Premiers remords d’Hervé de Charette, à qui le tour ?
Publié by Juste milieu mai 17th, 2008 in Positionnements, Identité démocrate, mouvement democrateHervé de Charette est un giscardien historique, il a rallié l’UMP lors de sa création en 2002, lachant, sans hésitation, François Bayrou en début de campagne présidentielle . Ancien Ministre des Affaires étrangères sous Chirac , il a aujourd’hui quasiment disparu du paysage politique français actif. Cette semaine cependant, il a fait une déclaration violente contre l’UMP estimant que c’était un “parti autoritaire “au seul service de Sarkozy avec un direction “brejnevienne” exercée par Patrick Devedjian. Celui-ci lui a répondu tout aussi brutalement, et non sans humour, qu’il connaissait le prix des états d’âme de Charette :600.000 € (Nota : le montant du renouvellement de la subvention à son groupuscule , refusée par Devedjian).
Cet épisode assez cocasse, bien sûr montre la vassalisation implacable des ralliés de l’ex UDF à l’UMP et l’impossibilité d’exister -si ce n’est avec indépendance - du moins avec une certaine autonomie. Il est aussi implicitement un forme de remords sur une stratégie vouée à l’impasse.. On se souviendra aussi que Nicolas Perruchot a récemment déclaré après sa sévère défaite municipale à Blois que ses électeurs ne lui avaient pas pardonné son changement de parti et de camp en 2007 après la présidentielle. Au Nouveau Centre on veut encore y croire, on gonfle le torse en annonçant que l’on va présenter des listes aux européennes ou aux régionales, on annonce 7000 militants (ce qui veut dire sans doute moins de la moitié) pour 2000 élus ce qui montre bien l’échec du recrutement opéré en un an, et on s’accroche aux bonnes idées du projet présidentiel de Bayrou pour résister à la pensée unique sarkozyste….Seul Borloo à la tête de son petit mais toujours là - malgré sa dérive droitière - Parti radical tient à peu près le coup grâce à sa personnalité atypique. A qui le tour ?
Pendant ce temps là , la traversée du désert de FB se poursuit en agrégeant une nouvelle génération de militants politiques, en construisant un vrai parti neuf, en capitalisant auprès des Français, et en fourbissant les armes d’une flamboyance prête à resurgir.












Surtout que Perruchot n’est pas le seul à avoir payé son retournement de veste.
Il ne faut pas oublier De Robien à AMIENS et Cavada à PARIS qui a brillament culminé à 35 % dans le 12ème arrondissement.
Sans compter ALBERTINI à ROUEN qui a sans doute aussi été battu en partie en raison de sa main tendue à SARKOZY dès le lendemain du premier tour.
Cela devrait faire réfléchir tous les ARTHUIS et autres MERCIER.