Humanisme et démocratie (II)
Publié by Christophe mars 13th, 2008 in Identité démocrateII / L’humanisme ? Une question de méthode.
Osons d’abord le dire : que l’humanisme véritable est l’amour en l’homme de quelque chose de plus et d’autre que l’homme même, faute de quoi l’on retomberait dans cette tautologie vide que nous avons dénoncée plus haut. Oui, l’amour de l’homme est l’amour de ce qui en l’homme passe et dépasse l’homme donné, ou supposé tel, et le véritable humanisme consiste à chercher et à montrer ce qu’est cette “chose-là ” qui passe l’homme en l’homme même. Il n’est donc aucun humanisme possible pour qui n’aurait pas le sens de l’absolu - qu’il s’agisse de Dieu, de l’esprit ou de la raison, de la liberté, de la moralité, ou du génie inventif. On ne peut aimer l’homme qu’à la mesure et au nom de ce dont on l’estime porteur : l’amour de l’humanité en l’homme consiste ainsi et d’abord en ce qu’on reconnaît en tout homme et comme “homme” une promesse, à reconnaître qu’un homme vaut par l’avenir qu’il porte - d’intelligence, de bonté, de génie créateur, d’amour, de dévouement, de liberté, de dignité, que sais-je… “On n’aime jamais personne”, dit Pascal, “mais seulement des qualités : autrement ce serait injuste”. Ainsi l’amour de l’homme ou le souci de l’homme n’est rien d’autre que l’amour ou le souci de l’absolu, d’une (ou de) valeur(s), dont il est le dérivé indirect et inconscient. Et si l’on ne cherche pas à déterminer plus avant cet absolu ou ces valeurs - ainsi qu’on le fait lorsqu’on se contente de le ramener tautologiquement à “l’homme” lui-même - alors on n’aime rien d’autre qu’un vocable creux.
Il n’y a donc pas d’autre humanisme que celui qui cherche sans relâche à définir ce qui vaut (ou l’absolu) en l’homme, et non celui qui pense que c’est “tout trouvé” et croit déjà le savoir, c’est-à -dire en fait refuse d’y penser : tout comme, peut-être, le croyant n’est tel qu’à approfondir la connaissance de son Dieu, et non celui qui se contente de s’autoproclamer tel. Or définir l’absolu, définir ce qui vaut, d’une manière générale, cela porte un nom : c’est promouvoir ou établir le Droit. Et c’est la tâche, la noblesse, et l’essence même de la politique, comme entreprise commune de définition et de réalisation d’une idée ou d’un idéal déterminé de l’homme.
Il me semble en effet que la politique, au sens fondamental et le plus élevé du terme n’est pas et ne devrait pas être autre chose que cette recherche visant à déterminer ce qui est absolu en l’homme, à définir des valeurs, et non à les croire toutes faites ou évidentes, et bonnes seulement à appliquer : car en général ce qui est “tout fait” est justement par là très peu pensé, très indéterminé, et appliquer l’indéterminé, c’est faire n’importe quoi… notre Président de la République, par exemple, qui croit toujours très bien savoir ce que sont les valeurs, l’a assez prouvé par ses contradictions idéologiques et politiques permanentes.
Ainsi seulement la politique est véritablement “humaniste” : non dans l’application de valeurs prétendues évidentes et prédéfinies, mais dans leur recherche collective. Et c’est cela la tâche politique, cette tâche millénaire de détermination de ce qui compte vraiment en l’homme. Il n’y a pas d’autre question politique que celle-ci : quel homme, quel type d’homme, voulons-nous ? A quel absolu, à quelles valeurs, faut-il le référer ?
Je sais, ce terme d’absolu peut faire peur, car tout de suite se profile l’épouvantail du dogmatisme et du fanatisme. On a tort : car le problème n’est pas dans l’absolu lui-même ou dans le fait de chercher à le déterminer, mais seulement dans la manière dont on s’y est pris jusqu’alors pour le faire.
Il suffirait peut-être en effet de reconnaître que cet absolu qu’il faut chercher à déterminer en l’homme pour être véritablement “humaniste”, il n’appartient à personne en particulier de le déterminer seul, mais que cela suppose discussion collective et régulière : et cela s’appelle démocratie.
Tous les régimes ont prétendu gouverner pour le bien de “l’homme”, de l’idée d’homme en tout cas que chaque communauté se faisait. Mais tous prétendaient savoir par avance ce qu’il fallait à l’homme pour être tel. La démocratie au contraire n’est pas le régime de ceux qui savent déjà ce qu’est ni ce que doit être l’homme, et tâchent seulement de l’”appliquer”, mais le régime de ceux qui le cherchent, encore et toujours, régime “provisoire” par excellence, donc : non de ceux qui “appliquent” une définition déjà fournie ou trouvée par quelques uns, mais de ceux qui osent dire qu’elle est encore à trouver, à chercher, et à chercher collectivement, par tous. Il en va donc de l’humanisme comme du Bien public, ou de l’Etat : ceux qui ont à y devenir sujets doivent aussi en être les décideurs souverains. Donnons-nous une démocratie, et nous aurons peut-être, enfin, une chance de savoir ce qu’est l’humanisme.
Ainsi donc l’humanisme n’est ni une réalité prédéterminée dans le passé, ni cette représentation indéterminée qui en tient lieu aujourd’hui : le véritable humanisme est encore à déterminer, et à venir, mais à venir démocratiquement. L’humanisme en effet n’est pas une position de principe ni un point de départ, mais un point d’arrivée et une tâche ; non un titre de propriété, une identité, une étiquette ou un sacrement, un capital (moral) ou une rente intellectuelle de situation (”je suis humaniste”) : mais, encore et toujours à inventer, il est un travail et un but de recherche (”tâchons de savoir ensemble en quoi cela pourrait consister”). On ne peut donc pas se réclamer de l’humanisme, comme si celui-ci était déjà tout fait, un trésor figé et déposé quelque part, et qu’il suffirait de revendiquer pour son compte : on ne peut que s’activer à le définir et à le justifier. Etre humaniste, ce n’est pas savoir mais chercher à définir ce qui est absolu en l’homme, ou ce qu’il y a d’absolu en l’homme. Et ce travail est celui de la démocratie elle-même, et d’elle seule.
Pour échapper en effet aux pièges symétriques du dogmatisme et du fanatisme d’un côté, et du scepticisme facile de l’autre, il faut et il suffit de faire de cette recherche de détermination de “ce qu’est vraiment l’homme” une recherche collective : et cette recherche non dogmatique, mais non sceptique non plus, c’est la démocratie. La démocratie n’est donc pas un régime humaniste : c’est un régime pour définir l’humanisme, c’est un régime qui cherche à le devenir. Il ne s’agit pas d’abord d’y “faire” le bien de l’homme - cela, tous les régimes l’ont toujours prétendu - mais avant tout de chercher à savoir ce qui est bon pour l’homme. C’est le propre de l’enfant ou de l’esclave, d’ailleurs, que d’attendre d’un autre la définition et la réalisation de ce qui est bon pour lui : la démocratie, elle, suppose l’individu adulte et responsable, capable de définir le bien, c’est-à -dire de chercher à savoir ce que doit être l’homme. De ce point de vue, elle ne saurait être non plus le régime qui se fonde sur “les Droits de l’Homme” comme sur un texte sacré et intangible, une table de la Loi fixée et figée une fois pour toutes : elle est le régime qui cherche à les fonder. Ce n’est pas parce que l’homme a des droits, mais pour qu’il en ait, que l’on est démocrate : pas parce que l’on est humaniste, mais pour le devenir. La démocratie est ainsi le seul moyen de trouver une solution à la question de l’homme, au-delà des solutions dogmatiques du passé, ou de l’absence de solution du présent.














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AIDER SEGOLENE C‘EST MAINTENANT : le meilleur investissement pour demain.
“le PS ” ne l’aidera pas (voyez par exemple l‘ hebdo des socialistes).
Quant aux médias ? Il vaut mieux donner à Ségolène la possibilité d’avoir les siens. Les moyens de se faire mieux connaître et mieux faire connaître sa synthèse politique à tous les français. CELA COUTE.
Il n’y a pas de fatalité : POUR UNE MEILLEURE POLITIQUE.
Les « amis » de $arkozy l’ont aidé financièrement pour pouvoir être élu : il n’y a pas de miracle, pas même en politique.
Bien sûr individuellement on n’a pas leurs moyens mais nous pouvons être beaucoup plus nombreux a verser des sommes si petites soit elles qui serviront à gagner les prochaines batailles.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=participer_adherer
Le « PS » ( les anciennes mentalités qui le dirige) écarte Ségolène des médias (pire il la dénigre) et les médias ne peuvent que subir cet état de fait.
Ségolène à fait le choix du peuple, des sympathisants et militants sans compromission, refusant ce « PS » conservateurs les « anciens » voudraient monopoliser.
C’est maintenant que cela se joue : ou CA PASSE ou … ;
Ségolène ne se compromettra pas par manque d’argent, offrons lui tous les outils et les meilleurs, dont l’argent n’en est pas un des moindre.
Nous ne sommes pas seuls, j’ai envoyé une demande de soutient financier aux amis de Ségolène (dans l‘espoir aussi qu‘il diffuse une collecte de fond, sans doute y ont-ils déjà pensé) : P. Menucci, A. Filipetti, V. Peillon, N. Vallaud-Belkacem, G. Gorce, J.L. Bianco, D. Baltho, F. Rebsamen, D. Assouline, M. Sapin, D Bertinotti, J.P. Mignard , Désirs d’ Avenir et Ségolène Royal, mes quelques adresses mails dont des incertaines.
Je poste sur Internet partout ou je peux.
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Imaginez une France avec les « anciens » du PS , le cauchemar avec Sarkozy et consort.
Et maintenant, le fruit de nos investissement :
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