Une sélection :
TV5 Blogosphere

R�dacteur Agoravox

    ::.Commentaires récents.::

    • niou: Contrairement à ce que vous pensez, il ne s'agissait aucune...
    • Bernard HUET: Je suis un peu gêné de me faire le biographiste de Jean-Fr...
    • niou: Nommé Conseiller d'Etat au tour extérieur... Sait-on au mo...
    • разработать сайт: 1 seo Соз...
    • Gilles Boverod: Si seulement, un peu de proportionnelle avait été ajouté...
    • Juste milieu: Salut Guillaume, Les radicaux de gauche comme le démontr...
    • Juste milieu: @ Bernard Huet, Merci pour ces précisions sur la personn...



:.Connecteurs.:

Wikio - Top des blogs - Politique

Add to Netvibes



::.Tags.::





Blog r�f�renc� par Marianne2007.info








Le Point sonné

le numéro du point de cette semaine me laisse dubitatif quant à la lucidité de son équipe rédactionnelle. dans ma bio au sein du “collectif”, j’avais nommé raymond barre et claude imbert, heureusement que j’avais oublié simone veil (elle aussi d’ailleurs s’est oubliée). sale semaine avec mes références…

le point a été racheté par didier pineau-valenciennes (celui dont la fille multi-millionaire touche le rmi…) pour les élections présidentielles de 1995, dans le but d’aider jacques chirac. l’empreinte sur le journal a été directe avec le départ de denis jeambar, chargé des pages politiques, plutôt barriste, remplacé par l’ultra-chiraquienne catherine pégard. depuis l’expression même de “façon panégyrique” a failli être remplacée par “façon pégard”.

au-delà de ce militantisme, déplacé dans un journal nous habituant à une certaine qualité, les plumes paraissaient garder leur indépendance. ainsi c. imbert écrivait, concernant le vote de la censure du gouvernement villepin par f. bayrou :”Cette censure que Bayrou a choisi de voter avec la gauche, le seul réflexe de moralité publique suffit à la justifier. Des hommes d’Etat comme Raymond Barre l’eussent votée.”

à présent, nous sommes dans la campagne électorale et il semble que l’indépendance de c. imbert laisse place à des prudences de retraité. lui qui regrette habituellement la disparition de “cadres” comme l’église sent dans bayrou “l’imaginaire catholique où l’argent sent le péché”… il est de bien mauvaise foi le claude.

et puis, il y a les incohérences, sans doute dues à un article de commande. il constate des extrêmes puissants en france, qui “centreraient l’umps”. en même temps il ne veut pas du centre, et de plus ne s’alarme pas de cette puissance des extrêmes qui obligent l’umps à aller toujours plus vers la droite ou la gauche ultra. la conséquence dernièrement ? sarkozy qui veut un “ministère de l’immigration et de l’identité française”… mais ça, ça n’émeut pas le claude !

imbert donne toujours raison à n. baverez qui considère que nous sommes dans la même situation politique, économique et sociale qu’en 1958. mais les mêmes mots dans la bouche de bayrou, qui voit dans l’élection présidentielle une nouvelle donne, et par là même la création d’une nouvelle majorité (démocrate) parlementaire comme avec les évènements de 1958 : imbert refuse le parallèle. l’éditorialiste y voit un retour de la IV republique, alors qu’il s’agit, en réalité, d’une démarche gaullienne !

le claude convient avec bayrou “que les simagrées d’une gauche archaïque et d’une droite impotente finissent par lasser et qu’on en a soupé” (!) mais refuse d’aller plus loin. sans doute veut-il se garder l’opportunité de rester de droite, je dirais même plutôt à présent, “demeuré” de droite. parce qu’il faut se dire “à droite”, comme d’autres préfèrent aussi l’imposture en se disant “de gauche”. peut être est-il préférable d’être un con de gauche ou à droite plutôt que préférer la voie de l’intelligence des démocrates, en tout les cas c’est sans nul doute plus facile.

claude imbert conclue par une image facile, peu habituelle chez une telle plume : “[sargo-séko] veulent servir un autre potage. et bayrou casser la soupière”. il n’a pas compris qu’en fait les français en ont soupé (facile aussi) des potages indigestes depuis un quart de siècle. ils veulent en effet à présent changer de régime…

catherine pégard ne pouvait passer sous silence, dans son “bloc-notes” toujours aussi inutile, le soutien de simone veil à sarkozy, contente de cette arme “anti-bayrou” comme on a pu le lire un peu partout. elle écrit d’ailleurs : “si elle parle peu de ségolène royale, son jugement sur françois bayrou, qu’elle a vu grandir, peut être décapant”.
sauf que la simone, elle ne s’est pas vue vieillir…

“le point” fait son dossier sur bayrou. en page de couv : “enquête sur une énigme”, on retrouve là la stratégie des sarkozyste consistant à vouloir voir du flou chez bayrou parce que ne se situant ni à gauche ni à droite. toujours cette idée qu’il y aurait une difficulté pour avoir une majorité parlementaire après son élection présidentielle (au moins ont-ils accepté l’idée de son élection à la présidence). la réponse est pourtant toujours aussi simple, facile : à chaque élection il y a les candidats “majorité présidentielle” : vous les verrez se précipiter après l’élection de bayrou !

et les sondages ! comment fait l’hebdomadaire pour jongler avec des sondages qu’il commande lui-même à ipsos, et créer ce décalage (18 % dans le journal, pour 21,5 % selon ipsos cette semaine, et ailleurs à égalité avec ségo à 23 %) ? à quand des sondages de 2d tour avec bayrou ?

enfin, le sujet sur bayrou : comment se fait-il que le choix de point de vue extérieurs soient tous comme par hasard hostiles ?
je préfère ne pas commenter les propos de l’illustre inconnu richard robert qui prétend que “bayrou incarne la france d’avant, un monde qui ne reviendra plus mais qui vit encore dans ses discours”. son analyse de bayrou et du centre reprend les termes et les postures d’il y a plus de vingt ans ! son inutilité n’a d’égal que la nullité de ses écrits. encore un qui n’aurait pas dû sortir d’un juste anonymat !

ce numéro du point est pour moi celui des déceptions : c. imbert, s. veil et r. barre. mais nous le savons tous, on ne peut être déçu que par ceux que l’on estime. mais l’hebdo illustre aussi combien la presse est indé-pendante… elle en sort d’ailleurs sonnée.

Partagez : Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

13 commentaires à “Le Point sonné”

  1. 1 Soseki

    Je trouve l’argument sur la difficulté qu’aurait Bayrou à former une majorité (nouveau cheval de bataille de l UMP et du PS) particulièrement amusant.

    Dans un pays où le président gouvernerait avec sa majorité cela pourrait se comprendre, mais après trois cohabitations qui ont démontré que cela ne changeait pas grand chose - même si l’on a pas tiré toutes les leçons de ces arrangements - comment voulez-vous que les électeurs s’inquiètent de ce que pourrait donner une absence de majorité ?

  2. 2 jp

    les excès de clémentine autain se poursuivent et ne se ressemblent pas dans l’aberration. je l’ai entendu dire sur europe 1 il y a qques jours : “bayrou n’apporte rien : c’est un homme, blanc, hétérosexuel, de droite”.
    le journaliste n’a même pas réagi à ses propos sexistes et racialistes.
    si le pen avait dit d’un candidat (forcément fictif) qu’il est noir, bouddhiste et homosexuel, un scandale aurait secoué la planète médiatique.
    il apparaît donc que dans notre démocratie, il est permis aux petites connes d’éructer des insanités.
    sans doute est ce sa frustration de ne pas avoir été désignée candidate à la présidentielle par le collectif anti-libéral (mais apparemment pas anti-con) qui fait qu’elle a de plus en plus de mal a retenir son fiel.
    elle se veut la nouvelle pasionaria de l’extrême gauche. moi je n’oublie pas que la vraie pasionaria menaçait de mort ses opposants au parlement espagnol… et certains députés ont perdu leur vie à cause de ce genre de folle.

    et elle est adjointe au maire de paris chargée de la jeunesse (je crois savoir d’ailleurs qu’il n’y produit toujours rien).
    je plains les parisiens.

  3. 3 jp

    le journal “le monde” produit ce jour un excellent article sur la voie sociale-libérale de bayrou et ses conseillers économiques. un article de fond que je souhaiterais pouvoir lire sur les autres candidats… si c’est possible, bien-sûr.

    et “le figaro” nous propose pour sa part un article sur bayrou qui continue à monter dans les sondages.
    la “pravda” umpesque fait-elle sa mue ?

    “libé” a fait paraître pour sa part deux très bons articles :
    - l’un sur la difficulté de ségo de se démarquer de bayrou, au risque de se caricaturer
    - l’autre sur le procès actuel concernant un acte d’euthanasie en soulignant que tous les acteurs semblent gênés par l’enjeu que les médias ont voulu donner à cette affaire : noble éveil de ce journal !

  4. 4 Juste milieu

    Jp . Si ce qu’a dit Autain sur Europe 1 est vrai c’est très grave. Je te conseille d’aler sur son blog (en mettant l’adresse de notre blog) pour répéter ces propos entendus et lui demander si elle confirme. Si elle récidive il faudra dénoncer ce coup bas.

  5. 5 mesina

    On m’a dit que match a été prié de ne pas publier un sondage de second tour très déplaisant pour sarko; on peut aussi constater qu’étrangement le JDD n’a pas publié de sondage de second tour dans celui qui donne Bayrou à hauteur de Ségo…
    courage citoyen le blog du démocrate veille…

  6. 6 Jakez

    Je passe par hasard et je ne m’attarde pas, je suis toujours étonné par la suffisance (ou l’insuffisance) de ces forums, les gens n’ont rien a dire d’intéressant. On s’intéresse a la politique…tiens, il y a un intérêt quelque part ici, ces sempiternels discours préfabriqués et remâchés et la prétendue analyse des commentateurs divers et avariés.
    Ces hebdomadaires, à quoi bon en parler, ils sont vides de substance, simplement du produit de consommation au rendement de cent pages par semaine (sauf peut être Charlie hebdo, il y a plus d’images…). Quand il m’arrive de lire un article sur un sujet que je connais un peu (sujet technique ou scientifique, voir même littéraire, mais là c’est vrai que l’on peut tout dire et son contraire), je suis souvent effaré des approximations et les erreurs grossières.
    Bon c’était juste en passant…bonne bourre (Catherine me comprendra).

  7. 7 jp

    bayrou 55 % sarkozy 45 %, voilà ce que l’on pouvait lire dans le ouest france d’aujourd’hui. le sondage a été fait par LH2.
    par contre ségolène royale ne fait que 48 % face à sarkozy (52 %).
    plus que jamais, cela confirmerait que bayrou soit le vote utile pour le 2d tour.

  8. 8 david

    Dédicace belge !

    Pour faire échos à cet article de JP, le « Courrier International » dans son numéro 854 du 15 au 21 mars 2007, titre en première de couverture « Les partis pris de la presse étrangère. Tout le mal qu’ils pensent de Sarkozy (et de Bayrou) »… chacun appréciera au passage les parenthèses qui entourent Bayrou…
    Divers articles sont donc repris et notamment un tiré du « Journal du mardi » un quotidien belge.
    L’article en question ne manque pas de piment, d’un certain humour et pour tout dire, d’une réelle clairvoyance. Aussi, je souhaitais faire partager aux lecteurs du blog certains morceaux choisis de ce petit pamphlet.
    A bon entendeur…

    « Petit Nicolas et ses amis, par Léon Michaux 05 March 2007.

    Les Français ne s’en rendent peut-être plus compte tellement ils ont le nez dedans mais vue d’ici la manière dont la quasi-totalité des médias s’est rangée en ordre de bataille derrière Sarkozy est proprement sidérante. Ce type peut dire tout et son contraire sans que personne ou presque ne s’en émeuve de même qu’est notée comme anecdotique l’incroyable posture qui consiste en tant que ministre de l’Intérieur à organiser une élection à laquelle on se présente.

    Depuis la désignation officielle de la candidate socialiste, considérée au départ comme plutôt novatrice, la tendance lourde des médias lourds vise maintenant à inscrire dans l’inconscient collectif que Ségolène Royal est incompétente et inexpérimentée et qu’en plus elle dit beaucoup de conneries. Comme le notait un lecteur dans le courrier du Monde, question conneries Sarkozy se permet tout et effrontément sans que quiconque relève la supercherie, plus c’est gros mieux ça passe (…)

    Comment expliquer cet alignement? Et bien, c’est une belle histoire d’amitié (si, si je vous jure) commencée en 1983, cultivée et arrosée sans relâche. Patiemment, le déjà futur président de la République s’est fait pote avec ceux qui dirigent les entreprises de presse et les journalistes qui vont avec: Martin Bouygues (TF1), Serge Dassault (Figaro, Express, Expansion et des cadors de la presse régionale), Arnaud Lagardère (Paris-Match, Le Journal du dimanche etc…), Alain Minc (président du conseil de surveillance du Monde), François Pinault (Le Point) et le milliardaire Bernard Arnault, très présent dans la presse économique. J’en passe. Du beau linge. Tous de droite. Est-ce à dire que tous les journalistes de ces organes de presse roulent sciemment pour Sarkozy? Evidemment non mais comment aller à l’encontre de la ligne éditoriale de son patron sans risquer sa tête comme Alain Genestar (pas vraiment un gauchiste), le boss de Paris-Match viré pour avoir publié des photos de Cécilia Sarkozy et de son amant? Et puis dans le fond, il est plus facile de se glisser dans le courant dominant que de ramer à contre-courant. Puisque les jeux sont faits, nous dit-on, pourquoi passer pour le ringard de service? Je vous le demande. Tous les journalistes ne sont pas des héros.

    Cette presse bien-pensante court pourtant un double risque: écoeurer les électeurs et une fois de plus leur donner l’impression qu’ils n’ont pas le choix, que l’affaire est pliée. Sans remonter jusque Balladur en 1995 qui allait triompher les doigts dans les narines, c’était cousu, rappelons-nous le référendum de 2005 sur la constitution européenne. L’immense majorité des médias militait pour le oui et c’est tout juste si on ne traitait pas d’inciviques ou de traîtres à la patrie les Français qui trouvaient le gâteau indigeste. Cette année-là, le mépris des élites autoproclamées fut tel qu’elles se trouvèrent fort dépourvues lorsque le non fut venu (…) »

  9. 9 rexlegis

    Bayrou, homme de paille 2007.

    Le système adopte décidemment toujours les mêmes stratégies. Le plus dramatique est de voir que de trop nombreux français se laissent encore berner !
    Depuis des semaines, Bayrou est supposé incarner selon un certain nombre de médias, une alternative aux deux frères ennemis UMP et PS ; de par son ancrage au centre, il est dit de lui qu’il apporte une réponse aux déçus de droite comme de gauche qui souhaitent voir la France prendre une nouvelle direction.
    Grande « surprise » de l’année 2007, Bayrou semble avoir les sondages pour lui : 22% des intentions de vote ! Juste derrière Nicolas et Ségolène qui culminent respectivement à 29 et 24 % environ. L’UDF serait donc la troisième voie, extérieure au clivage droite/gauche et opposée à la sclérose politique des dernières décennies. Cela ne vous rappelle-t-il pas les élections de 2002 ? Le scénario fut le même, avec cette fois comme protagoniste un certain Jean Pierre Chevènement, au sujet duquel les médias ne tarirent pas d’éloges. Comme Bayrou, ses scores dans les sondages officiels atteignirent des sommets : l’IFOP annonça jusqu’à 16%, en n’accordant que 7% à Jean Marie Le Pen…et ce fut l’inverse qui se produisit à 1% près.
    En 2007, le système en place réutilise les sondages stratégiques comme autant d’injonctions de ne pas voter Le Pen, diffusés massivement afin de détourner les français du changement véritable. Une façon de dire au peuple « mais non, il n’y a pas que l’UMP et le PS, voyez M. Bayrou si vous souhaitez rompre avec la dichotomie droite ou gauche »
    Voilà donc un parfait homme de paille pour l’UMPS qui créé ainsi une opposition fictive, inoffensive mais qui donne néanmoins au peuple français l’illusion qu’il dispose d’un choix clair.
    Une manoeuvre destinée à détourner les français du candidat du véritable renouveau, dangereux pour les oligarques en place et leurs intérêts personnels.
    Car le système tremble. Il tremble devant le candidat national, seul à proposer un véritable programme. Il tremble devant la progression des idées patriotes du fait de l’exactitude des prévisions de JMLP quant à la mondialisation, l’appauvrissement des français, l’immigration ou l’insécurité croissante. Autant de phénomènes auxquels aucun des candidats du trio UMPSUDF ne propose de solution. Et c’est bien de trio qu’il faut parler, car Bayrou n’est pas un nouveau né politique ; contrairement à la propagande médiatique, le « troisième homme » de 2007 a participé et participe encore conjointement avec l’UMPS à la destruction programmée de la France et de son peuple. N’oublions pas que le président de l’UDF a participé aux gouvernements de Balladur et de Juppé en tant que ministre de l’éducation nationale. Il n’est donc pas étranger à la décadence qui sévit au sein des établissements scolaires comme universitaires, à l’abaissement du niveau culturel des jeunes français et à la perte des valeurs civiques que l’éducation doit leur inculquer.
    Fervent partisan du fédéralisme, Bayrou fit en 2005 une grande campagne en faveur du « oui » au référendum relatif au traité constitutionnel européen, à l’encontre de l’avis de 55% des français.
    Contrairement à la désinformation matraquée par nos médias, Bayrou a toujours fonctionné avec les partis du système et collaboré avec eux sur les éléments essentiels, comme l’a illustré l’épisode de la constitution européenne. En témoigne aussi sa « volonté » de réformer la procédure pénale dans le sens de la démagogie et du laxisme propres à ses compères.
    C’est d’ailleurs en raison de ces connivences que Nicolas n’exclue pas une éventuelle nomination de Bayrou à la fonction de chef de gouvernement, et que le président de l’UDF n’hésiterait pas à récompenser ceux de ses amis qui oeuvrent au PS si d’aventure il accédait à la magistrature suprême.
    Car contrairement à ce que les médias veulent faire croire au peuple français, être centriste ne signifie pas être indépendant ou « alternatif », mais savoir se vendre au gré de ses intérêts propres afin de conserver une place confortable au sein du système.

    Que Bayrou prenne garde ! Car si comme lui Chevènement fut la coqueluche des médias et instituts de sondage lorsqu’il fut l’homme de paille de 2002, il gît aujourd’hui dans les oubliettes de la politique…

  10. 10 okasan

    Mouais… un peu léger comme réflexion, un peu collée au guidon, je trouve.

    Ne serait-il pas possible de considérer le parti centriste, non simplement comme une position d’élus sur un échiquier politique entre la droite et la gauche, mais aussi comme un courant de pensée, une famille politique à part entière ?
    1) Il y a le jeu stratégique, le plus pragmatique qui soit, et dont aucun n’est exempt dès lors qu’il s’inscrit dans le fonctionnement d’une démocratie (le jeu démocratique suppose d’entrée lqu’on accepte le principe de la concession, le poid de l’image et la reconnaissance du rapport de force). Les centristes y sont particulièrement exposés par leur position sur l’échiquier (à prendre au sens propre du jeu d’échec) , mais les autres à gauche comme à droite, n’y sont pas moins sur le principe. Tous sont des “vendus” aux yeux de celui qui, par manque de pragmatisme, prend le système démocratique pour une religion du bien.
    2) Il y a, parallèlement au jeu stratégique du politique, qui veut acceder au pouvoir, l’idée idée, ou plus précisément, les couleurs politiques, les familles de pensée, qui existent aussi. Celui qui ne veut pas les voir, celui qui ne veut pas considérer que les partis sont somme toute aussi l’expression de ces “manières de penser la société” et qui voit dans les partis la première dimension décrite (le parti comme machine à gagner) confond ’sensibilité politique’ et ‘doctrine révolutionnaire’.
    La famille centriste est l’expression d’une très vieille famille de pensée, dite ‘démocrate’, par opposition aux ‘républicains’, parce qu’elle se caractérise par sont coté vicéralement parlementaire, son opposition au centralisme et une constante qui est le souci de la reconnaissance des minorités à l’intérieur du système (définition de la démocratie par rapport à la République), d’où vient ce qu’on a souvent assimilé la famille centriste aux philosophes humanistes (Voltaire et Diderot plutôt que Rousseau, etc) et à la pensée libérale, au sens politique comme économique. Tout cela s’exprime par l’idée très ancrée, encore maintenant à l’UDF, qu’on ne peut pas changer l’homme (”l’homme nouveau”… des facho comme des coco) mais qu’au mieux, il peut se révéler à lui-même, lentement, au cours de sa vie, s’il en sent la nécessité, on ne change pas l’homme, d’où une méfiance ténue vis-à-vis des doctrinaires, des idéologies, des “grandes idées généreuses mais aveugles, sources des pires désastres, la haine de la révolution et des grands mouvements de masses (le bonapartisme, etc…) la culture de la réforme, de la patenice et de l’effort dans la durée. Ces traits, on les retrouve depuis les dicours des grands Girondins (Brissot, Seyes, etc…), jusque l’UDF d’aujourd’hui, en passant par le parti Orléaniste, le MRP, Barre, etc. Cette famille a toujours été la première victime des extrêmes, parce que c’est elle qui en prmeier s’y est opposée (à Robespierre, mais aussi, ne l’oublions pas, les 1ers groupes résistants en 1940 étaient des m:ilitants démocrates chrétiens, pas les communistes staliniens).
    Au delà des arguments de campagne un peu forcés dont il n’est pas exempt évidemment, Bayrou avait dit un truc juste, quand on l’intérrogeait sur ce courant centriste sur FR3 : “Il y a, dans l’histoire de cette famille politique, une capacité de résistance et de constance dans l’effort qu’on ne soupçonne pas, et aucquelles bien peu de familles politiques peuvent prétendre.

    Ce n’est pas facile d’être centriste, à cause du point (1). Par son positionnement sur l”chiquier, le centriste est particulièrement exposé aux critiques du naïf ou du doctrinaire, qui prend la concession pour de la traitrise et de la molesse, alors qu’elle est une vertu de la mécanisque démocratique.
    Il n’empêche, il y a dans cette famille de pensée une ligne dans l’histoire, ininterrompue, et les grands traits qui à mon sens la caractérise (cf. Raymond Aron, etc…), on ne les retrouvent pas ailleurs. AUjourd’hui, la couleur démocrate s’exprime surtout :
    - par l’absence de complexe vis-à-vis du capitalisme : visible dans le fait que l’entreprise n’a jamais été un tabou (un truc sale ou médiocre) ou une découverte récente et ou l’Etat doit être régulateur plutôt qu’interventionjniste (sur ces 2 points, les Gaullen de l’UMP et le PS de Royal sotn encore assez loin, à lire leurs programmes ou on a encore le culte de la puissance publique du jacobin, et où, si l’entrepreneur de PME, s’il n’est plus le pauvre type qu’on ignore, est encore bien moins que le serviteur de l’Etat ou que le grand industiel qui s’y acoté);
    - une culture très vieille des corps intermédiaires (voir l’accueil des chefs de syndicats fait à Bayrou), qui se traduit sur le marché du travail, par la volonté de sortir le syndicalisme français du système manifestement inefficace du “légitime monopole syndical” parce que monopole doublé d’une culture révolutionnaire (CGT, Sud, etc.). En politique, cette culture des corps intermédiaires se traduit par un projet décentralisateur (renforcement des régions au détriment de l’Etat et des départements notamment), qui contraste beaucou avec les réformettes de Royal et Sarko, plutôt inhibés sur le sujet, et qui se traduit aussi par une approche plus pragmatique dee l’apprentissage des langues à l’école et par la reconniassances des langues régionales (l’idée par ex, qu’il vaut mieux laisser les jeunes apprendre leurs langues d’origine, comme l’arabe, à l’école de la république plutôt que dans une école coranique). La lutte contre le communautarisme, qui est un réel danger car contraire à la culture des différences, ne doit pas être un rouleau compresseur jacobin ou des lois ignobles car populistes et dangeureuses comme celle sur le voile islamiste. C’est l’idée que l’acceptation et l’intégration commence par la reconnaissance de la différence, et que dans ce principe, la loi de laïcité de 1905 doit s’appliquer et suffit, comme principe d’intégration, et comme point de départ de la lutte contre le communautarisme..
    - Enfin,, une Europe FEDERALE, pas un mini-traité (Sarko), ni une Europe vaguement généreuse, faite de grands mots bien lâches et bien mous (Ségo) mais une Europe politique, FEDERALE. Qu’on dise le mot au PS et à l’UMP, bordel, et qu’on l’assume ou qu’on le refuse, mais qu’on sorte du vague discours.

    Quand on dit que l’UDF n’a pas de projet, ca me fait bien rire. J’aimerais que le PS et l’UMP, plutôt qu’accumuler des chiffres et des réformes de niche pour faire responsable et sérieux, soient aussi clairs sur ces grands axes qui structurent un projet de société.

    Le projet centriste a moins de chiffres, oui, mais les lignes sont plus claires. Pour s’en convaincre, plutôt que s’abreuver du battage médiatique, allez à la source et lisez les programmes/projets ! Après, on est d’accord ou pas..

  11. 11 jp

    rex mou… le le pen. mais bon, les lepenistes, il en reste encore, peuvent aussi s’exprimer.
    toutefois, le pen n’ayant pas jusqu’ présent pris le pouvoir, je peux encore m’exprimer, moi aussi, sans danger.
    1 ) l’umps n’a pas créé bayrou, ou plutôt pas consciemment : il est né de leurs insuffisances, de leurs incapacités, de leur détachement d’avec le peuple.
    bayrou a une similarité centrale avec le pen. en reprenant la figure du “fer à cheval” : bayrou est au centre du fer, le pen en face, au centre de rien, du néant. car voilà la vraie différence d’avec le pen : au-delà de l’aspect souvent racial et ultraciste du vieux despote, vôter le pen c’est choisir la voie sans issue, c’est “gueuler” dans le vide.
    le pen, c’est l’inutile faite politique, le degré zéro de l’engagement. c’est de l’avoine pour les ânes.

    2 ) chevènement et bayrou sont aussi différents qu’un “girondin” et un “montagnard” : chevènement s’était marginalisé du ps pour aller plus loin encore dans l’onirisme de gauche, c’est l’anti-européen de gauche, c’est un pilier de ségolène (le seul éléphant qu’elle daigne consulter), c’est aussi un des membres du parti de l’alzheimer politique.
    c’est plus d’un mois avant les élections de 2002 que chevènement a dégringolé des sondages, sachant qu’il n’avait pas dépassé les 15 % auparavant. Surtout, quand chevènement avait annoncé sa candidature, ni chirac ni jospin ne l’avaient fait, attendant justement le dernier mois.
    or, bayrou a fait acte de candidature après sargo-séko.

    3 ) et sargo-séko ont monopolisé les médias. c’est pace que bayrou connaît une augmentation continuelle dans les sondages que les médias se retrouvent à présent obligés de lui faire de la place.
    cela n’a pas empêché le csa de faire un rappel à l’ordre aux chaines tv et radios généralistes cette semaine parce qu’ils laissent le duo sargo-séko prendre les deux tiers du temps impartis aux politiques…
    et les médias ont malgré tout aidé le pen avec son histoire bidon, comme à chaque présidentielle, des signatures. tactique habituelle du vioc nationaliste lui permetant de parler de lui en victime, posture du faible, de crainte de ne pouvoir argumenter avec ses adversaires.
    4 ) bayrou a en effet une expérience des responsabilités politiques. mais le pen aussi, et bien avant bayrou, puisqu’il commençat sa carrière de réac chez les poujadistes comme député, il y a déjà 50 ans…
    et l’expérience de bayrou est une réussite, comme ses soutiens… alors que l’expérience à des responsabilités des lepenistes relève du minable, du médiocre : rappelons nous simplement des mairies de toulon ou vitrolles…

    ce qui enmerde les lepenistes, c’est qu’ils sont devenus totalement inutiles : bayrou est rebelle mais aux intérêts de partis, de l’umps, rebelle à ceux qui depuis un quart de siècle se sont révélés incapables et ont préféré la facilité de l’endettement plutôt que de préparer l’avenir, rebelle à ceux qui ont utilisé l’Etat à leurs propres fins.

    mais tout cela vole au-dessus du nid des coucous du fn.
    bayrou est rebelle à l’umps mais pas à la démocratie que lui veut imposer !

    et puis le pen, c’est ce type qui, aux élections de 1988, sur tf1, montraient ses blondes aisselles pour prouver qu’il est bien blond…

    quand je vous parlais de degré zéro de la politique…

  1. 1 Discount phentermine.
  2. 2 Forced indian free sex xxx.

Laisser un commentaire