Une sélection :
TV5 Blogosphere

R�dacteur Agoravox

    ::.Commentaires récents.::

    • Max: Excusez moi, vous connaissez MR Farid Taha (membre du cons...
    • Luc: J'ai du scrupule à trop "bavasser." mais en fait je me suis...
    • Luc: Bien sûr KTM idéalise joliment, mais quand même Max (et M...
    • Mesina: Eh bien cher Max, je dois dire que pour ma part je me retrou...
    • Max: Ma réponse KPM - "il nous reparle de l’UMP, comme dans t...
    • KPM: C'est marrant de voir Max dénoncer une chose et faire encor...
    • juste milieu: Soseki, j'aime bien le titre de ton post et le partage, le M...



:.Connecteurs.:

Wikio - Top des blogs - Politique

Add to Netvibes



::.Tags.::





Blog r�f�renc� par Marianne2007.info








L’emploi est le pilier de l’intégration dans notre société. Sa remise en cause par les modèles d’assistanat proposés par la gauche sous le prétexte d’une solidarité plus forte serait dévastateur pour notre pays. Quant à Sarkozy, l’identité nationale est pour lui un thème plus rentable que s’expliquer sur le chômage, lui qui a été d’ailleurs ministres de l’Economie…

Cependant, face à un chômage toujours présent et l’incapacité des élus à éradiquer ce fléau les tentations sont grandes de vouloir privilégier une dépendances des chômeurs au service public plutôt que de chercher son indépendance et son émancipation, ce qui est leur vraie volonté.

La lutte contre le chômage est une nécessité pour la cohésion sociale de la France mais pour certains un obstacle à l’aliénation des masses aux services des révolutions politiques.

Aujourd’hui les services publics de l’emploi sont des outils qui n’ont pour seule utilité que de préserver l’emploi de ceux qui y travaillent. Pour être totalement sincère ils ont un deuxième objectif : garder leurs clientèles.

Oui ces services (ANPE, ASSEDIC, associations diverses vivant aux crochets de l’Etat)  fonctionnement de ce point de vue comme une entreprise : ils fidélisent leurs clientèles. Ils expliquent à un salarié comment démissionner sans perdre ses droits au chômage et à un  demandeur d’emploi comment moins travailler pour garder les avantages acquis : ils ont donc une logique propre… à eux.

Nous avons une agence qui a pour objectif de trouver des emplois pour nos chômeurs, une autre qui indemnise les chômeurs, une association (la mission locale) qui doit trouver des emplois à des jeunes chômeurs, une autre qui doit trouver des emplois pour les chômeurs de longue durée (les PLIE), plus les centaines d’autres associations qui doivent trouver la même chose pour les mêmes personnes, ……

Bref, on paye beaucoup : 1,9 milliard d’euros pour la seule ANPE qui sous-traite pour 500 millions auprès d’organismes divers.

Or, nous avons toujours plus de 2,092 millions de chômeurs selon l’INSEE en fin décembre 2006 ( mais près de 5 millions de personnes sans travail en âge de travailler statistiquement, il y a une nuance pour les gouvernements successifs), et 3,5 millions d’offres d’emplois accessibles sur 12 mois à l’ANPE.

Alors nous devons lancer une révolution, notre révolution contre le monopole des privilégiés autoproclamés “défenseurs de l’emploi” :

- confions aux ASSEDIC l’indemnisation et le traitement des demandeurs d’emplois de longue durée,

- laissons le privé agir pour le placement (confirmant la loi Borloo de 2005) des chômeurs supprimant les ANPE,

- missionnons l’Education Nationale pour la formation des demandeurs d’emploi afin de les mettre sur les rails des milliers de postes à pourvoir,

- confions les Centres d’Information et d’Orientation aux Conseils Régionaux, les obligeants à avoir un pied de le monde du travail et conseillant ainsi les étudiants et les demandeurs d’emplois.

Si ce plan échoue, c’est à dire s’il n’est pas aussi efficace pour trouver un emploi aux chômeurs, au moins il permettra à l’Etat de réaliser des économies, et brisera une injustice sociale : nous serions tous égaux face au chômage (de ce point de vue uniquement).

Partagez : Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

11 commentaires à “Une révolution contre un monopole autodéclaré par des privilégiés”

  1. 1 jp

    excellent article qui aborde une réalité entêtante pour les français : le chômage. c’est le virus destructurant de notre démocratie, de notre pays, provoquant les fièvres de la délinquance, du racisme, de la crétinerie d’Etat. l’analyse est claire et les propositions particulièrement intéressante. jeambar, dans “nos enfants nous haïront”, aborde notamment le versant de la lâcheté des différents institutionnels qui se sont accomodés du chômage.
    enfin un article qui parle de fond pendant cette campagne présidentielle, alors que l’on essaie de nous refaire le coup du sujet médiatique bidon : nation, voire encore sécurité.

  2. 2 pas moi

    Quelle véracité navrante,
    interrogez les jeunes actifs pour savoir comment ils ont obtenu le premier emploi, ils vous parleront de la presse, des lettres spontanées, les agences d’intérim, mais rarement ils vous diront c’est grâce à l’ANPE ou la mission locale!
    effectivement on les paye pourquoi? pour garder leur poste!

  3. 3 Francchri

    Pour moi, il y a, dans votre article, à boire et à manger.
    Je m’explique : je crois effectivement que les structures “autour du chômage” fonctionnent mal et c’est dommage étant donné les drames que cela

  4. 4 Francchri

    (Suite, désolé pour la fausse manip)… engendre dans la chute vers le n’importe quoi financièrement et, se faisant, humainement.
    J’espère (mais suis peut-être un peu naïf) que l’ANPE ne “sécurise” pas son avenir en évitant de trouver des emplois aux “malheureux” chômeurs.
    Bref, le souci est plus selon moi de savoir pourquoi ces organismes sont inefficaces et de les rendre efficaces.
    Je ne pense pas que faire appel au privé soit forcément une solution (et en tous cas pas forcément moins coûteuse) sauf si effectivement, on prend comme hypothèse de départ de garder les “boulets” de l’administration “pré-historique” (emploi à vie, grèves, hausse des salaires à l’ancienneté etc…). Dès lors, sans faire l’éloge méthode trop américaine pour notre culture, je serai partisan d’une remise au clair avec chacun des organisme sur leur mission/objectif.
    Avec des objectifs intelligents (pas de cacher des chômeurs pour le plaisir des stats), dont on ferai le point régulièrement. On récompenserai les bons et rattraperai les mauvais (s’ils sont rattrapables). Bref, un peu de “privé” dans la façon de les gérer mais pas LE privé car je pense que c’est une cause nationale qui ne doit pas tomber dans les mains de groupes plus ou moins fiables sur l’avenir [voyez les comportements de banques privés parfois qui poussent les clients à se sur-endetter, les aléas des Fonds de Placements et leur non remord à agir parfois dsans foi ni loi autre que la leur].
    Mais, surtout, je pense que notre administration a besoin d’être utile(et ces membres peuvent arriver à comprendre qu’ils ont un rôle essentiel) . Et qu’en lui expliquant bien les choses, je suis persuadé qu’il y a des compétences, des gens motivés réellement soucieux d’aider les chômeurs qui peuvent arriver à faire des trucs. Il faut par contre bien les orchestré, les “suivre”, ne pas changer de ligne tous les 2 jours.
    Car, soyons réalistes. Outre les économies à faire éventuellement (et je crois sincèrement sous réserve), le problème est également que, du travail, il n’y en a pas tant que cela! Et qu’après, c’est une question de volonté de chacun, de capacité (presque d’honneteté envers les autres) à ne pas rester assisté : le privé comme le public ne changeront rien à cela.

  5. 5 jp

    la première réponse au chômage… c’est la création d’emploi. euphémisme je sais. mais en disant cela, je parle de politique de croissance, de politique économique. or encore une fois, ni sargo et encore moins séko n’en ont. seul bayrou, avc notamment sa politique “pro-entreprise” est crédible en ce domaine.
    et deuxième réponse, qu’aborde bien ovo et francchri, c’est la réforme de l’état. je ne connais en effet personne qui a retrouvé un emploi par l’anpe. et le privé dans ce domaine pourrait agir en concurrence avec l’anpe mais si l’on conditionne sa survie par les résultats.
    ce que l’on ne peut faire avec l’anpe.
    d’où les résultats…

  6. 6 Indécise

    J’allais voter Bayrou, cela faisait 1 semaine que je m’étais stabilisée… Votre article me convainct que je me trompais. Effectivement, le centre n’est pas à gauche.

  7. 7 jp

    effectivement, le centre paraît être au centre.
    et quiconque a connu la mauvaise expérience du chômage confirmera qu’il ne faut pas attendre de l’anpe un emploi. l’important est de répondre à l’attente des chômeurs : c.a.d retrouver un emploi digne. répondre à cette attente est le devoir de notre société. et non avoir pour seul objectif le monopole étatique de ce qui serait des agences pour l’emploi… si certains pensent qu’être de gauche c’est avoir ce dernier souci, ils se trompent.
    ça, c’est être corporatiste ou clientèliste…

  8. 8 Juste milieu

    Bonjour Indécise,

    Les auteurs du blog du democrate ne sont pas la voix de Bayrou, ils expriment leur opinion et participent, par leur diversité au rassemblement voulu par ce candidat.
    . Certains sont centristes purs et durs d’autres de centre droit, d’autres étaient encore il y a quelques mois membre du PS mais ont été desespérés par le conformisme de ce parti et sa candidate et le refus du réformisme, de l’ouverture.
    Si vous êtes indécise il faut vous prononcer en fonction du candidat et de sa capacité à représenter les Français et à
    restaurer la confiance avec tolérance, compétence et liberté. Ca s’appelle la démocratie.

  9. 9 ju

    La personne qui a écrit cet article ne connait qu’un seul son de cloche, avant de travailler comme conseiller à l’emploi pour l’agence, j’avais effectivement une opinion assez négative de l’anpe.Cela fait maintenant presque 2 ans que je suis conseiller, et je peux vous dire que c’est une aberration d’écrire cela :
    “Oui ces services (ANPE, ASSEDIC, associations diverses vivant aux crochets de l’Etat) fonctionnement de ce point de vue comme une entreprise : ils fidélisent leurs clientèles. Ils expliquent à un salarié comment démissionner sans perdre ses droits au chômage et à un demandeur d’emploi comment moins travailler pour garder les avantages acquis : ils ont donc une logique propre… à eux”

    Je suis conscient que nous avons une image déporable auprés de la population, et cet article en est encore un exemple flagrant.

  10. 10 jp

    mon son de cloche est d’avoir eu l’expérience personnelle de la recherche d’emploi, et d’avoir des amis qui ont connu ou connaissent cette situation. ce qui est très fréquent pour les gens de notre génération. nos carrières sont à présent cahotiques. et nous retrouvons tjs par nous même un emploi.
    cela ne signifie pas pour nous que l’anpe emploie des incompétents ou inutiles.
    ovo a d’ailleurs une expérience aprticulièrement bien placée en tant que collectivité territoriale.
    son avis, que je partage, c’est qu’il ne faut pas se limiter à une seule source pour le retour à l’emploi.
    le devoir d’un politique, c’est d’assumer les responsabilités du pouvoir pour appliquer un programme. le premier point d’un programme, pour notre société, c’est de créer les conditions pour réduire réellement le chômage qui fait des dégats sociaux terribles.
    et le fait est que la société s’est coupée en deux réalités sociales : d’un côté les salariés du public et les cdi des grandes entreprises, de l’autre les jeunes, les étrangers ou personnes d’origine étrangère, les salariés des pme et les petits et moyens entrepreneurs. j’hésite à y ajouter les professions libérales, pour ne pas choquer. mais la vie d’un consultant, ou avocat ou médecin généraliste (de notre génération) en terme d’horaires et de charges, sachant qu’il faut préparer soi même sa retraite, éviter les absences parce que pmalades car alors pas de revenus tout court, et avoir une trésorie permanente pour les coups durs qui sont fréquents…
    je comprend par contre ta réaction, ju,et je la respecte. ma mère était fonctionnaire de la fonction publique. elle aimait son boulot et avait une vraie conscience professionnelle. mais elle est dans l’incapacité de comprendre l’environnement social en général, et le nôtre en particulier. à son époque, il y avait une place pour chacun. l’incompétent était celui qui ne l’a trouvait pas. à présent, il faut créer sa propre place, ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle pourra demeurer.
    je ne suis pas de ceux qui croient en une société duale, qu’un consultant par exemple est forcément en guerre avec les fonctionnaires. et les fonctionnaires avec d’autres, etc… car c’est ensemble que nous permettons que progresse notre société.
    encore une fois, la situation sociale ne peut changer qu’à condition de recréer un environnement économique sain et dynamique. l’allemagne ou la suède nous prouve que c’est tout à fait possible.
    et j’espère, ju, que tu vas bien vouloir essayer de comprendre nos propres contingences.

  11. 11 rémy

    Ce n’est pas en critiquant ou en supprimant une institution aussi imparfaite soit-elle qu’on solutionnera le problème, c’est en réformant, (ou re-formant). L’alternance politique fait le bonheur, on le sait, des officines d’études. or, celles-ci n’ont conduit jusqu’ici qu’à enrichir le mille-feuille de nouvelles couches. (ANPE, CIO, PIJ, BIJ, PAIO, MISSION LOCALE, CIO, PLIE, ESPACE INSERTION, EQUIPE EMPLOI INSERTION, GEIQ, MDEE, MAISON DE L’EMPLOI, ….qui n’en veut !!!)
    A ce titre, cette dernière invention du Ministre Borloo va vite apparaître pour ce qu’elle est : un procédé d’enrobage du mille-feuille. Autrement dit, comme souvent, les expérimentations modèles qui ont servi à accoucher de ces instruments nouveaux sont vite oubliés et sacrifiés sur l’autel de la real politique où le politique ne voit dans la création d’un nouvel équipement qu’une occasion de témoigner de son propre activisme et d’asseoir sa popularité auprès des électeurs. Ce qui explique l’empressement de l’élu à devenir Président d’une Mission Locale ou d’une Maison de l’Emploi. Passée l’élection, qui se soucie réellement, des compétences des personnels, de leur formation, de leur efficacité, de leur utilité ?. A ce rythme, le mille-feuille devient vite un plat indigeste pour les finances de la collectivité, jusqu’à ce qu’un parlementaire jette son brûlot sur le devant de l’Assemblée. Et là, une future couche au mille feuille assurément se prépare….

Laisser un commentaire