PS : Parti Simulacre ?
1 Commentaire Publié by JP décembre 11th, 2008 in Identité démocrate, MoDem, Pour et contre, évènementsAprès les heures de « foutage de gueule » des boutiquiers du Parti Socialistes, jamais ce parti ne s’est retrouvé dans une telle situation d’incohérence.
Une coalition de leaders pour la préservation de la franchise PS, qui devait faire sur le papier 71 % des voix, qui se retrouve à 50,5 %… échec du « tout sauf Ségolène ».
Une défaite, Ségolène, à cent voix de son ennemie, qui a déjà décidé d’être en-dehors des instances. Pour avoir une « relation directe avec les électeurs »… Et dont l’équipe dénonce les manipulations électorales… échec du « rassemblement socialiste ».
Une gagnante, d’une centaine de voix, qui ferme la porte à l’autre moitié, et deale avec le courant le plus à gauche. Echec de la voie « réformatrice ».
Ce courant le plus à gauche qui exige l’engagement officiel le plus ferme anti MoDem.
Une gagnante qui a fait alliance avec ce MoDem pour gagner les élections municipales et la gauche de la gauche anti-MoDem au sein du Parti.
Une Ségolène qui prétend tendre la main au MoDem, car sachant que sans ce parti, aucune victoire n’est possible, qui n’a pas pratiqué l’alliance avec celui-ci.
Des communistes, alliés privilégiés des dinosaures du PS, qui s’interrogent sur le maintien du nom de « communiste « (Robert Hue).
Des socialistes qui veulent le « socialisme », avenir de l’humanité.
Des socialistes qui veulent devenir modernes, être un parti de gouvernement, qui ne veut pas du MoDem.
Des socialistes qui veulent devenir modernes, être un parti de gouvernement, et qui veulent s’allier aux Démocrates.
« Sans le Parti Socialiste, on rirait moins en France »…
Mais surtout des socialistes, notables, qui ne veulent pas perdre leurs rentes électorales.
Des militants socialistes qui veulent le « toujours plus à gauche », se foutant totalement des responsabilités politiques et de leurs concitoyens.
Chez les socialistes Français, en 2008, on en est encore à se diviser entre « réformistes » et « doctrinaux » ou
« révolutionnaires ».
Saint Just, Robespierre, Jaurès, Guesde, le « programme commun »… l’avenir est en marche au PS !
« L’immobilisme est en marche et rien ne l’arrêtera ! » est devenue l’expression réelle du PS : c’est le nouveau « socialisme réel »…
Et ce qui est amusant, c’est que Martine Aubry dit vouloir imposer une « discipline de parti », critiquant ainsi S. Royal et ses apartés… pendant que B. Hamon, « l’allié » de Martine, veut « bouffer » du MoDem et fait des annonces péremptoires… sans consulter les instances de son parti !
C’est donc maintenant la gauche de ce parti, minoritaire tant chez les militants qu’électeurs, qui donne le ton.
Les cadres du PS et nombres de ses militants se sont créé une ligne Maginot que les électeurs, lors de toutes les échéances nationales, contournent…
Le PS, le Parti Simulacre…




La direction actuelle du PS est à l’image de Hamon : arriviste et prétentieuse. Comme ils n’osent pas afficher ouvertement ce « tout sauf Ségolène », ils ont pris prétexte de l’opposition au centre pour se fédérer.
A l’inverse de Ségolène Royal qui a été confrontée à l’évidence du 65 % de votes populaires que représente généralement l’addition des vois de la droite et du centre, elle sait qu’une ouvertire au centre est mathématiquement incontournable.
De plus la moitié non-marxiste du PS est aussi la plus réaliste. Celle qui sait qu’un ilôt marxiste dans une éconmie de libre-marché sera boycotté et torpillé de toutes parts. Faire de la France le Cuba de l’Europe aurait des conséquences gravissimes pour le niveau devie de toute la population, sans parler de l’isolement européen et international. Mais l’image que donne cette nouvelle direction du PS est parfaitement stalinienne, celle d’une gauche décomplexée qui porte atteinte aux droits humains en voulant interdire à Ségolène Royal de s’exprimer et qui passe avec les chenilles sur les concepts démocratiques les plus élémentaires.
Ce sont des incompétents du point de vue économique. Il faut en avoir une couche pour parler de licenciements boursiers, alors que le souci des entreprises est déjà deparvenir à survivre jusqu’à la fin du mois et que le CAC 40 est en chute libre. Leur réponse à la crise est l’amateurisme le plus total. Le théoricien de l’extrême gauche Philippe Marlière, proche de Hamon, Lienemann et de Démocratie-socialisme.org qui tire à boulets rouges sur Ségolène Royal et son rétendu blairisme, en raison de son dynamisme économique, est incapable de voir que le monde entier est en train de féliciter ce « blairiste » qu’est Gordon Brown et de reprendre à l’échelle planétaire son idée de garantir étatiquement les crédits interbancaires.
Je pense que les forces du centre, ainsi que ce qu’il y a de digne dans l’économie, devraient approcher Ségolène Royal et son association Désirs d’Avenir, pour envisager la création d’une puissante formation qui recherche simplement le meilleur pour tous, à commencer déjà par une économie qui marche !