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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Soljenitsyne nous a quitté. Petits mots pour faire hommage à la mémoire de l’écrivain “héros” de la liberté et de la force de l’homme.

Héros parce qu’au risque de perdre la vie, il dénonçait, de l’intérieur de l’empire soviétique liberticide, l’horreur des camps de concentration, souvent camps de la mort, qu’il avait lui-même connu, malgré ceux qui prétendaient que cela n’existait pas, que c’était de la manipulation américaine fasciste, que le bonheur était (est toujours pour ces autistes) communiste, Staline le père des peuples, que les camps c’est nécessaire, pas si grave…

Héros de la liberté parce qu’il n’a jamais cessé de militer pour la liberté de penser et d’écrire, où qu’il soit, malgré ceux qui tentèrent de l’avilir, voulant le faire passer pour un proche de la gestapo un jour, un autre agent d’Israël mais aussi antisémite, ou encore de la CIA, ou enfin un pernicieux maçon mais aussi anti-démocrate…

Et ce par des écrits d’une grande qualité, d’une profondeur de pensée enrichissante (1), de l’homme permanent.

La force de l’homme, enfin, qui comme le grain de sable dans la machine, à lui tout seul, tel David devant Goliath, ébranle le pouvoir qui se veut absolu, qui s’absout de tout, que nos intellectuels collaborateurs du parti communiste veulent toujours absoudre.

Enfin, cet homme qui voulut penser et écrire librement, dont les idées politiques sont souvent étrangères aux miennes, “croyant” façon tsariste, est le symbole de l’ambiguïté de l’Homme : exemplaire dans son combat pour la liberté face à l’horreur corruptrice rouge, il restait fils d’une Russie archaïque, ne se dépassant pas…

(1) : “Le pavillon des cancéreux”, “l’Archipel du Goulag”, “Le déclin du courage”, “Le grain tombé entre les meules”

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3 commentaires à “Soljenitsyne, le grain de sable de l'esprit libre”

  1. 1 civisur

    http://civisur.com 200822D: POUR UN MONDE CIVILEMENT SUR: BILAN ANNIVERSAIRE

  2. 2 js

    Après la mort de Franco en 1975, le régime fasciste espagnol commençait à perdre le contrôle de la situation politique. Au début de 1976, les évènements en Espagne attirèrent l’attention de l’opinion publique mondiale. Il y eut des grèves et des manifestations pour réclamer la démocratie et la liberté. Le successeur de Franco, le roi Juan Carlos, fut contraint de libéraliser très doucement le pays pour calmer l’agitation sociale.

    A ce moment important de l’histoire politique de l’Espagne, Alexandre Soljenitsyne apparut à Madrid et donna une série d’interview au programme télé du samedi soir, Directisimo, le 20 mars, à une heure de grande écoute (voir le journal espagnole ABC et Ya du 21 mars 1976). Soljenitsyne qui connaissait les questions à l’avance, se servit de cette tribune pour faire toute une série de déclarations réactionnaires. Son intention n’était pas de soutenir les mesures libérales du roi mais, au contraire, de s’opposer aux réformes démocratiques. Au cours de son interview télévisé, il déclara que 110 millions de Russes étaient morts à cause du socialisme , et il compara « l’esclavage subi par le peuple soviétique avec la liberté dont jouisse l’Espagne ». Soljenitsyne condamna aussi « les cercles progressistes », les « Utopiques » qui ne voyaient que la dictature en Espagne. Par « progressiste », il voulait dire n’importe qui de l’opposition démocratique : qu’ils soient des libéraux, des sociaux-démocrates ou des communistes. « L’automne dernier », déclara Soljenitsyne, « l’opinion publique s’est inquiété du cas de ces terroristes espagnoles » (des anti-fascistes espagnoles condamnés à mort par le régime de Franco). « A chaque fois, l’opinion publique progressiste réclame des réformes politiques alors qu’elle soutient en même temps des actes terroristes… Ceux qui veulent une réforme démocratique rapide savent-ils ce qui se passera demain ou après demain ? L’Espagne peut connaître la démocratie demain mais après demain, qu’est-ce qui pourra empêcher la démocratie de tomber dans le totalitarisme ? » Interrogé par les journalistes qui voulaient savoir si cela ne voulait pas dire qu’il soutenait un régime sans libertés, Soljenitsyne répondit : « Je ne connais qu’un seul lieu où il n’y a pas de liberté et c’est la Russie ». Les déclarations de Soljenitsyne à la télévision espagnole étaient un soutien direct au fascisme espagnol, une idéologie qu’il approuve jusqu’à maintenant. C’est une des raisons pourquoi Soljenitsyne commença à disparaître de la scène médiatique après ces 18 années d’exil aux Etats-Unis et une des raisons pourquoi il commença à moins soutenir les gouvernements capitalistes. Pour les capitalistes, Soljenitsyne était un cadeau tombé du ciel pour lutter contre le socialisme mais tout avait des limites. Dans la nouvelle Russie capitaliste, ce qui détermine le soutien de l’Occident à des groupes politiques, c’est tout simplement qu’elle puisse faire de bonnes affaires en Russie avec un maximum de profit, protégés par ces parties. Le fascisme comme régime politique pour l’avenir de la Russie n’est pas très indiqué pour faire des affaires. C’est pour cette raison que le programme politique de Soljenitsyne pour la Russie n’a aucune chance avec les occidentaux. Ce que Soljenitsyne veut pour le futur politique de la Russie, c’est tout simplement le retour du régime autocratique des Tsars avec l’aide de l’Eglise orthodoxe russe ! Même le pire des impérialistes n’a aucun intérêt dans une telle stupidité politique. Ceux qui soutiennent encore Soljenitsyne à l’Ouest devront aller le chercher dans les limbes de l’extrême droite.

  3. 3 CœurDeCible

    On aimerait savoir ce que “JP” pense aussi des livres plutôt que ces éloges communs. Lisez “Le Premier cercle”, un œuvre bouleversante, un document âpre et parfois cocasse sur la vie quotienne dun camps dans la banlieue de Moscou et la routine de son administration. Ce qui semble avoir vieilli, c’est que c’était encore humain… par rapport aux avions-prison, par exemple…

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