Une sélection :
TV5 Blogosphere

R�dacteur Agoravox

    ::.Commentaires récents.::

    • Max: Excusez moi, vous connaissez MR Farid Taha (membre du cons...
    • Luc: J'ai du scrupule à trop "bavasser." mais en fait je me suis...
    • Luc: Bien sûr KTM idéalise joliment, mais quand même Max (et M...
    • Mesina: Eh bien cher Max, je dois dire que pour ma part je me retrou...
    • Max: Ma réponse KPM - "il nous reparle de l’UMP, comme dans t...
    • KPM: C'est marrant de voir Max dénoncer une chose et faire encor...
    • juste milieu: Soseki, j'aime bien le titre de ton post et le partage, le M...



:.Connecteurs.:

Wikio - Top des blogs - Politique

Add to Netvibes



::.Tags.::





Blog r�f�renc� par Marianne2007.info








 Si on parle beaucoup des ouvriers dans la campagne ; une catégorie est oubliée, celle des employés. Or, une caissière ne se reconnaitra pas dans un discours ne citant que le mot ouvrier. Pourtant les problématiques sont souvent les mêmes ; des horaires contraignants, une difficulté de vivre avec un petit salaire. Et les craintes sont de plus en plus similaires. On demande une productivité de plus en plus grande. Dans un grand nombre d’enseignes, on calcule aujourd’hui le nombre d’articles passés en caisse, le temps pour dépoter une palette. On tente au maximum de remplacer la main d’œuvre par une automatisation des taches, ainsi on remplace les caissières  par un système comme le  « self check out »(le client scanne lui-même ses articles, paye et conditionne.) Dire que c’est scandaleux est facile. On veut tous passer  moins de temps dans une file d’attente. On cherche tous à trouver son article dans un rayon tout en souhaitant que le magasin soit propre, tout en payant le moins cher possible. Et la   France aura toujours besoin de ces petites mains, ouvrières, employés. , techniciens de surface quelque que soient les avancés technologiques.                                      

 Ce constat fait, un simple discours de révolte sociale ne passe auprès de cette population ; ils cherchent avant tout à une amélioration de leur quotidien et croient d’avantage à des mesures concrètes.

Ils n’ont souvent  pas le moyen d’habiter près du lieu ou ils travaillent. Au fur et à mesure que le prix du foncier augmente, les distances de trajet aussi. Ils se lèvent souvent à quatre heures pour rejoindre un poste de travail à 6h. On leur propose souvent plus de responsabilités, qu’ils refusent. Souvent pour 100 euros de plus, ils devront assumer des fermetures, des heures en plus, payer une nourrice  et parfois même passer dans la tranche d’impôt supérieur. Ce dernier élément est d’ailleurs à prendre en compte dans leur refus d’accepter des heures supplémentaires. Ainsi ils s’accrochent aux 35 heures. En fait si l’on creuse un peu, la plupart profite des après midis de libre pour accepter un autre poste. On ne vit pas facilement avec un smic .Et encore moins, avec un quart de smic. Or c’est la majorité des postes proposés, avoir un poste à 35h en CDI est une chance, la plupart accepte 30 h. Donc, oui ils sont prêt à travailler plus, si fiscalement ce n’est pas désavantageux, si des solutions existent pour garder les enfants, si ils peuvent gagner autant qu’en assumant deux postes. De suite les solutions paraissent bien plus compliquées. Mais ils attendent des réponses. Des réponses qui viendront d’une réflexion sur le code du travail, sur la place des syndicats, par une réflexion du temps de travail, ….

Un autre élément est à prendre à compte, celui de l‘assistanat. Il est parfois plus avantageux de recevoir des allocations, que de travailler quelques heures. Et là la question n’est pas tellement sur le salaire mais sur tous les avantages qui peuvent être associés. Ainsi en travaillant, on ne bénéficie plus de la CMU, de réductions à la cantine, de cartes transports gratuites.  Ainsi de nombreuses rancœurs envers l’Etat symbolisé par les « politiques » naissent, et il n’est pas étonnant que les votes extrêmes augmentent.

Plus qu’une empathie envers un groupe à la symbolique évocatrice comme la classe ouvrière ,il faut avant tout rassembler la France par un programme fédérateur.

 

Partagez : Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

2 commentaires à “La facilité de la révolte, la difficulté des solutions”

  1. 1 catherine

    si cela peut vous interresser, marie, j’ai trouvé un nouveau soutien inattendu et amusant pour françois bayrou sur http://yahoo.elyseerepublique.com

    Catherine

  2. 2 Juste milieu

    Merci Marie pour cette analyse implacable de vérité sur la situation des “employés” catégorie qui prend de plein fouet la stagnation du pouvoir d’achat, les contrats semi-précaires ou à temps partiels et est victime des redoudables effets en seuil en matière de prestations sociales. Cette dernière réflexion explique notamment l’initiative de JC Lagarde, déja évoquée sur ce blog, qui a décidé la gratuité de la cantine scoliare. On pourrait aussi parler des mères dont le salaire est entièrement absorbé par la garde de leur enfant (nourrice voire tarif de crèche assez élevé si le conjoint travaille également) .
    On pourrait aussi aborder dans le droit fil de ta contribution le nécessaire refus de l’ouverture de la grande distribution le dimanche qui va emplifier les difficultés sociales des employés de cette filière tout en donnant le coup de grâce au commerce de proximité.

Laisser un commentaire