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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






Le gouvernement veut réformer les régimes spéciaux de retraites. Pour rappel, c’était une volonté de François Bayrou, conscient notamment de cette réalité sociale et économique, lors des élections présidentielles.

Les syndicats appellent à la grève, y répondent les personnels profitant de ce régime de faveur, « spécial », et des fonctionnaires.
Or :
- personnels du privé et fonctionnaires sont sur le même pied d’égalité : 40 annuités
- la réforme Fillon, sous le gouvernement Raffarin, autorise l’évolution progressive vers 42 annuités pour le privé
- le régime des retraites est par répartition : les actifs d’aujourd’hui côtisent pour les retraités actuels
- la démographie fait qu’il y a moins de côtisants pour plus de retraités
- l’évolution des taux fait que les retraités d’aujourd’hui touchent plus qu’hier.
- un retraité d’aujourd’hui est donc, pour la majorité (car il existe des cas minoritaires contraires), une pesonne qui a côtisé moins longtemps que ses aînés et ses enfants, moins (taux) sur ses salaires que ses enfants, pour une retraite beaucoup plus longue et beaucoup plus rétributrice
- chaque année l’Etat prélève d’importants fonds sur la caisse des retraites du privé pour équilibrer celle du public : le privé côtise donc particulièrement pour le public… l’inverse n’existe pas.
- ce qui produit ce résultat que 70 % de la richesse en France appartient aux 60 ans et +

S’agit-il d’une quelconque égalité ? d’un progrès social pour les travailleurs d’aujourd’hui ?

Quels sont les arguments des grêvistes ?
- « si on touche à leur statut, ce sera pire pour les privés demain… »
sauf que c’est déjà pire pour le privé, et les fonctionnaires, aujourd’hui. Les privilèges des uns empêchent que ce soit pire pour les autres ?
- « les revenus sont moindres dans les entreprises publiques » : faux, les moyennes des salaires des cadres B et C sont supérieurs à ceux du privés, qui n’ont pas, eux, l’emploi à vie !
-
« les autres travailleurs n’ont qu’à avoir les mêmes privilèges qu’eux ». Et qui va t on pouvoir racquetter pour ce délire de privilégiés en total décalage d’avec le vécu des travailleurs du privé ?
- « y a ka » augmenter les côtisations : bin voyons, les autre, qui n’ont pas nos privilèges mais côtisent pour nous, n’ont qu’à payer encore plus… et si on augmentait les côtisations, à proportion du privilège, de ces salariés « spéciaux » ?- le seul vrai argument, c’est leur pouvoir de nuisance en bloquant lepays par des grèves !

La majorité des Français est écoeurée par cette grêve ? : « La majorité n’a pas toujours raison » m’a répondu un syndicaliste… Mais elle a raison quand elle est en accord avec soi, pas vrai ? : « une bonne opinion, c’est mon opinion partégée par les autres, n’est ce pas ?

Les syndicats, oeuvrant pour ces seuls privilégiés et non pour les travailleurs du privé ou les chômeurs, représentent moins de 5 % des actifs…

« Ceux-ci ne sont forts que parce que l’Etat est faible ». (1)

Une saine démocratie voit vivre en elle un ou des syndicats forts, participant à la réforme du pays dans le but de l’amélioration des revenus et conditions de travail des actifs et chercheurs d’emplois. Les pays nordiques, les trades unions britanniques, ig metal en allemagne, sont la preuve que des syndicats peuvent être forts et discuter avec les gouvernements dans la voie de la réforme.

Le parti démocrate que nous voulons devrait se donner pour tâche de faire évoluer les syndicats dans cette voie : c’est d’un syndicalisme partenaire dont nous avons besoin…

(1) Bernard Zimmern, « La dictature des syndicats », albin michel

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