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Blog r�f�renc� par Marianne2007.info






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débat règlement intérieur modem title=J’assistais hier à une réunion de travail sur le règlement intérieur national du mouvement démocrate, rue de l”Université à Paris.
S’y retrouvaient l’ensemble des adhérents, venant de Marseille, de Moselle, de Montreuil, de Paris et d’ailleurs, toutes sensibilités confondues, pour une grande séance de thérapie collective. Un travail sur l’entre-soi démocrate qui n’a pas manqué de moments de bravoures malgré un objet d’étude très peu sexy-centriste à priori.

Comme toute bonne thérapie, le bénéfice ne s’en ressent qu’en payant de sa personne et à défaut d’écus sonnants et trébuchants c’est sur l’endurance d’un examen ardu des articles du règlement intérieur que les questions qui fâchent ont été abordé. L’exercice n’a pas manqué de meneur(e)s procéduriers et procédurières, de confessions sur la situation difficile dans tel ou tel département, ville ou canton, mais dans l’ensemble le dispositif délibératif a plutôt relevé d’un bon niveau et la discipline a régné dans la prise de parole, ce qui me rend plutôt optimiste pour la suite. Le diagnostic général c’est bien celui d’une crise de croissance évoquée précédemment par mon camarade Mesina.

Utile et intéressant cette réunion de démocrate interne rend bien compte d’une maturité en marche du mouvement démocrate, et notamment des nouveaux adhérents qui constituent la nouvelle maille du parti au niveau du territoire. Ayant été confronté au réel politique, notamment pendant les législatives de 2007 et les municipales de 2008, et le temps ayant fait son oeuvre, les plus enragés des bisounours, accro au volontarisme participatif béat ont déserté la place. Finalement ceux-là n’auront pas dépassé le complexe auto-gestionnaire, tant pis pour eux et tant mieux pour le mouvement démocrate.

Grâce soit rendu Frédéric LN pour son préçieux compte-rendu (et la photo) disponible ici de cet évènement qui traduit l’attachement de notre mouvement à cette formalisation peu évidente mais essentielle du débat démocratique à l’intérieur d’un parti populaire. Une belle démonstration par ailleurs des vertu du live blogging.

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L’élection présidentielle est traditionnellement un moment qui permet de revigorer les partis politiques. Ceux-ci restent un rouage important de notre démocratie. Il est temps aujourd’hui de se demander si la campagne de 2007 leur a été cette fois-ci bénéfique. Sur un strict plan comptable (adhésions), pas de doutes, tout le monde y a gagné, au moins sur le moment. L’UMP et le PS ont atteint des sommets qu’ils n’avaient jamais atteints auparavant, l’UDF puis Modem également (pour ce dernier de 30 000 à 80 000 cartes – nos observations de terrain confirmant largement cette proportion).
La question est : est-ce que cette avancée quantitative s’est accompagnée d’un plus qualitatif ?
Certainement pas pour l’UMP, qui est restée, mais plus qu’avant encore, un club de supporters de leur leader. La démocratie interne du mouvement en est à ses balbutiements, et chaque jour qui passe frustre un peu plus les composantes non RPR du mouvement. Je suis de ceux qui pensent que ce mouvement, s’il était correctement structuré, aurait pu jouer un peu le rôle de corde de rappel face aux excès sarkoziens, mais force est de constater qu’ils en sont bien incapables.
Le cas du PS est vraiment intéressant. Pour ma part, je rejoins tout à fait le point de vue de Marie Noelle Lienneman (qui publie un livre inventaire après chaque débâcle de son parti, ce qui lui assure une belle continuité de revenus et un avenir certain). Elle explique dans son dernier ouvrage à quel point les adhésions massives à dix euros au moment des primaires socialistes ont contribué à déséquilibrer le parti. S’il est acquis que même sans cela Royal aurait été désignée, on peut penser que les adhérents un peu plus expérimentés se sont moins laissés griser par la tornade médiatique qui a entouré la candidate à ce moment, et que peut être plus que les autres ils pouvaient comprendre que cet engouement soudain serait bien peu de choses à l’aube d’une longue campagne. Lienneman raconte une scène qui m’a été confirmée par des amies primo adhérentes à Paris 20ème, ou ces nouveaux adhérents venaient se présenter comme il est de tradition au PS. Elle compare ça à une véritable Star Ac’, avec des gens qui déclaraient des choses du genre: « je m’inscris pour pouvoir voter pour Royal à la primaire, même si je vais voter Bové au premier tour… ». Bref, c’était selon moi une grosse erreur que de faire cette ouverture subite. C’est méconnaître le rôle des partis dans notre démocratie qui est aussi former des adhérents qui soient un peu plus capables que le citoyen lambda de s’y retrouver dans la jungle politique. Le PS a géré la suite de manière catastrophique . Ces adhérents se sont vus ensuite refuser le droit de voter pour les candidats aux législatives (alors que peut être ils commençaient à y voir clair), et bien peu sont sans doute encore à ce jour présents dans les rangs du PS, à l’heure ou les vraies questions vont se poser au parti.
Selon moi, le Modem est dans la même crise de croissance. De petit mouvement cohérent, il est devenu moyen mouvement très incohérent (à sa base du moins, c’est une véritable foire fouille ,on y trouve de tout – des ex maoistes ou ex chevènementistes aux démocrates chrétiens). C’est aussi une grande richesse que cette diversité à condition de pouvoir la canaliser. Mais comme ceci coïncide avec une période de transition ou les règles internes de fonctionnement ne sont pas encore bien définies , le risque est grand de ne pas en tirer le meilleur parti (si je puis dire). Un ami nouvellement élu m’a confié récemment qu’il avait du batailler fermement pour expliquer que son vote en conseil municipal n’avait pas à être prédéterminé par un vote préalable des adhérents de sa section. En fait le risque est double : devenir en interne un mouvement qui s’auto paralyse par son fonctionnement comme les Verts ; devenir un simple club de supports d’un leader au demeurant seul légitime.

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La rédaction de la “déclaration de principes” élaborée pour la Parti Socialiste, sous la présidence d’Alain Bergougnoux, montre une réelle évolution du PS français. On n’y parle plus de “révolution” ni de “luttes des classes”. Evolution sous la pression des peuples et de l’histoire ou choix du PS ? sans doute les deux. Mais il faut s’en féliciter.
La nature du PS est dite maintenant “socialisme démocratique” et surtout “réformiste”, pour une “émancipation complète de la personne humaine”. Le terme “personne” plaira particulièrement aux tenants du “sillon”.

Surtout, les vraies évolutions sont de quatre formes :
- l’acceptation de l’économie sociale de marché : “les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché“, et l’on insiste même sur la dynamique du secteur privé… “
- la réforme d’un l’Etat régulateur qui a pour responsabilités aussi la sécurité des biens et des personnes : La régulation (…) est un des rôles majeurs de l’Etat pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale
“. Le texte établit, comme le rappelle le journal “Le Monde”, l’obligation “de garantir pour tous la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle“.
- l’Europe assumée : “le Parti socialiste est un parti européen” qui “revendique le choix historique de l’Union européenne”
- ouverture dans les alliances : “le Parti socialiste entend rassembler toutes les cultures de gauche“. On ne parle plus des “forces de gauche”.

Bref, le PS évolue bien.
Mais…
- le PS se veut toujours “porteur d’un projet de transformation sociale radicale”. On se tape encore des mots d’idéologue mal dégrossie.
- l’Europe assumée a été le point le plus apprement discuté, ce qui indique qu’il y a encore une forte hostilité au sein du PS, notamment incarné par Mélanchon, à l’évolution vers l’Europe.
- on ne coupe pas le lien maléfique de l’alliance avec le parti communiste.

Evolution du PS : oui, mais l’on s’est arrêté au milieu du gué. Pour emprunter le chemin vers la réussite, pour que les Français puissent faire confiance à nouveau à une alliance où serait le PS, bref, pour suivre la modernité blairiste, il y a encore du travail à faire.
Le PS doit voir en face les dernières réalités qui le gênent :
- passer de la dénomination de “socialiste” (qui aujourd’hui dirait aux Français qu’il veut appliquer le socialisme ? alors pourquoi porter un nom d’une politique rejetée par les Français ?) à “social-démocrate”, voire “social-libéral”
- briser les entraves liant le PS aux communistes
- à l’instar du Parti Démocrate italien, ne plus se lier à des formations radicales et irresponsables mais prendre pour parti “frères” les Démocrates américains et le New Labour de Tony Blair.

Ne plus incarner un parti archaïque, obtus et irresponsable, c’est un juste choix fait par le PS.
Reste à présent à emprunter la voie d’un parti réformiste, responsable, capable de représenter autant les salariés du public que ceux du privé, autant les employés que les cadres.
Alors seulement, le PS pourrait s’imaginer un destin à nouveau national.

Mais pour cela, il ne faudra plus fermer la porte aux Démocrates, au MoDem, ne plus faire passer les intérêts de boutiquiers façon Delanoë ou Duron.
Le PS a besoin maintenant de traverser totalement le Rubicon, comme le fit le MoDem, et se trouver un nouveau Rocard ou Delors.
Et alors, tout deviendra possible…

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A lire la presse de ces jours ci et les réactions plus ou moins spontanées sur Internet (hors blogosphère Modem, elle bien rassérénée) suite à la conférence donnée par Bayrou lundi 14 avril, on pourrait presque paraphraser Jean-Paul Sartre auteur du monumental « Saint Genet, comédien et martyr » .
Mais qu’est ce qui a piqué François Bayrou qui évoque une « manœuvre » pour déstabiliser le Modem et « mettre un terme définitif au pluralisme en éliminant ceux qui lui résiste »
Y a-t-il vraiment péril en la demeure et Bayrou, en en appellant aux adhérents du Parti, ne cherche t ’il pas à dissiper les faiblesses de sa stratégie post-présidentielle par une réaction indignée et volontaire dans la grande tradition de ses coups d’éclat passés…(sa présence au congrès de l’UMP à Toulouse, la “gifle” de 2002, sa conférence de presse entre les deux tours de la dernière présidentielle..)
Même si les preuves du « contrat » contre Bayrou sont innombrables et étayées par les initiés au dossier, le Président du Modem ne risque t’il pas de passer pour un martyr dans l’indifférence ou l’ironie de nos concitoyens ?
Ceux qui le connaissent savent que derrière cette déclaration qualifiée par lui même ” d’importante” , il y a le sursaut moral d’un homme blessé par l’hostilité de ceux qui veulent le réduire au silence , d’autant plus qu’ils se sont dit hier pour certains ses amis.
Il y a surtout la « force granitique » (l’expression est d’Alain Duhamel pour qualifier FB en 2001) qui le pousse à ne pas renoncer à ses convictions en faveur d’une autre voie politique et ne pas abdiquer quand cela serait encore si facile et gratifiant (hier la Mairie de Pau, demain un poste au gouvernement pour lui-même ou quelques proches , un financement public garanti etc…)
Bayrou n’est ni un saint,ni un comédien, ni un martyr mais c’est à l’évidence un mec bien.

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Nathalie Kosciusko-Morizet s’est fait taper sur les doigts. Oser parler de lâcheté en parlant des députés de l’UMP et de certains ministres est en effet inadmissible… Vouloir faire passer ce qui a été discuté, organisé durant le long “Grenelle de l’Environnement”, validé par son ministre de tutelle, J-L Borloo, et l’assentiment du 1er Ministre, des différents parties prenantes, comme les députés, est scandaleux…
N’est ce pas d’ailleurs vouloir passer en force quand on peut tranquillement revenir sur ce que l’audace a permis ? NKM mérite de se faire punir : l’environnement, dans la bonne droite conservatrice et son expression umpéesque, c’est de la communication. Cela n’a aucun lien avec un quelconque engagement politique, dont le revenu est la 1ère raison.

Et le pauvre J-F Copée, touché en plein cœur par des mots si dures pour un homme tellement attaché à la droiture…
Un vrai UMP pour qui l’existence hier de l’UDF était une insulte à son avenir. Et pour qui le MoDem est une horreur qui risquerait de faire passer les Français du statut de sujet à celui de citoyen !
Cet enfant politique légitime de N. Sarkozy, qui a appris qu’il ne faut pas morde la main qui vous nourrit : il faut l’arracher…
Un vrai maire de Meaux qui n’a apporté ni sécurité, ni dynamisme économique, mais à transformer cette vieille ville en belle banlieue dortoir avec toutes ses “difficultés”, permettant de passer à la TV. Surtout pour redevenir ministre…
Un vrai président d’agglo qui ne connaît pas ses voisins, des bouseux qui n’ont pas fait l’ENA. Surtout pas capables de devenir ministres…
Un vrai député de Meaux, dont les habitants sont devenus plus heureux grâce à sa réussite. Lui qui a pu devenir ministre…
Un vrai président du groupe UMP à l’Assemblée, permettant à ses députés de bien vivre leur conservatisme, et mépriser tout ce qui n’est pas RPR, pardon, UMP. Lui qui veut redevenir ministre…
Un vrai avocat d’affaires, content que la délinquance financière ne puisse plus relever du pénal. Et puis les affaires, ça le connaît : ça peut permettre de redevenir ministre.
En gardant bien sûr toutes ces activités suivies minutieusement. faut dire, qu’aujourd’hui, la vie est devenir si chère qu’il faut bien avoir plusieurs boulots…

Donc le pauvre, parler de lâcheté… Lui qui est si attaché à la déontologie.

Faut la punir, la NKM.
Pas de voyage au Japon !

C’est donc que c’était un voyage d’agrément ? Pas besoin d’elle là bas ? Pourquoi devait-elle y aller alors ? Les voyages ministériels et présidentiels sont bien pour les intérêts de la France, pas pour voir du pays, n’est ce pas ? Quels sont les critères des “accompagnants” pour les voyages présidentiels et ministériels ? Qu’est ce qui explique le coût de ces “grandes caravanes” ?

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C’est la meilleure nouvelle de la semaine, l’élection de Jean-Loup Dabadie à l’Académie française. Avec lui la chanson française et le scénario de film notamment font leur entrée dans ce temple un peu vieillot mais respectable de la culture. Dabadie c’est la sensibilité pure avec des mots simples.
Dans son sillage sous la coupole, il y aura donc Romy Shneider, Yves Montand et Sami Frey , le trio de Cesar et Rosalie, Romy et Piccoli dans les Choses de la Vie de Claude Sautet toujours, Reggiani l’acteur et le chanteur, Bedos , Polnareff et sa “Maison vide” enfin et surtout ‘”L”assassin assassiné”, sublime chanson composée avec Julien Clerc contre la peine de mort tout comme “Ma préférence” . mais le plus beau texte de Dabadie c’est bien sûr “Femmes je vous aime” pour Julien Clerc toujours.
Quel homme n’aurait pas aimé écrire ce texte ?

Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces…

Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Je n’en connais pas de faciles
Je n’en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui…difficiles

Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d’épaule
Oh oui…Si drôles
Regard qui frôle…

Quelquefois
Si seules
Parfois ell’s le veulent
Oui mais…Si seules
Oui mais si seules…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Vous êt’s ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance…

Femmes…Je vous aime
Femmes…Je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C’est que je n’ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O…Femmes…

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Il ne faut pas donner plus d’importance que celà aux réclamations insistantes de Jean Arthuis ou de Thierry Cornillet afin de restaurer dans toute sa plénitude juridique et politique l’UDF. Ceux qui tiennent ce discours au sens littéral “réactionnaire” n’ont à l’évidence tenu aucun compte de l’histoire politique des deux dernières années à laquelle pourtant on pensait qu’ils avaient participé : le congrès de Lyon de l’UDF marqué par l’avènement du “parti libre”, la campagne et le projet présidentiels de François Bayrou , la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate au lendemain du deuxième tour et la création formelle du Parti au congrès de Villepinte fin 2007.
Ils feignent aussi d’ignorer que le maintien de l’UDF à Villepinte n’a été faite que pour préserver les intérêts juridiques, financiers de la “marque” UDF et éviter qu’un hold up ne soit fait sur celle-ci par je ne sais quel Hervé de Charette ou autre notabilité para UMP.

Que ceux qui plus anciens ont connu les affres de l’UDF avant l’arrivée de Bayrou à sa tête, se rappellent l’ absence totale de vie démocratique, les querelles de chapelles (appelées alors “composantes”) sans fin entre “libéraux”, “radicaux”,”centristes”,”PSD” et “adhérents directs”, la composition de toutes les instances nationales ou locales avec une clé de répartition entre ces différentes composantes
Est ce le retour à ce genre de fonctionnement que veulent ces donneurs de leçon ? Enfin ce genre de réaction de repli sur soi, fait fi de la richesse - même complexe et revendicative - militante venue lors de la création du MoDem . Il traduit aussi une peur bleue d’assumer enfin l’indépendance vis à vis de la droite , ce qui pourtant s’impose peut être plus encore sous Sarkozy que sous Chirac ou Balladur . Bien sûr l’UDf avait davantage d’élus que le Modem aujourd’hui et notamment au niveau parlementaire mais que sont devenus sur la scène politique les Douste Blazy, Madelin, Rossinot , Charette, Robien, Mehaignerie etc.. ont ils encore une “part de voix “?
Ce débat est surréaliste …
En revanche il y a urgence pour le MoDem à rassembler toutes les compétences et les diversités qui existent en son sein, à chercher aussi a faire revenir ceux qui se sont déjà impatientés ou se sont découragés, chez les jeunes notamment, devant l’immensité de la tâche. Ceux qui ont le sentiment de n’avoir pas été entendus alors même que le Modem traverse une crise de croissance, accentuée par des carences au niveau des structures, de l’animation et il faut être réaliste du fait aussi d’un financement interne très, très insuffisant pour une formation dite moderne.
Ceux qui ont un peu d’expérience politique, savaient que la période post présidentielle serait difficile, que les débauchages avérés ou inavoués se multiplieraient, que Bayrou serait porté au pilori pour refuser de revenir à la raison ou à la maison de centre droit , que son entourage serait dénigré, que chaque parlementaire ou chaque responsable local parti serait interprété et médiatisé comme une prise de guerre, un nouvel affaiblissement du MoDem et de son leader présidentiable .
Il est sain que Bayrou refuse tout retour en arrière mais il serait urgent que tous ceux qui aiment ce parti, ont des convictions fortes, se rassemblent pour le soutenir enfin avec loyauté, indulgence parfois et passion toujours.

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Soyons honnêtes quelques instants : qu’est ce qui fait que nous, démocrates, radicaux, libéraux, démocrates-chrétiens, soyons séparés ? Qu’est ce qui nous rapprocherait, qu’est ce qui nous sépare ?

Pensée politique
Concernant la société, la Démocratie, la République, je ne connais pas de thème qui nous sépare ou nous distingue : attachement à l’Etat républicain, décentralisation et autonomie régionale, éducation et santé pour tous, égalité des chances, égalité des droits, Europe, exigence environnementale, Humanisme (cf. article de Christophe), justice sociale, liberté de pensée et d’être, liberté économique et Etat régulateur, laïcité, valeurs républicaines, représentation démocratique, etc.
J’insiste, je ne connais pas de thèmes, de valeurs qui nous séparent.
Et franchement, je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique…

Partis politiques
Par contre, nous sommes éparpillés dans plusieurs formations. La question n’est pas pour moi de discuter des responsabilités des uns et des autres. Nous sommes au MoDem, au Parti Radical Valoisien, au Nouveau Centre, à l’UMP.
C’est le bordel…
Mais je vous pose la question : amis Radicaux, êtes-vous heureux d’être dépendants de l’UMP ? Acceptez-vous que N. Sarkozy vous interdisent votre indépendance ? Pour ceux qui sont directement dans l’UMP, acceptez vous que les ¾ des cadres de ce parti soient des anciens RPR ? N’êtes vous pas frustrés de voir toutes vos propositions remises aux « calendes grecques », n’avez-vous pas l’impression d’être instrumentalisés par les RPR de l’UMP ? Vous qui êtes liés à l’UMP : ne ressentez-vous pas être en « terre étrangère » avec ce parti ? Pour le MoDem, vous contentez vous de ne pratiquement plus avoir de représentants ? Etes-vous prêts au MoDem à une alliance avec le PS actuel, voire avec le PC ? L’existence des Démocrates se limite-elle à celle de François Bayrou ?

En fait, la question qui divise, c’est la « stratégie » d’existence : doit-on obligatoirement s’allier avec l’UMP ? Comment être indépendants avec la règle du scrutin majoritaire ? Doit-on avoir notre propre candidat(e) aux élections présidentielles ?

Autre vérité : la question des personnes… Les uns ne veulent absolument pas être dirigés par F. Bayrou, les autres voient en lui le seul capable d’incarner nos valeurs et indépendance. Mais la plupart des « personnalités » pensent d’abord à leur « carrière » politique…
Pourtant, j’ai autant d’estime pour F. Bayrou (et beaucoup, je dois le reconnaître) et J-L Borloo, J-C Lagarde et J-L Benhamias, C de Courson et M de Sarnez, C. Lepage et R. Donnedieu de Vabres, A. Begag et J-L Bourlanges, J. Peyrelevade et S. Lepeltier, L. Hénart et P. Méhaignerie, etc.
Et je plains les « ministres d’ouverture » qui portent le fardeau d’un autre…

Dernière vérité : il s’est créé un véritable électorat « démocrate », tournant autour de 15 % des voix ad minima. Sociologiquement, cet électorat est particulièrement cohérent : classes moyennes, actifs et jeunes. Cet électorat n’a pas ou plus confiance dans le PS actuel, jugé irresponsable concernant les questions nationales. Il se sent de même étranger à l’UMP, sa sociologie, son conservatisme.

Nous nous retrouvons donc séparés, avec des leaders ou personnalités au Parti Radical, de nombreux élus au NC, de grandes intelligences marginalisées à l’UMP, la masse militante et un grand leader (et de rares personnalités) au MoDem. Si vous réunissez des adhérents de ces différentes « formules » de démocrates, vous ne constaterez aucune différence. Si vous assemblez ces différentes personnalités, aucun parti ou adversaire ne peut les battre.

En restant séparés, nous alourdissons le bipartisme UMP/PS, rejeté par les Français. Nous laissons la France dans une voie sans issue où ces formations, dépendantes de corporations et clientèles, sont incapables de mettre en place une politique économique sérieuse, de réformer l’Etat, de s’engager pour l’Europe, d’engager la France dans une politique de l’avenir se fondant sur l’éducation, la recherche, la famille, l’Europe, l’environnement.

Sommes-nous condamnés à nous diviser sur le secondaire alors que notre identité politique, la question principale, nos valeurs, sujet essentielle, sont les mêmes ?

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Ci dessous dépêche de presse.

Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, annonce dans un entretien publié dans le “JDD” qu’il “quitte le MoDem”, et que ses relations avec François Bayrou sont “au point mort”.

“Je n’y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi”, affirme-t-il, en reprochant à François Bayrou une “gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l’impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd’hui”.

“J’ai plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n’est pas le Temple solaire”, assure-t-il.

Pour Jean Arthuis, “un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns ou des autres. Où alors, c’est la tempête qui gouverne l’océan”.

Les propos de Jean Arthuis sont caricaturaux. Pour lui une “ligne claire ” c’est une ligne de soutien de la droite sans état d’âmes et le maintien de ses mandats indéfiniment reconduits par des alliances avec l’UMP. Le sénateur de la Mayenne qui dénonce une “secte” s’est il seulement un jour penché sur son propre comportement dans l’UDf puis le Modem : jamais un salut ou un signe amical pour le militant de base, une haute idée jamais remise en question de sa propre personne et de ses obsessions à imposer des idées rejetées par la majorité du parti (la TVA sociale par exemple..) , le culte de la notabilité. Je suis beaucoup plus touché par le départ d’un nouveau militant que l’on aura pas su retenir, entourer ou faire rêver que par le départ de cette personne qui n’a rien apporté à la communauté politique qu’il était censé servir et non se servir, comme l’atteste encore cette interview venimeuse.

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Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives est en danger . Pas l’homme en tant que tel mais son beau projet de RSA, Revenu de Solidarité active ,et ce pour cause de rigueur budgétaire..
Le projet est “coûteux” estime le Premier ministre qui reconnait que les caisses sont vides et que la dette publique s’est encore accrue . A qui la faute ? Certainement pas à Martin Hirsch qui n’est rentré dans ce gouvernement que pour faire avancer son idée et non pour le pouvoir . Parce qu’il a estimé qu’il avait le devoir d’agir, de tenter de faire plier la technocratie ceux qui vous disent comme l’a souligné une fois Corinne Lepage à sa sortie du Gouvernement “On ne peut rien faire Monsieur le Ministre”. Hirsch et son RSA, arme efficace pour lutter contre la pauvreté et l’assistanat subi, sont les victimes collatérales du “paquet fiscal” post présidentielle . Que sont les 2 à 4 milliards d’euros d’une réforme structurante de la société française en comparaison des 15 milliards d’euros d’allègèment fiscaux pour les plus nantis essentiellement, décidés en juin dernier ? Et les petites retraites dont l’augmentation timide sera avalée par l’inflation, et l’allocation adulte handicapée elle même handicapée par le paquet fiscal…qui peut les défendre et qui pourra les défendre une fois Hirsch humilié par un arbitrage budgétaire sans appel ?
Hirsch est un extra-terrestre en politique et d’ailleurs il n’est pas en politique, il est en mission, comme il le fut à Emmaüs, comme il le fut auprès de Kouchner au ministère de la Santé ou à l’AFSSA (agende de sécurité alimentaire) . C’est un pur : le restera t’il ou mangera t’il son chapeau ?
En tout cas , il mérite d’être soutenu par delà tout clivage partisan.

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Lionel Jospin, paroles d'outre-tombe, parole de socialiste