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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info








Ce n’est pas parce que l’on est en période électorale que l’on ne peut parler de fond… N’avez vous pas remarquer qu’il suffit qu’il y ait des élections pour que la forme l’emporte sur le fond ? Je voudrais aborder la question d’une politique économique de la France, d’une politique industrielle.
Avez vous l’impression que les dirigeants politiques ont une politique économique depuis un quart de siècle ?

La France en dépôt de bilan (1)
La dette publique atteindra les 1 150 milliards d’euros fin 2007, les actifs détenus par l’Etat ont été réduits à 550 milliards d’euros (moins de la moitié du passif). En y ajoutant “les droits à la retraite” des fonctionnaires (900 milliards d’€), la dette et les engagements de retraite des régimes spéciaux propres aux entreprises publiques, la note continue à exploser pour les pauvres contribuables que nous sommes.
En prenant en compte le nombre d’années cotisées, le montant des cotisation, la pension versée et l’espérance de vie, là ou une ouvrière touchera à la retraite 1,04 € pour 1 € cotisé, un contrôleur à la SNCF percevra, lui, 3,42 €…
N. Baverez a calculé que “les engagements totaux à la charge du contribuable français s’élèvent en réalité à 2 500 milliards d’€, ce qui représente 42 000 € par tête, soit deux années de revenu disponible”.
La dette, selon critères Maastricht, atteindra 68 % du PIB, (20 % en 1980). La “croissance” stagne à une moyenne de 1,5 %, le chômage est en réalité de 10 %. Comme l’écrit, encore une fois, N. Baverez, “les Français se retrouvent réduits à solder leur patrimoine pour maintenir leur niveau de vie”. Les comptes et bilans de l’Etat ne sont plus sincères car la réalité est devenue effrayante.
La gestion des entreprises aura été lamentable et aura aussi ajouté à la note des contribuables, des salariés (Crédit Lyonnais, France Télécom, GIAT, etc…).
Grandes fortunes et talents fuient à l’étranger. La paupérisation des Français s’accroît, l’indépendance nationale est en péril : nous sommes à la merci des agences de notation (qui viennent de dégrader l’Italie), et des fonds de retraites ou d’investissements US ou chinois (cf. la reprise de TDF par les américains).

Le coût du travail s’effondre, les classes moyennes sont fragilisées.
Un tiers de la classe moyenne vit moins bien que la génération précédente ; les deux tiers des nouveaux entrants sur le marché du travail ont un emploi inférieur à leur qualification ; alors que 70 % des bacheliers devenaient cadres en 1960, ils ne sont plus que 25 % ; à l’âge de 42 ans, 25 % des enfants de cadres ne le sont pas, contre 18 % en 1996 (2).
Sans diplômes, c’est très dur. Mais en même temps, les diplômes se précarisent…
Le risque c’est que, les riches devenus inaccessibles, la lutte se porte entre les générations : retraités possédants contre actifs endettés (par les dettes des générations passées et l’accession à la propriété).
Ceux qui n’ont que leurs salaires ou retraites sont précarisés. L. Chauvet a bien observé le phénomène : ce ne sont pas les classes moyennes en tant que telles qui s’appauvrissent mais ces salariés qui, à poste et salaire égal, vivent un vrai décalage s’ils ont à l’origine un patrimoine, immobilier (surtout), ou non. Les salariés, employés-cadres-cadres sup, qui doivent se ruiner pour devenir propriétaires, vivent sur une planète différente par rapport à ceux qui ont reçu un patrimoine au départ.
Socialement, la France ressemble moins à une pyramide qu’à un sablier…

La relance de la France ne sera possible qu’à l’aune d’une politique économique nous libérant d’une vision malthusienne, administrée, façon RDA, de notre économie. Il faut nous libérer d’une réglementation stérile, relancer investissements et innovations, baisser les charges sur les salaires et prélèvements sur les entreprises.
Il faut réformer l’Etat, oser un “audit” dont les résultats seront publiques afin que partenaires et partis assument la vérité devant les Français. La Suède et le Canada y sont parvenus, la France en est donc capable !
Et les programmes de sargo-séko qui accroissent la dette…

Une Politique Economique, une Politique Industrielle
En la matière, le programme de F. Bayrou nous engage sur la bonne voie :

  • désendettement de l’Etat
  • réforme de la fiscalité
  • création de 2 emplois francs par entreprises
  • “Small Busness Act” pour les PME-PMI-TPE (les grandes entreprises ne représentent que 7 % du PIB) : l’Etat accompagne, comme le font les Etats-Unis pour renforcer leurs propres entreprises, les entreprises françaises dans leur environnement juridique et fiscal, mutualisation entre les entreprises sur des projets, 20 % des marchés publics leurs seront réservés, avec paiements rapides pour trésories garanties
  • investissement dans la recherche et l’innovation passé à 5 % du budget
  • fort soutien à l’éducation et enseignement supérieur pour permettre les emplois de demain

Mais il faut aller au-delà. Les entreprises qui prospèrent, à présent, sont celles qui participent  à la recherche d’énergie (puits de pétrole, plates-formes, pipelines).
Par exemple, “Vallourec”, devenue l’une des leaders mondiales de la fabrication de tubes sans soudure en acier et de tubes laminés à usages pétroliers et gaziers, est aujourd’hui une entreprise stratégique. La DCNS a un process spécifique concernant l’acier. Une mutualisation avec des entreprises industrielles françaises liées au secteur de l’acier, garantie par l’obligation de secret et l’impossibilité contractuelle d’être rachetées par des sociétés étrangères ou diffuser à tiers les connaissances, relèverait de la bonne pratique industrielle.
Reconnaissons que la société postindustrielle promise, avec une économie des services dominante, n’existe pas. Les sociétés sont devenues au contraire “hyperindustrielles”, ce sont les services qui s’industrialisent. Car seules les entreprises industrielles peuvent continuer à augmenter leur productivité, créer des produits et donc des consommations nouvelles.
Comme sait le rappeler Jacques Attali, quand les nouvelles technologies de l’information ruinent les services de distribution, ceux qui fabriquent industriellement les moyens d’entendre la musique ou voir les images s’enrichissent : voyez l’iPod d’Apple.
Américains, Japonais, Chinois, Indiens se sont lancer radicalement dans l’industrialisation. Pendant ce temps, à l’exception de nos amis Allemands, les Européens abandonnent leurs savoirs industriels, leurs industries de pointe…

La France, et l’Europe, doivent impérativement se lancer aussi dans une politique pro-industrielle. L’Etat californien, particulièrement dirigiste dans le domaine, subventionne massivement les énergies renouvelables. Il encourage ainsi la Silicon Valley sur la recherche et l’innovation dans l’industrie verte. Des réseaux d’entrepreneurs écologiques se mettent en place sous le nom d’”Environmental Entrepreneurs” ou de “Sustainable Silicon Valley”. Leurs investissements explosent.
Il s’agit là encore d’”Intelligence Economique”. Rien n’interdit la France et l’Europe de laisser libre court à son intelligence… L’Europe possède un potentiel inégalé dans le monde. Il suffit qu’elle s’engage dans cette concurrence, plutôt que de faire du marché européen le meilleur élève d’un pharisianisme strictement libérale, ayant la “pure” concurrence comme seul objectif.

Seul l’Etat peut permettre la mutualisation, l’entente, le volume d’investissement, nécessaires pour notre avenir économique, industriel.

L’Europe comme moteur d’une politique économique
L’Europe ne devient pas seulement inutile aux Européens du fait de l’incapacité de ses Etats de s’entendre sur une politique économique. A cause de cette incapacité, les économies nationales européennes périclitent, nous appauvrissent. Je ne prendrai pas le temps de discuter avec les anti-européens, ce sont pour moi de simples autistes. Ne pas avoir de politique économique européenne, c’est laisser les économies nationales tanguer aux rythmes des vagues de la mondialisation, des autres grandes puissances notamment émergentes, des fonds de pensions et de retraites. Cet affaiblissement du fait d’un aveuglement national étatique met en péril, au bout du compte, notre civilisation européenne. Le modèle anglo-saxon du capitalisme total (3) l’a emporté sur “l’économie sociale de marché” européen. Nos classes moyennes, moteurs de notre démocratie, de notre travail, sont menacées.
L’Europe a été incapable de montrer une possibilité d’alternative au leadershp américain, malgré l’aide, “à l’insu de son plein gré”, de G. W. Bush. A nous comparer avec ces Américains : notre croissance est plus de deux fois moindre, le chômage plus de deux fois plus important, notre population vieillie, nos chercheurs et “aventuriers” du monde entreprenarial préfèrent nous quitter pour “l’horreur économique” américaine.
L’Europe manque à la fois :

  • de régulation et de protection de son marché,
  • d’une politique économique et de la recherche,
  • d’une politique de défense et de l’industrie militaire,
  • d’une politique énergétique et industrielle
  • de réformes dans sa partie occidentale et surtout d’une Constitution qui la sorte d’une paralysie dangereuse.

“Notre avenir est européen ou ne sera pas”. Il paraît surprenant pourtant que cette campagne électorale ait si peu permis d’aborder le sujet !

Politique économique, industrielle, relance de l’Europe pour prolonger nos efforts et assurer notre avenir. Voilà une stratégie d’avenir, une volonté politique.
Concernante cette ambition, Le Pen est hors sujet. Sargo-Séko au mieux n’y répondent pas, au pire sont en contradiction avec celle-ci. Sarko n’en a que pour l’électorat le penniste quand Ségo n’écoute que Chevènement.

F. Bayrou s’est engagé sans retenue, sans aucune compromission dans la voie de cette ambition.
Digne héritier des Raymond Barre et Mendès-France, pour leur courage et leur compétence, il mérite nos suffrages.
Et “nous le méritons bien”, nous aussi…

(1) expression empruntée à Nicolas Baverez
(2) étude du Cereq
(3) Jean Peyrelevade, “Le capitalisme total”

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1 commentaire à “Pour une politique économique industrielle”

  1. 1 Ronan

    Cher JP

    Découvrez qu’il peu y avair une autre politique

    Je suis Militant Humanite, allez sur mon blog pour découvrir

    http://militanthumanite.over-blog.com/. Visité aussi http://militanthumanite.unblog.fr/.

    A Bientôt
    Ronnan

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