Une sélection :
TV5 Blogosphere

R�dacteur Agoravox

    ::.Commentaires récents.::

    • Marco: Heureusement qu'il y a des blogs comme celui de L'Hérétiqu...
    • Sow Malick: Boujour, Nous attendons avec impatience ce que la Secrét...
    • Diesel: ...
    • ZEGHOUDI FATIMA: SOS REAGISSEZ ALLEZ SUR LE BLOG Djemila-Yamina.skyrock.com ....
    • juste milieu: Merci pour vos encouragements Silvère , nous partageons ent...
    • Silvere: De passage régulièrement sur votre blog collaboratif, j'en...
    • l'hérétique: @Amusé Le blogue du CO est truffé d'erreurs et omet délib...



:.Connecteurs.:

Wikio - Top des blogs - Politique


Add to Netvibes
Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs
Loading...

Ajoutez le widget à votre site !

::.Tags.::





Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Voici à chaud quelques éléments de réflexion sur les résultats de ces élections européennes. Ces réflexions seront suivies, dès qu’elles existeront, d’une analyse des statistiques sur les votes. Il faudra notamment connaître l’évolution sociologique des électeurs de Bayrou 2008 et MoDem des européennes, la sociologie des électeurs de DCB, et celle de l’abstention (60 % des Français, chiffre proche de Européens). Nous pourrons tous ainsi confronter nos analyses, ce qui nous permettra de mieux comprendre et donner des pistes d’évolutions. J’entends depuis le soir des élections des militants MoDem dépités, normal après un échec, et vindicatif sur la stratégie du MoDem, « l’omniprésence » de François Bayrou et sa surexposition médiatique. Les jeunes se montraient notamment très durs et je crois qu’il est nécessaire de prendre de la distance afin de mieux comprendre la situation pour en tirer les enseignements.

Le Contexte
Il y a d’après moi deux facteurs importants, latents, dans le contexte général de ces élections :
- Européens en général, et Français en particuliers, subissent une crise économique et sociale sans précédent depuis celle de l’entre deux guerres mondiales… Explosion du chômage, retour important de la délinquance, remise en cause de la dérégulation de nos économies et de nos Etats, désindustrialisation et pertes de savoirs, pertes de repères des anciens critères politiques
- Ecologique : les pollutions croissent fortement, réchauffement planétaire, disparitions d’animaux donc affaiblissement de la biodiversité, baisse des ressources énergétiques fossiles et augmentation corrélée de leurs coûts, augmentation des maladies liées aux pollutions (cancers, allergies, etc.), impacts non maîtrisés de la nourriture industrielle, pollution et réduction des ressources du fait d’une économie agricole productiviste

La stratégie de F. Bayrou et du Modem
Je lie les 2 parce qu’ils sont radicalement liés. C’est aussi l’un des problèmes des Démocrates. En effet, l’expression du MoDem est vampirisée par celle de FB. C.à.d. qu’il y a un manque de diversité de la parole MoDem et une surexposition de FB. La stratégie est aisée à comprendre : être la 3è formation, devenir l’alternative démocrate à la réponse socialiste de la gauche.
Il y avait deux axes dans la stratégie des Démocrates :
- combattre la droite néolibérale de l’UMP et de N. Sarkozy avec FB
- mener les valeurs démocrates par les candidats des listes MoDem

A entendre chacun, la forte responsabilité du mauvais score du MoDem appartient à FB. Sans doute, à court terme, comme pour vider les ressentiments, il pourrait y avoir comme une curée anti FB. C’est habituel dans ce genre de situation, cela peut faire du bien pour apprendre et élargir l’expression du MoDem, cela peut être dangereux voire suicidaire de rester sur l’échec et faire payer excessivement et inutilement à celui qui a permis la création d’un parti démocrate.

 

Je vais sans doute vous surprendre, mais la stratégie était pour moi la bonne.
Mais elle a été mal employée, je m’explique :

1. La crise que tout le monde vie est due aux errements de politiques de droite ayant versée dans le courant néolibérale : dérégulation, désétatisation, politique fiscale protégeant les hauts revenus, etc.
Il fallait donc lier critique de cette politique néolibérale, incarnée, qu’on le veuille ou non, par N. Sarkozy (baisse de la fiscalité pour les transferts de patrimoine, baisse des impôts pour les plus gros revenus, disparition de règles pour la distribution, dépénalisation de la délinquance financière, désindustrialisation de l’économie pour une économie financière, etc.) et enjeux européens.
Or, la critique de FB ne s’est pas portée sur ces aspects mais sur l’affaissement de la démocratie par N. Sarkozy, il ne s’est occupé que de l’aspect néoconservateur et non du néolibéralisme. Son axe était « l’humanisme »…
Ce qui explique ce raté c’est que le vécu des Français de la crise c’est la conscience des conséquences sociales et non démocratiques. L’affaiblissement de la démocratie n’est pas un enjeu, pour l’instant, pour eux.
N. Sarkozy l’avait, lui, compris. Ce qui explique que sa stratégie a été de baser la campagne de l’UMP sur sa conduite de la présidence européenne : sa conduite de l’Europe pendant la crise !
Il faut comprendre que l’humanisme, c’est une philosophie… et ça ne nourrit pas les Français !
Les socialistes sont en très fortes régression, continuant d’ailleurs sur la pente de l’affaissement, du fait de leur inutilité liée à l’imposture du ministère de la parole. Cela non plus ne nourrit pas les Français mais décrédibilise les socialistes. Ce n’est pas le chemin que doivent suivre FB et le MoDem.

Voilà pourquoi, comme l’expliquait S. Pierre-Brossolette dans Le Point, « il a tué la campagne des européennes » afin que les enjeux européens ne soient pas abordés, la responsabilité de la politique néolibérale mise en cause, et les divisions de l’UMP sur ces questions et ambitions des uns et des autres exposées.
C’est à cette stratégie qu’il fallait répondre, FB en avait pris la direction, mais il est resté parallèle au chemin emprunté par N. Sarkozy et l’UMP…

 2. Nous n’avons pas entendu le MoDem (j’entends par là FB et souvent les candidats) mettre en avant les valeurs politiques des Démocrates : sociale économie, Europe, écologie. Nous eussions ainsi répondu aux préoccupations des Français, mieux été identifiés et alors représentés une alternative crédible et intéressante.
La sociale économie parle de régulation, de l’Etat, de la réindustrialisation, de l’accroissement des savoirs, du désendettement. Je regrette que l’on n’ait plus entendu J. Peyrelevade alors que la politique économique est un des enjeux majeurs écartés par l’UMP, et ignoré par le PS.
L’Europe est une valeur fondatrice aussi des Démocrate : mise en place d’une politique économique européenne, cohésion fiscale, cadre social, audace environnementale. « Nous l’Europe » était un excellent titre de campagne, je regrette que le fond et le discours l’aient si peu incarné. Je le regrette d’autant plus que la qualité des candidats MoDem était supérieure aux autres : un beau gâchis… Permettant aux encasernés du Nouveau Centre de pavoiser alors que tous les journalistes, à présent, classent leur existence et résultat dans « la droite ». C’est cela, le « nouveau centre » ???
L’écologie est la troisième valeur fondatrice des Démocrates. Le Mouvement Démocrate portait d’ailleurs des écologistes reconnus et respectés. Or, le MoDem ne les a pas mis en avant sur ce plan : grave erreur tactique. D’autant plus que c’est faire oublier ce qui constitue l’identité du MoDem ! DCB aurait connu un champ particulièrement restreint si les candidats MoDem s’étaient emparés de ce sujet. Ne pas le faire est une faute…
Je suis persuadé que, lorsque nous aurons les statistiques de l’électorat DCB, nous y verrons une très forte similarité avec celle du MoDem.
A force de se cantonner à une précampagne des présidentielles, nous nous limitons à une personnalisation asphyxiante du MoDem avec FB, et empêchons de montrer le courant politique que nous sommes, les Démocrates, et qu’alors seulement FB incarne et doit jouer son rôle…

3. La stratégie de communication a été mauvaise, l’échec lui est grandement lié. La TV représente essentiellement le message perçu par les électeurs. Les tractage, boîtages, réunions publiques, ont un impact toujours décroissant. C’est ainsi, et j’en suis désolé en pensant au dévouement des militants. Mais que ceux-ci sachent aussi que sans eux, c’est la dissémination de la parole Démocrate, telles les abeilles répandant le pollen, source de vie, qui disparaîtrait…
La surexposition médiatique de FB a permis à un DCB de parler « d’omni président » et « d’omni opposant ». Je le regrette pour FB qui a vu ainsi son message caricaturée et simplifiée, devenue ainsi simpliste. Mais cette surexposition a asphyxié l’expression du MoDem, rendu le message européen inintelligible pour les Français.
L’addition de l’émission politique sur France 2 jeudi soir ratée + la soirée écologique du vendredi (Arthus Bertrand affirmant son choix électoral Verts) ont fait perdre 4 points au MoDem.
Pourquoi ? Parce que son électorat est nouveau et n’a pas été arrimé par la mise en avant des valeurs fondatrices du MoDem (sociale économie, Europe, écologie). Cet électorat fluctue donc avec d’autres expressions « modernes » de la gauche, telle celle qu’a pu représenter DCB.
Cette addition TV + l’absence de message Démocrate pour le combat humaniste de FB ont fait trébucher le MoDem.

 

Conséquences

Nous allons connaître en interne au MoDem une critique vive contre FB. Il serait préférable que cela soit de court terme car ce serait oublier qu’il incarne le MoDem en tant qu’homme politique national reconnu et peut lui permettre d’être au 2d tour des présidentielles, sachant qu’il reste le seul capable de battre un N. Sarkozy.
Un reflux de militants, de sympathisants, est à prévoir Le danger est la perte d’audience dans les médias, déjà faible, et surtout la perte de crédibilité du MoDem et de FB, façon socialiste.
De plus, Barroso est tranquille, les conservateurs sont partout (ou presque), victorieux en Europe. L’on verra la droite suivre son courant néolibérale ou changer de direction : suivre son penchant ou trouver une nouvelle donne, à voir…
Surtout, DCB a fait exploser les voix des Verts. Or, cette augmentation est stérile : DCB repart à Bruxelles et ne s’intéresse pas à la vie de ce parti qu’il n’apprécie pas. On oublie que les Verts français restent opaques entre gauchisme et évolution démocrate : c’est à cause de cela que des C. Lepage, J-L Benhamias et Y. Wehrling les ont quittés pour le MoDem.
Après le hold-up électoral de DCB, les Verts se retrouvent avec leur audience habituelle : tenter d’atteindre les 5 %… Les électeurs de DCB se retrouvent ainsi avec un score qui ne servira à rien… Car en réalité, ce score est celui de DCB et non celui des Verts !
Enfin, le score extraordinaire de l’abstention (60 %) nécessite de comprendre sa sociologie : qui ne veut pas voter ? Car si l’analyse de la sociologie électorale des abstentionnistes, électeurs MoDem et de DCB n’apportent pas de réponses politiques en tant que telles, elle permet par contre de comprendre les questions de ces électorats.

 

Les réponses possibles

1. La gauche ancienne, archaïque, s’effondre : PS et PC sont, d’après moi, durablement décrédibilisés. Son langage de « reconstruction », « rénovation », est celui des communistes pour trouver les mots habillant leur convoi funéraire.
Les modernes
(écologistes et démocrates) ont progressé mais ils sont ballotés entre plusieurs expressions politiques : DCB, MoDem. Celle qui sera la plus claire et la plus charpentée a le plus d’avenir.

2. Le MoDem deviendra crédible en se basant et en parlant de ses valeurs le constituant, afin de mieux l’identifier : sociale économie, Europe, écologie. Le fonds est là, les personnes sont là : il est temps de les mettre en avant… La personnalisation doit laisser la place à l’expression du courant Démocrate pour valider une alternative Démocrate aux socialistes à gauche.
Il s’agit donc moins à présent d’une personne mais d’une expression politique. C’est cela qui doit appeler à une réflexion forte FB et le MoDem ! Si l’expression de la pluralité de personnalités ne transparaît pas, alors l’expression seule d’un FB sera insatisfaisante pour les Français, comme N. Sarkozy sait faire parler d’autres personnalités (Borloo, Bertrand, Fillon, Morin, etc…) pour ajouter à son poids.
Or, ces personnalités existent au MoDem : Corinne Lepage, Jean-François Kahn, J-L Benhamias, Rodolphe Thomas, Yann Wehrling, Marielle de Sarnez, etc…

3. La communication du MoDem doit se crédibiliser. Il faut accepter le poids de la télévision, la force des médias liés à N. Sarkozy. Il est d’après moi vital que le MoDem se dote d’un canal d’expression pour créer un autre son auprès des Français. Il faut donc « professionnaliser » le MoDem pour son expression, ses analyses sociologiques et sa pluralité.

4. Enfin, la création d’une organisation faisant le lien avec les branches professionnelles est indispensable. Elle permettrait une écoute permanente du MoDem sur les enjeux économiques et sociaux et la diffusion de la pensée démocrate.

Il y a donc beaucoup de travail à faire pour le MoDem et François Bayrou. Si l’on peut imaginer qu’il y a un socle minimal de 8 % pour ce mouvement, il serait impensable de s’en satisfaire pour tutoyer les sommets présidentiels. Affermir le Mouvement Démocrate est incontournable.
Observons les mesures à venir…

  • Facebook
  • Twitter
  • Netvibes Share
  • TypePad Post
  • Windows Live Favorites
  • Share/Bookmark

10 commentaires à “Mouvement Démocrate et François Bayrou : apprendre de ses erreurs ou disparaître”

  1. 1 Equilibre

    Je trouve votre analyse pertinente. Il est bien évident que de tirer simplement sur FB n’est pas une solution et toute la responsabilité ne doit pas tomber sur lui. Mais cela n’exclue pas le fait qu’il en est responsable de manière assez importante car c’est au final lui qui a décidé de la stratégie à adopter. La campagne du moDem aurait pu être très bonne, les idées et propositions existaient, les candidats crédibles y étaient, mais l’expression médiatique n’a pas été en phase avec l’électorat, c’est dommage. Je pense qu’il faut écouter les critiques que Corinne Lepage a émise pour aller de l’avant car c’est l’essentiel.

  2. 2 jean

    BONJOUR, ancien votant du modem, j’ai voté UMP… Monsieur BAYROU, est un homme bien, mais il n’est
    absolument pas aimé par la gauche (on voit aujourd’hui que toute la gauche le critique). Elle veut les voix du
    MODEM, mais pas de son président… Mr BAYROU, élu président, ne pourrait pas gouverner. Malheureux a dire,
    mais aujourd’hui seul SARKOZY peut résister aux sociolos communistes (LA LISTE ECOLO, FOUTAISE,
    des nuisibles)…. un ps sdf, a la rue….. Les insultes, l’anti sarko, ne servira a rien; les français, n’aiment
    pas trop ces styles d’attaques perso. et, ils n’oublieront pas que le communisme est bien en place et
    la CGT toujours là……. En outre les médias capitaliste et de gauche, n’ont pas envie de voir le MODEM
    à l’élysée… Pour moi, ces éléctions européennes ont surtout été saccagés par les médias, qui sont la vrai
    cause de l’abstention…………….. le MODEM sera toujours considéré comme un centre DROIT….

    Analyser, réfléchisser, car nous avons besoins, (nous aussi citoyens) de vous. Mais pas de la gauche

    ST BRIEUC Mr CADEC ump élu Mr JONCOUR modem pas élu
    Mr JONCOUR élu maire maire grace aux voix UMP
    Fief du socialo communiste LESAGE MICHEL (langueux 22) PHARAON DES COTES D’ARMOR
    Questions Mr JONCOUR aurait dû être 1er de la liste modem

    L’union fait la force, mais peut s’allier avec des ennemis comme ceux du P.S. ???????

  3. 3 Guillaume A

    Ton analyse est bonne JP mais sur les perspectives, je crains qu’elles ne se heurtent au calendrier.

    Comme tu le dit, il y a beaucoup de travail à faire mais les régionales ne sont que dans neuf petits mois.

    Nous allons les aborder en position de faiblesse en risquant fort de ne pas faire 10 %, donc de ne pas pouvoir se maintenir au second tour.

    Le PS ne voudra pas nous tendre la main car, même s’ils sont ko debout, la gauche radical fait 12 %, donc plus que nous et ils ne voudront pas perdre cet électorat pour le second tour.

    Nous risquons donc fort de n’avoir plus aucun élu régional dans un an.

    Après, ce sera les présidentielles avec FB qui atttaquera le scrutin en ayant perdu toutes les élections intermédiaires depuis 2007.

    Ca va être la curée.

    Je ne suis donc vraiment pas optimiste même si, lorsque je lis des commentaires comme celui de Jean, je trouve cela tellement triste de se dire qu’il faut voter UMP sous pretexte que c’est un bouclier anti-gauche que cela me donne envie de réagir.

    Peut-être nous sommes nous attaqués à un segment qui n’existe pas en terme de marché électoral.

    Peut-être n’y a t-il en France que des Jean qui ont besoin de la droite pour les protéger de la gauche et réciproquement.

    Ce sera une question à se poser.

  4. 4 JP

    @ guillaume : je comprend ton désarroi. mais il y a des éléments qui nous poussent à continuer :
    - imagine le champ politique français sans le MoDem : choix limité au PS et affidés / UMP et affidés. combien de français se retrouveraient sans offre politique !!!
    - il y a le segment politique : il est ventilé entre électeurs MoDem, Verts de DCB, paumés au sein des Radicaux et NC. les dirigeants NC sont rassurés pour leurs rentes mais les membres et rares adhérents savent qu’ils sont totalement soumis à l’UMP et servent d’alibi centriste.
    - s’il faut un alibi centriste, cela ne signifie t il pas qu’il y a un électorat centriste ? s’il y a une telle opposition à l’existence d’un pôle centriste de la part du PS et de l’UMP, est ce que cela ne signifie t il pas qu’il y a une pensée démocrate ?
    - le MoDem a 9 mois pour réagir. j’ose supposer que ses dirigeants savaient qu’il y avait les élections régionales après les européennes… il y a là aussi à mettre en exergue nos valeurs de démocrates : la Région a pour fonction notamment l’activité économique. sur ce point, les présidences socialistes ont été nulles.
    - nous avons les moyens humains pour devenir un grand parti démocrate, à nous de l’assumer en tant que tel, en avoir l’ambition auprès des électeurs dont je te parlais plus haut, et à FB et son staff d’en prendre conscience. s’ils ne le font pas, occupez vous d’abord de vos régions…

    qu’est ce que le MoDem pour les régionales ?
    - la sociales économie, soit une politique économique conséquente : small business act, industrialisation, structuration de l’offre, mutualisation, partenariat public/privé (bref, de l’Intelligence Economique, j’appelle cela aussi pour les enjeux territoriaux « l’économie partenariale »).
    - une tradition régionale concernant la vitalité de ces entités, les investissements structurants, les transports, les cultures…
    - l’écologie : la région est le moteur économique des institutions locales. l’écologie doit être l’axe de développement (énergie, transports, recherche)

    comme tu le vois, nous avons de quoi donner. il suffit juste de le vouloir. pour ma part, je vais m’engager personnellement dans cette campagne dans ma région. j’ai la chance d’avoir un possible candidat qui peut, réellement, gagner la présidence de la Région car les socialistes auront, encore une fois, été inutiles, et auparavant l’UMP-RPR a dirigé la région pendant 20 ans sans préparer son avenir. résultat : désindustrialisation radicale, chomage très important, fuite de la jeunesse et de ses cadres, perte des repères culturels, enclavement, faisant de cette région une sorte de musée pour w-e et retraités…

  5. 5 pasmoi

    Comment pourrions nous interpréter la chute du Modem (au regard du résultat des Présidentielle) précisément au moment où le PS s’effondre?
    Est-ce le fait que les électeurs du PS ont beaucoup d’amis au sein du Modem, et qu’à la fin d’un long diner ils arrivèrent à la même conclusion : au même choix.
    Sincèrement, je ne le pense pas, quoi que,
    Néanmoins il serait probablement trop rapide de faire un lien entre les deux revers spectaculaires, qui n’aurait rien à voir avec ces stratégies de l’anti Kalif.

  6. 6 Alami mehdi

    Apprenons les uns des autres, éléctions Europennes et autres au Maroc…..
    La persuasion, sans doute parce qu’elle suppose le pluralisme du choix politique, necessite une plus grande variété d’ecrits et d’illustrés ; « slogans », affiches, tracts, profession de foi, brochures, journaux electoraux, la modernité est dans le style, le contenu et la coordination de ces derniers moyens, au total elle se traduit par un effort de simplification et, souvent de  » dépolitisation ».
    le slogan fournit le terme majeur de la campagne quelque soient ses variations, un symbole, parfois identifié et unifie egalement la masse de la littérature électorale.
    l’affiche en sort renouvelée, surtout en Europe où elle n’est pas concurrencée par les « spots » televisés comme aux Etats unis, le temps est revolu des affiches à lire, simples agrandissements de tracts ou sténographies de discours, l’affiche moderne s’impose a l’electeur, elle n’attend plus qu’il vienne à elle, même la technique des graffitis se modernise, quand aux  » gadgets », un catalogue peut prendre des proportions inattendues , pas de politique à la « une » telle est desormais la marque d’un journal bien fait, les professions de foi s’attardent davantage sur la personnalité du candidat et sur sa famille que sur son programme, on n’envoie plus de tracts aux électeurs mais des lettres parfois en fac-similé de manuscrits de candidats.
    A la limite, la politique est totalement de la propagande lors des élections, entre les élus et candidats futurs se rappelant du bon souvenir des élections en envoyant un livre de cuisine aux jeunes mariés, des cadeaux de nouvel an à tout un chacun, ou un billet de 100 dhs à Casablanca , le génie électorale est une longue patience.

  7. 7 KPM

    J’ai plusieurs point d’accord avec ce que tu écris, notamment en ce qui concerne l’échec de la communication, et quelques points de légères différences, en particulier par rapport à l’analyse de la campagne et surtout à la position en Europe. Pour moi les choses ne sont pas jouées, même avec les résultats du PPE, si on manœuvre bien on peut renverser Barroso et imposer Verhofstadt. Il faut simplement ne plus perdre de temps, que Bayrou rencontre Cohn-Bendit fissa, qu’ils mettent à plat leurs affrontements de campagne, se réconcilient devant les caméras et annoncent une alliance Verts-PDE au Parlement européen.

    J’ai développé mon analyse sur mon blog : http://blogdekpm.lesdemocrates.fr/2009/06/08/8-juin-2009-leurope-a-la-croisee-des-chemins/

  8. 8 Faure

    Bonjour,

    La volatilité des électeurs au dernier moment, avant même la gaffe de F. Bayrou en réponse à DCB selon des sondages, montre l’embarras du choix de l’électeur, incertain de son vote.

    60% d’abstention et une volatilité de dernière minute indique l’illisibilité des messages ou la méfiance envers les partis politiques, dont les représentants ont tous plus ou moins été aux « affaires » et impuissants.

    L’avenir d’un parti politique est à la fois dans sa différence et dans l’abstention… Comment aller chercher/toucher ces électeurs potentiels en attente de quoi? Intégrité? Nouvelle gouvernance en matière de politique? Ecologie transversale? Qu’on leur parle des problèmes/tendances: mondialisation/libéralisme/régulation mondiale des flux financiers/ Géopolitique et conflits internationaux en cours ou à venir/ Europe et Afrique/ ou autres

    F. Bayrou est la cible privilégiée des attaques en raison de l’échec du modem, à la lumière d’erreurs de stratégies plus ou graves ou évidentes, certainement plus évidentes après l’échec qu’avant….

    Un des points central de l’échec du modem non abordé dans tous les commentaires est bien l’organisation interne: un parti dit démocratique, qui nomme ou écarte tel ou tel responsable de commission départementale, qui choisit ou écarte tel ou tel de vice-présidence départementale ou simplement du comité départemental, qui choisit et écarte tel ou tel de manière péremptoire et anti-démocratique pour rester en place ou mettre en place des « potes », ce n’est forcément pas bon pour le Modem.

    Il n’y a qu’à lire toutes les critiques sur les blogs et constater toutes les bonnes volontés qui sont parties du modem pour avoir été mises de côté, même si certains s’en défendent… Quand il faut faire une campagne électorale, il faut toutes les bonnes volontés pour démultiplier l’action et avoir un effet de levier… Si à force de mise à l’écart, car tel ou tel parait dangereux, il n’y a plus beaucoup de monde pour servir au Modem. Moins le Modem atteint de monde au contact direct, moins il y a d’électeurs… La rencontre est cruciale en politique, plus que coller des affiches! Dans la rencontre, on est dans l’être, avec l’affiche on est dans le paraître…

    Pour être visible au Modem, fallait-il à priori avoir été préalablement encarté à l’UDF, au PS ou chez les verts? Pourquoi le flux des nouveaux n’a t-il pas été vu comme un signe de renouvellement et d’apport de créativité?

    J’avoue que moi-même et ma femme n’avons pas voté Modem aux européennes, la liste Modem de notre village a perdu de ce fait 1%… Ajouter tous les votes Modem perdus par négligence, par réglements de compte locaux ou par simple interrogation sur les motivations locales….de partout en France….

    Je croyais naïvement que le Modem allait gérer autrement ses compétences internes, d’une manière nouvelle en dehors de tactique politicienne ou d’accointance…
    Je croyais qu’au Modem on saurait distinguer les compétences pour les élections municipales, cantonales, de députés nationaux ou européens, régionales…
    Pourquoi au Modem, ne nommerait-on pas les candidats en fonction de leurs expériences professionnelles et/ou associatives, de leur formation et leur ouverture aux choses et au monde, de leur qualité humaine à chacune des élections?
    Pourquoi ce serait toujours les mêmes qui se présentent aux municipales, et/ou aux législatives, aux régionales, aux européennes comme le font les autres partis jusqu’à être élu quelque soit le poste?
    Pourquoi le Modem ne disignerait-il pas des candidats distincts pour les municipales, les cantonales, les régionales et les européennes?
    Comme dans une entreprise, les compétences ne sont pas les mêmes pour tous les postes… Un peu d’intelligence économique ne ferait pas de mal…pour mettre les bonnes personnes au bon endroit au bon moment…

  9. 9 pasmoi

    Le Modem est né au lendemain de l’élection présidentielle. Aussi, peut-on dire que le Modem a perdu depuis les présidentielles?
    Si on compare à la seule élection à la quelle le MODEM ai participé, il faut comparer alors au 1er tour des législatives de 2007. Le MODEM réalisé 7,38% des suffrages représentant 2 millions d’électeurs. Pour les européennes de 2009, le MODEM réalise
    8,45% des exprimés soit 1,4 millions d’électeurs.
    La défaite apparaît moins douloureuse si on compare les valeurs relatives.
    Les européennes est échec si on veut comparer ce qui ne peux l’être.
    Pourquoi veut-on comparer le résultat de François Bayrou, Président de l’UDF à la Présidentielle de 2007 avec le résultat de François Bayrou, Président du Modem, à l’élection européenne de 2009.
    Pour moi, vous l’aurez compris, il ne s’agit ni du même homme, ni du même parti.
    La campagne des présidentielle axée sur le centre, le centre l’échiquier politique, celui qui ne veut plus être la variable d’ajustement du RPR, axée sur le centre en capacité d’accepter les projets de lois conformes à ses valeurs, et à rejeter ceux qui s’en écarte, axée sur un programme riche d’un small business act, d’un vent de réforme, ancré dans l’humanisme, tourné vers l’Europe.
    certe, l’UDF devait se justifier et garantir de sa nouvelle indépendance. Bayrou, a estimé que son refus de voter Sarko au 2nd tour devait être cette preuve de la virginité du parti.
    Pour ce qui est de la campagne des européennes, par très éloignée de celles des législatives, le parti était toujours celui du centre?, objectif dans ses positions face aux projets de loi proposés? doté d’un programme …
    J’ai fait le choix de quitter le MODEM après les législatives, plus de 10 après mon adhésion au CDS. Mon chois n’était pas lié au soutien de l’entre deux tours des présidentielle, qui effectivement aurait pu être le témoignage de l’indépendance du RPR. Ce choix est celui d’un militant qui s’est aperçu que les valeurs de son parti avaient changé, tandis que les miennes demeurent.
    aussi, j’ai adhéré non club d’élus appelé NC, mais au parti radical composante de l’UMP.

  10. 10 JP

    @ tous vos commentaires :
    c’est joliement dit Mehdi, tes mots sont une juste appréciation de la dévaluation du mot pour son expression. les propos politiques doivent être sans aspérités, rapides et faciles à comprendre. en ce sens, la propagance l’a emporté sur le verbe. mais ce qu’il y a de merveilleurx dans la démocratie, c’est la plutalité : la possibilité toujours offerte de « trouver autre chose ».
    ce blog est un exemple de cette « autre chose ». nous voulions la création du parti démocrate, et, cela peut surprendre, les résultats des européennes démontrent que son électorat existe : il fluctue entre écolo façon DCB (alors que sans lui, les Verts n’atteignent pas les 5 %), MoDem et parfois autres expression. j’en parlerai dans un article.

    bien d’accord avec toi KPM, FB doit prendre langue avec DCB pour une stratégie commune au Parlement européen. leurs électorats sont les mêmes, ils doivent en prendre conscience (je crois qu’ils le savent) et en prendre les responsabilités. d’ailleurs, le rejet par DCB d’une UMP façon PS l’illustre.

    pour Faure : nous ressentons tous cela. toutefois, il faut admettre qu’ »il y a une direction nationale : ce qui empêche les Verts (au-delà d’un gauchisme « adulescent » que DCB a réusii à marginaliser, mais pour l’instant) de progresser, c’est leur incapacité de fonder une organisation sérieuse. ce qui faisait la différence d’avec les Verts au MoDem, c’est le sens organisationnel.
    mais il est impossible de ne pas constater une piètre gestion des personnes, d’absence de stratégie globale, du cumul d’un groupe. et la perte d’élus accroît ce souci : l’amoncellement de collaborateurs sans ressources, ou aux ressources affaiblies, risque de faire pencher la direction du MoDem à leur recasement par les élections, tuant ainsi nos acteurs de terrain.
    pour autant, il faut aussi être honnête : comme dans tous les partis, il y a beaucoup d’individus bien sympathiques mais incapables d’avoir des responsabilités politiques qui trouvent scandaleux de ne pas être nos candidats et accusent alors le MoDem de ne pas être démocratique…

    quant à « pasmoi », mon bien cher ami, je comprend ton parcours. il en interpelle beaucoup. toutefois, si j’ai toujours eu une tendresse affective pour les radicaux, alors que je proviens du CDS, je connais bien leurs travers : pas de militants, stratégie de communication d’influence pour ses cadres qui n’oeuvrent que pour eux-mêmes, préférence à se blottir sous le parapluie d’une « puissance tutélaire » (ici l’UMP, hier l’UDF) qui fait vivre mais que l’on critique de temps en temps pour donner l’illusion d’une différence. une structure constituée de gens de belle qualité, dont les valeurs sont pour la plupart les mêmes que les miennes mais dont l’existence politique est totalement en décalage avec ce qu’attendent les électeurs comme expression politique.
    les radicaux n’existent que dans leur dépendance…

Laisser un commentaire





Votre email :



:.Revue de presse.: