Obama : le rêve s’arrête, la conquête commence
Publié by Juste milieu juin 4th, 2008 in En campagne, Identité démocrate, blog politique, AilleursL’extraordinaire parcours de Barack Obama dans cette primaire démocrate a fait rêver le monde…
On peut d’ailleurs s’interroger sur la puissance médiatique planétaire de cet évènement qui a donné aux modestes Caucus de l’Iowa en janvier un retentissement tel que ne pourront jamais avoir par exemple le Congrès de Reims du parti Socialiste ou la désignation du futur Président du Conseil européen !
Signe de l’hyperpuissance américaine maintenue ?
Non, plutôt la persistance du rêve américain malgré ses limites avérées : société inégalitaire, excessive, protectionniste mais non protectrice, peu tournée sur l’altérité internationale…
Un rêve incarné par un « Kennedy black », signe de l’évolution démocratique de la société US , brillant archétype de réussite dans un pays où « tout est possible » malgré les inégalités. C’est la revanche, 40 ans après, de Martin Luther King mais aussi de Bob Kennedy qui n’avait pas pu tenter sa chance.
Maintenant la campagne va commencer avec la violence de l’affrontement de deux visions des USA et du Monde. Le handicap d’Obama face à Mac Cain est réel. Il est paradoxalement le favori dans les cœurs mais l’outsider dans les territoires et le mode de scrutin obsolète, ne va pas l’avantager.
Baraka pour Barack !














La dimension messianique des campagnes américaines est toujours troublante pour nous autres Européens et Français en particulier. La sécularisation de notre société génère des réactions souvent épidermiques face à ces grandes messes électorales et déclarations d’une “nation élue”.
Pourtant cette lecture bien française, dominante à gauche, est balayée par la force d’une espérance, la persistance du rêve américain que relève Juste Milieu et qui inspire jusqu’en France les nouvelles générations politiques.
Personnellement son inexpérience m’a gêné dans les premiers mois de sa campagne, elle me gêne toujours d’ailleurs. Cependant son parcours et ses discours équilibrés voire historique - notamment dans ses positions sur la ségrégation raciale - face aux attaques souvent pernicieuses du couple Clinton, force l’admiration. Le vent de l’histoire souffle en tous les cas pour Obama. Gageons que cette force morale qui semble le porter lui permette surmonter un mode de scrutin obsolète et un découpage territorial qui lui paraissent défavorables.