d’Europe…
- d’une certaine façon, pour faire oublier sa vision politique néolibérale qui se verrait hisser au Parlement européen

Etrange accès de vérité pour une journaliste venant du Figaro, proche de N. Sarkozy, remplaçant C. Pégard devenue conseillère de N. Sarkozy…
Etrange aussi quand on lit l’édito de C. Humbert. Cela me “gratte la couenne” d’avoir à le dire, car j’aime lire cet éditorialiste qui a une si belle écriture et se montre habituellement indépendant, dans la ligne “barriste”. C. Humbert critique FB qui détournerait la campagne des européennes pour les présidentielles. Or, il ignore, consciemment ou non, 2 éléments :
- il n’avait pas cette critique pour la droite quand celle-ci noyait les élections européennes et leurs enjeux par les intérêts nationaux sous les gouvernements de gauche : bravo pour l’impartialité et l’honnêteté intellectuelle !
- encore une fois, on évite de voir dans la montée au créneau de FB la critique de la vision néolibérale de N. Sarkozy, dont les listes UMP-NC aux européennes, sont l’incarnation. Montée au créneau qui est en cohérence avec les listes MoDem et le modèle Démocrate qu’elles incarnent, elles…

Je regrette que ce journaliste, que j’estime fortement, fasse l’impasse sur l’ouvrage de F. Bayrou, “Abus de pouvoir”, que je vous recommande chaudement…

Par contre, l’article de S. Pierre-Brossolette : comment comprendre cet article-vérité ? Je n’ose croire que la plume se soit laisser-aller par un excès d’orgueil, de sûreté du pouvoir sarkozien qui libère des inhibitions de l’impartialité : conséquence d’”Abus de pouvoir” ?

Voici une preuve éclatante, provocante et inquiètante de la manipulation non seulement des sondages mais aussi des médias publics par le monde sarkozien :

- l’émission de France 2 ce jeudi est dans la presse avant même sa fin télévisuelle
- Arlette Chabot, proche de l’UMP et notamment du président du groupe à l’Assemblée nationale, clôt les débats en informant les télespectateurs de sondages favorables aux intérêts de l’UMP et de N. Sarkozy, aux Verts (le 3è homme préféré de N. Sarkozy car sans danger), et défavorable… au MoDem, telle une victoire… pour influencer les télespectateurs juste avant le scrutin
- ces sondages ont été commandé par les médias du service public (France Télévision et France Inter), dont les dirigeants sont nommés par… N. Sarkozy !
- ces sondages sont comme par hasard révélés… sur la chaîne TV publique ! mais sans vouloir dire qui en sont les commanditaires…

Bref, des sondages ont été commandités par les médias du service public, contrôlés par N. Sarkozy, sous les conseils de Patrick Buisson ( journaliste venant de l’extrême droite), afin d’être publiés juste avant le scrutin, sur les supports médiatiques… du service public !

La boucle est bouclée ! Belle manipulation !

Espérons que les Français réagiront fortement à cette manipulation, à cette tentative grossière d’orienter leurs choix politiques.
Notre Démocratie est bien malade…

Et j’espère que les journalistes de France Télévision et France Inter vont se rebeller contre leur instrumentalisation, il en va de leur crédibilité !

Il est amusant de voir la répétition de manipulation des sondages, comme ce fut le cas pour les dernières présidentielles, telle que c’est aujourd’hui.

Souvenez-vous : en février 2008, F. Bayrou talonnait S. Royal. puis d’un coup, la baisse, quotidienne.

La technique
D’abord, surgonfler les résultats de F. Bayrou ou du MoDem. Cela permet en un second temps de faire paraître des chiffres moindres, pour créer la sensation d’une spirale à la baisse. Ensuite, limiter au maximum les articles favorables mais par contre :

- faire surgir un autre possible 3è homme ou 3è expression politique (hier Le Pen aux présidentielles, aujourd’hui avec Cohn-Bendit)
- faire paraître des articles et des séquences TV et radio systématiquement défavorales au MoDem et Bayrou, pour créer un “échos” négatif
- par contre alimenter les médias sur des sujets plus agréables au PS et UMP

Les arguments ?
- Bayrou ne fait que de l’antisarkozysme, l’Europe n’est plus un enjeu pour lui et le MoDem. Or, l’UMP limite sa campagne à la présidence européenne de N. Sarkozy et veut en faire la défense de son bilan. La campagne d’Aubry et du PS, comme vous pouvez le voir dans leur pub à la tv, consiste en la défense des fonctionnaires, de la poste, de la SNCF… Où est l’Europe dans tout cela, où parle t-on des Français ? De plus, seuls les candidats MoDem parlent de l’importance de l’enjeu des Européennes et apportent des réponses crédibles, notamment sur la présidence de l’Europe… Donc, ne pas en parler dans les médias !
- Bayrou ne pense qu’à la présidentielle. Si le PS est en crise grave, n’est-ce pas du fait des guerres intestines de ses dirigants pour être le ou la candidate aux présidentielles : Royal, Hollande, DSK, Fabius, Aubry, Hamon, Collomb… Sarkozy pensait-il à autre chose que sa présidentielle avant ? Et pourquoi ses luttes violentes avec Copé, Villepin ? Les préparations de Bertrand, NKM, et autres ?
- Bayrou, le MoDem, sont des libéraux, des conservateurs, des bobos, sont en fait à droite, sont en fait à gauche… R. Dati disait dernièrement que “Bayrou est le meilleur des socialistes”, pour le Nouveau Centre “le MoDem est clairement à gauche”, pour le PS “le MoDem est en fait un parti conservateur et libéral”, Aubry dénonçait “l’alliance du MoDem et des ultralibéraux au Parlement européen”… C’est oublier que 9 fois sur 10, PS et UMP votent ensemble au Parlement européen, et ensemble rendent l’Europe responsable de tous les maux… Quel amour de l’Europe… Quelle honnêteté…
L’alliance avec des ultra libéraux ? Les Libéraux démocrates britanniques ou FDP allemands sont aussi “ultralibéraux” que des socialistes français tels que Delanoë, DSK, Védrine, etc… Simplement, il n’y a pas de libéraux, il n’y a que des ultralibéraux, c’est tellement plus commode la démagogie quand on a aucun arguement, tellement socialiste aussi… Et puis, ça fait oublier les néolibéraux de l’UMP.
Autant d’hostilité de l’UMP et du PS doit au contraire rassurer les Français sur la réalité de l’alternative Démocrate du MoDem au socialisme du PS et au néolibéralisme de l’UMP.

Pourquoi ?
Parce que le MoDem et Bayrou sont les seuls politique et mouvement dangereux pour la pérennité du système des 2 partis, UMP-PS. Le PS est l’adversaire préféré de l’UMP et de N. Sarkozy car sans danger, incapable de représenter une alternative crédible pour les Français.
Faire monter les Verts et Cohn-Bendit, c’est s’assurer un possible 3è concurrent sans issue, façon FN-Le Pen. Comme hier on ne mettait pas en cause l’ineptie du programme frontiste mais on mettait en valeur son côté “border line” pouvant séduire une minorité importante (comme on monte en épingle un Dieudonné), aucun journaliste ne parle de l’incohérence des candidats de Cohn-Bendit et l’absence d’un programme quelque peu crédible : unir des Bové anti tout, une Eva Joly qui se fout des partis mais veut seulement être élue et qui n’a aucun lien politique avec l’antilibéralisme de Bové et ses pratiques illégales (amusant pour une ancienne juge), ou encore un Cohn-Bendit qui se définit comme “libéral-libertaire” et sans a priori sur le nucléaire…
L’instrumentalisation des Verts devrait alarmer les Français sur l’état de notre démocratie, l’indépendance des médias, et la réalité des enjeux européens.

Mettre en tête UMP et PS, c’est faire perdurer au niveau européen l’alliance des néolibéraux - responsables de la crise économique et sociale internationale qui ajoute chaque mois plus de 50 000 chômeurs en France - et des socialistes - dont le nom même est un archaïsme, une ineptie, l’expression de l’irresponsabilité de la vieille gauche européenne.
D’ailleurs, au sein même de la gauche européenne, socialistes vieille mouture façon française et modernistes façon britannique, espagnole ou encore italienne (Démocrates), la division est grande. Même, il ne s’agit plus de division mais de fossé, où l’on voit les socialistes français maudire les travaillistes anglais, refuser l’évolution Démocrate de la gauche italienne réformiste, craindre le choix de modernité et du sens des responsabilités des sociaux-démocrates espagnols (mais ceci, nos médias ne veulent en parler).

Les enjeux européens sont trop importants pour les laisser aux mains du PS ou de l’UMP, et les Verts incarnent une alternative stérile et immature.

Le Mouvement Democrate est le seul mouvement qui apporte une réponse sérieuse, responsable et efficace, digne de notre Démocratie. La qualité et l’engagement européen de ses candidats en sont une preuve. Comme la volonté sourde de l’UMPS de l’éliminer est la preuve de la force et de la qualité des Démocrates.

Talleyrand avait écrit “Je reconnais la qualité d’un homme au nombre de ses ennemis”.

Pas de doute, la qualité est au MoDem.

Je ne résiste pas au plaisir de reproduire dans son intégralité l’excellente  tribune que vient de publier Corinne Lepage sur le site du Nouvel Obs à propos de la possible nouvelle vague d’ouverture que nous promet Nicolas Sarkozy après les élections européennes avec notamment la possible entrée de Claude Allègre au Gouvernement . Corinne Lepage a tout compris et surtout parfaitement analysé, avec ses mots acérés,  la signification principale de cette “valse des étiquettes ” : une crise profonde de conviction politique . Le mécano ou plutôt  le mercato présidentiel joue sur cette crise et l’amplifie . La politique UMP  menée étant inchangée (cf les propositions antisociales  d’un Frédéric Lefebvre qui sont autant de ballons d’essai vers une “rupture” du contrat social  ) , que l’on fasse rentrer Allègre, Descoings ou Tartempion au Gouvernement n’aura  aucun effet sur les dérives constatées depuis 2007 .

J. M

 

Allègre et l’oxymore gouvernementale 
L’arrivée annoncée de Claude Allègre au gouvernement traduit en l’amplifiant et en le transformant la politique dite d’ouverture menée par le Président Sarkozy.
En imaginant seulement faire appel à Claude Allègre qui illustre en France le négationnisme écologique et le scientisme élevé au rang d’une religion, le faisant ainsi cohabiter avec Jean Louis Borloo, le Président pratique à l’échelle gouvernementale la politique de l’oxymore ; il s’agit en fait de réunir des contraires au sein de la même formule pour lui faire perdre toute signification.
En général, c’est une locution, qui permet aussi de prétendre à une forme de synthèse alors qu’il s’agit d’un non sens. Ici il s’agit ici d’un acte et non d’une parole.
En effet, cette arrivée traduit en fait la mort du Grenelle déjà mal en point dans les faits, même si Grenelle 1 était voté en juin. Tous les choix, à commencer par le tout nucléaire, dont Allègre est un des grands thuriféraires, en témoignent.
Afficher Grenelle et Allègre, c’est vouloir faire coexister Tchernobyl et l’agriculture biologique, santé et produit cancérigène, Galilée et Lyssenko, c’est aussi illustrer le peu de cas qui est fait de la personnalité et de la politique des ministres qui, de toutes façons, ne sont là que pour le casting et l’application d’ une seule politique et une seule stratégie, celle de Nicolas Sarkozy, qu’il s’agisse de la politique officielle ou du projet réel et souverain. Il traduit également une forme de mépris pour ces personnalités, ramenées au rang de “prise de guerre” et pour l’UMP, de fait considérée comme incapable d’être un creuset suffisant pour le gouvernement.
Dans ces conditions, le choix fait par quelques personnalités de gauche ou même du Modem, (à moindre mesure si elles ont un passé de droite marqué), de rejoindre le gouvernement est d’autant plus grave. Il illustre à la fois la crise de la conviction en politique qui explique évidemment aussi la désaffection des citoyens et la crise profonde du modèle actuel des partis politiques.
Comment en effet les Français pourraient-ils croire les discours politiques, les projets, les promesses lorsque des responsables de haut niveau changent de camp et de lignes politiques dans un seul objectif : satisfaire leur égo.
Ce comportement fait évidemment douter de l’engagement et a fortiori de la conviction des hommes et femmes politiques en général et pas seulement des quelques uns qui cèdent à la tentation et éprouvent le besoin pour se justifier et essayer de se déculpabiliser de dénigrer leurs anciens amis.
Dès lors, c’est le rôle même des partis politiques traditionnels dans la France de 2009 qui est en cause. Ayant perdu en réalité toute capacité à imaginer des projets de société et à rendre possible ce que la pensée unique prétend ne pas l’être, les partis politiques se sont transformés en machine de prise de pouvoir à tous les niveaux. Dès lors qu’il ne s’agit que de cela, à la limite peu importe pour quoi faire et avec qui le faire.
La reconquête et la refondation de la République ne pourront se faire que pour autant que le projet politique redeviendra la priorité. Mais tel n’est évidemment pas l’objectif de l’hôte de l’Elysée, qui est de réduire la capacité de proposition d’une alternative gouvernementale. La déconsidération des formations auxquelles appartiennent les ralliés potentiels fait partie de ce projet.
Dès lors, le seul choix est évidemment celui du refus de collaboration au sein du gouvernement de tous les responsables d’opposition- hors bien sur un gouvernement d’union nationale qui définirait sa propre politique, et de la remise en cause de la responsabilité morale de ceux qui ne s’y plieraient pas.
Ainsi, l’image de mercenaire, évoquée par Claude Goasguen deviendrait la seule possible pour ceux qui auraient fait le choix inverse, inversant le sens même de la communication élyséenne. Le non sens de ces nominations apparaîtraient pour ce qu’elles sont, une expression additionnelle et d’un hyperprésidentialisme, traduisant un affaiblissement supplémentaire de la fonction ministérielle dans sa qualité comme dans sa capacité.

Corinne Lepage, Vice Présidente du Modem, Présidente de CAP21

Parmi les 4 eurodéputés élus sur la liste UDF en 2004 ralliés à l’UMP depuis leur élection, un seul a été reconduit sur les listes du parti présidentiel  : Jean-Marie Cavada. On ne reviendra pas sur la faible estime que l’on porte à celui qui en plus de sa trahison peu reluisante a réussi l’exploit de la plus belle gamelle de son  nouveau camp lors des municipales à Paris XIIème.

On sera en revanche plus surpris, voire un peu navré ,  de la non reconduction de Thierry Cornillet, Claire Gibaut et Janelly Fourtou , qui au demeurant n’avaient pas démérité au Parlement européen .   Comme quoi le lâchage en rase campagne de François Bayrou au national et de Marielle de Sarnez à Strasbourg (seul objectif de l’opération),   ne leur a été d’aucun bénéfice.

Centristes kleenex que l’on jette après leur avoir sans doute promis quelque compensation, ils rejoignent le cimetière des ex UDF abandonnés à leur sort tels Gilles de Robien ou  Philippe Douste Blazy .  Il est probable qu’il en sera de même à la fin du quinquennat,  d’ Hervé Morin ou André Santini , voire de Michel Mercier si celui-ci commet l’erreur de participer à cette ouverture en peau de chagrin chère à notre Président . La seule interrogation concerne Jean-Louis Borloo qu’on entend plus depuis qu’il est Vice Président de l’UMP , ceci traduisant un peu plus la « normalisation » du Parti radical . Combien de temps va-t-il tenir ainsi malgré son grand ministère d’Etat

Dans le dernier numéro de MARIANNE, Alain MINC écrit un article expliquant en quoi BAYROU ferait du LE PEN light.
Première observation, l’auteur ne justifie pas en quoi BAYROU aurait endossé le costume du leader du FN.
Il faut dire qu’hormis l’énormité d’une telle comparaison, l’exercice est d’autant plus difficile que cette semaine, Hervé MORIN a parlé du président du MoDem en le qualifiant de François BESANCENOT et Jean-François COPE explique, quant à lui, qu’en fait BAYROU défendrait les mêmes valeurs que l’UMP.
Difficile de s’y retrouver.
Deuxième constat, Alain MINC, dans la première partie de son article, tente surtout de stigmatiser les soi disantes contradictions du béarnais au regard de l’héritage politique de la démocratie chrétienne et du MRP qui est le sien.
Etonnante approche de la part d’Alain MINC qui, durant plusieurs décennies s’est définie comme étant de gauche, proche du Parti Socialiste et qui aujourd’hui se montre des plus obséquieux avec une droite qui se vautre dans la ploutocratie et le néo libéralisme.
Enfin, Alain MINC ne reculant devant aucune outrance revient sur les propos de François BAYROU qui avait déclaré, durant la campagne présidentielle, que SARKOZY ne représentait pas les valeurs de la France.
MINC fait alors un amalgame malsain en affirmant que  le troisième homme de la présidentielle stigmatisait alors les origines étrangères du candidat de l’UMP.
Au delà de l’argument bien sulfureux de la part d’Alain MINC, on peut se demander s’il croit une seconde ce qu’il écrit.
Durant cette même campagne, Alain MINC avait expliqué qu’il soutenait SARKOZY car il était le seul candidat à proposer la ratification des traités européens par voies parlementaire.
Il n’est donc pas étonnant que pour cet homme l’écoute du peuple soit tout de suite du populisme.
Faut-il que la majorité présidentielle soit en plein désarroi dans sa lutte contre BAYROU pour servir de telles immondices.

La crise est dans toutes les têtes. Les médias, chaque jour, nous abreuvent en nouvelles catastrophiques : emplois détruits, entreprises suppliant les banques, banques suppliant l’Etat. Mais qui parle de l’origine de la crise ? Parce qu’il faudra bien en sortir de cette crise, or si nous n’analysons pas ce qui l’a provoquée, comment en sortir réellement et durablement ?

L’analyse habituelle

1 ) La « mèche » qui a fait exploser cette crise est d’abord financière. Les institutions financières américaines ont créé des produits financiers toxiques (par exemples les « fonds d’investissements à formule », les « crédits hypothécaires »), et distribué du crédit « empoisonné » à des clients aux ressources limitées. Les banques européennes, et notamment françaises, sont allées se promener sur le marché américain pour faire leurs emplettes, sans aucune analyse des risques, en totale imprudence. Aussi, toutes ces institutions financières se retrouvent avec des fonds dont elles ne peuvent à présent distinguer produits toxiques et non toxiques. Dans leurs échanges, chacun s’est diffusé des « virus » qui à présent bloquent la mobilité des capitaux.
Après une longue période d’irresponsabilité des décideurs financiers, ceux-ci, incapables de savoirs l’état réels de leurs ressources, se méfient de tous partenaires financiers et ainsi ont stoppé la création de crédits.

2 ) Le blocage des crédits a mis en périls nombre d’entreprises. De l’économie irréelle nous passons à la crise de l’économie réelle. Sans soutien des banques, de nombreuses entreprises périclitent. De même, les particuliers obtiennent très difficilement des crédits, la consommation, notamment le secteur immobilier, sont aussi bloqués.

3 ) Le chômage explose, conséquence directe de la crise industrielle. Provoquant ainsi baisse de la consommation, coûts sociaux, endettement, etc.

Les causes structurelles

Or, lire la crise par ce seul prisme c’est accepter le message univoque des gouvernants et des « responsables » économiques. On oublie ainsi bien facilement les responsabilités originelles et structurelles de la situation actuelle : la politique de certains gouvernements, l’irresponsabilité des décideurs financiers, l’incompétence d’acteurs industriels. En fait, la crise est équivoque et est le produit de nombreuses dérives.

1 ) La faillite d’un modèle politique
Depuis le début des années 1980, on nous a saoulé de la réussite du modèle « néolibéral » des « néoconservateurs » américains (en France nous avions additionné économie administrée et irruption de la droite néolibérale, soient l’addition de leurs déficits, Etat devenu gros mais impotent). On nous parlait même d’une « révolution conservatrice ». De quoi s’agissait-il ? Trois mots clés pour ce courant : dérégulation, désétatisation et globalisation.
Dérégulation en supprimant le plus possible de règles pour les marchés financiers, laissant le particulier en relation directe avec ces marchés, sans contrôles des flux et des produits financiers.
Désétatisation : car l’ennemi, c’est l’Etat ! (donc l’ensemble des citoyens); et l’ami c’est l’individu, l’acteur économique, et progressivement l’actionnaire. L’Etat ne doit pas intervenir dans la politique économique, ne pas initier ou réguler, et dépenser le moins possible sur le plan social. La baisse des impôts des « riches » est un leitmotiv permanent, en prétendant que ces « riches » investiraient plus. L’argent pour l’argent, se cannibalisant puisqu’il faut sans cesse « intéresser » cet argent. La finance l’emporte sur l’industrie, les enjeux financiers de l‘entreprise l’emportent sur la création et les savoirs industriels.
Pendant ce temps se crée un fossé avec les catégories populaires et moyennes par la réduction de l’intervention de l’Etat, tout en endettant massivement cet Etat : car la note est payée essentiellement par les classes moyennes grâce aux baisses d’impôts des plus nanties et l’exemption des moins aisés !
Ce choix politique était celui de N. Sarkozy et de l’UMP : « bouclier fiscal », dépénalisation de la délinquance financière, amoindrissement de l’Etat, atlantisme.
Globalisation : l’identité culturelle, des cultures nationales, doit disparaître pour voir émerger des produits « standards ». Les frontières des Etats doivent s’effacer, seul le marché compte. L’Europe, ces dernières années, fut ainsi l’exemple même de la disparition de l’initiative politique pour créer un marché « pur » avec des produits uniformisés et des délocalisations massives. L’acteur idoine n’est plus le citoyen mais l’actionnaire : faire de chacun un actionnaire, sorte de communisme capitaliste au dépend du citoyen, du travailleur, du créateur.
L’intérêt seul de l’actionnaire compte, parfois à son détriment d’être social. Les délocalisations s’imposent, la rentabilité financière importe plus que la création des produits et l’innovation. Perte des savoirs industriels, dépendance de l’Occident envers les manufactures asiatiques (sans réel marché intérieur mais avec une masse servile), Maghreb réduit à l’activité d’atelier (tel le Mexique par rapport aux Etats-Unis), Afrique noire réduite à ses matières premières et ses clichés éthniques.

2 ) Les décideurs financiers se sont totalement éloignés des réalités économiques, inventant toujours plus de produits inutiles pour soutirer l’argent du “client”, accroître la richesse des « déjà riches », s’engouffrant dans le « déjà rentable » sans plus jouer le rôle de capitaliste, c’est à dire de financeurs de projets industriels. L’illusion de l’économie tertiaire a rendu illusoire le progrès économique et social.
Après avoir allumé la mèche du fait de leur inconséquence, ces mêmes financiers vont pleurer auprès des Etats pour être « reconsolider », eux qui ont fragilisé nos économies, eux qui dénonçaient ces mêmes Etats pour leurs règles contraignantes… Incompétents et cyniques, ils ne méritent aucunement notre confiance et doivent être surveillés sans ménagement.

3 ) Les industriels portent de lourdes responsabilités dans cette crise. Tout d’abord ils ont préféré délocaliser leurs industries par le calcul à court terme de leurs rentes. Ils ont financé eux-mêmes les industries concurrentes, transférant leurs savoirs industriels, perdant ces savoirs. Ils ont provoqué un chômage structurel de masse parmi les ouvriers qualifiés, les techniciens et ingénieurs. Nous voyons encore nombre de ceux-ci profiter de la crise pour licencier, « rationnaliser », à peu de frais.
Enfin, ces soit-disant “grands capitaines d’industries”, qui ont vu leurs revenus exploser en 20 ans, ont été souvent incompétents et médiocres stratèges : qui produits à présent ordinateurs, téléphones mobiles, télévisions, mobiliers, vêtements, jouets, électroménager, etc. ?
Le summum est atteint au sein de la branche automobile. L’augmentation permanente du pétrole, les enjeux environnementaux de plus en plus prégnants pour les populations, auraient dû les inciter depuis, au moins, 15 ans à s’investir dans de nouveaux types de consommation, donc de moteurs. Or, les industriels de l’automobile, notamment américains, ont produit des véhicule toujours plus gros et consommateurs.
Carlos Ghosn, que la presse économique aime vénérer, n’est-il pas ce patron qui dénonçait il y a peu encore (comme les dirigeants de PSA) l’ineptie des moteurs électriques ou à double carburation ? N’est-ce pas sous sa direction que Renault a sorti son premier
« tout-terrain » quand d’autres abandonnaient ce segment ?
Aujourd’hui, combien d’Européens se retrouvent au chômage à cause de l’incompétence des dirigeants économiques ?

Bref, c’est la déroute du système.
Des pistes pour s’en sortir

1 ) Adopter une politique économique industrielle. Ce sont la création, l’innovation, la production de produits qui créent les richesses et sont pourvoyeurs d’emplois, donc de pouvoirs d’achats stables et conséquents. S’engager dans cette voie, c’est aussi rééquilibrer les balances commerciales.

2 ) Redonner à l’Etat son rôle d’initiateur et de contrôle
Initier les politiques industrielles par le soutien fort à la recherche, par l’investissement, par la coopération avec la dynamique du privé. Encore une fois, il faut sortir du carcan
« économie administrée » de la gauche et « manne divine du privé » pour la droite. Le retour du « plan », des grands projets associant Etat et entreprises, est la voie de l’efficacité et du progrès économique et social.
L’Etat doit aussi avoir les moyens de contrôler fortement les institutions financières afin qu’elles reviennent aux réalités. Par exemple investir dans « l’inspection du travail » permettrait de reprendre en main les dérives de nombre d’employeurs. L’Etat doit retrouver sa fonction de régulateur, de « tuteur » de la société.

3 ) Imposer l’Europe
Les Etats-nation européens sont dans l’incapacité de vivre isolément. Ce serait provoquer la ruine de leurs petits Etats que de quitter le navire européen : car le monde continuera de fonctionner, et nombre d’Etats dans ce monde se donnent les moyens de s’imposer. N’est-il pas temps que les politiques européens cessent de mentir sur l’Europe, de la rendre responsable de leurs propres limites et dérives ? L’Europe n’est pas une illusion, elle est une réalité culturelle et historique, une possibilité de puissance économique et sociale :

  • en imposant une politique économique européenne, se basant sur les capacités industrielles et le partenariat Etat/entreprises privées, nous mettrions en place un modèle économique moderne, stable et efficace. Il s’agit donc de mutualiser l’existant de la recherche et industrie européennes (exemple de la Vendée ou du Pays basque espagnol), et promouvoir de nouvelles structures pour de nouvelles productions sur des axes stratégiques de l’Union Européenne
  • en mettant en place une harmonisation des politiques fiscales : interdiction des paradis fiscaux, augmentation des tranches élevées, participation de tous les foyers fiscaux à l’impôt sur le revenu (privilégier l’identité du citoyen à celle du consommateur)
  • en défiscalisant les investissements s’inscrivant dans les projets industriels européens
  • en mettant en place des projets industriels européens :
    • nouvelles énergies (transports, climatisations)
    • nouveaux produits ou matériaux écologiques (construction immobilière, agro-industrie)
    • politique spatiale (pour de nouveaux systèmes d’information, et recherche de nouvelles énergies)

    C’est ainsi que les Européens éprouveront à nouveau confiance en l’Europe car elle leur sera devenue utile et réelle.

5 ) Agir sur le court terme

  • en contrôlant les institutions financières, l’objectif doit être de fluidifier les échanges, permettre aux entreprises de retrouver des fonds et aux particuliers de consommer
  • en permettant aux collectivités territoriales de retrouver des fonds pour initier de nouveaux chantiers
  • en contrôlant les licenciements afin d’empêcher les abus
  • en instituant un revenu minimum pour tous comme au Danemark, pour empêcher le « déclassement » des classes moyennes et populaires (pouvant provoquer de graces conséquences politiques).

Encore une fois, ce sont les Démocrates qui peuvent permettre à nos économies de sortir de la crise. Le réalisme et la responsabilité doivent s’imposer sur une gauche devenue inutile et stérile. Le retour de l’Etat doit aussi mettre fin aux errances d’une droite
« néolibérale ».
Raymond Barre se définissait comme un « centriste gaullien », cette définition me paraît plus que jamais « opportune ». Je vois en Jean Peyrelevade la continuation de ce réalisme économique. Et en dehors de François Bayrou, qui aurait le courage de conduire cette politique ?

Assez amusante cette dépêche qui nous annonce que “l’UMP est en tête” du dernier sondage pour les élections européennes avec 26 %. Avec tous les moyens d’Etat mis au service du parti présidentiel, son hypertrophie parlementaire, avec son omniprésence médiatique et l’absence totale de contre pouvoirs, 26 % ce serait  un score vraiment faiblard.

Qui plus est,  si l’on additionne les intentions pour Le pen (6%) Villiers (5% qui peut comme toujours progresser sur ce type de scrutin) et Dupont-Aignant (assez inclassable en fait) le capital de la Droite et Extrême droite n’est que de 39 % !

La gauche socialiste est à 23 % ce qui n’est pas fabuleux  mais avec l’extrême gauche et les Verts (7% contre 11% en décembre), elle atteint 45 % .

Une fois encore c’est le Modem en progression régulière qui avec 14,5 % (12% en décembre) est en mesure de créer la surprise et montre en tout cas qu’il est en train de s’enraciner durablement dans le paysage politique malgré son déficit  parlementaire et local .

Avec un projet européen bien indentifié et enthousiasmant, et des candidats de haut vol comme ceux qui ont été investis  le 8 février dernier, l’espoir est de mise pour les “Listes Bayrou”.


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