Juste une mise au point
Publié by JP août 21st, 2007 in Idées fortes, Identité démocrate, Pour et contre, Revue de presse, mouvement democrate, MoDemPetite mise au point après le passage d’un ami en notre belle province normande. Ce dernier, d’origine vendéenne fraichement émigré à Paris, proche de l’UDF, m’a interpellé, au sens de faire réfléchir, sur quelques points. Je me suis dit que ses interrogations étaient sans doute partagées par d’autres au sein de l’UDF (il suffit de lire les états d’âme de D. Bariani dans Le Figaro), impétrants du MoDem, ou électeurs de Bayrou désarçonnés.
Ses propos tournaient autour de deux points :
1 ) “Une seule tête” :
- la personnalisation excessive, du mouvement démocrate (de l’UDF au MoDem), qui ne tournerait qu’autour de François Bayrou.
- la limitation des ambitions de ce courant politique aux ambitions présidentielles de F. Bayrou
2 ) le MoDem :
- le non soutien explicite de F. Bayrou à N. Sarkozy pour le 2d tour des présidentielles
- le lancement du MoDem avant les législatives
1 ) Je dois reconnaître que l’UDF a, ces dernières années, souvent laissé un goût de personnalisation excessive, une impression que seul F. Bayrou peut et doit exister. Je ne suis pas sûr que ce soit dû à la volonté de ce dernier. Souvent, l’entourage peut être plus royaliste que le roi…
Pour l’avenir, il me paraît évident que le MoDem devra mettre en avant la richesse de ses différentes personnalités, sa pluralité. Cette richesse existait déjà au sein de l’UDF et le montrer aurait renforcé la qualité de son leader.
On ne peut avoir pour ambition d’incarner le courant démocrate sans laisser le libre débat et l’émergence de différentes personnalités, en interne. Cela permet en outre une nécessaire régénération permanente. Mais on ne peut par contre être crédible pour les citoyens si le MoDem devient le parti d’un “infantile bordel” et de la remise en cause permanente de son Président.
Le débat et les confrontations en interne, oui. Le chacun pour soi en externe, non !
Mais parler des ambitions de Bayrou, relevant d’un égotisme et égocentrisme particuliers, c’est être manipulé par les sarkoziens et leurs serviles médias.
Lors des élections présidentielles, la tactique sarkozienne était de faire ignorer F. Bayrou par les médias, le montrer comme un simple ambitieux, dont la stratégie d’unir des personnalités hors des couleurs de partis relevait du fantasme naïf.
- Assaillie par des sondages prouvant une adhésion croissante des Français au projet de Bayrou, la presse a été obligée de parler du leader démocrate, pire, de le laisser s’exprimer. Cela n’a pas empêché les médias d’insister sur un Le Pen forcément 3è homme, voire présent au second tour (avec la bénédiction de l’UMP et du PS). De même quand Bayrou menaçait clairement S. Royal pour l’accès au 2d tour, on ne parlait plus de la légèreté de celle-ci. Au contraire, on lui trouvait des qualités…
Certains journalistes se sont même fourvoyés : Baverez voulant une réforme de l’Etat, la lutte contre la dette, une politique économique industrielle (bref le programme de Bayrou), qui soutient offciellement sarkozy en repoussant ostansiblement Bayrou, et qui aujourd’hui se drape dans un silence coupable devant l’accroissement de la dette… Ou encore C. Pégard, devenue conseillère de Sarkozy, elle qui régnait sur les pages politiques du Point : quand la porte-parole du candidat a pris la place de la journaliste ?… lors du rachat du Point par l’ami Pineau-Valenciennes ?
- avoir des ambitions quand on se présente aux élections présidentielles, n’est ce pas naturel ? Dans ce milieu, à ce stade, un fort égo n’est-il pas la loi du genre ? Sarkozy et Royal sont-ils moins ambitieux ?
La survie, au sein de l’UMP, n’est-elle pas liée à la soumission à son chef ?
Et ce qui était naïf, impossible, avec Bayrou, comment se fait-il que Sarkozy le fasse à présent ? Sarkozy avait compris que, pour que sa droite gagne, il fallait se substituer à Le Pen auprès de ses électeurs : à droite toute ! Mais pour avoir le soutien des Français à son action présidentielle, faire du Bayrou !
Gageons que le naturel, les exigences de l’UMP, lui fassent ôter les habits du François pour ceux du Nicolas : la désaffection des Français suivra…
2 ) Les personnalités de l’UDF, après le 1er tour, ont mal agi.
Qu’ils déclarent apporter leur voix à Sarkozy ne posait pas de problème. Mais apporter publiquement, en l’explicitant tout particulièrement, leur soutien à celui-ci, était une faute politique, empêchant notre volonté d’indépendance. Le score de Bayrou n’a été possible que par le rassemblement sous son nom d’électeurs du centre-gauche au centre-droit, à des attentes autres que l’habituel UMPS. Se constituait ainsi réellement un électorat “démocrate”.
Les électeurs venant de la gauche, à force de voir ces soutiens à Sarkozy, commençaient à se demander s’ils n’avaient pas été manipulés : est ce que toute cette affaire n’a pas été en fait un hold-up de leurs voix pour les apporter au candidat de l’UMP ? étaient -ils devenus les soutiers de l’UMP ? n’avaient-ils pas été manipulés “à l’insu de leur plein gré” ?
F. Bayrou s’est retrouvé dans l’obligation de rectifier le tir pour prouver la vérité de sa (notre) démarche. Je regrette toutefois qu’il soit aller trop loin en disant qu’il ne vôterait pas Sarkozy : nous eussions préféré qu’il restât dans le choix libre de ses électeurs. Il donnait ainsi un alibi aux “Emigrés”. Je ne confond pas, pour ma part, cause et conséquence.
Je n’ai pas d’avis tranché sur l’opportunnité de lancer le parti démocrate avant les législatives. Toutefois il ne s’agit pour moi que d’une question de dâte : nous sommes de chauds partisans de la constitution d’un parti démocrate.
N’oublions pas que les sarkoziens avaient imposé un texte liant tous les députés, à souhaiter l’étiquette majorité présidentielle, donc ne pas avoir de candidat UMP contre eux, à vôter tous les budgets, à être aux ordres.
Accepter cela, c’est s’interdire la liberté de choix, ne plus être les représentants des démocrates mais les supplétifs de l’UMP, l’alibi modéré. Voyez le Nouveau Centre qui ne pourra exister à présent financièrement, donc politiquement, que soumis à l’UMP.
Finalement, pouvions-nous ne pas lancer le MoDem avant les législatives ?
La gauche est otage de son idéologie quand la droite l’est de ses intérêts. Je suis persuadé que l’offre d’un parti démocrate répond à l’attente de la majorité des Français. A nous de faire exister ce mouvement social-libéral, européen, environnemental, moderne et progressiste.












analyse bien pertinente, je suis ok, c’est bien vu et dit.
Effectivement, belle analyse, avec une note d’espoir lucide à la fin.
Il y a en effet une légitimité, un sens, un espace pour ce que nous faisons.
Superbe billet!
Bien à vous
Trés beau billet, en effet.
Sur la personnalité de BAYROU, je crois qu’il faut reconnaitre que si nous existons aujourd’hui (et le Nouveau Centre aussi), c’est uniquement grâce à lui.
Je ne vais pas revenir sur les trahisons des uns et des autres en 1998, 2002 et 2007 mais je pense que cela explique en partie ce sentiment de personnalisation du parti.
De surcroît, je pense que la logique de la V république veut que l’élection présidentielle accentue cette personnalisation.
Si on veut gagner cette élection, on est obligé, selon moi, d’avoir un seul chef de parti, ce qui n’obére pas la mise en avant de nouveau talent.
Je suis trés sensible à l’idée de nécessaire régénération permanente.
Sur l’absence de soutien de BAYROU à SARKOSY, je lui donne totalement raison (peut-être parce que je n’ai pas voté SARKOSY).
Compte tenu de la campagne qu’il avait fait, il ne pouvait pas appeler à voter pour ce dernier.
Je tiens à rappeler qu’en février dernier, Jack LANG avait écrit un article en appelant les électeurs de gauche à ne pas voter pour BAYROU car, selon lui, il retournerait après l’élection dans le giron de la droite.
Aujourd’hui, les socialistes rallient en masse la Président de la République et le seul qui n’ait pas retourné sa veste, c’est BAYROU.
Je pense que cela peut être notre fierté.
Sur le lancement du MoDem, peut-être le moment était-il mal choisi mais alors QUAND fallait-il le faire ?
Il fallait bénéficier de la dynamique des présidentielles, et déjà beaucoup de gens saturaient sur la politique.
Après les législatives, tout le monde ne pensait qu’aux vacances et à l’automne, les électeurs auront tourné la page, ne commençant à penser qu’aux municipales.
Non, vraiment je ne vois pas à quel moment plus opportun cela aurait pu se faire.
Permets-moi JP de saluer cet ami d’origine vendéenne, un fort beau département s’il en est…
Bien que n’étant pas vendéen, (j’imagine qu’il n’y pas de lien de corrélation entre « propos tenus » et « origine provinciale »), j’aurai pour ma part quelques remarques à exposer à cet article, au sujet duquel nous pourrions en effet assez facilement souscrire.
Sur la personnalisation, il faut, comme le souligne JP, se garder de « l’infantile bordel » que l’on peut retrouver par exemple chez les écolos.
Mais sur ce point, il convient à mon sens de rappeler le contexte.
Deux temps doivent être isolés: celui de la présidentielle et celui des législatives.
Que la personnalisation ait jouée à plein lors des présidentielles, c’est bien normal. Rien ne saurait justifier que l’on puisse en tenir rigueur à F. Bayrou.
La présidentielle, c’est la question d’un homme face à un peuple.
F. Bayrou a réussi à marquer sa présence, et ce, malgré le mauvais jeu médiatique (Cf. les développements de JP). A ce titre, nous ne pouvons que saluer la performance.
Quant aux législatives, la question est autre. Il s’agit de candidats, dans leur circonscription respective face à leur électorat.
Au lendemain des présidentielles, dans l’engouement des 18,6 % (de mémoire…) du candidat UDF, l’euphorie a fait son œuvre.
Avoir créer le Mouvement Démocrate, à cette période, était à mon sens un pari plus qu’improbable. Dans une telle entreprise, et contrairement à ce que tu évoques JP, je pense que le choix de la date est un choix stratégique.
Comment l’électeur « lambda », pouvait-il identifier un parti nouveau né, dont le positionnement sur l’échiquier politique pouvait lui sembler une inconnue, une inconnue sujette aux doutes, d’autant plus forts, qu’ils furent alimentés par les désertions successives ?
Maintenir l’UDF en l’état, était confronter les élus, aujourd’hui au nouveau centre, face à leur réalité. C’était aussi maintenir « unie » autour de F. Bayrou une équipe de personnalités identifiables.
Pour pallier à cela, et par le fait des choses, il y a eu selon moi, sur médiatisation du candidat F. Bayrou.
Il y a-t-il eu dans cette affaire, manifestation d’un égocentrisme surdimensionné ? Je ne crois pas. Qu’importe en fait, en politique, ce « travers » est assez partagé !
Enfin, sur la question de la maladresse ou plutôt de la faute de l’entre deux tours, portée à l’encontre de N. Sarkozy, elle est je pense évidente, et a sûrement dans une certaine mesure joué le jeu de N. Sarkozy, nul n’est besoin de disserter la dessus.
Au final, je pense aussi que « (…) l’offre d’un (…) mouvement social-libéral, européen, environnemental, moderne (…) » et pragmatique (progressiste, ça fait socialiste !) répond à une attente.
essentiellement en accord avec tes propos, je reste dubitatif sur ton opinion, david, concernant la dâte de lancement du MoDem. Tu as raison de rappeler les contextes : de ce fait il faut rappeler celui du lancement du MoDem que j’ai cité dans l’article. L’UMP, en menaçant les députés UDF de présenter des candidats contre eux, les a obligé à signer un contrat contre nature les obligeant à porter l’étiquette “majorité préidentielle” et les interdisant du droit de censure à l’assemblée.
si bayrou fait une erreur en allant trop loin par sa déclaration pour le 2d tour (ne votera pas sarko), l’ump a surtout pu compter sur la servilité, le manque de courage et la volonté de protection de rente de situation des député udf, lâchant bayrou, leur parti, leurs militants.
certains ont aussi perdu des électeurs en court de route…
guillaume, nos électeurs se sont partagés, au 2d tour, entre ségo, sarko et bulletin blanc. aucun d’entre nous ne peut pour autant se féliciter de la déclaration de bayrou qui laisse à la fois la liberté de vote mais en même temps indique ne pas vouloir voter sarko. cela me rappelait chirac en 1981…
Si, moi je m’en félicite car il est resté cohérent avec lui même.
J’ai beaucoup appprécié ton post, JP. Je pense que ces interrogations de Vendée sont riches… MAIS j’aimerais qu’on parvienne à tourner la page!
Je ne sais combien de fois ces questions m’ont retourné la cervelle. Bayrou [et/ou le couple Bayrou/De Sarnez] est-il un monarque absolu? La trahison de ses lieutenants vient-il de l’incapacité à intégrer dans leur périmètre de réflexion des “extérieurs” (qui pourtant ont fait, pour beaucoup, la preuve de leur adéquation idéologique), craignent-ils que d’autres leur fassent de l’ombre? Et même, sont-ils aveuglés par leur “nous ne sommes pas les autres” au point de ne pas voir qu’ils s’entourent de creuvures?
A titre personnel, c’est LARGEMENT Bayrou qui m’a amené à l’UDF et au Modem maintenant. Avant, si j’ai voté Bayrou, je n’étais pas allé creuser ce qu’était l’UDF parce que trop “sous UMP (ou RPR avant)” (en tous cas, c’est ce qu’on pouvait voir même si les idées n’ont jamais été celles-là). Donc, c’est lui qui a insufflé une nouvelle image, une envie de construire la politique sur d’autres bases, une intégrité, une simplicité qui a balayé le “tous pourris” qui ronronnait depuis des années. Pour moi, cela ne veut pas dire qu’il est un Dieu vivant, loin s’en faut. Mais guidé ainsi par sa personnalité (du moins ce qu’on en voit car, à part à des meetings et des rencontres avec les miltants au siège, je n’ai jamais eu l’occasion de manger avec lui, de causer de la vie en général (loin des sphères politiciennes) et de qques trucs en particulier), donc guidé par sa personnalité, j’ai [et nous devons être nombreux] avons considéré que le parti n’était composé que de gens comme lui (des “purs”)… Et derrière, nous n’avons pas été déçu! Aussi bien par les trahisons que par certaines investitures (ou non investitures) surprenantes (le fait de présenter pas ou peu de candidats contre les Nouveau-Centre ne m’a pas rassuré de ce côtés). Aujourd’hui, je pense qu’on est au tournant de l’affaire : Bayrou (et MDS) sont “légitimes”, ils sont effectivement restés cohérents, en ligne avec leur conviction [qu’il ait dit qu’il n’allait pas voter Sarko devient presqu’anecdotique et je pense qu’il ne faut pas s’attarder la deçu même si comme Guillaume, je salue sa cohérence et, comme il a pu le dire “On aurait pu croire que je m’exprimais via les futurs traitres et on aurait remis l’UDF à son anciennne place [alias sous UMP]”. De toutes façons le mal [enfin, le bien pour nous] était fait : une nouvellle approche avait pris forme [les postures du PS (qui n’en peut plus de décevoir) comme de l’UMP ont confirmé la différence]. Que le MODEM ait été lancé pour les législatives va dans cette logique : l’UDF d’avant n’était plus crédible [attention : je n’ai rien contre l’UDF d’avant mais, “médiatiquement”, il fallait illustrer le changement]; le lancer, avant après, je suis convaincu que cela n’aurait pas changé la face du monde!
MAIS tout reste à faire. J’en parlais il y a peu, à ma famille, dans Ch’Nord : TOUS avaient voté Bayrou aux présidentielles, TOUS ont voté MODEM au 1er tour des législatives… Aujourd’hui, ils disent “C’est dommage, on en entend plus parler”. Et même s’ils voient le PS à la ramasse, l’UMP et Super Communicator en spectacle continu (qui ne les trompe pas), eh ben, j’ai peur qu’ils oublient le MODEM… Qu’ils oublient l’extraordinaire élan qu’on a vécu, que, ces présidentielles ont porté très haut l’espoir énorme d’un changement d’appréhension de la vie, du rapport aux autres, de la réflexion intelligente et pragmatique (en écrivant cela, je constate moi-même que la cicatrice est à peine refermée).
Bref, comme je le disais plus haut, il faut qu’on tourne la page et que VITE, on se remette à exister, à construire. Avec Bayrou et MDS légitimes mais qui savent parfaitement les travers qu’on leur reproche (ou plutôt les doutes que certains militants peuvent avoir) : les Municipales devraient être un excellent test [pas tant par leurs résultats que, au-delà par “Comment on fait avancer le paquebot” (entre le “bordel infantile'’ et le “Nous, sinon rien”). Si, dans ce cadre, ils apportent une réponse dans les clous, nous renaîtrons de nos cendres tôt ou tard. S’ils tombent dans un clientélisme, dans des calculs trop politiques, nous n’aurons été qu’un feu de paille et les présidentielles resteront un bon souvenir d’espoir mais également la plus grosse déception “intellectuelle” de millions de personnes dont moi!
Je suis un électeur venant de la gauche, plus précisemment de l’aile droite du PS (tendance DSK), et j’ai voté pour Bayrou à la présidentielle, pour le MODEM aux législatives, et je compte voter MODEM à toutes les élections intermédiaires. Je ne regrette pas d’avoir voté Bayrou, dans la mesure où, jour après jour, les faits lui donnent raison: peu de préoccupation pour la dette en dépit des beaux discours, dépenses publiques pas maîtrisées comme le démontre le paquet fiscal qui prive le gouvernement de marge de manoeuvre, copinage au niveau des médias et des grandes entreprises (EADS le prouve), concentration excessive des pouvoirs. Ceci nous démontre que Bayrou avait raison, et que dès lors que l’on n’adopte pas une attitude partisane, et que lors que l’on pense à ce qui a été dit pendant la campagne, le centriste méritait d’être élu car son projet était parti du bon diagnostic et apportait les bonnes solutions. En conséquence, le MODEM dispose d’une marge de progression importante, à condition de faire entendre ses propositions concrètes et de rappeler aux français ce qu’il avait dit en 2007. Je lui souhaite donc bon courage et beaucoup de succès.
Je veux juste dire que pour ma part, j’ai très bien compris (après avoir les arguments de FB) que FB ait déclaré qu’il ne voterait pas pour NS. Il se devait de le faire pour bien marquer la rupture historique avec la droite. Franchement, s’il n’avait pas fait ça, je ne pense pas que beaucoup de personnes auraient crus réellement à cette rupture, suspectant qu’il y reviendrait. Maintenant, c’est fait, c’est clair, c’est un mouvement démocrate, plus un parti de centre. (centre = droite)