Et si le scénario prevoyait un “Happy end”
Publié by Sébastien mars 9th, 2007 in Identité démocrateC’est un drôle de film que se proposait la France depuis quelques années. Un film un peu à la Dogma, classée comédie dramatique dans le télé 7 jours, un film un peu nombriliste avec une ambiance bien glauque : le scénario où l’on s’attend à peu, blasé d’avance. Mais voilà fin de la première partie : 22 avril 2002, Le Pen est au second tour, la gauche est flinguée, Jospin se flingue avec. Alors on remet un peu d’argent sur le tapis, la magie Ump prend la suite, puis la gauche prend les régions, et c’est à Chirac de voir échecs après échecs, remis en question le sens de sa présidence. 2005, un référendum est annoncé, gagné d’avance, l’Europe tout le monde est pour … et patatra c’est le drame, le film gore : l’Europe est finie, merci Chirac, le Président est mort Politiquement, la France aussi.
Le dernier acte approche et les deux candidats désignés semblent prêts à nous donner encore une fois un goût amer, celui de la désillusion. La “femme” présidentiable et la terreur des banlieues s’apprêtent à s’affronter lors d’un match très serré, de la même manière que se préparaient le duel Jospin-Chirac et la victoire assurée du référendum sur l’Europe. Tout cela ressemble tellement aux Français…
Mais non, tout n’est pas écrit. François Hollande aimerait bien que Le Pen soit le troisième homme alors pourquoi pas deuxième, surtout que Sarkozy se met en quatre pour qu’il soit présent en chair au premier tour et sous forme de voix à droite au second. On l’a bien compris les français aiment ces manoeuvres.
Mais si à chaque fois il y a eu une surprise c’est parce que l’on a trop fait confiance aux sondages, alors aujourd’hui on moque les 20% (c’est là que mon papier va très vite être daté) de Bayrou, on nous assure que tout est faux, aussi faux qu’était vrai le plan B et que Jospin serait Président.
Mais voilà, l’artiste ne fait jamais le même numéro deux fois, alors méfiez-vous des sondages messieurs Ump et Ps sans trop vous étrangler tout de même, la France a rendez-vous avec l’espoir. Et cet espoir sera sans doute une vraie claque pour les petits populistes en herbe, une claque bien meilleure qu’un fourgon de CRS, bien mieux placée que “l’ordre juste”, une claque signée François B.












Au delà des sondages et des intentions de vote, la livre de François Bayrou (Projet d’espoir)reprend l’idée de regrouper les conseils généraux et les conseils régionaux (p100). Nous approuvons cette démarche qui redonnera du dynamisme à la décentralisation qui en sera clarifiée et donc plus efficace et plus lisible pour nos concitoyens.
OCRE milite pour une nouvelle décentralisation : un transfert des compétences des conseils généraux vers la Région dans le cadre d’une République unitaire et un Etat-Nation. Ce transfert sera débattu à l’occasion d’un débat national dans chaque région et sanctionné par un référendum. Nous croyons que ce transfert entraînera trois dynamiques :
* LA CLARTE, le citoyen ne sait plus aujourd’hui qui a compétence de quoi car des décisions, le plus souvent unilatérale, de la part de l’Etat modifient régulièrement les attributions de telle ou telle collectivité et leur ressources. Ce transfert entraînera la clarté des compétences grâce à une transparence des décisions, la clarté des ressources grâce à une meilleure visibilité de l’utilisation de l’impôt et la clarté des politiques menées grâce à un comité d’évaluation régionale. Ce comité sera composé par moitié de membres de la cour régionale des comptes et par moitié de citoyens tirés au sort sur les listes électorales pour une durée de deux ans. La CLARTE de la décentralisation permettra l’optimisation des politiques menées dans l’intérêt de tous et de chacun.
* LA FORCE, le contexte économique, politique et social est tourné vers plus de déréglementations et plus de concurrence. Opposé ou pas à cette direction c’est un fait. Dès lors deux attitudes sont possibles : soit s’arc bouter sur des positions figées et défendre des positions partisanes, soit se mobiliser pour apporter des réponses concrètes qui contrebalanceront les effets néfastes du libéralisme. C’est la protection citoyenne et qui mieux que la décentralisation avec cette nouvelle Région, en coordination avec l’Etat pour assurer cette solidarité dont nous avons tant besoin. Nous devrons mettre en place un véritable “Code Social” qui ferait office de cordon sanitaire pour limiter les dégats du libéralisme.
* LA COHERENCE, refonder la décentralisation, c’est aussi et surtout, lutter contre les inégalités qui pourraient voir le jour d’un territoire à l’autre. Pour éviter cela, nous avons besoin de collectivités autonomes institutionnellement grâce à des compétences claires, autonomes politiquement grâce à des assemblées élues au suffrage universel et dégageant des majorités claires tout en refletant les différentes sensibilités , autonomes fiscalement grâce à des ressources propres et connues de chacun. Ces collectivités autonomes doivent évoluer dans le cadre d’un Etat juste, cohérent et mutuel, recentré sur ses missions régaliennes ( acquisition, diffusion et approfondissement du savoir, accès pour tous à la santé et la solidarité, veiller à l’indépendance de la justice et du respect des libertés de chacun et de tous) et vigilant à maintenir, grâce à la péréquation, la cohésion territoriale. La cohérence permettra une décentralisation claire, adaptée aux réalités de proximité, de géographie et d’unité voulues par nos concitoyens.
www.ocre-nouvelleregion.com
Et maintenant, la question qu’il faut poser au PS, et la marteler si nécessaire, comme il l’a martelée lui-même auparavant, notamment l’incertain M. Strauss-Kahn, est la suivante :
LE PS DE SEGOLENE ROYAL SOUTIENDRA-T-IL BAYROU AU 2ND TOUR ?…
…OU SE RANGERA-T-IL AUX EXIGEANCES DU PCF, SON VIEUX PARTENAIRE ?
Derrière cela, la quesiton est de savoir si le PS est- réellement un parti moderne, ouvert, social démocrate, comme il veut le faire croire, ou est-ce du flan, est-il toujours le vieux parti socialiste empêtré dans ses vieilles doctrines étouffantes et ses images d’Epinal. Préfère-til le PC, l’extrême gauche anti-européenne, doctrinale et mourrante, pour se rassurer lui-même, au Centre, européen, au courant politique démocrate libéral et à sa fibre sociale ?
Il faut maintenant marteler cette question : Madame Royal : préférez-vous le PC ou les Démocrates ?