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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Alors que la campagne municipale parisienne est bel et bien achevée, on peut à tête reposée revenir sur ce qui fut un des feuilletons de cette campagne parisienne finalement peu animée : l’alliance éventuelle de Bertrand Delanoe avec le Modem conduit par Marielle de Sarnez à Paris.
Car ce fut en effet le seul suspense de cette élection , Delanoë allait il être réélu seul ou marginalement avec ses alliés affaiblis des Verts ou en ouvrant sa majorité municipale au Modem ? Pendant toute la campagne le Maire de Paris a jeté le chaud et le froid, un jour saluant la démarche courageuse de Marielle de Sarnez « élue en 2001 sur une liste RPR » (ce qui est faux car il s’agissait d’une liste RPR-UDF bien évidemment ) et l’évolution du Modem, aujourd’hui parti de centre gauche , un autre jour dénonçant le manque de clarté du Modem et stigmatisant certains candidats ayant appartenu au système chiraco-tibériste..Un jour saluant la compatibilité des programmes , l’autre s’offusquant de critiques formulées sur son bilan par les candidats Modem Philippe Meyer ou Jean Peyrelevade . Ce dernier avait en effet eu l’outrecuidance de comparer l’action économique de la Ville de Paris à une voiture avec de superbes chromes et carrosserie mais pas de moteur…Pendant ce temps là la tête de liste Modem avait peu à peu tracé le contours d’un partenariat avec Bertrand Delanoe autour de lignes d’actions communes, marquant son éloignement avec le projet de Panafieu et les méthodes de débauchage de début de campagne. Tout ceci avait été dit on ne peut plus clairement par Sarnez la semaine avant le premier tour lors d’un meeting à la Mutualité et surtout dans un interview au journal Libération. Fin de ce jeu de « je t’aime ,moi non plus », le 10 mars après midi , Delanoe se ferme comme un huitre, il n’y aura pas de fusion de listes avec le Modem mais on proposera après le deuxième tour un « partenariat original » aux élus Modem en sachant qu’il n’y en aura pas ou quasi.
Du coup la victoire de Delanoe le 16 mars sera perçue par tous comme une victoire certes incontestable mais sans panache car il ne conquiert aucun nouvel arrondissement. On est bien loin du « devoir de rassemblement » qu’il appelait de ses voeux le soir du 1er tour. Une fusion avec le Modem lui aurait, c’est une quasi certitude permis d’emporter plusieurs arrondissements tels le 1er, 5ème, 15ème, 17ème ou le Modem avait fait entre 7,5% et 15% des voix et qui ont été perdus dans un rapport de force de l’ordre de 47,5%/52,5%. Tant pis pour les 4 femmes socialistes qui menaient le combat dans ces arrondissements : Delanoe, après en avoir discuté avec Lionel Jospin et ses barons parisiens (Vaillant, Bloche..) avait décidé, in fine, de privilégier la stratégie interne au PS (s’opposer à tout prix à Royal et sa politique de la main tendue au Modem).

Au même moment Martine Aubry que l’on disait auparavant assez peu ouverte au sein du PS décidait malgré son score historique de 46,5% au premier tour à Lille, de fusionner sa liste avec les Verts et le Modem . Succès total puisqu’elle atteindra près de 67% au 2ème tour et encore plus important se place d’un seul coup en troisième position dans un sondage réalisé auprès des sympathisants socialistes pour briguer le poste de 1er secrétaire…

Le Modem parisien se relèvera de cet affront mais Delanoe a peut être commis son premier faux pas dans sa soif de conquête.

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5 commentaires à “Retour sur le refus d’alliance PS-Modem à Paris”

  1. 1 Hervé Torchet

    Je ne trouve pas que Sarnez ait été assez claire. Honnêtement, ça restait ambigu, même si on voyait bien vers où ça penchait.

    En fait, étant donné que plusieurs têtes de listes d’arrondissement ont fait toute leur campagne en énonçant qu’elles se maintiendraient au second tour quoiqu’il arrive, il aurait fallu que Marielle en dise autant, car c’est là que l’absence de clarté s’est nichée finalement.

    Résultat : des moyens considérables déployés pour avoir une seule élue : Marielle elle-même, c’est beaucoup d’efforts pour peu de résultats. Dommage.

    Mais le MoDem continue et j’avoue avoir été heureux que Quitterie Delmas ait pu prendre le relais dans les médias durant toute la semaine y maintenir notre voix.

  2. 2 Luc

    D’accord avec l’article. Pas du tout d’accord avec Hervé.

    Tout le monde l’a vu, toute le monde le sait : Marielle a fait exactement ce qu’il fallait pour montrer que le Modem voulait un accord (sans évidemment qu’il ne se déshabille complètement). Tout autre affirmation n’est qu’argutie qui veut noyer le poisson.

    M. Delanoe a montré que plutôt que de respecter le minimum de démocratie et
    de logique (je parle de la logique des votants parisiens), il préférait obeir aux ordres de je ne sais quel éléphant de Gauche, peu concerné par l’élection à Paris.

    Il a humilié Marielle, qui ne s’attendait pas à une telle petitesse.
    Moi qui l’aimait bien pourtant, je ne voterai jamais pour B. Delanoê pour toute élection future.

    Il ne m’a évidemment pas échappé que Ségolène, avec tous ses défauts, était
    toujours là quand il fallait mouiller le maillot, et qu’elle n’avait besoin de demander
    la permission à personne quand il s’agissait de ne pas être petit esprit.

  3. 3 L'Hérétique

    D’accord avec Luc. Je perçois les choses à peu près comme lui, à un détail près : je pense que Marielle a été naïve avec Delanoë et n’a pas vu l’apparatchik du PS derrière une apparence lisse.

    Au moins, désormais, le sait-on.
    Je pense que l’on aurait du davantage mener une campagne indépendante.

  4. 4 Ensemble, Maintenant!

    Etre démocrate aujourd’hui tout en gouvernant efficacement et justement: c’est possible avec le collectif Ensemble maintenant!

    A très bientôt pour la présentation d’un nouveau projet politique et
    organisationnel pour la Fédération de Paris!

    Ensemble, Maintenant!
    Pour un renouveau démocrate.

    « Le seul mauvais choix est l’absence de choix.
 »
    Amélie Nothomb

  5. 5 Chrifran

    Bonjour à tous,
    Entièrement d’accord avec le post.
    Je pense qu’à Paris, nous sommes fait avoir comme des BLEUS par naïveté : moi le premier, je le reconnais, j’aurais assez facilement fait confiance à Delanoë dans sa capacité à prendre en compte les forces existantes « pour le bien de la ville » [tel que l'a fait Martine Aubry].
    Eh bien, ma déception est grande.
    Je ne cache pas que, a posteriori, je regrette le peu de véhémence de notre campagne [sans tomber dans le bas-étage genre pannaf', il nous aurait été facile d'appuyer plus fort où le bilan de Monsieur Paris-Plage pèche : on ne l'a pas fait].
    Et Delanoë s’est comporté comme malheureusement se comporte bon nombre de politiques : en pesant à l’étape d’après [différenciation avec des concurrents; maitrise des choses au sein d'une majorité] : dont acte, nous saurons faire preuve de mémoire.

    Maintenant, à nous de nous reconstuire. De faire constater cela au plus grand nombre [pour info, mon frère (plutôt PS ramené vers le MODEM pour les Présidentielles et qui admet que Marielle dit des choses intéressantes) n'a pas cette lecture : "Delanoë l'avait dit, il fallait qu'elle s'allie au 1er tour". Mais, dans ce cas, tu comprendras que je serai au PS, comme tout le MODEM et il n'en est pas question parce que je ne suis pas d'accord sur plein de points avec eux? "C'est vrai." Et ça justifie qu'il fasse ainsi réélire Tibéri? "Ah ça, c'est pas lui, ce sont les électeurs de toutes façons dans l'Ouest de Paris..." OK, OK, ce n'est pas gagné!].

    Delanoë symbolise la politique de la quête du Graal ou d’une course qu’il faut gagner…
    Il faut gagner, être le 1er versus tous les autres qui, de fait, doivent être, par tous les moyens, empêcher de pouvoir ne serait-ce que penser vouloir la place au chaud…
    Moi, je vois encore la politique comme une entrée en religion pour le bien de la Cité : exercice pas facile (parce qu’il y a tant de spécificités individuelles, de grilles de lecture, d’opposition..) mais intéressant et épanouissant…

    Peut-être que ça viendra un jour; probablement sans Delanoë…
    Peut-être que ça ne viendra pas, et je serai très déçu…
    A nous de prêcher la bonne parole et de nous assurer que ce socle de valeurs « minimum » soit partagé par TOUS [du 1er des militants au 1er des élus] et que ceux qui ne le partagent pas [militants comme élus ou voulant l’être) retournent d’où ils viennent (parfois nulle part).

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