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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Au-delà d’une victoire inespérée pour Berlusconi  – grâce avant tout à son alliance avec la Lega Nord, les dernières élections régionales ont aussi confirmé la quasi complète disparition du centre politique italien. Un peu comme en France les centristes transalpins sont éparpillés au centre gauche, au centre droit – et tout ceci se termine de la même façon : plus aucune présence significative. Pourtant le système électoral parlementaire italien favorise les coalitions, les petits partis et devrait donc leur être plus favorable.

En Italie les centristes sont pour une grande part les ex démocrates chrétiens, parti disparu corps et bien dans les affaires de corruption qui touchèrent toute la vie politique italienne au début des années 90. Une partie d’entre eux s’est installée au centre gauche (La Margherita avec F. Rutelli – non ce n’est pas une pizza) : ceux-ci ont voulu participer à la création d’un mouvement unitaire de gauche sorte d’UMP de gauche appelé Parti Démocrate. Il leur arriva ce qui arriva aux UDF qui participèrent à l’UMP, ils furent marginalisés par les ex – communistes majoritaires, tant et si bien que la plupart ont démissionné du Partie démocrate et sont désormais sans asile politique.

Les autres,  installés au centre droit (UDC, avec PF. Casini) faisaient traditionnellement partie des coalitions de droite comme l’ex UDF. Puis Casini, sans doute inspiré par l’épopée Bayrouesque, a cru pouvoir être indépendant. Aux régionales, suivant les régions, l’UDC était soit dans la coalition de gauche, soit dans celle de droite, soit indépendant comme en Toscane. Résultat 5,6% (remarquez par les temps qui courent, on s’en contenterait…).

Enfin, il y a aussi Di Pietro avec son Italia dei Valori, un ancien magistrat qui était au centre de l’opération Mani Pulite qui a lancé son mouvement politique dont les valeurs principales sont la probité de l’Etat, l’indépendance des médias, bref des thèmes bien démocrates. Lui se maintient à 7% depuis quelques élections.

Ainsi, en Italie comme en France, sans rassemblement des centristes et démocrates pas de salut. Sauf qu’en France, dans le système qui est le nôtre, seul un présidentiable peut faire ce rassemblement.

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5 commentaires à “Plus guère de centre non plus en Italie…”

  1. 1 FrédéricLN

    « Pourtant le système électoral parlementaire italien favorise les coalitions, les petits partis et devrait donc leur être plus favorable »

    Ben justement, ce nouveau système électoral (comparable aux apparentements de la IVème République : il faut déclarer sa coalition avant le scrutin) force le centre à éclater entre ceux qui acceptent une coalition avec la gauche et ceux qui acceptent une coalition avec la droite. Ce qui n’est guère favorable à un succès du centre !

  2. 2 Mirabelle

    C’est logique si l’on considère qu’en période de crise, les électeurs ont tendance à se radicaliser. C’est la raison pour laquelle il convient de faire attention au FN … d’autant que Marine Le Pen semble particulièrement habile … si cela continue ainsi, 2002 pourrait bien se reproduire.

  3. 3 JP

    si comparaison ne vaut pas assimilation, ton exemple Mesina illustre les impasses du « centre » en politique.
    non que l’impasse soit le seul chemin du centre, mais les choix faits sont des impasses.
    en Italie, les centristes ont été des moyennes, et surtout de mauvais moyens en politique, genre « milieu ». c’est par contre du côté de Di Pietro et Fini que j’observe de l’espoir. cela peut heurter qd je nomme Fini car son mouvement et sa personne proviennent de l’ancien MSI. mais il s’agit là d’1 vision haute de l’Etat, du refus du racisme et beaufisme de droite que l’on retrouve à la Ligua et chez Berlusconi (et très souvent dénoncés par Fini), et d’1 équilibre entre Etat et privé, et sans « euroscepticisme »…
    dérangeant pour les Démocrates que nous sommes…

    concernant la France, le centre façon satellite du NC, ou moyenne, avec Arthuis, n’a pas plus d’avenir qu’1 MoDem aveuglé qui se cogne dans les murs (de gauche et de droite).
    il faut refonder le mouvement Démocrates, bien que le terme fasse communiste et m’irrite la couenne. en se basant sur sa « trinité » (social-libéral, écologiste et européen), il est 1 alternative crédible, donc compétente. en investissant dans son électorat type, ses régions, et en assumant son avenir par rapport aux Verts, il refonde sa légitimité.
    légitimité et compétence, toujours, base d’1 démocratie pluraliste, rappelée par Max Weber puis Raymond Aron…

  4. 4 zapataz

    Quid du rapprochement Casini-udc et Rutelli-alliance pour l’italie? A-t-il un avenir? Rutelli ne semble pas suivi dans son départ par les ex de la Marguerite. Casini est il vraiment obligé avec le mode de scrutin de s’allier pour survivre? J’ai le sentiment que le centre n’a d’avenir que s’il reste lui même quitte à perdre à court terme et à viser le long terme. Les libdems ne peuvent ils pas être un modèle pour les démocrates européens? Merci pour vos lumières

  5. 5 Mesina

    @ Zapataz

    Vous avez raison de signaler à nos lecteurs que certaines des centristes de gauche que je cite dans mon article, dont Rutelli lui même et aussi quelques autres, tentent un rapprochement de centristes de droite. Bien entendu si cela pouvait aboutir, celà pourrait être interessant car il y aurait peut être une issue chez eux aussi à ce morcellement que je décris. Pour l’instant très franchement c’est mal parti.

    Au Royaume Uni, la candidature de Nick Clegg devrait effectivement être un modèle pour les démocrates. Mais si vous avez regardé le débat, vous aurez vu comme moi que N Clegg utilise pas mal d’arguments utilisés par F. Bayrou en 2007…

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