C’est avec une grande tristesse que j’apprends la disparition d’Alain Bashung. Il aura souffert longtemps de ce cancer. L’émotion était déjà forte de le voir si amaigri, lorsqu’il recevait fin février son prix pour son superbe dernier album.
Le rocker des années 1980 avait doré progressivement sa musique de paroles toujours plus sublimes. Chaque album complétait, dépassait le précédent. De nombreux « tubes » resteront dans nos mémoires.
Oui, vraiment, c’est avec une infinie tristesse que j’écris ces mots. Et c’est aussi ainsi que l’on commence à s’apercevoir que l’on vieillit : quand ceux qui étaient des icônes de votre adolescence commencent à disparaître, une sourde mélancolie vous assaillent.
Salut Bashung…




Je n’étais pas un inconditionnel comme toi jp, mais j’ai beaucoup aimé certaines de ses chansons dont une en particulier qui est sublime : Madame rêve . Sans parler du clip réalisé avec Fanny Ardant . Si un des coauteurs peut le retrouver et le mettre sur ce blog merci !
En phase avec Juste milieu, sur Alain l’enChanteur !
Sans être un inconditionnel de son œuvre musicale, quelques joyaux s’imposent comme autant de singularités esthétiques au riche pays onirique du créateur. Au premier rang, Madame rêve, où les vocables suggestifs de Grillet épousent les notes aspirantes de Bashung. Une ambiance ? Non, trop mesquin ! Un univers captateur d’émotions, oui, qui vous enroulent pour vous submerger. Une portée de grâce.
je n’ai que des cd de Bashung. Et il est vrai que « madame rêve » est un bon single. Pour ma part, impossible de choisir mon single préféré : trop nombreux.
Quant au personnage, sa douceur, son humilité, sa créativité le plaçait pour moi parmi les « grands » de la chanson française. son goût des mots, ses mélopées malaxant rock, blues et folk créaient cette atmosphère si particulière, la richesse du Bashung.
j’avais croisé son chemin lors de l’inauguration d’une salle de musique en Normandie. il m’avait fait pensé à une phrase de Drieu dans je ne sais plus quel bouquin : « il faut avoir le foie solide pour être sage ». pour le coup, l’était bien sage le Bashung… mais forcément, cette rencontre particulière laisse un souvenir impérissable.
comme quoi, la relativité de l’objectivité…