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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Les résultats lors des élections régionales ont été catastrophiques pour le MoDem. On peut mettre en cause l’abstention, c’est facile. Cela permet de s’illusionner en s’imaginant que ces abstentionnistes auraient voté pour les listes MoDem.
Seules les listes dans les régions Aquitaine et Basse Normandie ont eu des résultats respectables. Mais « respectable » est un grand mot…
Où que ce soit déroulée l’élection, « l’homme de la rue » indiquait son rejet de François Bayrou. Le « national » a fait perdre, ad minima, de 2 à 4 points dans les régions.
Le MoDem doit-il disparaître ou bien est-ce son identité démocrate qui n’est pas lisible ou intelligible ? Son ou ses leaders, militants, n’ont-ils pas aussi leur part de responsabilité, de manque de réalisme et de maturité ?

L’exemple de Rodolphe THOMAS en Basse Normandie illustre bien l’état du MoDem : électeurs qui exprimaient leur rejet du F. Bayrou, voire du MoDem, mais acceptant de voter pour R. Thomas du fait de son action politique. Son score fut fort là où il était connu (15,5 % à Caen, 40 % dans sa ville) et où existait à la fois une structure MoDem et quelques « personnalités ». Plus on s’éloignait de son ancrage géographique propre et d’équipes MoDem, plus le score s’affaiblissait. Ainsi, ce fut une dégringolade hors de son département.

 Qu’est ce que cela démontre ?

  1. L’absence d’équipes et de personnalités MoDem ne permettent pas de faire échos à une action politique. Il s’agit du manque d’ancrage dans le tissu politique.
  2. L’image de François Bayrou est devenue au mieux brouillée, au pire négative. Le MoDem national a fait perdre des points à ses équipes régionales… quand celles-ci avaient un ancrage. L’intervention de Marielle de Sarnez sur France 2 dans « Mots croisés », avant le 1er tour des régionales, a rajouté ses difficultés : de suite les électeurs mettaient en cause l’identité, ou plutôt l’absence d’identité politique, en l’occurrence « démocrate », pour faire la cour au PS et endosser le costard de la « gauche caviar », costard que le PS rejette depuis 1993 et sa grande claque électorale…

 Le Nouveau Centre et Jean Arthuis se précipitent pour créer une structure dite « centriste », pensant fonder sur le gisant. Les résultats électoraux désastreux du MoDem, s’ajoutant à tous ceux qui ont suivi la dernière présidentielle, nous incitent à nous poser la question : faut-il voir disparaître le MoDem ?

 Je répondrai à cette question par une autre : comment se fait-il que le MoDem ait pu faire un bon score en Basse Normandie ?
Par son leader, sa liste et son programme ou plutôt son identité politique.
Sa personnalité : Rodolphe THOMAS, dans son espace géographique, est reconnu pour son œuvre politique, son dynamisme et sa stabilité.
Il a constitué sa liste en se basant sur des élus intégrés dans le tissu politique local.
Légitimité et compétence : bases de la démocratie…

 Son programme – l’identité politique – était « démocrate » : politique économique forte se basant sur une vision partenariale de la collectivité publique (avec en sus l’Etat et l’Europe) et des entreprises privées, conscience aiguë des enjeux territoriaux avec une « agence régionale d’Intelligence Economique », politique de création d’emplois chiffrée et structurée, politique écologique ou « développement durable » comme moteur d’avenir par la « green industrie » et les formations nouvelles, investissement dans les transports en commun, etc.
Bref, si l’on reprend le triptyque « démocrate » national : social-libéral, écologique et européen, et qu’on l’incarne localement, l’attractivité se fait.

 J’aurai pu prendre l’exemple aquitain, dont la liste est la seule à avoir pu se maintenir au 2d tour. Vous y retrouverez les mêmes ingrédients : ancrage dans le tissu politique local, dynamique de leaders locaux, structure MoDem locale active, programme « démocrate ».
Mais si j’ai pris l’exemple bas-normand, c’est surtout du fait de son échec : 12,5 % dans le Calvados, mais 5 % dans l’Orne et la Manche.
Pourquoi ? Structures MoDem locales « naissantes », fragiles, fragilisées notamment par des états d’âmes et ambitions individuelles déplacées et oniriques, malgré l’investissement de ses candidats.

 Ce que je mets donc en cause, ce sont :

  • le manque d’ancrage et d’engagement dans le tissu politique local d’équipes MoDem,
  • la « démocrature » d’individus qui, comme avait écrit Voltaire : « sont pourris avant que d’être mûrs ». Il est particulièrement regrettable que des militants n’aient pas soutenu – voire fait part de critiques publiques – leurs têtes de liste et leaders indentifiés et reconnus comme on a pu le lire dans la presse concernant par exemple A. Begag, ou aux européennes J-L Benhamias. Ces politiques, de grande qualité et absolument nécessaires au développement du Mouvement Démocrate, sont gâchés par ces comportements de quelques individus.
  • l’incapacité du MoDem à mettre en avant son identité politique démocrate : social-libéral, écologique et européen
  • les errances du « national » en matière de communication, de stratégie, et pour reprendre le point d’avant, d’identité politique. Ou plutôt la lassitude de la population concernant un MoDem se limitant à n’être que François Bayrou, plutôt que naître Démocrate.

 Les socialistes et UMP ont « beau jeu » de prétendre que « démocrate », tout le monde l’est : ce ne serait pas un terme politique identifiant. Mais alors c’est comme pour l’écologie, tout le monde peut s’en réclamer…
Sauf que l’écologie n’est qu’un aspect technique de la pratique politique.
Sauf que « démocrate » est une identité politique, historique puisque dépassant le « libéral » au 19è siècle (qui se limite au partage des pouvoir et la liberté de penser, créer et échanger), et contemporain puisqu’il participe de l’identité politique des « démocrates » américains, des sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates en Europe… Pourquoi alors utiliser ce mot de « démocrate » dans leur terminologie politique si l’identité n’existe pas ?

Le problème n’est donc pas qu’il n’y a pas d’identité politique sous-jacente. Le problème est plutôt dans le fait que le MoDem n’en a jamais fait état, tout simplement… qu’il n’a jamais, en quelques mots, comme nous le faisons ici (social-libéral, écologique et européen), affirmé cette identité.

 Alors, est-ce qu’un mouvement « démocrate » a-t-il une raison d’être en France ?

Je le répète : oui. Car dès que vous expliquez, explicitez, présentez une politique « démocrate », l’électeur est à l’écoute.
Ce qui mine le MoDem, c’est le « centrisme ».
Je me définie personnellement comme « barriste », et Raymond Barre se disait « centriste gaullien ». Ce que ne supportent plus les Français en général, et les « démocrates » en particulier, c’est justement l’aspect indéfinissable du centre, qui par trop fluctue et prête le flanc à la critique de ses adversaires : une moyenne ? Un mélange gauche / droite ? Une versatilité ? Une inconsistance ? La disparition de l’UDF et la superficialité du Nouveau Centre n’en sont-ils pas les témoignages ?

En remplaçant le centre par « démocrate », le citoyen comprend : équilibre entre public et privé (rôle régulateur de l’Etat), partenariat Etat et initiative privée (soit à une échelle macroéconomique de l’Intelligence Economique, que pratique ainsi la Chine, la Russie, le Brésil ,l’Inde et… les Etats-Unis), égalité des chances (donc rôle primordiale de l’Etat dans l’éducation, la santé et la justice sociale), et Etat impartial (justice, sécurité, impôt et ainsi comptes de la Nation). Il s’agit donc non d’un retour d’un Etat pour une économie administrative, mais de la force de l’Etat comme régulateur et partenaire, du partenariat entre l’Etat impartial et une société libre, complémentarité et équilibre.

En cela, le « démocrate » dépasse la notion étymologique de la Démocratie du suffrage universel et de l’intégration de toute la géographie de ses territoires et de tous les corps de son tissu social. Le Démocrate a pour moteur l’égalité des chances et l’épanouissement de tous les citoyens. Cette vision de l’intérêt général et de l’équilibre rend le Démocrate particulièrement « gaullien ».

 Et cette vision gaullienne de l’Etat stratège, régulateur, et impartial, est la vision permanente et pérenne de l’identité « nationale » : c’est la République, et c’est le sens moderne de « social-libéral » : dynamique et créativité du privé, avec pour partenaire un Etat fort et stratège.
Ecologique, le Démocrate l’est de par les notions d’intérêt général, d’avenir partagé. Mais il s’agit d’un écologisme « durale » pour tous, et non d’une vision « décroissante » de Verts et autres tartuffes. La décroissance, c’est le chômage généralisé, c’est un ultra conservatisme régressif. Là encore, Etat et créativité du privé sont complémentaires pour donner des axes pour l’un, et créer des réponses pour l’autre.
Européen : parce qu’aujourd’hui, c’est le manque d’Europe qui affaiblit dangereusement tous les Etats européens. Cessons de perdre notre temps avec les eurosceptiques : ce sont la puissance, la structure étatique, et l’unité de commandement qui font la force des Etats-Unis, de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de la Russie. La dilution des Etats européens, recroquevillés sur leurs intérêts particuliers, en font des faibles, des proies pour les Etats que je viens de nommer.  Le « vieux continent » ne l’est vraiment que parce que ses Etats européens sont séniles : peureux, égoïstes, et retraités du « pré carré » façon Pétain. L’Europe a une monnaie qui l’a protégée des aléas des prix des énergies fossiles et amorti les conséquences de la crise financière mondiale. Mais elle doit impérativement avoir une politique stratégique économique avec une structuration partenariale Europe/Etats européens et régions (énergies, espace, transports aérien et ferroviaire, nouveaux matériaux, robotique, armement), et une politique de défense commune (projection et arme de pacification).

 Social-libéral, écologique et européen : à partir de ces critères le Démocrate s’identifie et argumente. Il est alors une alternative crédible, et le ton « barriste » (où est passé J. Peyrelevade ?) doit être à nouveau initié car les Français l’attendent, complété des F. Bayrou, A. Begag, J-L Benhamias, Y. Werhling ou encore R. Thomas.

Croyez-vous que les Français désirent vraiment le retour de la gauche avec l’alliance communiste-socialiste-Verts ? Croyez-vous qu’ils aient confiance dans ce mélange archaïque et irresponsable de ceux qui veulent unir une vision administrée de l’économie, et ceux qui veulent la « décroissance écologique» !
Et les Français sont désespérés par l’UMP et son mélange sarkozien des « néolibéraux » et « néoconservateurs ». Ce mélange est un échec partout dans le monde, et l’est aussi en France, même si la crise mondiale a empêché tous ses méfaits. Dérégulation, affaiblissement de l’Etat, inégalités comme moteur, apparence sécuritaire, en y ajoutant les épices strictement sarkoziennes de « bling-bling » et du mépris des convenances républicaines (le fils Jean Sarkozy dans l’Epad aura été, je pense, la goutte de trop qui fit déborder la vase).
Il ne s’agit plus de « rupture ». Il y a effectivement à présent une fracture, non plus sociale, mais française.
L’arrivée au gouvernement de chiraquiens et villepinisés n’y changera rien. L’ouverture au sein de la droite française butte sur le manque d’alternative réelle. Les présidences Chirac incarnaient l’immobilisme, dans la continuité du 2d mandat mitterrandien (après les « folies socialistes »).

Le conservatisme de la droite française s’était cherché une apparence de mobilité avec la « rupture » sarkozienne, comme le conservatisme de la gauche en générale et du PS en particulier fait de même avec la « rupture » écologiste des Verts. Les résultats sont toujours aussi traumatisants pour les Français et dramatiques pour la France.

 

Les Démocrates doivent donc, plus que jamais au regard des limites de l’UMP et du danger du mariage PS-Verts, assumer leurs responsabilités.
Comment ?

En mettant en avant son identité et ses personnalités, en se structurant à l’intérieur du tissu politique local (associations, conseillers municipaux, mise en avant d’élusdes territoires tels que les maires et conseillers généraux), pour répondre à la double question du citoyen : compétence et légitimité.
Mais il faudra aussi admettre les limites actuelles du MoDem : dépasser l’ « univocité Bayrou » et lancer un appel aux démocrates, pour constituer un forum des Démocrates avec les sociaux-démocrates au sein du PS, les écologistes « durables » au sein des Verts/Europe Ecologie, Alliance des Ecologistes Indépendants (MEI et Génération Ecologie), des Radicaux de gauche et Valoisiens, des « gaulliens » de la droite et, pourquoi pas, des réalistes pas forcément carriéristes au sein de NC.
Ce « forum des Démocrates » pourrait permettre une complémentarité dans le maillage géographique et des personnalités. Mais il aurait pour obligation de présenter, systématiquement, des candidats « démocrates » à chaque élection pour apporter l’alternative aux citoyens.

La vassalité auprès de l’UMP ou du PS n’a qu’un seul destin : l’inutilité et la disparition. Inutilité pour la France et les Français, disparition d’une alternative politique.

Aux Démocrates d’assumer.

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12 commentaires à “Le MoDem doit-il disparaître ?”

  1. 1 Florian

    Et une candidature Centre droit – Villepénistes, sociaux-libéraux avec républicains sociaux, tu en penserais quoi ?

    Je précise que ce n’est pas une question rhétorique, c’est une vrai intérrogation. Que doit on penser de cet « adversaire » là ?

  2. 2 vert chez moi

    j’aime beaucoup le côté très caricatural sur la décroissance et l’écologie « sauce » Verts, ça ma fait bien rire (encore un qui a tout compris ? ou plutôt pas du tout…)

    allez continuer comme ça vous allez bien réussir à l’enterrer ce « centrisme » ;)

  3. 3 zapataz

    « En remplaçant le centre par « démocrate », le citoyen comprend:… » . En êtes vous si sur ? J’ai surtout le sentiment inverse pour ma part. Pour le citoyen ça ne veut pas rien dire. Le centre a parfois des connotations négatives mais son nouveau positionnement et aussi ses vertus sont plus claires que l’étiquette nouvelle « démocrate ». Je ne suis pas pour autant contre ce terme mais il faudra un jour arrêter cette guéguerre stérile pour ne parler que du projet. Projet qui seul peut donner une identité ferme et permettre le rassemblement. A ce titre le livre orange fait un peu attrape tout superficiel…
    Quant au « forum des démocrates » qui en voudrait? Cf le parlement de l’alternance..
    Ce qui fonde le Modem c’est à mon sens le fait qu’enfin un parti s’était affranchi électoralement de la bipolarisation pour pouvoir soutenir des idées d’où qu’elles viennent, défendre l’intérêt de l’ensemble des français et refuser de sombrer dans la France de gauche contre celle de droite.
    Electoralement il me semble clair, à rebours certes, que la stratégie choisie avant le second tour de la présidentielle avec le refus du ralliement à l’un des blocs, devait être maintenue en recherchant à chaque élection à être au delà des seuils (10% aux locales ce n’était pas injouable) pour affirmer son indépendance. Ca aurait couté cher en élus mais des élus il n’y en a de toute façon plus vraiment…Au moins l’image serait restée cohérente claire et crédible. En plus c’est à la présidentielle et de ce coté là FB a raison de viser 2012, que tout se joue, les scores et les alliances. Ca voulait aussi dire que si alliances il devait y avoir ce devait être sur la base d’un projet et en refusant de rentrer dans l’union de la gauche avec le PG le PC etc. Par ailleurs il fallait aussi savoir donner de bons points à la droite et en cas de désaccord partiel défendre une contre proposition.
    Rien de tout ça n’a été fait et aujourd’hui le modem apparait comme un parti de centre gauche inutile.
    Pourtant l’espace au centre n’a jamais paru aussi large et ses idées sont toujours aussi pertinentes.
    Qui sait donc dans 2 ans ce que sera l’avenir de la candidature FB? Chirac a été élu alors qu’il était mort 3 mois avant l’échéance. Je crois que celà dépendra surtout de la capacité de FB à montrer qu’il a entendu les critiques sur son égoïsme. Chirac avait su se montrer enfin humain aprés 20 ans de carrière, Sarkozy le nerveux a su se montrer d’un calme redoutable. Il reste donc à FB à montrer qu’il sait jouer « collectif ».
    Pour tous es concurrents et avatars récents ils devront se rendre à l’évidence. Ils sont déjà dans la machine à broyer bipolaire. les écolos sont incapables de sortir de la gauche et les pseudos centristes auront du mal à se dire indépendants le temps d’une campagne. Il est permis de penser que Sarko ne laissera d’ailleurs pas faire. Quant à Villepin soit il a clairement annoncé que sa famille était l’UMP et son oeuvre de 1er ministre lui reviendra vite en boomerang. Aucun de tous ceux là ne peut donc occuper pleinement l’espace comme FB. Ils ne peuvent que le ronger. S’ils ne vont pas au bout ils auront travaillé pour ceux qui incarberont une vraie indépendance. Si défaite il doit y avoir il faudra au moins que le modem soit prêt à participer à des alternantive et pas à une alternance et ce sur la bse d’un vrai projet original et du refus d’alliances contre nature.

  4. 4 Michael Saratoga

    Citoyen, quand je vous lis, je vois un grand fouilli. Comment faire simple quand on peut faire compliqué.

    Je partage l’avis de zapataz, donnez votre définition au français moyen, non seulement il risque de ne rien comprendre mais en plus ca finira certainement par l’ennuyer. Pas de quoi susciter la moindre passion, même les résultats du PMU sont plus excitants.

    Un Démocrate c’est quoi ? C’est un citoyen qui souhaite l’établissement de la Démocratie en France. Point Barre (si je peux me permettre ce calembour vis à vis d’un « barriste »).

    C’est la volonté de mettre un terme à la Vème république, régime qui, il faut le rappeler n’est pas par définition une Démocratie mais une Aristocratie Élective.

    Non, citoyen la Démocratie ne se résume pas au suffrage universel d’une caste qui concentre tous les pouvoirs (et à cet effet la souveraineté du Peuple), et la légitimité et la compétence sont encore moins ses bases, pas même ses assurances.

    Ce que vous proposez, c’est de coller sur le packaging du produit Centriste le mot Démocrate à la place. L’électeur consommateur va vite déchanter face à cette entourloupe…

    Si les visions économiques et sociales de Démocrates et de Centristes peuvent se rejoindre sur plusieurs aspects sociétaux et institutionnels, leurs identités ne peuvent se conjuguer.

    J’irai même plus loin, on est à la limite du syllogisme aristotélicien.
    Socrate n’étant pas un chat, Un Démocrate de même n’est pas un Centriste.

    Le Centriste suppose d’être au Centre d’un système institutionnel défini, en l’occurrence le berceau du centrisme (Barre, VGE, Gaullien canal historique et UDF) qu’est l’Aristocratie Élective de la IVème et Vème République.

    Le Démocrate est lui en rupture institutionnelle avec ce régime, et donc par conséquent avec cette identité également.

    Et c’est là qu’on arrive au Mouvement Démocrate où vous avez eu des milliers de « Démocrates » en puissance qui séduits par un discours sur LEUR identité ont rejoint un parti politique de Centristes « convertis », enfin c’est ce qu’ils croyaient…

    Comme des milliers d’autres, je n’aurai jamais adhéré à l’UDF, et ce sont ces démocrates qui sont parti en masse du MODEM, les centristes historiques faisaient le choix du NC ou de suivre le Gourou Bayrou jusqu’à la mort, même si il avait au passage bien piétiné l’identité centriste.

    La question est donc de savoir si un espace politique avec d’un coté Les Démocrates (Révolutionnaires, Jeffersoniens, Rousseauistes et Girondins) et d’un autre les Centristes (à la sauce UDF et une partie de l’UDR) doivent exister en France.

    Ma réponse à cette question est OUI.

    Celle de savoir si l’enseigne créée par le Béarnais doit disparaitre n’a alors plus vraiment d’intérêt, car cela fait maintenant parti du passé, la rupture entre ces identités étant consommée.

    Enfin, en tant que révolutionnaire démocrate je finirai par donner mon point de vue évidemment partial.

    Si l’avenir de ce pays appartient aux Démocrates, grandis de cette expérience malheureuse du Modem, pour former un Rassemblement Démocrate du Tiers-État, les Centristes, ces carriéristes qui ont échoué dans la construction Européenne font désormais parti du Passé…

    La France a besoin d’une Révolution des esprits.

  5. 5 Marianne

    Ce billet comporte des éléments d’analyse intéressants mais incomplets et il est très confus, trop long.

    Concernant sa critique de personnalisation du MoDem autour de F.Bayrou et de sa conclusion que l’image de F.Bayrou aurait altéré le score de ces élections locales (« L’image de François Bayrou est devenue au mieux brouillée, au pire négative »), je ne suis pas du tout d’accord puisque les sondages de popularité classent encore F.Bayrou parmi les personnalités politiques les plus populaires, les plus reconnues (minimum 40% de popularité), avec un meilleur classement que N.Sarkozy. De même les sondages simulant l’élection présidentielle donnent Bayrou à au moins 7% juste devant Villepin, avant Cécile Duflot (6%).

    Concernant l’identité démocrate du MoDem, je ferais remarquer que F.Bayrou ne dit jamais « MoDem » mais toujours « Mouvement Démocrate » et insiste sur ce nom, de même qu’il n’emploie plus le mot de « centriste » depuis 2007 et le marqueur est plutôt maintenant « l’Humanisme ». Donc le reproche que vous faites à ce sujet ne tient pas. En revanche, on peut s’interroger sur ce que représente ces mots « Démocrate » et « humaniste » dans l’esprit de la population. Ces mots parlent aux gens cultivés, empreints d’histoire, mais peut-être pas au tout venant, qui préfère qu’on lui parle de « pouvoir d’achat », de « protection sociale », dans un langage concret et souvent (bassement) matérialiste, habitué qu’il est à concevoir la société au travers de l’économie, de l’argent, des valeurs matérielles.

  6. 6 TOUCHOT

    Centriste, démocrate, écologiste, oui le Modem aujourd’hui doit affirmer une ligne politique indépendante forte, il doit d’abord parler avec lisibilité, être crédible, après il sera assez tôt de parler de stratégies pour les cantonales, et 2012.

    Le MoDem dès sa création en décembre 2007, a été un mouvement qui s’est placé dans une autre démarche, comme le dit le Front de Gauche, il n’a jamais voulu être un parti de gauche, il n’a pas renié le libéralisme, au sens que B. Delanoé le Maire PS a donné à ce mot, « liberté de l’individu » et bien sûr il n’est pas anti-capitaliste.

    Etre libéral n’est pas contraire à être social, l’économie de marché et la libre entreprise ont fait leur preuve de progrès social, contrairement au système collectiviste planifié qui a produit misère et régression sociale, c’est le développement anarchique non contrôlé prôné par les ultras libéraux, une mondialisation à tout va, une économie ou on fait de l’argent pour l’argent,le non respect de l’individu ramené à une «ressource humaine » de production qui est condamnable.

    L’économie est faite par le travail d’hommes et de femmes, une société qui privilégie le bien vivre d’un petit nombre, au détriment du plus grand nombre n’a pas de sens, la croissance, doit être au service de la prospérité et du bien-être de tous les citoyens. Faire payer les riches, n’est pas une valeur réservée à la gauche de la gauche !

    Etre MoDEM, n’empêche pas d’affirmer que l’Etat est indispensable, mais pas comme gérant de tout et de n’importe quoi, voir de la vie privé des citoyens, mais comme garant de l’essentiel de la liberté (respect des droits du citoyen) de l’égalité entre les individus (droits de chacun vis à vis de l’enseignement, de la santé, de la culture) de la fraternité ( justice sociale, plus de services publics).

    Si le MoDem n’est pas de « gauche » il n’est pas et ne sera jamais un parti de « droite » (encore moins néolibéral, ou nationaliste) c’est un mouvement indépendant, d’hommes et de femmes qui ne veulent pas être positionnés à « droite », à « gauche » mais en fonction de projets humanistes et démocrates.

    Il prône une politique de meilleure intégration de l’humain sur la planète, au respect de ses droits, et bien entendu de l’écologie puisque l’homme ne peut pas vivre sur une planète qu’il détruit, toutefois en restant vigilant concernant un dogmatisme « vert » qui prône la décroissance, et le non progrès.

    Au MoDEM, la démocratie est une valeur forte, car c’est le moins mauvais système politique que nous connaissons.

    En France les autres partis sont aussi démocrates, mais le MoDEM a eu lors de sa création la particularité de vouloir donner toute sa place au citoyen dans la cité pour qu’il puisse s’exprimer, sortir du système binaire ou 51 % de 40% des citoyens qui « gagnent » imposent leur décisions à 49% de 40% des citoyens qui « perdent »

    Pire que la crise, la France est en panne de projet, la troisième voie pour de nombreux citoyens, aujourd’hui c’est celle de l’abstention !

    Faisons en sorte que cette troisième voie devienne une force de proposition, de projets, ouverte vers l’extérieur et celle du consensus, c’est comme cela qu’elle vivra, et pas comme certains nationalistes voudraient nous le faire croire, en développant un système de production et d’échange au seul service de la France et des Français.

    Europe Ecologie est aujourd’hui le troisième parti en France, reste à savoir l’objectif de ce rassemblement,être le programme écologique du PS pour 2012 ?

    Proposer une écologie pragmatique, qui donne des résultats concrets sur le terrain ?

    L’idée d’une troisième voie, d’un centre fort, d’un mouvement démocratique, écologique et humaniste doit vivre, François Bayrou doit se remettre en question, un parti dont les ordres vont du haut vers le bas, cela ne marche pas, le temps de l’incantation politique, des militants godillots colleurs d’affiches, est terminé.

    Ce que les citoyens veulent, c’est de l’action pas que du rêve, du résultat dans le mieux vivre, le bien vivre, ils veulent des actions concrètes sur les territoires ou ils vivent.

  7. 7 zapataz

    En réponse à M.Saratoga : il y avait le centre droit, le centre gauche et voilà maintenant les démocrates en rupture avec le système? Je ne crois pas que la division amène quoi que ce soit pour percer le blindage majoritaire. Bien au contraire. Le nom n’est en effet qu’une étiquette sur le projet. Pour moi centre est plus clair et donc plus vendeur et c’est tout. Mais le projet j’en suis sur ne sépare pas les centristes et les démocrates. Ya -t-il quelqu’un ici qui soit contre la séparation des pouvoirs, la priorité à l’école républicaine, le développement durable, l’europe fédérale ou un vrai small business act etc? Votre problématique est pour moi faussée par votre rejet de FB. Je ne pense pas en effet que le centre indépendant ait encore beaucoup à voir avec votre vision passéiste d’un centrisme de compromis qui soit dit en passant ne mérite pas le jugement strictement négatif que vous lui portez. Quel gage voulez vous donc que vous donnent encore les centristes du modem?? Ceux ci pourraient peut être en demander par contre à tous les doux dingues qui ont pensé avec suffisance que tout allait changer puisqu’ils honoraient désormais la vie de la cité de leur auguste intérêt? Humour.

  8. 8 Michael Saratoga

    Touchot, vous avez comme à votre habitude bien récité votre leçon cher ami. On s’y croirait presque….dans votre monde des bisounours.

    Zapataz, je n’attends rien des centristes. Il ne peut y avoir division que lorsque qu’il y a au départ de la convergence.

    Au projet, vous avez oublié d’inclure l’humanisme, le refus de l’esclavage, du viol, et de la méchanceté et de la bêtise.

    Difficile d’être contre. Cela veut il dire alors que nous pouvons créer un grand rassemblement arc en ciel à la Bayrou avec tous ceux qui sont d’accord avec ce genre de discours de bisounours totalement creux ?

    Il faudrait arrêter de prendre les gens pour des cons.

    Quel que soit leurs discours (surtout avec ce genre de discours) j’aurai toujours un profond mépris pour tous ceux qui veulent vivre de la politique. Les Bayrou, Morin et même Arthuis et tous leurs copains sont des petits opportunistes carriéristes. Leurs noms seront d’ailleurs vite oubliés par l’Histoire.

    Si seulement ces hommes avaient un minimum d’honneur d’accorder leurs actes à leurs paroles. Personnellement, je crois même que Bayrou n’a pas vraiment de convictions. Comme dirait JFK, on sait qui il n’est pas, mais pas qui il est.

    Le blindage majoritaire ?

    50% des français sont en défiance du système et 76% ne croient plus aux paroles des politiques qu’ils soient de gauche ou de droite.

    Vous vivez dans vos lubies de bobos UDF parisiens à croire que l’UMPS est majoritaire dans le pays.

    Le Mouvement Démocrate est mort le 2 Décembre 2007

    Votre Centre ne peut pas être crédible. Leurs actes parlent par eux même. Pas besoin d’épiloguer sur le sujet, je pourrai en écrire une encyclopédie.

    Les français ne s’y trompent pas et croyez moi ils ne s’y tromperont pas car Bayrou n’a pas encore compris que ses plus grands ennemis sont les Démocrates.

    Quel gage je veux des « centristes » (ou plutôt des derniers fanatiques) du Modem ? Juste qu’ils arrêtent de s’approprier les mots Démocrate et Démocratie alors qu’ils n’en comprennent même pas la signification, l’esprit et l’humilité qu’ils imposent.

    Car ils discréditent nos valeurs et notre identité de véritable Démocrates. Je ne demande pas plus, car ils mourront avec ce système institutionnel.

  9. 9 zapataz

    « Au projet, vous avez oublié d’inclure l’humanisme, le refus de l’esclavage, du viol, et de la méchanceté et de la bêtise. » Blablablablabla et ça veut refaire le monde, et ça se fout des autres, et ça traite les gens de bobos parisiens et ça revendique pour soi tout seul le mot de démocrate, et ça traite les gens de fanatiques, de bisounours etc. En fait toi à part tuer Bayrou on voit pas ce que c’est ton projet mais au fond tu t’en fous. Ca tient plus de la psychopathologie que de la politique tout çà.

    Saratoga O grand démocrate parmi les démocrates, je te laisse donc seul avec ta petite haine « en solitaire », tes névroses d’aigri de la vie et du modem et avec ton beau projet de plus-démocrate-que-moi-tu-meurs mes-idées-elles-sont-mieux-que-tes-tiennes, bayrou-c’est-un-méchant. Tu as raison on n’a vraiment rien à faire ensemble. Ca n’a rien à voir avec les idées, c’est juste que tu es… complètement à l’ouest et bouffi de mépris et de suffisance ou alors sous emprise d’une substance je sais pas.Internet ça te donne l’impression que tu es devenu un révolutionnaire c’est ça? Continue, ça a l’air de te faire du bien. A

  10. 10 TOUCHOT

    « Touchot, vous avez comme à votre habitude bien récité votre leçon cher ami. On s’y croirait presque….dans votre monde des bisounours. »

    « bisounours » c’est le nouveau mot à la mode?

    « Car ils discréditent nos valeurs et notre identité de véritable Démocrates »

    Dans mon monde de bisounours, les véritables démocrates, argumentent, ne se bornent pas à critiquer et distribuer des « bons points » de démocratie.

  11. 11 DAUBE

    Bon, quand on se donne des airs de grand analyste politique, il faut être rigoureux. La Manche a réalisé un score de 6,2 %, et non de 5. Certes çà ne change pas grand chose, mais tout de même. Et je rappelle qu’il s’agissait d’une élection REGIONALE, et non départementale (mais de çà, personne n’y a prêté le moindre intérêt, puisqu’en réalité nous avons eu une élection NATIONALE).
    GD

  12. 12 JP

    tout à fait GD, c’était 1 élection régionale et non nationale et malheureusement cela ne suscitait en rien l’intérêt des médias sur ce plan. ainsi les électeurs n’y étaient pas non sensibles.
    élections pas non départementales. mais les résultats permettent de voir, par départements, l’empreinte d’1 mouvement et des listes.
    désolé pour les 6,2 % réduits à 5 %. il s’agissait d’1 dépit accentué. pour autant, si la liste bas-normande ne s’était pas inscrite dans le tissu politique et l’ouverture aux écologistes, le résultat aurait été bien moindre. c’est notamment sur ce point que ce billet intervient, 1 appel au réalisme. l’écart avec la Manche et l’Orne ne prouve t il pas 1 manque d’assise du MoDem, accentué par des comportements individuels qui ont amoindri le travail des candidats ?
    aussi, je ne vois pas où l’on pourrait discerner des « airs de grands analystes », et comment on les discerne si ce n’est par une écriture empreinte de narcissisme. je ne crois pas que ce soit le cas dans cet article ou ailleurs. mais cela n’empêche en rien de mettre en cause ce que je nomme « démocrature », c.a.d comportements immatures et individualistes, souvent aussi narcissique, de qques militants, oubliant l’intérêt de leur mouvement sur l’autel de leurs désirs individuels.
    et sur ce point, cher GD, je suis persuadé que cela vous a aussi « gonflé », alors que vous étiez engagé dans la campagne, de subir ces « bisbilles ».

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