Notation sociale : la vision restrictive de François Hollande
0 Commentaires Publié by Mesina janvier 26th, 2012 in Pour et contre, présidentielles 2012Lundi soir au Théâtre du Rond Point, François Hollande a déclaré : « On note tout aujourd’hui, moi je propose une idée audacieuse une notation sociale des entreprises », « ce serait une bonne information à donner aux actionnaires »
Quelle audace Monsieur Hollande de proposer quelque chose qui existe depuis 10 ans déjà au moins ! toutes les entreprises cotées en bourse sont en effet déjà soumises aux notations extra-financières d’agences spécialisées (je travaille dans l’une d’entre elles)- ces notations étant utilisées justement par les investisseurs intéréssés.
Au delà de cette erreur qui montre qu’il ne sait pas de quoi il parle, il convient d’analyser un peu plus posément la proposition officielle reprise parmi les 60 mesures exposées ce matin par le candidat socialiste (proposition 24) : « Je mettrai en place un dispositif de notation sociale obligeant les entreprises de plus de 500 salariés à faire certifier annuellement la gestion de leurs ressources humaines au regard de critères de qualité de l’emploi et de conditions de travail ». Voici les commentaires que cela m’inspire :
- dans cette proposition Hollande parle de notation sociale, mais les agences extra-financières évaluent la performance des entreprises sur un spectre bien plus large : performance environnementale, éthique des affaires, contribution au développement des territoires, intégration des questions sociales et environnementales dans la supply-chain. L’information dont ont besoin l’investisseur tout comme le consommateur c’est bien de cette vision complète de la performance durable : à quoi bon favoriser une entreprise qui traite bien ses salariés si elle reporte les risques sur des sous-traitanst en Asie ? A quoi bon une entreprise sociale qui se moquerait des règles environnementales ?
- Hollande emploie également le mot de certification, assez inapproprié en la matière. Les certifications et labels sociaux de bonne conduite RH eux aussi existent déjà (label diversité, label égalité professionnelle…) et sont généralement assez décriés. La qualité de la gestion des Ressources Humaines est un objet qui s’évalue, qui se mesure, mais qui ne se certifie pas. Un certificat voudrait dire qu’on cherche à résumer la question de la gestion des ressources humaines à un choix du genre : entreprise responsable / non responsable. Ce genre de raccourcis ne convient pas à des questions aussi complexes et multi-critères. En outre, cela reviendrait à négliger ou nier le rôle des partenaires sociaux dans l’entreprise.
Bref autrement dit, on voit bien dans cet exemple qu’un expert quelconque a soufflé une idée au candidat, que celui-ci l’a reprise sans trop en comprendre les enjeux et les fondements, et que tout ceci a fini parmi l’arsenal des instruments « punitifs » que le candidat socialiste promet de mettre en oeuvre pour mettre au pas les méchantes entreprises et leurs financeurs.
Bref, donc plutôt que de proposer ce qui existe déjà voici ce qui pourrait être fait à mon avis pour renforcer la visibilité et l’efficacité des notations extra-financières :
* avant tout renforcer la crédibilité des informations sociales et environnementales sur lesquelles les agences s’appuient (données publiées par les entreprises – ceci devrait être fait dans le cadre de la loi Grenelle II)
* une fois ceci fait : prendre en compte les résultats des notations extra-financières dans l’attribution des marchés publics
* moduler l’imposition sur les sociétés sur la base des résultats (ce serait plus juste que le critère grande ou petite entreprise proposé par Hollande – il existe des PME extrêmement rentables dont on ne voit pas pourquoi elles bénéficieraient de taux réduits)
* favoriser fiscalement le développement des fonds qui pratiquent l’Investissement Responsable (en offrant un taux de fiscalité plus bas sur les gains de ces fonds).
Hollande a eu le mérite de venir sur ce terrain, même si c’est par le petit bout de la lorgnette, convenons-en. Mais sa vision manque cruellement de souflle. Il ne s’agit pas de « contraindre » les entreprises mais d’esquisser les entreprises de l’après-crise. Derrière cette notion de performance sociale et environnementale des entreprises, la question qui se pose est bien : quelles entreprises voulons nous pour demain ? A quoi doit servir une entreprise : à servir des actionnaires ou bien à contribuer au développement durable pour tous ? Ceux qui croient que la crise financière (et environnementale) du moment appelle une évolution majeure non entamée à ce jour des modèles économiques doivent donc prendre la mesure de la question. Dans certains états des Etats Unis, un nouveau statut d’entreprise « benefit corporation » vient d’être créé qui place au coeur de l’objet social et des reponsabilités du management la création de valeur sociale et environenementale. En voilà un signe qui montre que le modèle actionnarial de l’entreprise va passer la main !
Il y a eu samedi 14 janvier dans le premier forum de campagne de François Bayrou un débat de grande qualité autour de ce sujet (voir http://www.bayrou.fr/forum/forum-1-table-3). C’est bien au candidat démocrate de porter cette vision de l’entreprise pendant que les uns continueront à defendre les prés carrés de leurs amis du business, et que les autres resteronts prisonniers de leur vision manichéenne de l’entreprise.
Hervé Morin en route pour le débarquement
0 Commentaires Publié by Juste milieu janvier 23rd, 2012 in Identité démocrateOn ne sait pas encore quand ni par où cela interviendra mais une chose est sûre : Hervé Morin sera bientôt débarqué de la campagne présidentielle 2012. Ce sera la fin d’une occupation inappropriée du terrain centriste qu’il n’a au fond jamais pu incarner malgré le putsch de l’entre deux tours de 2007. L’ancien ministre de la Défense qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts pour dénoncer celui qui le considérait comme l’un de ses bédouins, se retrouve 5 ans après dans le désert lui même. Délaissé par ses amis politiques, pilonné par l’UMP , ignoré par François Bayrou qui n’ a jamais dit un mot sur lui, sa « gaffe historique » achève de ridiculiser cette candidature reconnue par moins de 1% des sondés.
On ne va pas verser des larmes de crocodile sur ce débarquement raté et cette triste fin du Président du Nouveau Centre. On se dit simplement qu’on a eu bien raison de ne pas renoncer à l’espoir de 2002 et 2007.
Le retour de la TIPP Flottante est une idée stupide
1 Commentaire Publié by Mesina janvier 20th, 2012 in En campagne, Pour et contre, présidentielles 2012, programmatique3 raisons simples :
- ça coûterait très cher à l’Etat dans un contexte où bien entendu le prix du carburant ne peut que monter pendant que nos finances publiques sont au bord du gouffre
- ça ne rapporte dans le même temps que très peu à chaque automobiliste (environ 20€ par an lorsque la mesure fut testée sous Jospin)
- et surtout : c’est mentir aux français en leur faisant croire qu’il est normal que le carburant soit relativement bon marché. C’est retarder la prise de conscience collective, l’intégration par chacun que désormais nous vivons dans une époque où les carburants fossiles seront rares donc chers. La taxe carbone, qui serait venue renchérir le coût du carburant, procédait même de l’idée qu’il convenait d’accélérer cette prise de conscience. Le débat avait d’ailleurs été un peu vite expédié, malgré la qualité des travaux réalisés par la Commission Rocard à ce sujet. La Cour des comptes le déplore d’ailleurs dans un rapport publié cette semaine sur les conséquences économiques du grenelle de l’environnement. Si l’intérêt et la nécessité d’instaurer une telle taxe peut en effet faire débat, installer un signal prix contraire est évidemment une absurdité.
Bref Hollande ne propose rien dans cette campagne et lorsqu’il propose quelque chose comme ici, c’est une mauvaise idée. Il démontre également ainsi qu’il n’a pas de vision de moyen terme pour le pays, qu’il va tenter de sauvegarder sa place de favori à coup de mesurettes et de petites promesses catégorielles. Ce n’est pas ce dont la France a besoin.
La TVA sociale, paroxysme d’une manière de gouverner insoutenable.
1 Commentaire Publié by Juste milieu janvier 7th, 2012 in Identité démocrate, présidentielles 2012Alors que la campagne présidentielle commence , le président-candidat décide; seul, après des années d’atermoiement, de se lancer dans l’instauration de la TVA sociale alors même qu’aucune simulation, aucun dialogue social n’a même commencé sur une réforme profondément structurante pour le pays tout entier. Et sans doute d’ailleurs plutôt déstructurante. Il ne s’agit pas ici d’évaluer la pertinence d’un projet dont on ignore encore à quelques semaines de sa présentation au Parlement le moindre contours. Mais de réfléchir un instant sur la méthode de gouvernement qui est utilisée :
Imposer au forceps une telle réforme par une loi qui sera votée en urgence par une majorité brutalisée et refusée par une opposition méprisée. Et des Français spectateurs passifs d’un séisme macroéconomique attendu qui interviendra à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle.
Avec la loi TEPA, le bouclier fiscal et le creusement de la dette, le Président a très mal commencé son mandat . Avec la TVA sociale il l’achève encore plus mal, en confirmant un style de gouvernement insoutenable car complètement ignorant de l’exigence démocratique qui est celle de l’élection présidentielle, le grand rendez-vous devant les Français.
Nicolas Sarkozy entend présider et gouverner jusqu’au dernier jour, on ne peut pas le lui reprocher. Mais avec ce projet introduit dans la panique de la fin de mandat il est probable que ce soit effectivement le dernier…
L’indépendance du centre a un sens profond
2 Commentaires Publié by Phil décembre 23rd, 2011 in Idées fortes, Identité démocrate, mouvement democrate, présidentielles 2012Le clivage Gauche-Droite est de plus en plus inadapté pour appréhender la complexité de notre époque. Leur opposition systématique sur de nombreux sujets relève plus de l’ordre de la posture que de l’ordre de la conviction. Et cela est d’autant plus apparent que les politiques qu’ils mènent en réalité sont autant convergentes que leurs discours sont divergents. Ce triple décalage entre les discours, les actes et les réalités complexes de notre époque explique largement leur impuissance chronique à trouver des solutions aux principaux problèmes auxquels nos concitoyens sont confrontés.
La difficulté de François Hollande à fixer une ligne politique claire, et les retournements de vestes incessants de Nicolas Sarkozy ne sont pas dus qu’aux travers de leurs personnalités respectives, mais ils expriment quelque chose de beaucoup plus profond : les crises de 2008 et de 2011 ont sapé les fondements intellectuels de la Droite et de la Gauche.
La crise de 2008 a profondément déstabilisé la Droite car ce sont les solutions qu’elle a préconisées (société de propriétaires par le crédit facile, fonds de pensions pour la retraite par capitalisation, dérégulation, …) pendant les trois décennies des années 80, 90 et 2000 qui, en étant mises en application un peu partout dans le monde, ont provoqué cette crise. C’est l’absence de régulation du système financier pour laisser « la main invisible du marché » la faire « naturellement », ainsi que le dogme de la liberté de circulation des capitaux appliqué jusqu’à l’absurde qui sont à l’origine de cette crise. La Droite, en adoptant la doxa néolibérale sous l’influence d’économistes comme Milton Friedman et Friedrich Hayek, ou de politiques comme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, a au fond sacrifié les intérêts de ses clientèles traditionnels (les entrepreneurs, les agriculteurs, les commerçants, …) pour satisfaire les appétits des actionnaires et des rentiers.
Quant à la crise de 2011, elle déstabilisera durablement la Gauche car c’est le modèle d’Etat providence qu’elle a mis en place qui n’a plus d’avenir. La redistribution des richesses et le traitement des problèmes sociaux ne pourra plus se faire principalement par ses moyens d’action traditionnels que sont la distribution d’allocations ou celle de subventions. Il faudra inventer un nouveau type d’Etat capable de protéger mieux en dépensant moins.
Biensûr la réalité politique est moins manichéenne puisque la Droite a largement participé aux gaspillages de l’Etat providence, même si c’est la Gauche qui est la plus ébranlée par sa remise en cause. Tout comme la Gauche a largement participé à la capitulation devant la finance folle, même si ce sont les dogmes néolibéraux de droite qui sont là remis en cause. Cependant, quelques soient les responsabilités des uns ou des autres, ces remises en cause sur des sujets aussi essentiels font que c’est l’ensemble de notre modèle de société qui est à refonder.
Pour faire face à ce défi, le Centre ne peut donc plus être la modération sociale de la Droite ou la modération budgétaire de la Gauche, le ni-ni ou l’entre-deux. Il ne peut plus reposer sur un positionnement par rapport à ces deux piliers historiques de notre démocratie d’opinion que sont la Droite et la Gauche, car ceux-ci sont profondément et durablement affaiblis par les évolutions historiques! Il doit désormais avoir l’ambition de devenir un nouveau pilier à part entière de notre démocratie, en suscitant un nouveau grand courant d’opinion qui va la régénérer par des réponses nouvelles à la crise multiforme que nous vivons, et, plus généralement, par la proposition d’un nouveau modèle de société, humaniste, cohérent, et réaliste.
Ce sont donc cette mission d’intérêt général, et l’esprit pionnier nécessaire pour la réaliser, qui justifient profondément l’indépendance du Centre. Au sens noble de la politique, c’est aussi le refus du néolibéralisme qui explique fondamentalement la prise d’indépendance du Centre par rapport à la Droite, comme c’est le refus du laisser-aller dans l’endettement provoqué par un Etat providence toujours plus dépensier qui explique la volonté du Centre de garder son indépendance par rapport à la Gauche classique.
La seule certitude que l’on peut avoir dans notre époque incertaine est que l’ampleur des changements qui s’imposent à notre société constituent une telle révolution dans nos habitudes qu’ils ne pourront passer que par une révolution politique, et certainement pas par une nouvelle alternance stérile entre la Droite et la Gauche. La question est donc sur la nature de cette révolution politique. Sera-t-elle une révolution destructrice et violente qui prendra pour bouc émissaire soit les immigrés, soit les privilégiés ? Sera-t-elle au contraire une révolution constructive et pacifique où l’on réalisera l’union nationale dans le but de « se retrousser les manches collectivement » pour reconstruire notre industrie, pour redonner la priorité à l’éducation, pour réaliser une transformation massive et réaliste de nos modes de consommation et de production, pour réformer notre fiscalité dans le sens de plus de justice sociale et de simplicité, pour gérer autrement notre secteur public, pour réguler réellement et efficacement la finance, … ?
C’est pour moi la mission du Centre indépendant de réaliser cette révolution constructive et pacifique. C’est le rôle du MoDem d’en être le fer de lance convaincu, imaginatif et décomplexé. Voilà pourquoi la victoire de François Bayrou en 2012 est nécessaire, et la réussite ensuite du gouvernement de la Majorité du Courage est indispensable pour donner un avenir de paix et de prospérité à notre pays.
Ni Flamby, ni Flambeur !
2 Commentaires Publié by Mesina décembre 18th, 2011 in En campagne, présidentielles 2012Le slogan « off » nouveau est arrivé. Il a été présenté ce matin même sur le marché Bastille par les valeureux adhérents du Modem XIème (http://www.onzedemocrate.com/). Bravo donc à Philippe, l’excellent animateur de cette section.
Après Nig-Nig, voici donc en 2012 Nif-Nif. Vous ne voulez pas d’un mou – indécis et de son programme inapplicable, vous ne voulez pas non plus que Rolex-Fouquets and Co continuent à gouverner. Votez BAYROU (certains auraient ajouté : car au moins c’est pas du flan).


En 2012, Ni Gourde ni Gourdin devient….
1 Commentaire Publié by Mesina décembre 17th, 2011 in En campagne, présidentielles 2012Vous le saurez avant la fin du week end sur ce blog.
En 2007, ce sont des jeunes de la SAG (section d’avant garde) de l’UDF XIème – dont quasiment tous les auteurs de ce blog sont issus – qui avaient trouvé ce slogan « off » de campagne. Il avait été bien repris par les médias (notamment l’édition online du Monde) le lendemain du premier tour de la présidentielle et nous avait bien fait rigoler. Il était un peu outrancier mais finalement, on ne peut plus juste.
En 2012, en digne héritier, c’est Philippe, l’animateur de la section 11 du Modem (http://www.onzedemocrate.com/) qui a trouvé la suite. Nous vous laissons patienter un peu pour faire monter le suspens, mais vous verrez c’est assez fort !
Rendez-vous dans les 48h !
Rappel pour les journalistes : le Centre indépendant existe depuis 2007
3 Commentaires Publié by Mesina décembre 12th, 2011 in Identité démocrate, présidentielles 2012Si vous avez vu l’émission spéciale de jeudi dernier de France 2 avec François Bayrou, vous aurez remarqué comme moi à quel point les journalistes ont su se renouveler dans leur questions au candidat démocrate. Ils étaient pourtant nombreux mais invariablement cela donnait :
- vous êtes de gauche ou de droite ?
- allez vous appeller à voter au second tour pour le candidat de gauche ou de droite ?
- si des gens de droite ont dit du bien de vous, c’est donc que vous êtes de droite ? (puis inversement)
- parmi ces différentes propositions, lesquelles s’accordent le mieux avec votre programme ? en analysant les résultats nous pourrons savoir si vous êtes plutôt de gauche ou de droite
- vous vous référez souvent au Général de Gaulle, c’est bien la preuve que vous êtes de droite ? (puis inversement avec Jacques Delors)
On aurait cru des scientifiques interloqués devant une espèce animale inconnue. Mais cette espèce n’a-t-elle pas rassemblé 7 millions de voix en 2007 ? Combien en faut-il pour que ces gens acceptent la réalité ? Je sais bien que les journalistes ont besoin de simplifier pour vendre leurs papiers, que le duel c’est plus facile à rendre épique, mais là on est dans un registre obsessionnel. Mais en 2002, il y a eu 3 protagonistes, en 2007 aussi. Le rythme ternaire a tout de même fait ses preuves comme figure rhétorique, ça doit être vendable aussi, non ?
En fait ils appartiennent tous à l’un de ces deux camps dépassés qui les obnubilent. C’est pour cela qu’ils peinent à admettre qu’une troisième voie soit possible. Eh bien, les gars il va falloir s’y faire.
Bayrou et le cimetière des éléphanteaux centristes
1 Commentaire Publié by Juste milieu décembre 11th, 2011 in Identité démocrateAlors que Bayrou est officiellement candidat à la présidentielle, on ne peut s’empêcher de constater combien ceux qui ont douté de sa stratégie d’émancipation puis d’indépendance centriste ont aujourd’hui disparu ou quasi du jeu politique de 2012 :
Gilles de Robien qui fut le Directeur de la campagne présidentielle de 2002 a fait un quinquennat chiraquien puis est tombé aux oubliettes.
Dominique Paillé qui quitta Bayrou dès 2002 après avoir été le plus zélé des anti bayrouistes du sarkozysme, s’est fait évincé de l’Elysée puis de toutes sortes de responsabilité qu’il avait convoitées pour le prix de son acharnement contre le Président du Modem.
Jean-Louis Borloo vient de sortir un livre dans l’indifférence quasi générale. Après avoir menacé de se présenter contre Sarkozy, le principe de réalité s’est imposé au nom de l’intérêt national. Quel gâchis.
Hervé Morin plafonne à 1 % dans les sondages d’intention de vote. L’anti bayrouisme est devenu son fond de commerce. Son parti ne le soutient pas et certains caciques centristes sont d’une cruauté terrible avec lui (Lagarde, Leroy)
Maurice Leroy est sous ministre et a été battu aux élections sénatoriales.
André Santini termine avec difficulté sa carrière politique…
On arrête la ?
Veillée d’armes au Mouvement Democrate
5 Commentaires Publié by Mesina décembre 6th, 2011 in En campagne, présidentielles 2012Eh bien nous y sommes. Demain François Bayrou lancera sa troisième campagne à l’élection présidentielle. Sans jamais être supports béats – loin s’en faut même pour certains d’entre nous sur ce blog, nous avons toujours soutenu Bayrou.
Cette fois encore, nous le soutiendrons résolument. De nombreux facteurs rendent cette fois possible le succès de cette entreprise. En particulier ceux-ci :
- Bayrou a eu raison sur la dette dès 2007 – c’est à dire sur l’essentiel en 2012, les français le reconnaîtront
- Le paysage du Centre s’est considérablement décanté et va continuer à se décanter – ce n’est pas Morin qui posera problème
-Le candidat PS se révèle d’ores et déjà faible – Hollande va se ségoléniser
- Bayrou est le candidat le plus expérimenté avec ses trois campagnes : au delà de l’habitude de l’exercice, forcément utile, c’est surtout l’inscription dans le paysage politique dans la durée qui va compter pour lui. Chacun sait à quel point les français sont au fond, sur ce plan, conservateurs – en ne faisant souvent confiance qu’à des candidats qu’ils ont appris à connaître
-Le climat d’incertitude qui prévaut rend plus plausible aux yeux des français la solution d’un gouvernement de rassemblement que propose Bayrou
- Bayrou est motivé et prêt – tous ceux qui l’ont vu comme moi la semaine dernière au siège du Modem l’auront constaté. Il semble aussi plus lucide – plaçant son combat au service de la France bien sûr mais aussi dans l’objectif clairement annoncé de reconstituer un mouvement centriste fort à l’assemblée (façon élégante de dire que si le second tour n’était pas atteint, cette fois-ci la négociation avec un autre candidat, accord électoral à la clé, sera la règle). En tant que démocrates nous devons nous en réjouir.





