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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






En cette période préélectorale française, nos voisins européens nous observent et certains nourrissent de grands espoirs pour la France.

Pour illustrer le propos, nos amis britanniques par la voie de l’excellent « The Economist », nous ont fait part il y a quelques semaines, au travers d’un dossier fort intéressant, de ce que, selon eux, la France avait besoin.
« What France needs » titrait-il avec en guise d’illustration une photo sur fond bleu-blanc-rouge de « Lady » Margaret Thatcher.
D’ores et déjà, rassurons les âmes sensibles ! L’objet du dossier n’était pas de faire l’apologie du « thatchérisme ». Simplement, à l’appui de quelques illustrations, « The Economist » a mis en exergue les richesses de notre pays et la force « dormante » de notre économie.

Ainsi, outre Manche, le sentiment est que les français se sont rendus à l’idée que leur beau pays était irréformable !

Ne s’arrêtant pas à ce lamentable constat, il est rappelé que la France, 6ème puissance économique au monde ; membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies ; puissance nucléaire ; co-fondateur de l’Union Européenne dont les atermoiements actuels sont ressentis comme conséquence du « non » français au projet de constitution ; depuis longtemps promoteur et leader de l’intégration européenne, la France donc, est placée sous les feux de la scène internationale et ce, jusqu’au moment ultime de l’élection du futur chef de l’Etat…

Jamais échéance électorale ne semble avoir pris tant d’importance.

Il faut dire, que l’enjeu est de taille ! Il en va d’une « remise à niveau » du pays tant l’état des lieux n’est pas… engageant ! En guise d’illustrations, quelques florilèges : au cours des 10 années passées, une croissance économique inférieure à la moyenne observée au sein des pays les plus riches de l’OCDE ; des dépenses publiques flirtant avec les 70 % du PNB (68 %) ; un chômage oscillant entre 8 et 10 % et aux alentours des 20 – 25 % parmi les jeunes, sans oublier les quelques 40 % de chômeurs parmi  les français d’origine étrangère. Et comme si cela ne suffisait pas, nous pourrions ajouter, en vrac, une classe moyenne (la grande oubliée) et les étudiants qui se « paupérisent »…sans oublier l’engagement européen, qui s’enlise !

Un économiste aurait eu sans aucun doute une approche beaucoup plus « chirurgicale » que la mienne.
Cependant, j’ai la faiblesse de penser que lorsque l’état du malade n’est pas très bon, mieux vaut s’en tenir à quelques généralités… cela rassure la famille !
Face au constat pas très… glorieux, « The Economist » souligne que la France, est une terre de contradictions, qui a des atouts.
Ainsi il est rappelé qu’en dépit d’une économie « léthargique » les travailleurs français sont parmi les plus productifs au monde.
Egalement, malgré un sentiment bien français si non de rejet tout le moins d’une forte défiance à l’égard de la globalisation et du libéralisme, il n’en demeure pas moins que nombre de multinationales les plus dynamiques sont françaises.
Par ailleurs, il est souligné que malgré un secteur public gargantuesque générant une fiscalité trop lourde, ce secteur  conserve un niveau de qualité qui force l’admiration… Pas moins !
Enfin, sur le terrain éducatif, l’accent est mis sur ce paradoxe entre universités françaises mal classées au niveau international, et les « parisiennes » ainsi que les grandes écoles, figurant parmi les meilleures au monde.

De ce rapide constat, les britanniques tirent la conclusion que la France est l’endroit où l’on peut trouver sa force à chaque faiblesse ! Partant, ils se posent la question de savoir si notre pays sera capable, à partir de ses forces et atouts, de mener les réformes nécessaires pour un marché du travail plus ouvert ; un secteur public moins omnipotent ; un modèle social préservé ; un arsenal règlementaire moins « étouffant » ?

En somme la France sera-t-elle capable de se réformer pour une économie plus dynamique pour le bien et l’enrichissement (qu’il soit matériel, social, culturel) de tous ?
A cette question, la réponse se montre optimiste.
Ainsi, est-il fait état d’une démographie française bien meilleure que celle de ses voisins européens ; une économie moins dépendante de l’industrie a contrario de l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne.

Par ailleurs, pour réfuter l’argument selon lequel seuls de petits pays peuvent se réformer, il est fait exemple de l’Espagne qui a su ouvrir son économie ou encore du Canada qui, alors en quasi banqueroute dans les années 80, a su assainir ses finances publiques.
Bien entendu, l’exemple britannique est également cité. Ainsi, en déclin dans les années 70, en une vingtaine d’années, les réformes successives ont fait de la Grande Bretagne un pays prospère.

L’idée maîtresse de la démonstration n’est pas d’encourager les français à s’inspirer de ce qui a pu être mis en place outre manche. Bien des aspects de la société anglaise ne sont pas à regarder en exemple, l’idée est acquise, n’y revenons pas.

En fait, des exemples cités, est tiré un constat simple : les réformes menées n’ont été possibles que par le fait d’un pouvoir assumé par un « leadership », un chef, un responsable politique animé de convictions et d’une véritable détermination. Bien entendu, ces qualités doivent être au service d’un programme répondant aux difficultés et aux nécessités du moment !
Comme le souligne justement Sophie Pedder (Chef du bureau parisien de « The Economist »), il n’y a rien d’inéluctable au déclin français, tout ce dont la France a besoin, c’est une volonté politique.
Alors dans tout cela, François Bayrou est-il l’homme de la situation ?
Pour y répondre, appréhendons la problématique en deux temps.
Tout d’abord, resituons rapidement le candidat Bayrou par rapport à ses deux principaux challenger que sont Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. D’ores et déjà précisons qu’il n’est pas nécessaire de s’attarder sur l’extrême gauche ou l’extrême droite. En effet, au regard de notre problématique, les extrêmes par définition n’ont été et ne seront d’aucun apport pour la France, si ce n’est celui du chaos total.

 Ensuite, à l’appui des quelques maux français évoqués précédemment, il conviendra de s’attarder sur les propositions de l’UDF.
Nous évoquions le « leadership », le souci de confier le pouvoir à un responsable, animé de convictions et d’une véritable détermination. Sur ces points, force est de constater que le profil de deux de nos chers candidats nous invite à la réflexion pour ne pas dire au scepticisme.

Nicolas Sarkozy se veut le champion du renouveau, de la rupture, du « tout est possible ». A cela nous pourrions ajouter que le Ministre – candidat jouit d’un réel « leadership »,… parmi les siens j’entends, c’est indéniable !
Cependant, il serait à mon sens hasardeux d’apprécier la valeur d’un candidat à la seule lumière du jeu de rôle induit par cette période préélectorale et des figures imposées.
En effet, l’homme Sarkozy d’aujourd’hui est aussi et avant tout le fruit d’un parcours politique de trente années.
Ainsi, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que les deux tiers de la vie politique « sarkozienne » fut avant tout « chiraquienne ». Ne dit-on pas que Jacques Chirac est le père spirituel de Nicolas Sarkozy ?
Ce premier élément nous oblige à la circonspection !
Par ailleurs, si nous devions nous appuyer sur le parcours du candidat aux fins d’apprécier sa capacité à appréhender les maux de la société, et par exemple les problèmes sociaux, pour le coup, nous aurions toutes les raisons de nous en défier !
S’il fallait s’en convaincre, une promenade le dimanche après-midi à Neuilly Sur Seine est assez efficace ! Certes, on peut être Maire de Neuilly Sur Seine, Député des Hauts de Seine et s’intéresser aux problèmes sociaux. Mais… je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose de pas crédible dans le scénario ! Peut-être est-ce le fait de ses amitiés affichées, du profil de ses collaborateurs, membres de sa garde rapprochée, qui me renvoient à l’image de ces militants RPR des années 80, serre tête et jupe plissée pour elle et blaser bleu marine pour lui !… Tous de bonne famille !
Pour tout dire, il y a un je ne sais quoi de clientélisme chez Nicolas Sarkozy qui ne m’inspire rien de bon !
En ce qui concerne Ségolène Royal, ses apparitions télévisuelles suffisent à me convaincre à l’idée que, décidément cette femme est un malentendu ! Mais je ne m’attarderai pas sur le sujet. En effet, mes quelques amis socialistes sont suffisamment atterrés par cette erreur de casting pour ajouter davantage encore à leur douleur.
Ainsi donc nous serions tenté de dire que la voie est libre pour François Bayrou ! Mais c’est sans compter sur ce mauvais jeu médiatique qui ne cesse de polariser le débat électoral.
La présence se fait donc plus discrète. Est-ce un handicap ? On peut s’interroger. L’expérience montre qu’une présence trop marquée se retourne immanquablement contre le candidat lui-même. Par ailleurs, une mauvaise utilisation de l’outil médiatique peut s’avérer fatale. Sur ce point, Ségolène Royal pourrait bien en faire les frais ! Nous verrons…

Dans l’immédiat, François Bayrou fait montre de simplicité par ses déplacements régionaux, et semble maintenir le cap. Le message est clair, exprimé sans « tambour ni trompette » et surtout sans agitation. Et cela, ça rassure !
Mais le message est-il le bon ?
Au regard des problèmes évoqués plus haut, on ne peut que souscrire à la volonté affichée de faire la guerre aux déficits publics et la volonté affirmée de réhabiliter le principe d’équilibre des finances.

Par ailleurs, la création d’entreprise occupe une place majeure dans le dispositif proposé en matière de relance de l’activité économique, en mettant en exergue l’encouragement à l’innovation, à la recherche et à l’esprit d’entreprise.
François Bayrou voit juste lorsqu’il dit « (…) La stratégie économique dont la France a besoin, c’est de placer notre pays du côté de la création, de l’inventivité, de l’encouragement à entreprendre (…) ».
Sur ce sujet, le Président Bayrou illustre son propos en évoquant la mise en place d’un « small business act » à la française, sorte de facilitateur à la création d’entreprise bien connu outre Atlantique. Décidément ce François voit juste !

Sur la question de l’omnipotence de la fonction publique, là encore comment ne pas applaudir au souci exprimé de rationaliser certaines fonctions, de clarifier certaines missions et de redéployer les moyens. C’est un discours courageux que nos deux starlettes précédemment évoquées s’abstiennent de prononcer.

Nous pourrions décliner bien des sujets encore qui n’appellent aucune réserve.
Si ce n’est une interrogation : une taxe Tobin remise au goût du jour ? Gardons-nous bien de nous la jouer « solo » sur cette question au risque de porter préjudice aux échanges financiers sur notre territoire,… mais c’était une parenthèse !

Sur la question européenne, il est inutile de souligner ici la force de l’engagement  de l’UDF, cela serait faire injure !
Ainsi donc, François Bayrou a de la conviction, du tempérament aussi, par le courage de ses idées.
Alors à la question de savoir si cet homme peut être notre futur Président, nous ne pouvons répondre que par l’affirmative, et pour ma part… je n’en vois pas d’autre !


1 commentaire à “Bayrou, Président…?”

  1. 1 jp

    voila un commentaire qui sait nous rappeler que nous ne sommes pas seuls au monde. le regard de nos voisins par leur presse aide aussi à rester éveiller. et le constat restre le même : le duo sargo-séko est au mieux pas à niveau, au pire anxiogène, et en même temps ceux_ci ont des programmes alourdissant notre dette.
    ils peuvent continuer leurs promesses clientèlistes, c’est nous qui payons la note…
    c’est sans doute pour cela que de plus en plus de nos concitoyens se tournent vers bayrou.

    ce qui légitime sarkozy, c’est le vote utile, surtout pour l’électorat fn…
    royal a démontré que pour elle, les enjeux des français ne lui sont pas utiles (c’est sa « façon moderne de faire de la politique »).

    bref, quand on parle emploi, endettement, éducation,etc…, le vote utile, pour les français, on dirait bien que c’est bayrou…

    au fait, qui peut gagner contre sarko au second tour ?

    qui peut battre bayrou au second tour ?

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