François Bayrou, le projet d’espoir.
6 Commentaires Publié by Juste milieu septembre 10th, 2008 in Identité démocrate, mouvement democrate, MoDemLe succès indéniable de l’université de rentrée du Mouvement démocrate et l’écho retentissant donné par la Presse à son discours de clôture remettent en perspective le travail accompli par le fondateur du Modem depuis l’élection présidentielle . Le fait que l’ensemble de la classe politique ait cru bon de réagir de façon politicienne par rapport à sa vision de la république humaniste montre aussi qu’il est non seulement au Centre de l’offre politique mais qu’il incarne une offre politique à partir de laquelle chacun va devoir se positionner.
Revenons en arrière , un score sans précédent aux présidentielles pour un candidat issu du centrisme indépendant mais le refus d’une compensation douillette et prestigieuse (Matignon, Ministre d’Etat ?) qu’aurait permis un ralliement d’entre deux tours. Un abandon par sa base parlementaire, le lâchage de son équipe de campagne présidentielle (hormis il est vrai les « résistantes » , Marielle de Sarnez et Jacqueline Gourault et quelques valeureux cadres ou collaborateurs moins connus ) . Le pillage par l’Elysée ou les satellites néo UMP de ce qu’il restait de notables dans la famille à l’approche des municipales (Au fait c’est quand que Cavada il rejoint le Gouvernement ?) . L’échec de Pau avec ces commentaires acerbes entendus : Comment peut on imaginer que celui qui ne sait pas conquérir Pau puisse conquérir la France ?
Une stratégie municipale donc mal comprise malgré un premier enracinement de candidats prometteurs.
Et pourtant non seulement Bayrou est toujours là mais il s’est renforcé . . Il est devenu un parlementaire redoutable, assidu et travailleur . Il est une voix qui porte dans l’opinion , un « repère » (Edvige, RSA, Affaire Tapie, dérive monarchique ..) . Sa stature internationale s’étoffe.. Son parti est bien identifié quoique encore fragile mais bien vivant et audacieux. Bref une traversée du désert qui est sur le plan humain une véritable “vie de chien” , n’étaient le réconfort apporté par son retour régulier à ses sources familiales et pyrénéennes et la complicité et la confrontation des idées avec les militants exigeants du nouveau Parti Sa popularité dans la France réelle ne faiblit pas comme peuvent en témoigner les manifestations de sympathie spontanée observées par ceux qui l’accompagnent ou le croisent dans ses déplacements. Accessible et impressionnant à la fois pour la plupart des Français. Imprécateur ou visionnaire ? Gaullien ou Mendesiste, ou les 2 ? Toujours est il que l’incroyable courage politique de F. Bayrou a redonné tout son sens et son urgence à ce « projet d’espoir » qu’il avait présenté aux Français pendant la campagne présidentielle.
LE NOUVEAU CENTRE:UNE FORMATION QUI FAIT PSCHITTTTT
23 Commentaires Publié by Guillaume juillet 19th, 2008 in Identité démocrateIl y a un peu plus d’un an, le Nouveau Centre est né sur les ruines de l’UDF. Ce nouveau parti se voulait indépendant et dans la majorité présidentielle. Mais son existence, et donc son utilité, était difficile à démontrer en raison de la présence d’une majorité absolue UMP à l’Assemblée Nationale. Lors de la discussion sur la loi TEPA (dite paquet fiscal), Charles de COURSON a déposé des amendements intéressants. Ils ont immédiatement été balayé par l’UMP, Jean-François COPE ayant brutalement rejeté toute discussion par une intervention qui pouvait s’apparenter à « vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires ».
Le Nouveau Centre, en recherche de financement a tenté de faire modifier la loi électorale sur le financement politique. Il a finalement été lâché en rase campagne par son allié. Périodiquement, François SAUVADET, président de groupe, se plaint de l’attitude dédaigneuse de ses partenaires, propos auxquels Jean-François COPE a récemment répondu, de manière quelque peu méprisante par « Monsieur SAUVADET, je le trouve gentil ». Et voilà qu’arrive le débat dans lequel le Nouveau Centre pouvait espérer compter : le débat sur la réforme de la constitution.
Le Nouveau Centre pouvait compter car c’est le seul débat dans lequel l’Assemblée Nationale et le Sénat sont sur un pied d’égalité et la difficulté de réunir la majorité des trois cinquième rendait la trentaine de parlementaires NC difficilement contournable. Mais voilà , la servilité ayant inhibée ces derniers, ils sont apparus inexistants. Le président du parti s’est simplement fendu d’un communiqué lénifiant et stérile expliquant que la réforme des institutions, c’était ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, et que le Président de la République a dit, le Président de la République a fait, le Président de la République a décidé et que le Nouveau Centre allait s’exécuter.
Les idéaux ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas, ceux du Nouveau Centre sont déjà obsolètes.
Adresse à nos amis Radicaux, Libéraux et Démocrates (2), s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
22 Commentaires Publié by JP juillet 9th, 2008 in Identité démocrate, blog politique, mouvement democrateCe billet suit un premier ayant eu le même titre, mais sans « s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?… ».
Parce que je continue à penser qu’il n’y a pas de valeurs, de thèmes qui nous séparent ou nous distinguent. Je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique. Et je pense aussi la même chose concernant bien des membres du PS, Verts et PRG. Je les vois venir au MoDem, ceux qui n’en peuvent plus de ces partis de gauche refusant d’évoluer.
Et je trouve délirant, irresponsable, infantile même, de nous éparpiller, « ventiler », en différentes formations. Cette réflexion, je la retrouve dans nombre de membres du MoDem, Parti Radical Valoisien, NC ou paumés au sein de l’UMP. Je me refuse à tendre le poing contre des personnes avec qui je partage valeurs et vision politique de la France et de l’Europe.
Je demanderais juste, pendant quelques instants, à nos lecteurs, de baisser la garde du militant, du partisan, pour réfléchir à cela en toute honnêteté intellectuelle, voire même morale.
Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si je ressens comme absurde notre « ventilation », il est trois bémols sur lesquels j’insiste :
- je ne veux pas la reconstitution de l’UDF. J’en ai fait partie. Je me suis suffisamment cogner contre les murs de nos limites. L’UDF n’était devenue qu’un assemblage d’écuries dont les membres refusaient de voir que rien ne les séparaient, excepter des appétits électoraux. Ces appétits électoraux m’écœuraient d’autant plus que nous laissions le RPR nous réduire depuis 1981, sachant que ce parti était (en partie… mais décisive la partie !) responsable de la défaite de VGE, alors que celui-ci fut un grand président, avec un excellent premier ministre (qui eurent à affronter 2 chocs pétroliers, l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques, la « révolution » islamiste en Iran, l’instabilité européenne et surtout concernant l’aspect monétaire, etc.). RPR qui nous obligeait à des candidatures uniques dans lesquelles nous perdions notre identité auprès des Français, pendant que ce soi-disant partenaire cachait ses tares avec nous comme alibi. Affairiste, non libéral, archaïque, non européen, le RPR s’est sauvé de ses affaires malsaines en créant l’UMP, décidant d’ un coup la soumission de l’alibi, non plus partenaires, mais servile membre. L’UDF a été un échec, parce que ce parti a été incapable de faire évoluer la droite française vers un parti de centre-droit, façon CDU, en craignant le rapport de force avec le RPR qui, lui, a plongé la droite française dans un parti conservateur, mêlant droite américaine (atlantisme, dettes, communautarisme, retour du religieux, méfiance, voire même hostilité envers l’Etat et ses représentants) et anglaise (euroscepticisme, dérégulation économique, conservatisme social, déstructuration de l’Etat), plus la touche sarkozienne d’un allant berlusconien dans l’égo exubérant, de la paillette et du contrôle des médias.
- je n’ai pas d’estime pour ceux qui sont allés à la soupe de l’UMP pour des maroquins et autres rentes. Si les Français sont souvent écœurés de la politique, c’est parce que nombre de ses acteurs y sont des rentiers et n’ont aucun sens de l’intérêt général, de la République. Ces médiocres polluent la politique. Je ne croie pas plus dans la perfection du politique que de l’Homme, mais je suis de ceux qui pensent que chacun peut se parfaire, s’élever. S’engager en politique, c’est aussi se vouloir exemplaire, c’est être courageux, accepter la défaite comme être humble de la victoire
- si je pouvais suivre une UDF faisant évoluer la droite vers le centre droit et par là même assujettir le RPR, je ne peux suivre une droite “libérale”-conservatrice. Et c’est sur ce point que je vais tenter d’être plus exhaustif.
S’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
Je vous propose que nous fassions un rapide bilan de la gestion sarkozienne de notre pays :
- Economie : pas de politique économique énoncée, visible, pas de politique de l’offre, d’insdutrialisation.
- Social : travailler plus pour gagner plus ? les heures sup ne font pas manger. La fin des 35h ? Je la souhaite. Mais n’oublions pas que cette maligne réforme de Madame Aubry nous coûte des milliards d’euros : le fonds de financement qui devait être créé ne l’a jamais été, et l’Etat a donné des milliards aux entreprises pour qu’elles appliquent cette réforme. De même, dans le privé, combien étions-nous, et sommes nous, à dépasser allègrement les 35H pour se rapprocher des 50 voire 60 heures ? Les 35h ont de plus « flingué » les revenus des catégories populaires, les obligeant toujours plus à une productivité devenant folle. Supprimer les 35h : oui. Mais revenons aux accords en entreprises, et pourquoi ne pas les remplacer par une semaine de congés payés supplémentaires ? enfin, la suffisance sarkozienne a encore fait déraper : l’attitude belliqueuse à l’égard des syndicats est parfaitement inutile et ne s’inscrit pas dans une politique adulte de concertation. Voilà encore une régression du fait d’une immaturité du dirigeant. Et n’oublions pas les non remboursements par la sécurité sociale pour des malades en graves situations.
- Fiscalité et désendettement : les réformes fiscales avec ce pouvoir sont particulières… elles ne s’adressent en faite qu’à une partie aisée de la population. Réformes qui sont à l’encontre du désendettement de l’Etat, et accentuent l’effet d’une cassure de la « classe moyenne », qui n’est encore une fois pas concernée mais plus intéressée par les conséquences de désendettement pour leurs salaires. Je n’oublie pas que N. Sarkozy fut le ministre du budget qui eut la création d’endettement la plus forte de notre histoire… Or, l’endettement est surtout nocif pour les salaires…
- Pouvoir d’achat : l’explosion des prix de l’immobilier + l’alimentation + le pétrole sont catastrophiques pour le pouvoir d’achat des Français. Je ne vois rien dans la politique actuelle traduisant une volonté sarkozienne d’aller le chercher « avec les dents ».
- Politique étrangère : l’alignement atlantiste n’est pas conforme avec une volonté européenne, le soi-disant « réalisme » ne fait pas honneur, et ne rapporte rien…
- Défense : pour maintenir l’état de nos armées, contribuant à l’influence de la France dans le monde, le budget doit en moyenne représenter 3 % du budget total. Le choix OTAN de N. Sarkozy, le Livre Blanc de la Défense, nous font passer en-deçà de 2 %… Je regrette que Jacques Marseille (*) n’ait pas été suffisamment lu dans ce domaine.
- Justice : hormis la beauté de la ministre et son aspect vestimentaire clinquant, la réforme de la carte judiciaire a surtout montré le peu d’impartialité de l’Etat sarkozien. Mais surtout, le plus emblématique de l’UMP, est cette volonté de « dépénaliser la délinquance financière »… cela confirme cet adage : « en France, la gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts ».
- Education et Recherche : pratique strictement comptable de la baisse des effectifs. Enseignement et Recherche sont les deux mamelles d’un pays forts. Sur ce point, nous sommes bien faibles.
- Environnement : tout dans l’apparat, affligeant…
- Démocratie : la réforme constitutionnelle ne verra pas l’introduction de la proportionnelle, permettant une vraie représentation nationale et indépendance des démocrates, de vous tous. Je me souviens d’H. Morin disant que ce serait un cas de « casus belli » pour le NC si cette évolution devait être refusée… Mais le plus inquiétant pour la démocratie est la mainmise sur les médias : nomination en direct du patron de France Télévision, éjection de journalistes non serviles (Paris Match, TF1), etc.
- Sécurité : le bilan est déplorable. On n’entendra plus parler de baisse de la délinquance… Après avoir mis fin à la police de proximité, on ne sait aller dans les banlieues qu’en mission commando ! c’est l’économie parallèle qui est contente… Quant à la fusion de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur, il s’agit pour moi d’une grave erreur car en sens contraire du besoin d’une arme de pacification dans les zones grises
- Europe : chacun ressent que nous glissons, imperceptiblement, sur la pente d’une Europe façon britannique : un marché commun, poussant à une dérégulation toujours plus forte, et sans cadre social ni direction politique. L’Union Européenne est de plus en plus perçue comme une structure d’administrateurs dérégulant nos économies, ne protégeant pas notre modèle social, n’ayant pas de vision, d’ambition commune. En ce sens, c’est bien l’opposition entre un « capitalisme total » et le « modèle rhénan » à laquelle nous assistons.
Exceptés quelques points positifs : service minimum, fin des 35h, mais souvent mal conçus (les maires se retrouvent avec le bébé du service minimum dans les écoles, les 35h ne sont pas compensées) et surtout à sens unique, ce premier bilan, rapide et partiel, me fait vous dire, amis Radicaux, Libéraux et Démocrates-Chrétiens, que je vous sais ne pas être « heureux » à l’ombre de la domination de l’UMP.
En tant que Libéral, comment se satisfaire d’une politique plus favorable aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes ? Ces grandes entreprises ne contribuent qu’à 7 % du PIB français ! Comment peut-on accepter l’exubérance d’un exécutif menaçant la séparation des pouvoirs ? Comment supporter la poursuite de l’endettement, le fait qu’il n’y ait pas de politique industrielle ? La dépénalisation de la délinquance financière ?
En tant que Radical, comment admettre le contrôle des médias, l’intrusion du religieux, les atteintes aux acteurs de l’Etat, à l’Etat lui-même, à la création d’un ministère de « l’identité nationale » ?
En tant que Démocrate-chrétien, ou simplement Démocrate, comment suivre une politique fiscale tournée vers les catégories aisées, si peu favorable aux catégories populaires et moyennes ? Comment admettre une politique si peu européenne, si proche de la Grande-Bretagne et si éloignée de l’Allemagne ? L’évolution vers un capitalisme « total », à l’anglo-saxonne, et l’abandon du modèle « rhénan », d’économie sociale de marché ? Le refus de l’introduction de la proportionnelle est encore une preuve de la domination sourde de l’UMP.
Je ne vois rien, dans le soi-disant cumul des réformes, qui puisse expliquer une quelconque soumission envers N. Sarkozy et l’UMP. Je sais que pour nombre de nos amis Radicaux, Libéraux, Démocrates, beaucoup de reproches sont émis à l’encontre de F. Bayrou. Je reconnais aussi qu’il y ait pu avoir erreur ou précipitation lors du 2d tour des présidentielles et des législatives.
Mais il faut reconnaître que le MoDem a suscité un réel engouement, estime des Français. Lors des élections, et mêmes locales, ce parti naissant a fait en moyenne près de 15 % des voix (moyenne des candidatures MoDem). Un parti Démocrate se crée réellement, avec une assise sociologique, se basant sur ses valeurs sociales-libérales, environnementales et européennes. Le Mouvement Démocrate montre que l’indépendance des Démocrates est possible, nécessaire et attendue par les Français. C’est le courage politique de l’indépendance, attirant nombre d’anciens électeurs de gauche lassés par l’irresponsabilité, la démagogie et surtout les bagarres des thénardiers du PS, et nombre d’électeurs de « centre-droit » étrangers à l’UMP, un parti conservateur peu soucieux d’impartialité et si peu de tradition européenne. Ces Français ne croient plus, ou n’ont plus confiance dans la gauche et la droite d’aujourd’hui. Leurs valeurs démocrates, sociales, environnementales ne se retrouvent pas dans l’UMP. La réalité sociale et économique, le sens de l’Etat, des responsabilités, ne se retrouvent pas non plus avec les PS-PC-Verts.
Pourquoi ne pas être courageux ensemble ?
(*) Jacques Marseille, « Le Grand Gaspillage », chez Plon.
En France, la presse est indépendante de N. Sarkozy et de l’UMP…
9 Commentaires Publié by JP juin 25th, 2008 in blog politique, medias, Revue de presseL’hebdomadaire Le Point a fait son enquête sur l’influence de N. Sarkozy sur la presse française. Après le départ forcé de PPDA de TF1, le débat s’est fait.
Amusant…
N. Sarkozy exercerait une influence sur la presse ? et Le Point se pose la question ?
Est-ce que l’un d’entre nous se pose cette question ?
Faisons le tour :
- Le Figaro, Valeurs Actuelles appartiennent au groupe Dassault. Celui qui gère la presse pour le groupe est ancien conseiller de Paris RPR, et qui fut candidat RPR aux législatives dans le 12è arrondissement de cette ville. Les Dassault sont liés au RPR, puis UMP, avec leurs élus sénateur, maire, etc.
- TF1 appartient au groupe Bouygues. Ami très proche de N. Sarkozy.
- Europe 1, Journal du Dimanche, Paris Match, appartiennent au groupe Lagardère (et tout ce qui est « Hachette »), ami personnel de Sarko.
- Le Point, c’est Pineau-Valenciennes, ami très proche de J. Chirac. Il acheta ce journal en 1995 pour aider à l’élection de son ami Jacques.
Cette situation provoque t elle des conséquences sur l’indépendance de la presse française ?…
- Alain Génestar s’es fait virer de Paris Match par l’ami Lagardère pour photos gênantes sur l’intimité de la séparation sarkozienne.
- à TF1, PPDA se fait lourder après son interview acide d’un “président enfant”, mais TF1 est aussi une entreprise qui embauche… les collaborateurs de campagne de Sarko…
- Le Figaro fait parler haut les officiers supérieurs et généraux sur le Livre Blanc de la Défense : atteinte aux capacités militaires de la France ! preuve d’indépendance du Fig ? Si l’on peut être en accord avec eux sur le sujet, eux le disent dans Le Fig : parce que cela pose surtout un problème à son proprio Dassault, industriel… de l’armement…
- Le Point parle de l’influence de Sarko sur les médias ? c’est que le copain Chirac a des soucis avec la justice : faudrait que le Nicolas se montre plus « coulant », faut donc lui mettre la pression…
Le Point se sépare de Denis Jeambar en 1995 car barriste : faut du chiraquien ! Alors on recrute Catherine Pégard : écriture au panégyrisme indépassable, avec un « Bloc Note » relevant d’une digne inutilité propre au courtisan. Mais la dame est aussi Sarko compatible ? alors on l’embauche comme conseiller spéciale à l’Elysée (ça, c’est de l’indépendance journalistique, de la belle déontologie). Le Point, avec son départ, a donc enfin engagé un(e) journaliste ? Que nenni : on intègre du Fig Pierre-Brossolette pour continuer dans l’écriture fidèle, façon canine ! Et n’oublions pas la belle honnêteté intellectuelle d’un Nicolas Baverez : prenez le programme économique de Bayrou pour les présidentielles (politique industrielle, Small business Act, introduction de « l’Intelligence Economique », dénonciation de l’endettement), mettez ce programme en exergue, façon absolument nécessaire, et concluez en disant que c’est le programme de Sarko, qui seul le réalisera !
- Europe 1 ? pendant toute la campagne des présidentielles, la radio a milité pour insister sur un Le Pen 3è homme… la Marine envoyée d’urgence au micro pour remettre à sa place le Bayrou bidon invention des médias (!), avec le journaliste qui confirme en direct cette logique future 3è place… ou la Clémentine Autain qui peut tranquillement dire à la radio que Bayrou, c’est un homme de droite habituelle : catho, blanc, et hétérosexuel !!!
On a connu des journalistes plus réactifs, plus facilement choqués (surtout concernant leur fiscalité particulière)…
Donc, apparemment, pas de problème d’indépendance des médias en France.
Si on étatisait ces médias ? Pourquoi pas l’ORTF à la sauce gaulliste ? La chasse aux sorcières façon mitterrandiste et socialiste (Sérillon doit bien se marrer) ?
L’important, c’est que ces mêmes médias continuent à nous « informer », se drapant de la virginité, de la pureté journalistique… Pendant ce temps là , on pourra continuer à s’inventer de grands complots, à s’en taper le cotillard.
Pas de doute, il n’y a pas de problème de démocratie en France, c’est pour cela que l’on peut critiquer les voisins, comme ces ritals avec leur Berlusconi… C’est pas en France que ça arriverait, tout cela… nos journalistes sont d’ailleurs là pour le dire…
Sinon ? il y a la blogosphère…
Et le « Blog du démocrate »…
Serviteurs…
Bidouillage et tripatouillage sont-elles les deux mamelles de la droite?
5 Commentaires Publié by Guillaume juin 22nd, 2008 in Identité démocrate, MoDemPour ceux qui s’en souviennent, les élections régionales de 1998, qui se sont tenues quelques mois après la dissolution souhaité par Jacques CHIRAC en 1997, se sont déroulées selon le mode de scrutin de la proportionnelle à un tour.
A l’issue de ces élections, la droite, dans quatre régions, a accepté les suffrages des élus du Front National pour faire élire leurs candidats à la présidence de la région.
La droite s’est retrouvée au bord de la crise de nerfs et, alors que certains adressaient un message de félicitation aux présidents nouvellement élus, seul François BAYROU appelait à un grand rassemblement pour faire barrage à ce type d’attitude.
Toujours est-il que pour éviter le renouvellement de cette situation, la droite, une fois revenue au pouvoir, a, en 2003, modifié le mode de scrutin pour l’aligner sur celui en vigueur dans le cadre des élections municipales, soit un mode de scrutin proportionnelle à deux tours avec attribution de la moitié des sièges à la liste arrivée en tête, ce afin d’obtenir une majorité claire tout en permettant la représentation des minorités.
Mais voilà , ce mode de scrutin s’est soldé par la perte sèche de vingt régions sur vingt deux pour la droite en 2004.
Surtout, cette dernière a tiré les conclusions des dernières élections législatives et surtout municipales.
En effet, la droite est arrivée en tête dans beaucoup de circonscriptions ou de municipalités, à l’issue du premier tour.
Mais voilà , l’assèchement du Front National et le basculement de l’électorat centriste vers le Mouvement Démocrate, plus indépendant, voir plus à gauche, a privé la droite de réserves de voix et a aboutie à des pertes importantes dans ces deux scrutins.
D’où une nouvelle modification envisagée par le gouvernement, revenir à une élection à un tour selon le précédent mode de scrutin en vigueur en 1998.
Le but évident est surtout d’éviter un second tour, bien souvent fatal pour la droite.
Le caractère opportuniste de cette nouvelle réforme (il est vrai que le gouvernement actuel en a plein la bouche) et le risque de rendre les régions difficilement gouvernables importe peu.
Ce qui est important, c’est que la droite puisse éviter une nouvelle sanction analogue à celle de 2004, le tout au prix d’un bidouillage et d’un tripatouillage digne d’une république bananière.
Vers la réforme des institutions
2 Commentaires Publié by Guillaume mai 18th, 2008 in Idées fortes, Identité démocrateL’Elysée a lancé une nouvelle réforme de la constitution. Tout le monde y va de sa propre modification. Le Président de la République, sans doute émerveillé par le discours du Président américain devant le congrès, veut pouvoir faire de même. Plusieurs parlementaires UMP y sont opposés. Le Parti Socialiste veut une réforme du système électoral du Sénat.
Le Nouveau Centre et le Mouvement Démocrate souhaitent l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives (point auquel s’opposent les parlementaires UMP). Tout ça parce que le parti majoritaire ne dispose pas des trois cinquièmes nécessaires au congrès et que la perspective d’un référendum n’existe pas pour l’exécutif.
Au delà du fait qu’après la ratification du traité de Lisbonne, on veut, une nouvelle fois, modifier nos institutions sans consulter le peuple français, personne ne se pose la véritable question, celles-ci sont-elles viables. Elles ont effectivement permis une stabilité gouvernementale mais l’absence de participation chronique aux élections devrait inviter nos gouvernants à réfléchir sur la pertinence de la constitution actuelle.
Durant la campagne pour l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait défendu le texte de la cinquième république. Les quatre vingt cinq pour cent de participation à l’occasion de ces élections ont semblé lui donner raison. Mais voilà , cette belle participation s’est littéralement effondrée lors des élections législatives et n’a connu aucun redressement lors des élections municipales. De surcroît, à chaque élection d’un nouveau président, les français ont le sentiment (toujours fondé) d’avoir été trompé sur les promesses faites. Souvenons nous des vraies élections législatives que nous avons connus en 1993 et 1997 pour constater que le sentiment de trahisons des promesses et d’inutilité du mandat législatif n’existait pas.
Souhaitons qu’après les mensonges de Mitterrand, l’inertie de Chirac et l’instabilité de Sarkozy, un président aura le vrai courage de changer en profondeur notre constitution.
Premiers remords d’Hervé de Charette, à qui le tour ?
1 Commentaire Publié by Juste milieu mai 17th, 2008 in Positionnements, Identité démocrate, mouvement democrateHervé de Charette est un giscardien historique, il a rallié l’UMP lors de sa création en 2002, lachant, sans hésitation, François Bayrou en début de campagne présidentielle . Ancien Ministre des Affaires étrangères sous Chirac , il a aujourd’hui quasiment disparu du paysage politique français actif. Cette semaine cependant, il a fait une déclaration violente contre l’UMP estimant que c’était un “parti autoritaire “au seul service de Sarkozy avec un direction “brejnevienne” exercée par Patrick Devedjian. Celui-ci lui a répondu tout aussi brutalement, et non sans humour, qu’il connaissait le prix des états d’âme de Charette :600.000 € (Nota : le montant du renouvellement de la subvention à son groupuscule , refusée par Devedjian).
Cet épisode assez cocasse, bien sûr montre la vassalisation implacable des ralliés de l’ex UDF à l’UMP et l’impossibilité d’exister -si ce n’est avec indépendance - du moins avec une certaine autonomie. Il est aussi implicitement un forme de remords sur une stratégie vouée à l’impasse.. On se souviendra aussi que Nicolas Perruchot a récemment déclaré après sa sévère défaite municipale à Blois que ses électeurs ne lui avaient pas pardonné son changement de parti et de camp en 2007 après la présidentielle. Au Nouveau Centre on veut encore y croire, on gonfle le torse en annonçant que l’on va présenter des listes aux européennes ou aux régionales, on annonce 7000 militants (ce qui veut dire sans doute moins de la moitié) pour 2000 élus ce qui montre bien l’échec du recrutement opéré en un an, et on s’accroche aux bonnes idées du projet présidentiel de Bayrou pour résister à la pensée unique sarkozyste….Seul Borloo à la tête de son petit mais toujours là - malgré sa dérive droitière - Parti radical tient à peu près le coup grâce à sa personnalité atypique. A qui le tour ?
Pendant ce temps là , la traversée du désert de FB se poursuit en agrégeant une nouvelle génération de militants politiques, en construisant un vrai parti neuf, en capitalisant auprès des Français, et en fourbissant les armes d’une flamboyance prête à resurgir.
Les partis politiques français : une tentative de bilan un an après les échéances de 2007
17 Commentaires Publié by Mesina mai 1st, 2008 in Idées fortes, Identité démocrate, MoDemL’élection présidentielle est traditionnellement un moment qui permet de revigorer les partis politiques. Ceux-ci restent un rouage important de notre démocratie. Il est temps aujourd’hui de se demander si la campagne de 2007 leur a été cette fois-ci bénéfique. Sur un strict plan comptable (adhésions), pas de doutes, tout le monde y a gagné, au moins sur le moment. L’UMP et le PS ont atteint des sommets qu’ils n’avaient jamais atteints auparavant, l’UDF puis Modem également (pour ce dernier de 30 000 à 80 000 cartes – nos observations de terrain confirmant largement cette proportion).
La question est : est-ce que cette avancée quantitative s’est accompagnée d’un plus qualitatif ?
Certainement pas pour l’UMP, qui est restée, mais plus qu’avant encore, un club de supporters de leur leader. La démocratie interne du mouvement en est à ses balbutiements, et chaque jour qui passe frustre un peu plus les composantes non RPR du mouvement. Je suis de ceux qui pensent que ce mouvement, s’il était correctement structuré, aurait pu jouer un peu le rôle de corde de rappel face aux excès sarkoziens, mais force est de constater qu’ils en sont bien incapables.
Le cas du PS est vraiment intéressant. Pour ma part, je rejoins tout à fait le point de vue de Marie Noelle Lienneman (qui publie un livre inventaire après chaque débâcle de son parti, ce qui lui assure une belle continuité de revenus et un avenir certain). Elle explique dans son dernier ouvrage à quel point les adhésions massives à dix euros au moment des primaires socialistes ont contribué à déséquilibrer le parti. S’il est acquis que même sans cela Royal aurait été désignée, on peut penser que les adhérents un peu plus expérimentés se sont moins laissés griser par la tornade médiatique qui a entouré la candidate à ce moment, et que peut être plus que les autres ils pouvaient comprendre que cet engouement soudain serait bien peu de choses à l’aube d’une longue campagne. Lienneman raconte une scène qui m’a été confirmée par des amies primo adhérentes à Paris 20ème, ou ces nouveaux adhérents venaient se présenter comme il est de tradition au PS. Elle compare ça à une véritable Star Ac’, avec des gens qui déclaraient des choses du genre: « je m’inscris pour pouvoir voter pour Royal à la primaire, même si je vais voter Bové au premier tour… ». Bref, c’était selon moi une grosse erreur que de faire cette ouverture subite. C’est méconnaître le rôle des partis dans notre démocratie qui est aussi former des adhérents qui soient un peu plus capables que le citoyen lambda de s’y retrouver dans la jungle politique. Le PS a géré la suite de manière catastrophique . Ces adhérents se sont vus ensuite refuser le droit de voter pour les candidats aux législatives (alors que peut être ils commençaient à y voir clair), et bien peu sont sans doute encore à ce jour présents dans les rangs du PS, à l’heure ou les vraies questions vont se poser au parti.
Selon moi, le Modem est dans la même crise de croissance. De petit mouvement cohérent, il est devenu moyen mouvement très incohérent (à sa base du moins, c’est une véritable foire fouille ,on y trouve de tout – des ex maoistes ou ex chevènementistes aux démocrates chrétiens). C’est aussi une grande richesse que cette diversité à condition de pouvoir la canaliser. Mais comme ceci coïncide avec une période de transition ou les règles internes de fonctionnement ne sont pas encore bien définies , le risque est grand de ne pas en tirer le meilleur parti (si je puis dire). Un ami nouvellement élu m’a confié récemment qu’il avait du batailler fermement pour expliquer que son vote en conseil municipal n’avait pas à être prédéterminé par un vote préalable des adhérents de sa section. En fait le risque est double : devenir en interne un mouvement qui s’auto paralyse par son fonctionnement comme les Verts ; devenir un simple club de supports d’un leader au demeurant seul légitime.
Saint Bayrou comédien et martyr ?
5 Commentaires Publié by Juste milieu avril 16th, 2008 in Présidentielles 2007, Idées fortes, Identité démocrate, MoDem
A lire la presse de ces jours ci et les réactions plus ou moins spontanées sur Internet (hors blogosphère Modem, elle bien rassérénée) suite à la conférence donnée par Bayrou lundi 14 avril, on pourrait presque paraphraser Jean-Paul Sartre auteur du monumental « Saint Genet, comédien et martyr » .
Mais qu’est ce qui a piqué François Bayrou qui évoque une « manœuvre » pour déstabiliser le Modem et « mettre un terme définitif au pluralisme en éliminant ceux qui lui résiste »
Y a-t-il vraiment péril en la demeure et Bayrou, en en appellant aux adhérents du Parti, ne cherche t ’il pas à dissiper les faiblesses de sa stratégie post-présidentielle par une réaction indignée et volontaire dans la grande tradition de ses coups d’éclat passés…(sa présence au congrès de l’UMP à Toulouse, la “gifle” de 2002, sa conférence de presse entre les deux tours de la dernière présidentielle..)
Même si les preuves du « contrat » contre Bayrou sont innombrables et étayées par les initiés au dossier, le Président du Modem ne risque t’il pas de passer pour un martyr dans l’indifférence ou l’ironie de nos concitoyens ?
Ceux qui le connaissent savent que derrière cette déclaration qualifiée par lui même ” d’importante” , il y a le sursaut moral d’un homme blessé par l’hostilité de ceux qui veulent le réduire au silence , d’autant plus qu’ils se sont dit hier pour certains ses amis.
Il y a surtout la « force granitique » (l’expression est d’Alain Duhamel pour qualifier FB en 2001) qui le pousse à ne pas renoncer à ses convictions en faveur d’une autre voie politique et ne pas abdiquer quand cela serait encore si facile et gratifiant (hier la Mairie de Pau, demain un poste au gouvernement pour lui-même ou quelques proches , un financement public garanti etc…)
Bayrou n’est ni un saint,ni un comédien, ni un martyr mais c’est à l’évidence un mec bien.
Nathalie Kosciusko-Morizet, voyages entre prébendes et débandades
0 Commentaires Publié by JP avril 14th, 2008 in Idées fortes, Témoignages, peopleNathalie Kosciusko-Morizet s’est fait taper sur les doigts. Oser parler de lâcheté en parlant des députés de l’UMP et de certains ministres est en effet inadmissible… Vouloir faire passer ce qui a été discuté, organisé durant le long “Grenelle de l’Environnement”, validé par son ministre de tutelle, J-L Borloo, et l’assentiment du 1er Ministre, des différents parties prenantes, comme les députés, est scandaleux…
N’est ce pas d’ailleurs vouloir passer en force quand on peut tranquillement revenir sur ce que l’audace a permis ? NKM mérite de se faire punir : l’environnement, dans la bonne droite conservatrice et son expression umpéesque, c’est de la communication. Cela n’a aucun lien avec un quelconque engagement politique, dont le revenu est la 1ère raison.
Et le pauvre J-F Copée, touché en plein cÅ“ur par des mots si dures pour un homme tellement attaché à la droiture…
Un vrai UMP pour qui l’existence hier de l’UDF était une insulte à son avenir. Et pour qui le MoDem est une horreur qui risquerait de faire passer les Français du statut de sujet à celui de citoyen !
Cet enfant politique légitime de N. Sarkozy, qui a appris qu’il ne faut pas morde la main qui vous nourrit : il faut l’arracher…
Un vrai maire de Meaux qui n’a apporté ni sécurité, ni dynamisme économique, mais à transformer cette vieille ville en belle banlieue dortoir avec toutes ses “difficultés”, permettant de passer à la TV. Surtout pour redevenir ministre…
Un vrai président d’agglo qui ne connaît pas ses voisins, des bouseux qui n’ont pas fait l’ENA. Surtout pas capables de devenir ministres…
Un vrai député de Meaux, dont les habitants sont devenus plus heureux grâce à sa réussite. Lui qui a pu devenir ministre…
Un vrai président du groupe UMP à l’Assemblée, permettant à ses députés de bien vivre leur conservatisme, et mépriser tout ce qui n’est pas RPR, pardon, UMP. Lui qui veut redevenir ministre…
Un vrai avocat d’affaires, content que la délinquance financière ne puisse plus relever du pénal. Et puis les affaires, ça le connaît : ça peut permettre de redevenir ministre.
En gardant bien sûr toutes ces activités suivies minutieusement. faut dire, qu’aujourd’hui, la vie est devenir si chère qu’il faut bien avoir plusieurs boulots…
Donc le pauvre, parler de lâcheté… Lui qui est si attaché à la déontologie.
Faut la punir, la NKM.
Pas de voyage au Japon !
C’est donc que c’était un voyage d’agrément ? Pas besoin d’elle là bas ? Pourquoi devait-elle y aller alors ? Les voyages ministériels et présidentiels sont bien pour les intérêts de la France, pas pour voir du pays, n’est ce pas ? Quels sont les critères des “accompagnants” pour les voyages présidentiels et ministériels ? Qu’est ce qui explique le coût de ces “grandes caravanes” ?



