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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info








La crise politique en Italie n’a rien d’étonnant, puisque la victoire très étriquée de la gauche aux dernières élections obligeait Prodi à gouverner avec une coalition très hétéroclite allant du centre gauche aux communistes, le tout avec une seule voix d’avance au Sénat. Prodi ayant ramené de son séjour à la tête de la Commission Européenne une confiance excessive dans les vertus du libéralisme, il était écrit que sa coalition construite de bric et broc - avec pour seul dénominateur commun l’anti-berlusconisme - ne pouvait durer.

Il va de soi qu’une coalition recentrée, étendue au parti de centre droit (UDC – issu de l’ancienne démocratie chrétienne), serait autrement plus cohérente et solide, tout en permettant à Prodi de ne plus être l’otage de Refondation communiste. Il semble qu’aujourd’hui seuls quelques éléments isolés de cette formation centriste soient prêts à apporter leur soutien à Prodi – ce dernier en étant en fait responsable puisqu’il ne se résout pas à abandonner son alliance avec les communistes.

Morale de l’histoire : l’Italie comme la France souffre de ce mur artificiel entre droite et gauche. Contrairement à la France, ce n’est pas en Italie un phénomène hérité de l’histoire mais une conséquence de l’ère Berlusconi.

Cette crise politique devrait démontrer le besoin de recréer un centre fort en Italie, qui n’existe plus depuis l’explosion de la démocratie chrétienne suite aux affaires de corruption des années 90. Il faut savoir qu’avant cette crise, des mouvements avaient été enclenchés à droite comme à gauche pour créer deux grands partis, sortes d’UMP qui avaient vocation à regrouper les formations existantes. On peut comprendre la volonté de rationaliser le paysage politique italien (plus de 20 formations représentées au Parlement), mais vouloir fondre les socialistes (DS) avec le centre gauche (Margherita, qui siège avec l’UDF au Parlement Européen) n’a pas d’intérêt. Fusionner la Ligue du Nord ou l’Alliance nationale avec le centre droit non plus. Etre capables de travailler ensemble ne signifie pas fusion des mouvements, tactique qui ne permettra pas le rassemblement devant les électeurs. En outre cette évolution irait vers une plus grande bipolarisation dont nous avons sous les yeux encore une fois la démonstration des inconvénients.

Petit à petit, le Centre comme solution politique fait donc son chemin partout en Europe.

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6 commentaires à “En Italie aussi, la solution viendra du Centre”

  1. 1 Marie-Christine BLIN

    attendez donc le résultat du vote du sénat italien pour vous réjouir : il n’est pas sûr que la question de confiance passe bien puisque, vous le signalez vous même, la coalition de Prodi n’y a qu’une voix d’avance.

  2. 2 Catherine Guibourg

    Face à la montée des extrêmes en Europe ( pensons à l’Autriche en 2000, maintenant la Slovaquie ou la Pologne…), et la nécessité de réformes qui nécessitent une recherche systématique de compromis ( et plus la recherche sytématique des conflits…), les gouvernements européens doivent être gouvernés à partir du centre. L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique l’ont bien compris..
    Mais chaque pays a son propre génie, et en Italie, il y a une longue tradition de compromis enfantés douloureusement. Mais nous pouvons certainement compter avec le talent de Romano Prodi, même si sa coalition est plutôt orientée vers la gauche, voire l’extrême gauche, ce qui la rend encore plus instable.
    A la France et aux français, grâce à Bayrou, de trouver sa propre solution !

    Catherine, blog l’Europe dans la campagne
    http://catymi.blog.lemonde.fr/

  3. 3 Soseki

    Toujours très inspiré en service commandé, le chevaux-léger Hortefeux, s’en ai pris avec la vigueur qui sied à l’exercice à la voie médiane, centriste même de Romano Prodi.
    Il en allait même « d’une impasse institutionnelle » que l’Italie nous donne en spectacle nous avançait l’auguste (entendu le Forum diffusé sur Radio J).

    Evidemment l’analyse est un peu courte - l’éclairage de Messina identifie les vrais enjeux - et masque mal les craintes du clan Sarkozy face à la montée d’un centre fort comme force politique majeur en France.

    Résultat des courses demain soir à l’issue du vote de confiance du Sénat.

  4. 4 Louis BAPTISTE

    On dit souvent la question européenne « enterrée par les candidats » ou on la qualifie de « question annexe » : il n’est rien. En tout cas pas du côté de Nicolas SARKOZY.

    Un redémarrage de l’Union Européenne

    Pour le Président de l’UMP, il faut « permettre à l’Europe de redémarrer ». Loin de vouloir remettre en cause le vote des Français du 29 mai 2005, mais conscient qu’il n’y a pas de « plan B », Nicolas SARKOZY souhaite faire adopter un traité limité aux questions institutionnelles, pour permettre à l’Union Européenne de fonctionner. Il proposera ainsi la création d’un poste stable de Président de l’Union européenne et d’un poste de ministre des Affaires étrangères européen.

    Egalement soucieux de concentrer l’action européenne sur des politiques concrètes, Nicolas SARKOZY veut engager des négociations avec nos partenaires européens sur tous les sujets où nous avons besoin de politiques globales : l’immigration, l’énergie, l’écologie, la politique industrielle ou encore la recherche biomédicale.

    En réponse à ceux qui pensent que l’Europe nous freine, Nicolas SARKOZY répond en proposant de permettre aux pays qui veulent avancer plus vite de le faire, en développant des coopérations renforcées.

    Parce que l’Europe n’est plus en mesure d’accueillir de nouveaux membres, Nicolas SARKOZY demande que soit stoppée toute nouvelle adhésion tant qu’aucune réforme institutionnelle n’a eu lieu. Il exige également un arrêt des négociations d’adhésion avec la Turquie et souhaite les réorienter vers la conclusion d’un partenariat stratégique.

    Une Europe plus protectrice

    Pour une Europe plus protectrice, Nicolas SARKOZY prône, à l’image de l’espace Schengen sur la circulation des personnes, la création d’un grand espace de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et de la lutte contre la criminalité organisée. Il consisterait en des échanges de fichiers et de renseignements, des règles pénales communes ou encore la création d’un poste de procureur européen.

    Nicolas SARKOZY veut aussi créer une force d’intervention européenne de sécurité civile (« casques verts »).

    La France, plus présente en Europe

    Parce que l’Europe ne se fait pas sans les peuples, Nicolas SARKOZY veut renforcer le rôle des représentants des gouvernements nationaux, notamment dans la conduite de la politique monétaire européenne.

    Il veut en outre renforcer le rôle du Parlement français dans la conduite de la politique européenne de la France. Cela passerait par la création de commissions permanentes au Parlement, par la communication de tout projet d’acte européen et par la mise en place d’un débat au Parlement avant et après chaque Conseil européen.

    Nicolas SARKOZY veut par ailleurs garantir le principe de préférence communautaire, pour permettre à nos entreprises de consolider leurs positions avant de se lancer dans la conquête de marchés extérieurs. Il veut modifier la politique européenne de concurrence, pour ne pas empêcher la constitution de champions européens. Il demandera enfin à l’Union européenne de supprimer l’attribution de fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping fiscal ou social.

    Impliquer les Français dans l’Europe

    Très attaché à la jeunesse, Nicolas SARKOZY veut donner à chaque jeune la possibilité de faire un séjour prolongé dans un pays de l’Union dans le cadre de ses études. Il propose ainsi la généralisation des programmes Erasmus et Leonardo, l’augmentation des bourses de mobilité et le développement des prêts à taux zéro.

    De plus, afin d’impliquer davantage les salariés Français dans l’Europe, Nicolas SARKOZY souhaite créer un dispositif européen de participation des salariés aux bénéfices des entreprises européennes. Cette mesure aura par ailleurs un impact positif sur le pouvoir d’achat des Français : une des priorités du candidat de l’UMP.

    Nicolas SARKOZY : la bonne voie pour la bonne Europe

    Entre une gauche qui prône un élargissement infini de l’UE (au nom de la solidarité) et une extrême droite qui veut « sortir de l’Europe », Nicolas SARKOZY propose une voie équilibrée.

    Entre une gauche qui agite sans cesse l’épouvantail d’une Europe qui serait « ultra-libérale » et une extrême droite qui décrit l’Union Européenne comme un carcan qui étrangle la France, Nicolas SARKOZY propose de faire de l’Europe un espace de protection accrue et un véritable moteur pour la France.

    Louis BAPTISTE

    http://opinionpolitique.canalblog.com

  5. 5 Juste milieu

    Merci Louis Baptiste mais ce serait bien sur ce blog, si on pouvait éviter les simples copier-coller de la propagande de NS. Amitiés politiques et vive l’Union Nationale

  6. 6 Shift Mag

    Pour un article sur les identités en Europe et plus particulièrement en Italie : “Little Italy or… Forza Europa?” sur http://www.shiftmag.eu !

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