Adresse à nos amis Radicaux, Libéraux et Démocrates (2), s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
22 Commentaires Publié by JP juillet 9th, 2008 in blog politique, Identité démocrate, mouvement democrateCe billet suit un premier ayant eu le même titre, mais sans « s’épanouir à l’ombre de l’UMP ?… ».
Parce que je continue à penser qu’il n’y a pas de valeurs, de thèmes qui nous séparent ou nous distinguent. Je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique. Et je pense aussi la même chose concernant bien des membres du PS, Verts et PRG. Je les vois venir au MoDem, ceux qui n’en peuvent plus de ces partis de gauche refusant d’évoluer.
Et je trouve délirant, irresponsable, infantile même, de nous éparpiller, « ventiler », en différentes formations. Cette réflexion, je la retrouve dans nombre de membres du MoDem, Parti Radical Valoisien, NC ou paumés au sein de l’UMP. Je me refuse à tendre le poing contre des personnes avec qui je partage valeurs et vision politique de la France et de l’Europe.
Je demanderais juste, pendant quelques instants, à nos lecteurs, de baisser la garde du militant, du partisan, pour réfléchir à cela en toute honnêteté intellectuelle, voire même morale.
Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si je ressens comme absurde notre « ventilation », il est trois bémols sur lesquels j’insiste :
- je ne veux pas la reconstitution de l’UDF. J’en ai fait partie. Je me suis suffisamment cogner contre les murs de nos limites. L’UDF n’était devenue qu’un assemblage d’écuries dont les membres refusaient de voir que rien ne les séparaient, excepter des appétits électoraux. Ces appétits électoraux m’écœuraient d’autant plus que nous laissions le RPR nous réduire depuis 1981, sachant que ce parti était (en partie… mais décisive la partie !) responsable de la défaite de VGE, alors que celui-ci fut un grand président, avec un excellent premier ministre (qui eurent à affronter 2 chocs pétroliers, l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques, la « révolution » islamiste en Iran, l’instabilité européenne et surtout concernant l’aspect monétaire, etc.). RPR qui nous obligeait à des candidatures uniques dans lesquelles nous perdions notre identité auprès des Français, pendant que ce soi-disant partenaire cachait ses tares avec nous comme alibi. Affairiste, non libéral, archaïque, non européen, le RPR s’est sauvé de ses affaires malsaines en créant l’UMP, décidant d’ un coup la soumission de l’alibi, non plus partenaires, mais servile membre. L’UDF a été un échec, parce que ce parti a été incapable de faire évoluer la droite française vers un parti de centre-droit, façon CDU, en craignant le rapport de force avec le RPR qui, lui, a plongé la droite française dans un parti conservateur, mêlant droite américaine (atlantisme, dettes, communautarisme, retour du religieux, méfiance, voire même hostilité envers l’Etat et ses représentants) et anglaise (euroscepticisme, dérégulation économique, conservatisme social, déstructuration de l’Etat), plus la touche sarkozienne d’un allant berlusconien dans l’égo exubérant, de la paillette et du contrôle des médias.
- je n’ai pas d’estime pour ceux qui sont allés à la soupe de l’UMP pour des maroquins et autres rentes. Si les Français sont souvent écœurés de la politique, c’est parce que nombre de ses acteurs y sont des rentiers et n’ont aucun sens de l’intérêt général, de la République. Ces médiocres polluent la politique. Je ne croie pas plus dans la perfection du politique que de l’Homme, mais je suis de ceux qui pensent que chacun peut se parfaire, s’élever. S’engager en politique, c’est aussi se vouloir exemplaire, c’est être courageux, accepter la défaite comme être humble de la victoire
- si je pouvais suivre une UDF faisant évoluer la droite vers le centre droit et par là même assujettir le RPR, je ne peux suivre une droite « libérale »-conservatrice. Et c’est sur ce point que je vais tenter d’être plus exhaustif.
S’épanouir à l’ombre de l’UMP ?…
Je vous propose que nous fassions un rapide bilan de la gestion sarkozienne de notre pays :
- Economie : pas de politique économique énoncée, visible, pas de politique de l’offre, d’insdutrialisation.
- Social : travailler plus pour gagner plus ? les heures sup ne font pas manger. La fin des 35h ? Je la souhaite. Mais n’oublions pas que cette maligne réforme de Madame Aubry nous coûte des milliards d’euros : le fonds de financement qui devait être créé ne l’a jamais été, et l’Etat a donné des milliards aux entreprises pour qu’elles appliquent cette réforme. De même, dans le privé, combien étions-nous, et sommes nous, à dépasser allègrement les 35H pour se rapprocher des 50 voire 60 heures ? Les 35h ont de plus « flingué » les revenus des catégories populaires, les obligeant toujours plus à une productivité devenant folle. Supprimer les 35h : oui. Mais revenons aux accords en entreprises, et pourquoi ne pas les remplacer par une semaine de congés payés supplémentaires ? enfin, la suffisance sarkozienne a encore fait déraper : l’attitude belliqueuse à l’égard des syndicats est parfaitement inutile et ne s’inscrit pas dans une politique adulte de concertation. Voilà encore une régression du fait d’une immaturité du dirigeant. Et n’oublions pas les non remboursements par la sécurité sociale pour des malades en graves situations.
- Fiscalité et désendettement : les réformes fiscales avec ce pouvoir sont particulières… elles ne s’adressent en faite qu’à une partie aisée de la population. Réformes qui sont à l’encontre du désendettement de l’Etat, et accentuent l’effet d’une cassure de la « classe moyenne », qui n’est encore une fois pas concernée mais plus intéressée par les conséquences de désendettement pour leurs salaires. Je n’oublie pas que N. Sarkozy fut le ministre du budget qui eut la création d’endettement la plus forte de notre histoire… Or, l’endettement est surtout nocif pour les salaires…
- Pouvoir d’achat : l’explosion des prix de l’immobilier + l’alimentation + le pétrole sont catastrophiques pour le pouvoir d’achat des Français. Je ne vois rien dans la politique actuelle traduisant une volonté sarkozienne d’aller le chercher « avec les dents ».
- Politique étrangère : l’alignement atlantiste n’est pas conforme avec une volonté européenne, le soi-disant « réalisme » ne fait pas honneur, et ne rapporte rien…
- Défense : pour maintenir l’état de nos armées, contribuant à l’influence de la France dans le monde, le budget doit en moyenne représenter 3 % du budget total. Le choix OTAN de N. Sarkozy, le Livre Blanc de la Défense, nous font passer en-deçà de 2 %… Je regrette que Jacques Marseille (*) n’ait pas été suffisamment lu dans ce domaine.
- Justice : hormis la beauté de la ministre et son aspect vestimentaire clinquant, la réforme de la carte judiciaire a surtout montré le peu d’impartialité de l’Etat sarkozien. Mais surtout, le plus emblématique de l’UMP, est cette volonté de « dépénaliser la délinquance financière »… cela confirme cet adage : « en France, la gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts ».
- Education et Recherche : pratique strictement comptable de la baisse des effectifs. Enseignement et Recherche sont les deux mamelles d’un pays forts. Sur ce point, nous sommes bien faibles.
- Environnement : tout dans l’apparat, affligeant…
- Démocratie : la réforme constitutionnelle ne verra pas l’introduction de la proportionnelle, permettant une vraie représentation nationale et indépendance des démocrates, de vous tous. Je me souviens d’H. Morin disant que ce serait un cas de « casus belli » pour le NC si cette évolution devait être refusée… Mais le plus inquiétant pour la démocratie est la mainmise sur les médias : nomination en direct du patron de France Télévision, éjection de journalistes non serviles (Paris Match, TF1), etc.
- Sécurité : le bilan est déplorable. On n’entendra plus parler de baisse de la délinquance… Après avoir mis fin à la police de proximité, on ne sait aller dans les banlieues qu’en mission commando ! c’est l’économie parallèle qui est contente… Quant à la fusion de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur, il s’agit pour moi d’une grave erreur car en sens contraire du besoin d’une arme de pacification dans les zones grises
- Europe : chacun ressent que nous glissons, imperceptiblement, sur la pente d’une Europe façon britannique : un marché commun, poussant à une dérégulation toujours plus forte, et sans cadre social ni direction politique. L’Union Européenne est de plus en plus perçue comme une structure d’administrateurs dérégulant nos économies, ne protégeant pas notre modèle social, n’ayant pas de vision, d’ambition commune. En ce sens, c’est bien l’opposition entre un « capitalisme total » et le « modèle rhénan » à laquelle nous assistons.
Exceptés quelques points positifs : service minimum, fin des 35h, mais souvent mal conçus (les maires se retrouvent avec le bébé du service minimum dans les écoles, les 35h ne sont pas compensées) et surtout à sens unique, ce premier bilan, rapide et partiel, me fait vous dire, amis Radicaux, Libéraux et Démocrates-Chrétiens, que je vous sais ne pas être « heureux » à l’ombre de la domination de l’UMP.
En tant que Libéral, comment se satisfaire d’une politique plus favorable aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes ? Ces grandes entreprises ne contribuent qu’à 7 % du PIB français ! Comment peut-on accepter l’exubérance d’un exécutif menaçant la séparation des pouvoirs ? Comment supporter la poursuite de l’endettement, le fait qu’il n’y ait pas de politique industrielle ? La dépénalisation de la délinquance financière ?
En tant que Radical, comment admettre le contrôle des médias, l’intrusion du religieux, les atteintes aux acteurs de l’Etat, à l’Etat lui-même, à la création d’un ministère de « l’identité nationale » ?
En tant que Démocrate-chrétien, ou simplement Démocrate, comment suivre une politique fiscale tournée vers les catégories aisées, si peu favorable aux catégories populaires et moyennes ? Comment admettre une politique si peu européenne, si proche de la Grande-Bretagne et si éloignée de l’Allemagne ? L’évolution vers un capitalisme « total », à l’anglo-saxonne, et l’abandon du modèle « rhénan », d’économie sociale de marché ? Le refus de l’introduction de la proportionnelle est encore une preuve de la domination sourde de l’UMP.
Je ne vois rien, dans le soi-disant cumul des réformes, qui puisse expliquer une quelconque soumission envers N. Sarkozy et l’UMP. Je sais que pour nombre de nos amis Radicaux, Libéraux, Démocrates, beaucoup de reproches sont émis à l’encontre de F. Bayrou. Je reconnais aussi qu’il y ait pu avoir erreur ou précipitation lors du 2d tour des présidentielles et des législatives.
Mais il faut reconnaître que le MoDem a suscité un réel engouement, estime des Français. Lors des élections, et mêmes locales, ce parti naissant a fait en moyenne près de 15 % des voix (moyenne des candidatures MoDem). Un parti Démocrate se crée réellement, avec une assise sociologique, se basant sur ses valeurs sociales-libérales, environnementales et européennes. Le Mouvement Démocrate montre que l’indépendance des Démocrates est possible, nécessaire et attendue par les Français. C’est le courage politique de l’indépendance, attirant nombre d’anciens électeurs de gauche lassés par l’irresponsabilité, la démagogie et surtout les bagarres des thénardiers du PS, et nombre d’électeurs de « centre-droit » étrangers à l’UMP, un parti conservateur peu soucieux d’impartialité et si peu de tradition européenne. Ces Français ne croient plus, ou n’ont plus confiance dans la gauche et la droite d’aujourd’hui. Leurs valeurs démocrates, sociales, environnementales ne se retrouvent pas dans l’UMP. La réalité sociale et économique, le sens de l’Etat, des responsabilités, ne se retrouvent pas non plus avec les PS-PC-Verts.
Pourquoi ne pas être courageux ensemble ?
(*) Jacques Marseille, « Le Grand Gaspillage », chez Plon.




Bonne analyse : texte réaliste et finalement optimiste.
Joli : d’accord sur presque tout. Sauf l’UDF qui me convenait bien
et sur Giscard véritable repoussoir pour moi
Bonne analyse, je ne partage pas en revanche votre optimisme. Il reste encore beaucoup à faire et les erreurs commises se payeront fort chère lors des prochaines consultations électorales. De plus dans un système bipolaire comme celui de la Véme, le centre est soit une force d’appoint soit majoritaire comme se fut le cas avec l’UDF. Voyant l’évolution du MoDem, tournant au centre gauche, il entrera en conflit avec le PS et le rapport de force n’est pas en sa faveur.
Le reconstruction du centre passe par une réconciliation entre FB et les élus, ce qui loin d’être d’acquis, des deux cotés par ailleurs, mais également par une entente entre centre gauche et droit, encore bien loin surtout de la part du centre gauche, et surtout proposer des plates formes électorales attractives pour permettre aux élus des centres de conserver leur place, et dans notre système, présidentielle comme législative, cela forcément passe pas des alliances. En un mot, il reste un sacré boulot où je le redis encore le Modem n’est qu’une étape, pas une finalité.
Trés belle analyse, barvo
Bonsoir,
)
Oui beau billet.
Le rassemblement autour des valeurs démocrates doit être une trajectoire politique pour le MoDem.
Pour ce faire, le MoDem doit peser dans le débat politique et être ouvert.
Ouverture d’esprit et dialogue, aussi bien à gauche qu’à droite, permettront au MoDem d’être une véritable plateforme de rassemblement.
C’est encore loin d’être le cas.
@ Victor
Tout comme vous.
Belle trajectoire dans l’analyse. Sur l’ouverture je partage le relatif pessimisme de « Victor » et « l’Hérétique », mais peut-il en être autrement dans la recomposition d’un appareil politique, avec tous les écueils qui le guettent et la rigueur qui s’impose parfois face aux enfantillages des plus novices qui ont rejoint le mouvement démocrate.
Ajoutons au spectre nos amis Verts parmi les plus modérés et assumant la logique de gouvernement, qui apportent leur contribution, et, de part leur expérience malheureuse de gouvernance interne, un vaccin aux dérives trotskystes.
Du grand jp . Je partage la conclusion.
L’UDF convenait bien à l’Hérétique, hormis Giscard mais il n’a connu que l’UDF qui allait prendre son envol et devenir indépendante puis se transformer en parti libre . Pas celle des « composantes » , des notables, des velleités… Celle qui voulut se donner à Chirac en 2002 en disparaissant dans l’UMP (Douste, Charette, Rossinot , Madelin , Mehaignerie ) ou à Sarkozy en 2007 (Lagarde, Morin, Sauvadet, Courson…) .
Reconnaissons quand même à Giscard, et donc à la préhistoire pour le Modem, qu’il fut un réformiste et européen convaincu,… les principaux mérites qui lui reviennent : réformes sociétales, institutionnelles (possibilité pour l’opposition de saisir le conseil constitutionnel en donnant ainsi un véritable statut à l’opposition) et son engagement européen sans faille…ce n’est pas peu en ces temps de sarkozisme…il réussit l’exploit de se faire battre non sur ces idées mais sur sa personne s’éloignant peu à peu du réel…
Steph
Très bon mais …
Les choix des différents centristes se jouent sur un clivage entre nécessité/idéal, manger/rêver, en bref être actif quitte à ne rien faire ou rester intègre quitte à être inactif … je ne donne pas de vision car je n’ai pas fait de choix moi-même.
Au vu de ceci peut-être est-ce aux partis d’avoir une conception plus large de l’action politique non clivée face au gouvernement/non gouvernement plutôt que non clivée face à la droite/gauche. Mais je sais que vous n’en voulez pas et un parti interressé seulement aux idées n’existe pas encore du fait de la mise en enchère des alliances par le système Sarkozy.
Largement d’accord avec ce texte, avec une réserve sur les 35h pour lesquelles j’ai toujours été favorable. Comme le disait Gilles de Robien, pas spécialement un homme de gauche, « la réduction du temps de travail va dans le sens de l’histoire » : à l’heure où les machines déchargent l’Homme, la part de travail de chacun devrait être inférieure — sinon pourquoi créer des machines ?
Certains évoquent, pour justifier le besoin de travailler plus, la compétition internationale, mais je trouve l’argument curieux : d’habitude nous n’acceptons pas le nivellement par le bas — qu’il s’agisse de démocratie, de droits sociaux ou de santé publique ; pourquoi l’accepter en matière de temps de travail ? Et ce d’autant plus que la productivité d’un Français est particulièrement élevée, probablement justement en raison de conditions de travail justes. De ce fait, un Français fait en moins de temps peu ou prou le même travail qu’un Américain, et il lui reste du temps à côté pour profiter de sa famille, épanouir sa créativité, entretenir son corps ou améliorer la société.
On ne fait pas une société pour gagner plus, mais pour vivre mieux. Là est notre différence fondamentale avec Nicolas Sarkozy.
NB : Après on peut tout à fait être critique sur la mise en œuvre de ce principe par la gauche plurielle, et force est de constater qu’il y a eu des ratés, en particulier auprès des plus précaires. Il reste que selon moi le principe est juste et on devrait y tendre. L’idée d’ajouter des jours de congés plutôt que de réduire la durée hebdomadaire est intéressante : au fond, c’est surtout les jours de RTT qui ont changé la vie des gens, pas le fait de rentrer une heure plus tôt le soir.
pour vous répondre : pour ces mots sur VGE, merci à steph . j’insiste, VGE, grand président (pour preuve, il nommat raymond barre 1er ministre) envers qui les médias ont pris coutume d’être peu disant. je vous conseille de lire « Les années Giscard », chez Fayard, écrit sous la direction de serge berstein, rené rémond et j-françois sirinelli.
cela ne signifie pas pour autant que j’ai autant d’admiration pour ce qu’il fit comme responsable politique par suite, notamment à la tête de l’udf, et que la pente « aristo » du style en fin de règne fut de bon aloi. ce fut un président réformateur, audacieux et courageux (IVG, liberté des prix, sme, etc.), et promouvant l’industrie, base d’une économie moderne et indépendante.
pour être plus exhaustif sur les « réformes » sarko : il y a aussi eu le texte sur la représentation syndicale et la loi de modernisation de l’économie.
la réforme sur la représentation syndicale était nécessaire et s’inscrit dans un mieux démocratique, à mon avis bien sûr.
par contre la « lme » est un vrai « foutage de gueule ». l’ami « juste milieu » en fit un billet, donc je vous invite à le lire. la fin de la loi galland – homme politique de grande qualité comme on en a plus bcp de nos jours (des dents vont grincer, mais je suis profondément loyal pour cet homme pour lequel je garde une grande estime) – c’est déséquilibrer les relations entre producteurs et grandes surfaces, n’apportant, juste milieu a encore raison, rien au pouvoir d’achat.
exemple d’une loi nocive, inutile, sauf pour les grands distributeurs, qui sied tant à N. Sarkozy…
@ KPM, il n’y a pas de sens de l’histoire, c’est une invention par formatage téléologique de qques intellectuels et religieux. l’absurde est plus réel (merci camus). l’important, c’est de lier progrès social et performances économiques, ces dernières permettant les progrès, et ne devant les réduire. la baisse du tps de travail n’est pas un progrès si la tension de l’accroissement de la productivité et la limitation des revenus en est le prix. par contre, une nouvelle semaine de congés payés serait un progrès tout en gardant l’espace tps hebdo. j’espère, cher KPM, que nous serons entendus.
merci à tous de vos mots.
spécifiquement pour victor et seb : il n’y avait plus de dynamique avec l’udf. pourtant producteur de grandes personnalités, ce parti se mourait de ses faux courants (car rien ne nous séparait sur le fond) mais vraies écuries.
le clivage participation au gouvernement/non participation m’intéresse fortement. sauf que pour participer, encore faut-il être accepté, que cela se fasse en toute régularité, et non par asservissement de parti et à sens unique sur les choix politiques. c’est ce que nous impose l’ump avec chirac puis sarko depuis 2002…
ce que voudrait aussi nous imposer le ps dans une alliance à sens unique, à laquelle je ne verrais moi aucun sens.
la réunion du centre gauche et du centre droit ? mais cette distinction n’existe pas ! seuls le ps et l’ump veulent nous le faire croire pour imposer leur système des 2 partis.
en toute franchise, je ne suis ni centre gauche ni centre droit. je suis Démocrate et ne me laisse enfermer dans une case par quiconque ! il ne s’agit nullement de m’inventer une intégrité, des idéaux ou une rêverie comme alibi de mon choix. ce sont mes valeurs, mes convictions : performance économique, progrès social, fédéralisme européen, préservation environnementale, le tout dans l’encadrement d’un Etat régulateur.
PS et UMP n’y répondent pas ou mal.
et je ne connaît pas de réussite politique par la facilité. la facilité en politique a un prix : la soumission et la servilité.
les Français attendent un nouveau Raymond Barre, d’aujourd’hui, pour pacifier et réformer, avec un caractère fort, indépendant, ayant le sens de l’Etat et de l’intérêt général. voyez vous cela à gauche ou à droite aujourd’hui ?
il n’y a que nous. alors osons !
et bien d’accord avec thibault pour une plate forme de rassemblement.
de Gaulle disait : « je n’aime pas les communistes pour ce qu’ils sont. je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne le sont pas. et les miens ne pensent qu’à s’enrichir… »
je suis démocrate, fort et fier !
D’accord à fond avec toi JP sur la nature même du projet démocrate tel qu’il doit se construire et s’enrichir!!Rien ne m’insupporte plus que de lire sur certains sites modem que ce dernier n’est ni de droite ni de gauche voire et de droite et de gauche! Ce n’est pas comme cela qu’on pourra penser un projet alternatif et surtout le porter devant les français déboussolés!Arrêtons de raisonner et de se positionner à travers ce prisme dépassé conservateur/socialisme ou droite/ gauche!Ce mouvement de rassemblement que se veut le Modem ne doit pas être un parti classique (d’ailleurs j’apprécie que le terme parti (démocrate) n’ait pas été retenu car trop connoté de par la création d’un énième clan ou écurie politique) et ne doit surtout pas s’identifier et se positionner par rapport à la droite et à la gauche mais constituer une formation centrale de la vie politique !Corinne Lepage disait très justement que le choix binaire que l’on veut imposer aux français est en fait un non choix et amène à un manichéisme et un choc frontal stériles qui obère toute vraie liberté de choix raisonné.L’affrontement binaire rassure nombre de français car il évite toute remise en cause des vieux schémas du siècle passé et reste source par essence de simplification et donc d’appauvrissement de toute réflexion intellectuelle dans un monde devenu extrêmement complexe…ah les trente glorieuses et le règne des Etats nations puissants avec un partage binaire du Monde que c’était rassurant…Alors oui le mot Démocrate doit devenir une réalité politique au sens noble de l’origine du terme (affaires de la cité)!
Les Français ne veulent pas d’un Raymond Barre mais d’un De Gaulle. Réformer pour réformer, non! La réforme ne doit suivre qu’un but, la grandeur de la France.
De plus le clivage droite/gauche existe tout comme centre gauche et droit. Le PS et l’UMP ne sont que le fruit de la bipolarisation qui tend au bipartisme, bien qu’a mon avis l’un des deux ne finissent par explosé, ce sont deux écuries présidentielles. Le tout est de faire une écurie centrale pensante et en passe de gagner.
Pour finir, je ne suis pas d’accord avec Seb. Les centristes n’ont pas à choisir entre l’inaction ou l’intégrité, ils doivent reconstruire un parti fort pour gouverner. L’enjeu est donc de savoir si le centre qui pensent 15% voir plus en France peut être un élément centrale d’un grand parti ou juste des charnière pour la gauche ou la droite. Mais cet enjeu ne peut tenir que si la prépondérance UMP PS est bousculé et si l’un des deux s’atomise.
Dernier point, démocrate pour le commun des mortels ne veut rien dire. L’électeur en est à gauche ou droite, le reste n’est que byzantine de centriste ou de démocrate.
Tout à fait d’accord avec JP et Steph. Si « Démocrate » ne veut rien dire en soi, il a au moins l’avantage de désigner un projet et un contenu. Tandis que je cherche en vain ce que veulent dire gauche et droite. Si quelqu’un peut m’expliquer ce qu’il y a de commun entre Simone Veil et Philippe de Villiers, et que Dominique Strauss-Kahn n’a pas… ou entre Olivier Besancenot et Jacques Delors, et que Jean-Louis Borloo n’a pas…
Rastignac, j’ai dû mal lire… le seul but de la réforme c’est… la grandeur de la France ?? Au secours ! Je pensais que le but de la réforme c’était plutôt de vivre mieux. On sait ce que la grandeur des nations a fait de ses enfants au cours des siècles derniers.
@ victor, kpm, steph : « démocrate » est un terme définissant une vision politique. il ne faut pas limiter le terme au mode de désignation des dirigeants. je te propose, victor, d’aller dans l’onglet « collectif » ou dès l’intro, notre « architecte » du blog présente par l’article « salut à toi le démocrate » ce qu’est l’identité politique « démocrate ».
par contre cela va faire « narcissique », vu l’auteur. mais c’est un hasard. tous les articles de nos amis rédacteurs du blog ont illustré, traduit, cette identité.
christophe, par exp, nous a produit un excellent double article sur le lien « humanisme » et « démocrate ».
grossièrement, l’être politique démocrate provient du 19è (mais il y a des prémisses, j’en convient, précédemment). né du libéralisme (liberté de pensée, économique, circulation, séparation des pouvoirs, etc.), il va au-delà 1 ) par le suffrages universel, soi la désignation par tous et la possibilité de tous de participer à l’action, direction politique. d’où le lien fréquent avec le terme « populaire ». 2 ) il assigne à l’Etat la charge de « l’égalité des chances » (santé, éducation, etc.) 3 ) l’Etat doit être impartial et protéger les tissus sociaux (associations, famille, etc.).
l’Europe et l’environnement sont devenus de nouveaux thèmes centraux avec le tps.
ainsi pour ma part, et ce qui se retrouve très svt parmi nos amis, et au-delà de l’aspect spécifique de la culture propre de ces nations, je me sens très proche des démocrates us, des new-labours britanniques, sociaux chrétiens du bénélux, démo-chrétiens allemands, libéraux polonais, etc.
concernant barre et de gaulle : barre se définissait comme un « centriste gaullien ». il est pour moi la continuité de de gaulle. impossible de les opposer, à mon humble avis.
je ne vois pas de pensée, de vision politique liée à une matrice géographique « gauche » « droite ». trop trivial, et changeant selon les thèmes et personnalités. c’est pour cela que le terme de « centriste » ne me plaît pas, ne me correspond pas. je ne suis pas une moyenne, pas forcément le modéré de service. il est des sujets où je serais très « pugnace ». or, cela ne se limite pas à moi. je ne connais pas de « démocrate » qui soit une moyenne non plus !
enfin, en effet, le système bipolaire, binaire, est plus que limitant. il est pour moi « castrant », incapable de dépasser une vision conflictuelle du politique, pour ou contre, « qui n’est pas avec moi est contre moi ».
nous avons un corps de pensée, une vision politique homogène, cohérente, que nous ne retrouvons pas au PS ou à l’UMP, qui ont leur propres « cohérences ».
alors comptons jusqu’à trois, les Français l’attendent, je m’en rend compte chaque jour. et dépassons nos petits pbs partisans bidons de la ventilation centriste.
Tous ces commentaires pourraient se resumer en une seule question:
Comment faire pour retrouver les 19% d’electeurs qui ont voté F.B au premier tour de la présidentielle de 2007?
Pour moi la réponse est la suivante:
- Affirmer haut et fort le leadership de François Bayrou au Modem
- Travailler tous et ensemble pour définir en quelques phrases simples et compréhensibles par tous ce qui politiquement , philosophiquement et socialement differencie le Modem du parti socialiste et de l’UMP.
C’est dans cette unique mesure que nous pourrons faire la preuve que le Modem est un parti INDEPENDANT.
PS: ne serait-il pas pertinent d’engager aussi une reflexion sur le nom de notre mouvement?
L’allem
Cordialement
L’allemagne de l’est se disait aussi republicaine et democrate
Ma derneiere phrase a ete coupée. Je voulais souligner qu’a mon sens le nom de notre mouvement est trop vague et peut confirmer cet aspect parti fourre-tout que certain veulent lui donner.
Confere le CENTRE DEMOCRATE ET HUMANISTE de nos voisins belges.
Cordialement
En effet Barre était gaulliste mais ce n’était pas De Gaulle. L’un représenta la grandeur, le second fut un grand premier ministre. Il faut donc les deux.
Pour répondre à « pablo », il y’a un gros problème, le MoDem n’a presque plus d’élus et ne garde comme figure forte que FB. Il faut donc dépasser le MoDem pour construire un plate forme de rassemblement aussi forte que le PS ou l’UMP.
Pour KPM, tu as bien lu. J’ai bien mis grandeur de la France. Le vivre mieux ensemble est un projet collectif que tout dirigeant ou aspirant à l’être tient comme objectif. Mais cet objectif n’est pas à mon sens une finalité, si ce n’est de faire de la France une nouvelle suite. Je me détermine comme Barre, « un centriste gaullien », et à mon sens la France est une idée. Cette idée porte sur la liberté du monde, le dialogue des cultures, le mieux vivre ensemble. Et à mon avis, nous ne pouvons limiter l’action politique à cela. Elle doit être porteuse d’un vision, d’une dimension collective, d’un espoir. C’est ainsi que la grandeur de mon pays est cette vision. Et pour faire simple, la réforme certes c’est pour le mieux vivre mais si nous voulons compter sur la scène internationale et rayonner à travers le monde, la réforme doit aller dans le sens du redressement nationale. Le point final du roman nationale est encore bien loin.
Pour finir, JP, vous avez mal compris ma réaction vis à vis du terme « démocrate ». Je n’ai fait que dire que l’électeur ne sait pas ce que cela veut dire et que nos dialogues sur ce terme ne sont que byzantine.