Unilatéralisme maudit!
Publié by Sébastien juillet 25th, 2006 in PositionnementsLe problème en politique n’est pas l’existence de divers camps s’affrontant, on le voit chez les Hébreux, le gouvernement formé à partir de Kadima, parti d’Eoud Olmert (centre droit) et de travaillistes réunis autour de l’envie de définir les limites de l’Etat d’Israël, s’oppose tout de même politiquement à la formation du Likoud et des orthodoxes juifs (Un bémol à mettre à l’opposition qui bien souvent lors des guerres se recentrise par solidarité nationale). Le problème est l’unitéralisme des forces qui s’affrontent et notement en politique internationale.
Nous avons au Liban un clivage effroyable entre le Hezbollah et Israël qu’il faut refuser absolument. Choisir le camp de l’un ou de l’autre, c’est vouloir voir dans le Liban et les Libanais un champ de bataille et des pièces de boucherie. L’unilatéralisme, c’est aussi refuser de voir les véritables prolblèmes et de les régler dans leur complexité, ici de voir des violences disproportionnées et des milices illégales, haineuses, dignes d’Al kaida. Il faut confier ces lourdes opérations non seulement à la diplomatie internationale mais à la force internationale, celle qui n’est pas dans l’intimité du conflit et qui ne sera pas conditionnée par son appartenance à un camp. Si à chaque provocation de la part d’une faction terroriste islamiste dans le monde la réponse se fait de manière unilatérale, il y aura l’élévation de la haine des uns contre les autres et c’est là que les terroristes auront commencé à gagner leur guerre des races.
3 commentaires à “Unilatéralisme maudit!”
- 1 Trackback on 29 déc 2006 à 9:03 am












Je partage cette analyse ; mais attention tout de même dans cette région complexe à ne pas aller trop vite en besogne. Il est fort probable, en tous cas c’était le cas avant la crise, que le désarmement du Hezbollah ne puisse pas être obtenu autrement qu’en faisant accepter à ses membres eux-mêmes ce principe. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas trop vite rejeter les initiatives du Général Aoun, qui avait très tôt perçu la nécessité de ne pas rompre les ponts avec Hezbollah, tout de même représenté au gouvernement libanais et fortement représentatif pour les chiites. Pourtant pour ce m^me motif, Aoun est désormais non grat dans les médias français, à qui la complexité véritable échappe vraissemblablement. Chaque heure de plus d’offensive israélienne renforce d’ailleurs malheureusement la légitimité de la milice…
Le cas que vous posez avec la négociation avec le Hezbollah est un drame pour les régimes démocratiques à vocation humaniste. On ne devrais jamais céder aux pressions de ces fous furieux mais plus il y a de victimes, plus les esprits s’émeuvent (à juste titre), plus ces cinglés s’en fouttent, plus ont concède aux dingues armés (je n’ai plus de synonymes!): on ne se refait pas.
C’est la technique du doigt dans le c.. mais même si la démocratie est le régime le plus faible qui soit c’est peut être le mois dangereux pour nous et pour les autres, c’est pour ça qu’on l’aime.
Et ça doit bien faire marrer les barboks à la kalachnikov.