ETRE LIBRE
Publié by Sébastien mai 28th, 2007 in Idées fortes, Identité démocrate, MoDemI
“Freude, schöner Götterfunken,
Tochter aus Elysium…”
Voilà ce que l’on peut m’entendre chanter, la nuit tardive, avec mes amis démocrates et aussi avec un petit coup dans le nez. C’est le fond de mon engagement démocrate. Je ne suis pas pour le capitalisme, ni pour le communisme, pas même pour le socialisme car je ne suis pas opportuniste. Je ne suis pas internationaliste, ni communautariste, encore moins tiers-mondiste, mais j’ai cette musique de Beethoven qui résonne et qui en français donne:
Joie, belle étincelle des dieux,
Fille de l’Elysée,
Nous pénétrons, brûlant d’ivresse,
Dans ton sanctuaire, ô céleste!
Tes charmes unissent à nouveau
Ce que la mode avait rigoureusement séparé,
Tous les hommes deviennent frères,
Là où plane ton aile douce.
C’est du Schiller tout ça et c’est aussi l’hymne européen. C’est l’œuvre des démocrates Chrétiens avec Schuman et des sociaux-démocrates avec Delors. Regardez ces mots ne semblent-ils pas célestes, ne semblent-ils pas emplis d’une certaine responsabilité vis-à-vis de ceux qui les prononcent, une responsabilité humaniste: un espace où tous sont différents, unis dans leur diversité, unis dans un combat pour la vie, pour la prospérité de ces peuples frères qui ont vu couler les même fleuves et charrier les même sangs. La paix perpétuelle de Kant, la tolérance de Voltaire, que dire sinon Andiamo. Etre démocrate ça veut dire: dire à l’Europe Andiamo.
Mais l’Europe doit être raisonnable et constante, savoir trancher mais de façon unie ainsi l’Europe doit être du centre tout comme le centre doit-il être européen. Et si le centre aujourd’hui doit être le Mouvement Démocrate, tous ces démocrates doivent vouloir cette Europe sinon il ne restera personne pour faire vivre cette Europe et ce mouvement démocrate ne sera rien. On acceptera tous ce que l’on veut dans ce mouvement, si il n’y a pas d’Europe il ne sera qu’un anti-mouvement et nul ciment unira les uns avec les autres au sein de ce mouvement.
“Etre” c’est un devoir, ce n’est pas marrant mais c’est ce qui fait que l’on est ou pas. C’est une exigence qui permet aux questions que l’on se pose de ne pas rester sans réponses, de n’être pas un être de peu, un être de rien. On s’engage ainsi à être ce qu’on est et par ce suffrage de pouvoir entrer dans la vie, dans ce et ces combats.
II
Après l’être, le devoir-être, il y a le pouvoir. Ce que l’on se propose à soi-même comme réalisation d’être. Ce pouvoir c’est la liberté. La liberté c’est Oui, Non, flûte, crotte, Bayrou au deuxième tour, c’est écouter sa conscience plus que celle des autres, et y aller.
La liberté, ça sonne la droite mais avec un goût de gauche, à nous de savoir si le goût devient l’amer du gauchisme, et en ce cas de cracher à temps ou nous renier. La liberté c’est dire oui aux ennemis quand ils ont raison et non aux amis quand ils ont tors. Quand on est à gauche on vote Georges Frêche et quand on est à droite on vote Balkany. Triste liberté. Notre liberté c’est de proposer autre chose qu’un non choix entre un moche de gauche et une moche de droite, c’est aussi se refuser de voter pour un démocrate qui n’est pas mieux que les autres. Dans le onzième arrondissement, j’ai de la chance: deux candidats MoDem de qualité pour les deux circonscriptions. Cela m’aura évité de voter pour madame Michu peinte en orange. Mais soyons vigilants pour que cette liberté ait un sens, qu’il n’y ait pas de politique spectacle à la Ségo/Sarko car c’est la mort de la politique. Faisons en sorte, militants et candidats, que l’électeur vote pour nous parce qu’en nous est résumé le meilleur choix et non un automatisme.
Quant aux autres, PSLE, Morin et compagnie, je ne leur en veux pas. Il sont européens et libres et si ils restaient cinq ans à se tourner les pouces dans l’opposition: ils ne le seraient pas. A nous de leur offrir demain, cette liberté de revenir, comme il nous offre aujourd’hui, cette liberté de mettre du centre dans cette majorité bien bleue. Si nous jugeons ceux qui se définissent à droite ou à gauche, cela sera la fin de notre mouvement. Un centre-droit c’est une droite bis, mais gardons nous en leur fermant la porte de devenir un centre gauche, une gauche bis. Sinon beaucoup d’Udf prendront leur part de liberté et choisiront encore le “moins pire” car le meilleur n’existera plus alors.












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