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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






La campagne des présidentielles est l’occasion d’instaurer un débat sur les sujets de fond de notre société.

Elle marque les engagements de ceux susceptibles de gérer notre pays. Ces candidats devraient « conduire la France et les Français vers un avenir meilleur »…

Je souhaite pour ma part que ces débats apportent à nos concitoyens une image précise de la situation, des enjeux à venir, des objectifs et du scénario proposé pour y parvenir.
A la lumière des échanges actuels qu’en est-il alors, par exemple, de nos banlieues ?

Si on calcul le temps passé sur le sujet, on pourrait considérer que les banlieues ne sont ni un enjeu de société, ni un enjeu électoral…
Et pourtant fort de 2 millions d’habitants, nos banlieues (Zone Urbaine Sensible dans le jargon de la politique de ville) sont autant un enjeu de société qu’un enjeu électoral.
Un enjeu de société, identifié depuis les années 70, premiers constats d’échec des villes nouvelles, et premières mesures correctrices décidées par les pouvoirs publics. Depuis, la « Politique de la Ville » se « renouvelle » constamment, pour tenter de freiner la spirale infernale qui enferme de façon de plus en plus définitive ces habitants dans leurs ghettos. Alors, on imagine fort bien comment une étincelle peut déclencher des actes révolutionnaires et nihilistes, « suicidaires », en entraînant 2 millions de personnes dans une voie sans issue.

La cohésion de notre pays dépend de la volonté de l’Etat de s’investir résolument dans la question. Les évènements de l’hiver dernier démontrent combien le danger est grand et paraît maîtrisable, mais surtout rappellent l’importance de la détresse et des besoins.

Le terme de Cohésion est emprunté à JL Borloo, qui est à l’origine de la loi de « cohésion sociale ». Loi qui dispose de moyens supplémentaires pour le traitement des problèmes sociaux (éducation, cultures, emplois, sécurité…) des quartiers sensibles. Le travail de son ministère aura été exemplaire sur ce thème. Il répond à un besoin de mobilisation massif de crédits publics, d’une simplification des procédures, mais surtout d’une prise de conscience publique que ces difficultés ne peuvent être enrayées qu’avec une sorte de « Plan Marshall ».

Ce thème comme je l’indiquai n’est pas aujourd’hui soulevé dans le cadre de la campagne. La mise en réserve provisoire de JL Borloo en est certainement la raison. Il devrait entrer en campagne courant mai, alors, les banlieues seront, je l’espère, au cœur de la campagne des présidentielles.

Les victoires de la droite et du centre lors des dernières municipales sonnant la fin du monopole communiste et socialiste sur cet électorat conduira les présidentiables Bayrou, Sarkozy et Le Pen à le privilégier. Faire campagne à gauche et s’appeler Marie-Ségolène n’est pas crédible, aussi ce sont les extrêmes de gauche, du centre et de la droite qui en tireront profit.
En parlant de l’extrême centre, j’éprouve beaucoup de regrets face à un gâchis politique, et humain.

Rappelez-vous, lors des dernières présidentielles, Bayrou, était candidat, Borloo son fidèle compagnon, Robien son directeur de campagne. J’imagine, aujourd’hui, cette équipe de nouveau réunie avec dans l’ordre le « ministre de gauche », Borloo, le « pure centriste », Bayrou, et le noble de Bretagne, Robien : on l’appellerait certainement la « Dream Team » ! En tout les cas, ce serait la mienne.

Etaient-ils cinq ans trop tôt ? L’UDF fait-elle des erreurs de casting ?

Ce cocktail aurait certainement réussi à faire « exploser » les énergies positives des banlieues pour les élections mais surtout dans le cadre la mise en œuvre réelle et efficace d’un plan d’actions.


1 commentaire à “« Mais qui ce souci de nous ?, pas vous »”

  1. 1 Soseki

    A l’évidence les banlieues posent des défis à l’identité française, à la capacité de notre pays à évoluer et à intégrer des populations qui ont souvent été marginalisé. Comme le souligne OVO la politique de la ville tente d’accompagner ce mouvement avec les déboires que l’on connaît, mais cette politique ne cesse de se remettre en cause. Reste que la convergence entre cette politique volontariste et la prise en main électorale du destin de ses habitants est empreint de rendez-vous manqués (La marche de beurs de Mitterrand, le fisaco Tapie), et de chausses-trappes communautaires. Mais la seconde, voire la troisième génération des enfants d’immigrés semble vouloir changer la donne en prenant son destin en main.

    Dans le contexte présidentiel la campagne d’inscription sur les listes électorales dans les banlieues, emmenée notamment par des personnalités issus des cité dont Joey Starr et Jamel Debbouze, mais aussi plusieurs associations dont «Votez Banlieues» (issus de Sc Pô) a été ainsi insuffisament analysée.

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