Une sélection :
TV5 Blogosphere

R�dacteur Agoravox

    ::.Commentaires récents.::

    • Terminatux: "Avec tout le respect que je lui dois, le sénateur Mélanch...
    • yesil kart: Pourquoi ce site Web n'ont pas l'autre appui de langues ?...
    • Ced: La raison finit toujours par l'emporter. Dommage qu'il faill...
    • Guillaume: Tout à fait d'accord avec l'analyse de justemilieu, d'abord...
    • bsna: Bayrou aura créé le choc externe au PS. Il les oblige à s...
    • c.bonpapa: J'ai appris dans ma carrière de vendeur à ne jamais parler...
    • Mesina: 100% d'accord avec Juste, même si j'aurais sans doute dit Ã...



:.Connecteurs.:

Wikio - Top des blogs - Politique


Add to Netvibes


Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

::.Tags.::





Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Parmi les 10 soldats tués en Afghanistan, il en est un qui était d’origine normande, un caennais pour tout dire.
Il avait 20 ans.

L’armée en France est une armée de métier.
Etre militaire, c’est un choix.

Le métier de militaire est particulier, quelque soit le corps dans lequel on exerce : transport, mécanique, protection, etc., le risque pour la vie est réel.
Etre militaire, c’est faire le choix d’un métier à risques.

Faire partie des RPIMA, des parachutistes de l’infanterie de marine, c’est faire partie d’un régiment de combats. Les RPIMA sont de ces régiments de combats souvent utilisés.
Etre membre des RPIMA, c’est faire le choix d’un métier dangereux.

Je salue tous ces hommes qui font le choix des métiers de l’armée. Choix individuel mais qui consiste en la défense, la protection des Français, de leurs biens, de leurs territoires, de leurs libertés. Ce choix se fait pour un métier qui implique très souvent d’avoir une vie privée “complexe”, ne rend pas très riche bien que méritoire, notamment pour des officiers qui doivent faire des études supérieures très “poussées”. Ceux-ci se retrouvent responsables des vies qui leurs sont confiées, et de matériels souvent très couteux.

Dans une armée de métier, les coûts sont importants : les personnels, les matériels… La gestion de ceux-ci doit donc être performante. Non ?

Chaque homme est un investissement… même si, je le répète, tout soldat a fait le choix d’un métier à risques, et pour certains, dangereux.

Mais j’aimerais que l’on m’explique pourquoi un jeune homme de 20 ans, engagé seulement un an plus tôt (!), se retrouve envoyé sur l’un des secteurs les plus dangereux, si ce n’est le plus risqué des missions extérieures, après ses classes, seule formation et expérience qu’il ait pu acquérir !!!

J’aimerais que l’on m’explique comment un gars n’ayant pas eu l’expérience du feu en zone de guerre, s’y retrouve propulsé !!!

En restreignant les effectifs, en s’intégrant totalement dans l’OTAN et ainsi se colletant avec tous leurs théâtres d’opérations, poursuivant l’objectif de baisser encore fortement le budget de la Défense, fait-on le choix d’envoyer des hommes sans expériences dans les zones de combats ?

L’intégration de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur était déjà une erreur : on passe d’une force multi-missions (judiciaire, maintien de l’ordre, pacification) à une police bis (plus exploitable ?). La gendarmerie est un corps particulier permettant d’effectuer les missions de pacification, d’intervention en zone grise, si nécessaire dans les zones à risques aujourd’hui.
Cette évolution est une erreur stratégique.

L’évolution de nos armées est une régression. Tant pour la parole de la France dans le monde, que pour l’Union Européenne et surtout pour la vie de nos soldats.

C’est avec tristesse et amertume que je pense à ces hommes disparus et leurs familles endeuillées…

Partagez : Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR
  • Blogosphere News
  • e-mail

9 commentaires à “Mourir à 20 ans ou la gestion des personnels du ministère de la Défense”

  1. 1 Xav

    Ils ont donné leur Vie pour que nous puissions continuer à vivre Libre !

    Chers camarades,

    les militaires français du “Grand 8″, tous plus ou moins jeunes et qui viennent de “tomber au champs d’honneur” en Afghanistan doivent recevoir l’expression de notre plus profonde considération. Ils sont morts en faisant leur devoir. Leurs familles doivent recevoir à jamais toute notre gratitude ! Pour que leur mort ne le soit pas en vain.

    Au delà même de leur engagement, ils ont donné leur vie pour défendre les intérêts d’une Nation toute entière mais surtout une certaine idée que nous partageons je l’espère, emprunte de Liberté universelle :

    - Liberté de vivre sans entrave selon nos propres convictions ;
    - Liberté de vivre selon nos propres Lois, celles que nous choisissons de suivrent librement et qui garantissent notre attachement d’être tous égaux en droits devant elles ;
    - Liberté de respecter universellement les droits de l’homme, de la femme et du citoyen ;
    - Liberté de faire respecter, et par la force s’il le faut le peuple Libre !

    Sans polémique, ce n’est pas la Légion d’honneur, remise au chanteur, au sportif ou au chef d’entreprise mais la médaille militaire qui aurait le mieux convenu et à l’effroi de la situation. Ce n’est pas ce que j’ai entendu et les mots du discours du Président de la République qui convenait le mieux à cette horreur de perdre nos enfants. Surtout et au-delà même de cette polémique, sur le bien fondé du positionnement de nos forces en Afghanistan, bien sûr indispensables… Mais on ne peut, ironiser comme il l’a fait, en esquissant un rictus sur la patrouille et si « cela était à refaire… » ?!? Je vous le dis clairement, ce monsieur est un homme dangereux. D’un côté, par sa politique « de défense » qui contribue à perdurer la réduction des moyens militaires, de l’autre il augmente la pression et laisse dire et faire n’importe quoi.

    Ce n’est pas normal de laisser les journalistes interviewer, « à chaud », les familles éplorées.

    Ces dernières ne peuvent forcément avoir paroles différentes, éminemment légitimes quand on perd un être cher, et de dénoncer la politique militaire et l’envoie de forces si éloignées de la terre chérie. Les medias font du populisme et l’Etat laisse faire, pourquoi ?

    Si aucune guerre n’a jamais été gagnée ailleurs que sur son propre sol, le terreau des terroristes est localisé, et nous ne pouvons nous satisfaire, en qualité de Nation souveraine, « de laisser faire le travail par les autres». Ces soldats ont choisi de défendre notre peuple, ils n’ont pas été contraints de le faire. Ils ont donné leur Vie pour que nous puissions continuer à vivre Libre ! Remercions-les à jamais.

    Vive la liberté !
    Adjudant de réserve des Troupes de Marine Xavier Moreau.

  2. 2 Farid

    “J’aimerais que l’on m’explique comment un gars n’ayant pas eu l’expérience du feu en zone de guerre, s’y retrouve propulsé !!!”

    Comment entendez-vous donner “l’expérience du feu” à de jeunes soldat sans les mettre en zone de guerre ?

  3. 3 JP

    il y a suffisamment de zones de “basse intensité” pour permettre un premier palier d’expérience avant une mission telle l’afghanistan.

  4. 4 Guillaume

    Ces évenements m’amennent à faire trois observations:

    - Ce qui est arrivé est terrible mais lorsque l’on s’engage dans un RPIMa ou dans la légion, ce dont des corps d’élites et la mortfait partie du job,

    - cela fait sept ans que les occidentaux sont en Afghanistant et l’enlisement auquel nous assistons est inquiètant et devrait nous amener à réfléchir sur ledevenir de ce conflit et de la présence étrangère dans ce pays,

    - je pense à la réaction des généraux et amiraux de “surcouf” qui affirmaient que la France, après la réforme voulue par SARKOZY, aurait une capacité de renseignement mais plus d’intervention.

    Que feront-on dans l’avenir ?

    Lieutenant de réserves du 3 RPIMa.

  5. 5 JP

    @ guillaume : tes observations sont justes. et pour la première, j’en rappelais le cadre. mais je persiste à affirmer que l’on n’envoie pas un gars, après ses classes, à ce genre de mission.
    et apparamment, de tous côtés, j’entends anciens d’afghanistans, spécialists, dans les divers médias, affirmer les mauvaises préparations, le manque de matériel (voire de munitions), et es erreurs de la coalition en matière de reconnaissance-renseignement…
    cela met dans une lumière accrue les prétentions de l’Etat diant que les hommes étaient parfaitement préparés pour ce genre de mission.

    enfin, je suis au contraire favorable aux interventions dans ces zones grises qui se transforment en abri pour terroristes et autres protubérences mortelles. ces zones destabilisent ensuite des régions entières.
    il s’agit de missions de pacification, après dans le cas afghan une période de haute intensité.
    or, la phase de basse intensité a été totalement “flinguée” par les américains qui se sont précipits en irak. la consolidation politique et de d’affirmation de police a été sabotée.
    mais ce n’est pas parce que la situation a été aggravée que la cause n’existe plus.
    je rappelle qu’il suffit qu’il y ait des soldats tués pour que les civils veuillent l’arrêt des opérations. ce fut ainsi avec la réoccupation du rhin après 1933, et le “nous n’irons pas mourir pour dantzig” en 1939.
    le poète romain Publius Syrus avait écrit : « Quand la crainte ne veille pas, ce qui était à craindre survient ». je rajouterai que qd on se s’occupe pas de ce qui nous préoccupe, on est vite occupé par ce qui nous préoccupait…

  6. 6 seb

    Qu’est ce que servir?
    Servir c’est donner sa vie à son pays.

    Le don fût total,
    ce n’est aux civils français de juger, d’aller chercher des poux, tout le monde veut avoir un avis, mais c’est la vie qui se fait ici : Il y a un temps pour vivre et un temps pour mourir.

    Ce n’est pas parce que l’on naît dans du coton que le monde entier en est fait. Si en s’engageant ces soldats pensaient ne pas connaître le sang et la mort, c’étaient des idiots. S’ils savaient tout c’étaient des vrais.

    Ne gâchons pas leur geste par notre manque de vision.

  7. 7 Luc

    Et si Nicolas Sarkosy, Chef des armées, était un Clown Militaire ?
    Malheureusement ce n’est pas une question stupide.

  8. 8 YANNICK

    Le problème de l’armée ,hormis les unités d’élite , est le grand nombre d’officiers qui supervisent sans objectivité et analyse.
    Un sergent est plus apte a dire qui de sa section a acquis assez d’experience pour une mission donnée.
    Cependant la parole ne lui sera pas donnée (au sergent) et c’est le jugement d’un officier qui vas primer; alors qu’il ne connait meme pas le personnel mais lui travaille avec des chiffres , des statistiques , et sa certitude d’avoir raison alors qu’il n’a souvent jamais d’expérience personnelle analysée et réfléchie sur le sujet.
    On apprends aux officiers qu’ils ont toujours raison et ceci entraine qu’ils négligent les avis des sous officiers ; a tort car ceci ont souvent beaucoup plus d’experience et de proximité de la réalité des choses.

    Certes ils ne sont pas tous comme ca mais le pourcentage augmente au fil des années! : Il y a de moins en moins d’officiers qui passent par le bas des echelons.

    Ce n’est pas en sortant d’ecole que l’on est capable de gerer quelque chose qui concerne la vie de nos jeunes.

    Pour info , je suis deja parti au carton avec un officier qui sortait de ses classes 3 mois auparavant et 10 fois plus perdu que mois arrivé sur zone.

    déja une chose qui serait pas trop mal serait d’enlever un partie des * GROS * privilèges dont ceux ci bénéficie … (je rentrerai pas dans les details sous peines de choquer) cela eviterai qu’ils se sentent tout puissant comme avant l’abolitions des privileges et donc sur de leurs idées meme quand on leur demontre l’erreur par A B …..

    Pour moi il y a un gros probleme

    d’analyse de la difference réalité/exercice ; zone dangereuse et zone d’exercice.
    de recrutement et de selections dans le postes et les spécialités
    d’entrainement et d’aguerrissement d’apprentissage des situations de crise

  9. 9 Serge

    Le débat qui suit la mort de 10 de nos soldats mélange intimement des émotions et des réflexions, ce qui est humain. Même si les médias accentuent encore ce mélange, il faut distinguer les trois aspects du problème : l’émotion, la réflexion sur la conduite des opérations, la réflexion sur le choix de faire ou non cette guerre.
    - Je ne suis pas choqué par tout ce qui a été fait par la nation pour honorer ses soldats et apporter à leurs proches tout le réconfort possible. Mais n’oublions pas les blessés dont on parle peu, et dont certains seront marqués pour la vie, dans leur chair et dans leur esprit.
    -Sur la conduite des opérations, et à partir des informations parues dans la presse, j’ai l’impression, et c’est fréquent dans les guerres lointaines et dissymétriques, que les responsables des opérations ont sous-estimé les capacités militaires des talibans, que malgré le coût de cette guerre, ils manquent de moyens, en particulier en hélicoptères, et qu’ils sont tombés dans une embuscade bien préparée et bien menée. Il me semble que dans cette embuscade, les premiers morts n’avaient aucune chance, quelle que soit leur ancienneté et leur expérience. Même s’il faut analyser les évènements pour en tirer des enseignements, il ne faut pas accabler les militaires, car les opérations militaires demandent de l’initiative et présentent toujours une part d’incertitude (le brouillard de la guerre). On ne peut demander à nos militaires de faire la guerre sans risque et sans mort, car c’est impossible.
    -Cet événement tragique relance le débat sur la poursuite de cette guerre. Elle a été décidée avec des objectifs clairs: détruire le pouvoir des talibans, mettre en place un gouvernement de l’Afghanistan qui ne soit plus un danger pour les pays occidentaux et qui représente un progrès pour la population afghane, et en particulier pour les femmes afghanes. Le premier objectif à été atteint rapidement, bien que les talibans n’aient pas vraiment été éliminés. Mais après 6 ans de guerre, le deuxième objectif n’est atteint que très partiellement, et les rares progrès restent fragiles. Il me semble que les occidentaux ont déjà perdu cette guerre, car ils ont perdu la sympathie et même une neutralité bienveillante de la population.
    Faut il continuer l’intervention, c’est-à-dire la guerre, ou bien se retirer, de la manière la moins désastreuse possible ? J’avoue que je suis dubitatif, car aucune des solutions n’est réjouissante.
    Si on arrête, les talibans reprendront le pouvoir à brève échéance. Il faut espérer qu’ils auront d’autres priorités que de soutenir Al Qu’Aïda et le terrorisme international.
    Si on reste, il faut augmenter les moyens mobilisés en hommes et en matériels, cela veut dire pour plusieurs années, quelques dizaines de morts supplémentaires parmi nos soldats et un coût considérable. Pour que cette solution ait quelque chance de réussite, il faut aussi un programme d’aide et de reconstruction du pays pour que la population voit et profite du progrès, un programme lui aussi très important et couteux.
    La pire des solutions, se serait de rester sans y mettre les moyens, et pour minimiser les risques, de voir nos soldats retranchés dans des camps et bombardant de loin les talibans et la population civile dans laquelle ils vivent.
    A terme cela conduirait à une défaite humiliante.
    Dans le débat parlementaire sur le sujet, qu’elle est la position du MODEM ?

Laisser un commentaire