Une sélection :
TV5 Blogosphere

R�dacteur Agoravox

    ::.Commentaires récents.::

    • Gus: D'accord avec Sophie L. : il faut faire connaître la pensé...
    • Michael: Bonjour à vous, Je ne suis qu'un bien modeste élève de 1...
    • Mesina: OK merci pour ces précisions juridiques. C'est encoree pire...
    • laurent.moulin: Ah non Mesina, tu fait erreur, Si effetivement la SEM n'...
    • j-m DAURES: Nous ne sommes pas en surproduction alimentaire au niveau mo...
    • Patrice: Là situation n'est pas effectivement facile à gérer. Aujo...
    • Mesina: OK je vous suis, mais disons que de toutes les façons pour...



:.Connecteurs.:

Wikio - Top des blogs - Politique


Add to Netvibes


Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

::.Tags.::





Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Vers quelle crise ?

Nous sommes dans une vraie crise, c’est un acquis. Sans doute la pire depuis la deuxième guerre mondiale. Le premier effet est celui du retour de l’Etat comme véritable acteur économique. Après avoir connu un effacement progressif, l’Etat met en place les vieilles recettes keynésiennes par la relance de la consommation. Mais ce nouvel interventionnisme va avoir pour effet d’accroître les déficits budgétaires et donc, d’éloigner les pays des règles de stabilité voulus dans le cadre du traité de Maastricht. La contrepartie va être une relance de l’inflation qui va avoir pour conséquence de restreindre la consommation, déjà mise en berne par les inquiétudes des ménages sur l’avenir. Dès lors, la consommation baissant, les entreprises vont moins vendre et donc être obligées de réduire leurs dépenses, au premier rang desquelles se trouve la masse salariale.

Scénario déjà éprouvé me direz vous, si ce n’est que la mondialisation est passée par-là. Les usines ne sont plus en Europe ou en Amérique du Nord mais dans les pays « émergeants ». Avant, lorsqu’un européen ou un américain ne consommait plus, il mettait au chômage un autre européen ou un autre américain. Maintenant, lorsqu’un européen ou un américain ne consomme plus, ils mettent au chômage un chinois ou un philippin.

Les conditions de chômage n’étant pas les mêmes dans ces pays, la perspective de voir cinq cents millions de chinois hurler dans les rues parce qu’ils n’ont plus de travail et de nourriture est angoissante. Vivons nous une nouvelle crise de 29, peut-être mais lorsque l’on pense que l’aboutissement de celle-ci a été la seconde guerre mondiale, il y a de quoi avoir froid dans le dos.

Partagez : Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR
  • Blogosphere News
  • e-mail

3 commentaires à “Vers quelle crise ?”

  1. 1 Oaz

    Relance de l’inflation, certainement, mais à quelle échéance ?
    Ne va-t-on pas prolonger une phase de déflation qui aurait -je crois- des conséquences encore plus grandes sur la consommation de produits asiatiques ?

    Une remarque en passant : la crise de 29 c’est plutôt une déflation. L’inflation n’a repris qu’avec le new-deal qui a suivi.

  2. 2 JP

    en effet guillaume, la relance par la conso ne peut qu’alourdir les déficits, dettes, et accroître une conso de produits fabriqués ailleurs qu’en Europe, donc accenturait la désindustrialisation de notre continent.
    mais cette crise financière est le résultat de la nouvelle réalité économique qui n’est plus l’économie réelle : ce sont les financiers, spéculateurs, qui n’avaient pour seule fonction qu’accroître des bénefs sur les titres. leurs clients investissaient des sommes inexistantes sur des titres spéculatifs, donc sans liens avec les performances des entreprises, pour créer du profit, et non du capital pour l’entreprise. les entreprises ont été obligées de suivre pour satisfaire ces clients, leurs directeurs financiers s’occupant plus de spéculation, d’investissements sur des produits “dérivés”, pour accroître du profit pour ces actionnaires, afin d’éviter leurs départs.
    une entreprise se retrouvait ainsi plus jugé sur ces spéculations que sur son activité propre…
    or, ces acteurs de l’économie iréelle, s’activent grace à des fonds n’existant pas. à l’image de l’américain moyen, qui vit d’endettement et non accroissement de salaires.

    et n’oublions pas que les créanciers sont asiatiques… déjà qu’ils sont les fabriquants des produits manufactturés à bas coûts…

    ces acteurs vivent de l’économie de l’endettement. or qd les banques ne prêtent plus, c’est la cata…
    de plus, ces “financiers” jouent à présent la baisse. plus elle sera forte, plus ils pourront se payer des parts d’entreprises, elles réelles, sous côtées.
    ils s’étaient gaver de la spéculation reposant sur le crédit, ils se gaveront de la baisse de l’économie réelle.
    enfin, fort heureusement, l’épargnant “x”, “l’uomo qualunque” (message subliminal pour mesina), ne cède pas à la panique, qui repose sur l’iréel, pour clore ses comptes.
    ce serait alors la crise de l’économie réelle.
    les Etats jouent le jeu en se portant garant des fonds. fort heureusement. mais cela couvre aussi les fautifs…

    il y a donc à présent trois acteurs du problème :
    - les spéculateurs
    - l’épargnant moyen
    - les banques
    il me paraît impossible d’avoir une réponse globale.
    pour l’épargnant, l’Etat fait le garant et rassure.
    pour les banques, elles attendent je pense un épurement des mauvais produits et fonds financiers pourris.
    quant aux spéculateurs, la seule réponse pour rassurer est de produire une réglementation drastiques à leur encontre. par exemple de revoir leurs financements (prêts ficifs, achats et ventes fictifs), l’interdiction des produits jouant à la baisse, etc.

    pour autant, cette déviance du capitalisme dérégulé ne peut être un alibi pour des socialistes et autres enkystés de la gôche qui accusent le libéralisme.
    la libre entreprise permet la création de richesses, le moindre coût, l’innovation, etc… mais il ne peut y avoir de libéralisme sans règles, sans Etat fort. C’est ce qu’avaient oubliés, surtout voulu ignorer les “néocapitalistes”, mercenaires du système.
    quant aux promoteurs du socialisme, les résultats catastrophiques de l’économie administrée devraient se rappeler à leur mémoire.
    si les socialistes français s’étaient convertis à la sociale démocratie, ça se saurait. surtout, cela nous permettrait aujourd’hui des discussions sérieuses, intéressantes pour l’avenir de notre pays, et de l’Europe.

    le vide socialiste explique la nécessité de la relève Démocrate. et l’évolution de la sociale démocratie par l’IE.

  3. 3 Emmanuel Vrel-Lavezzi

    Bonjour,

    Je partage ce point de vue ainsi que le dévellopement de JP.

    Pour autant, la finance nous met au pied du mur et nous n’avons guère le choix.

    Et si je ne jète pas la pierre au gouvernement pour cette crise qui ne dépend pas de lui, je suis très corrosif en revanche sur le fait que l’aggravation de la dette par des mesures néocapitalistes qui nous limite les marges de manoeuvres, qui vont aggrraver les effets durables de cette crise et qui, c’est là toute la gravité de ces décisions, ont favoriser par un effet cataliseur l’immersion de ce système déresponsabilisé.

    Ne soyons pas crédules, il faut agir pour rétablir une situation d’échanges au sein des marchés mais gardons à l’esprit que la solidarité finance aujourd’hui le fascisme financier.

    Honte au chef de l’Etat de ne pas avoir proposé les mesures et règlementations qui permttraient d’avoir un libre échange équilibré aux valeurs de l’économie réelle productrice de richesses. Je me souvient pourtant de ses mots qui voulaient redonner un sens à la valeur travail! Qu’a t’il fait? Sinon défiscaliser l’emploi, sinon apauvrir l’emploi (loi Fillon)?
    La France à une main d’oeuvre chère parait-il… Pourtant les revenus inférieurs à 1500 € bénéficient de réductions de charges sociales d’environ 400€ pour un salaire de 1200€ et de l’exonération des charges sur les heures supplémentaires… Tout le pack nécessaire pour favoriser l’emploi précaire, le chômage…
    Vient à présent le RSA qui, s’il est une bonne mesure est inégalement financé ET; va favoriser l’emploi non déclaré: Un salarié pourra recevoir un complément de revenus via RSA s’il est par exemple à mi-temps… Bien sûr, restaurateurs, professionnels du BTP, etc vont préférer employer des rmistes en déclarant des temps partiels en en faisant faire bien plus d’heures que déclarées! Le salairié n’aura guère le choix pour travailler et sera même content pour le substantiel revenu “au black” souvent sous évalué qu’il recevra pour les heures non déclarées.
    Le patronat heureux fera un gouvernement heureux qui pourra assécher les caisses des régimes de solidarité et contraindre au basculement vers des régimes individualisés.

    Bref, si ce gouvernement n’a pas voulu cette crise, il en tirera un gain idéologique dès lors ou l’endettement par la crise et par ses mesures de politique intérieur, auront ettouffé notre système de protection sociale…

Laisser un commentaire